Dans web-to-print, il y a du “web”, et il y a du “print”

©SXC John Tal's
Les projets web-to-print sont dans l'air du temps : de plus en plus d'entreprises, grandes comme petites, d'imprimeurs ou de studio de création s'interrogent sur l'opportunité d'améliorer la relation et les circuits d'échanges entre fournisseurs de contenu, maquettistes et consommateurs.

Après plusieurs années de tâtonnements, le web-to-print semble – à mon avis – arrivé à maturité : les clients en comprennent les bénéfices, les éditeurs ont rodé leurs offres, et le SaaS a permis de démocratiser une offre jusque-là très onéreuse. Et la généralisation du haut-débit a grandement facilité le déploiement de ces technologies, souvent gourmandes en bande passante.

Néanmoins, le déploiement d'une plateforme web-to-print, qu'il s'agisse d'une offre “clés-en-mains” ou de l'intégration d'un système sur-mesure, n'est pas un projet comme les autres.

En effet, si le web-to-print propulse le print dans une nouvelle dimension, il conjugue également les contraintes de deux univers très différents, voire totalement opposés.

D'un côté, le web, et qui dit “web”, dit :

  • culture “Silicon Valley”, monde des services… 
  • gestion de projet informatique
  • architecture
  • ergonomie des interfaces
  • développement
  • choix de langages de programmation : Ajax, Flex, Flash…
  • services connexes : CMS, DAM…
  • hébergement, sécurisation, disponibilité et performances des serveurs
  • et dans certains cas, e-commerce avec tout ce que ça implique : SEO, analytics, affiliation…
De l'autre, le print, et qui dit “print”, dit :
  • culture industrielle très rigoureuse
  • connaissance d'un métier complexe, impliquant une foule de paramètres volatiles : papier, encre, techniques d'impression, finition…
  • technologies propriétaires, souvent conditionnées par les organisations internes des imprimeurs, et disposant de contraintes fortes liées au côté industriel de l'activité : flux pré-presse, certification des PDF, CTP, JDF…
  • chaîne en aval de l'imprimeur : conditionnement, logistique, transport, routage
  • problématique d'achat et de stockage, liées aux variations de cours du papier et aux approvisionnements…
Vous l'aurez compris, et probablement déjà perçu si vous vous êtes un tant soit peu intéressé à la chose : le web-to-print, c'est un peu l'huile et l'eau. A la culture web s'oppose la rigueur de l'industrie du print, et les interlocuteurs ont du coup parfois du mal à se parler et à se comprendre.

C'est pour cette raison qu'à l'heure de choisir un prestataire pour équiper votre entreprise, vous devez être attentif à son degré de connaissance des 2 métiers, et surtout, et de ce fragile petit pont qui les relie…
Un prestataire trop orienté web, et vous risquez d'avoir un magnifique site web impossible à mettre en production… A l'inverse, un prestataire trop orienté print va conditionner tout votre projet en fonction des contraintes d'imprimerie : vous risquez alors d'obtenir un service web opérationnel, mais totalement impossible à utiliser par vos clients.

Un conseil : apprenez à connaître les interlocuteurs qui vont prétendre à gérer votre projet, testez-les sur leur degré de connaissance de chaque métier, sur les expériences passées, sur leur culture d'entreprise.
Au-delà des tarifs et des caractéristiques du produit, vous disposerez alors d'un critère de comparaison particulièrement pertinent.

Et si vous êtes perdu, ou que vous soyez dans le doute, n'hésitez pas à me contacter, je vous aiderai avec grand plaisir.


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