Le SaaS et le nuage de cendres

Au début, je détestais GoogleDocs. Je trouvais ça franchement idiot de rédiger ces documents en ligne, et un peu dangereux de stocker ça en dehors de ma machine. Mon côté paranoid android sans doute.
Idem pour mes messages : je voulais toujours tout avoir sous la main, dans MON Mac, sur MON appli Mail.
Bref, je ne concevais l'informatique que comme une propriété privée, légèrement ouverte vers l'extérieur, que je trimbalais jalousement avec moi.

Et puis un jour, j'ai commencé à apprécier GoogleDocs… et puis ensuite, Gmail.
D'une part, parce que c'était l'outil choisi par mon entreprise pour gérer la messagerie. Mais surtout, parce que j'ai crashé mon Mac entre temps…

Petit à petit, j'ai compris tout ce qui faisait l'intérêt de ces solutions hébergées : on sépare l'outil de l'information.
L'information est stockée à l'abri, accessible en permanence, où que vous vous trouviez et immédiatement disponible pour ceux avec qui vous avez choisi de la partager.
L'outil est relégué au rang de l'accessoire : il peut s'agir de n'importe quel ordinateur, smartphone ou iMachin, pour peu qu'il dispose d'un accès Internet.

Certes, les fonctionnalités sont encore parfois réduites par rapport aux logiciels de bureau. Mais quelle souplesse et quelle facilité d'utilisation ! En plus, on revient à l'essentiel, notamment pour les applications bureautique.

J'en suis arrivé exactement au même constat pour les plateformes éditoriales : en mode SaaS, elles permettent de créer facilement des groupes de travail distants, des communautés virtuelles qui créent de façon collaborative des supports de communication. C'est fluide, souple et rapide. On ne perd plus de temps en réunion et des échanges stériles, on se focalise sur le contenu, et chacun s'occupe de la charge qui lui a été allouée.
Ça fonctionne vraiment bien : je l'ai utilisé en tant que client, et aujourd'hui, je participe à son déploiement chez de nombreuses sociétés, et c'est un modèle qui convient parfaitement aux contraintes des entreprises modernes et de la diffusion cross-media.

****

A tous ceux qui se sont retrouvés coincés par le fameux nuage de cendres, en rade dans un terminal d'aéroport, ou dans une chambre d'hôtel, je vous adresse donc ce message : j'espère que vous aviez des applications SaaS sous la main pour vous occuper !
Dans le cas contraire, j'espère que l'hôtel était sympa et situé en bord de mer ;-)

Petit clin d'oeil à Sti, mon lapin préféré : allez voir son récit du nuage de cendres de la mort, c'est tordant :


Commentaires

  1. Et si vous n'avez plus accès au serveur SaaS durant 1h00 alors que vous n'avez que 30mn pour boucler un travail, de quelle(s) autre(s) solution(s) de secours disposez-vous pour contourner l'obstacle ? Je suis convaincu que le Saas ou le PaaS sont l'avenir ; mais la dématérialisation ne comporte-t'elle pas en elle-même de nouveaux types de risques ?

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  2. Effectivement, il reste toujours ce risque. Mais convenez aussi que de plus en plus de solutions SaaS offrent une synchronisation en local, pour pouvoir fonctionner en mode "hors connexion". C'est le cas des applis Google, comme d'un certain nombre de plateformes éditoriales, qui permettent de réaliser un export des fichiers natifs pour "débrayer" et fonctionner en process traditionnel lorsque le contexte l'exige. A l'inverse, le crash d'un disque dur, d'un serveur ou une panne réseau dans une entreprise génèrent les mêmes conséquences, sans parfois offrir d'alternative.

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