vendredi 30 juillet 2010

Marketing : PME, faites-le vous-même, mais faites-le bien !

Il en est pour le marketing comme pour bien d'autres domaines : le "do-it-yourself" (faites-le vous même) est à la mode. Les raisons ? Bien sûr, il y a la crise économique, qui contraint les entreprises à réduire les dépenses non vitales. Et souvent à tort, le marketing est considéré comme tel.
Mais il n'y a pas que cela : le marketing et la communication sont ludiques. Ce sont des domaines qui font appel à la créativité et à l'inventivité.
Beaucoup de chefs d'entreprises, de responsables commerciaux, d'assistants de direction se plaisent à créer eux-mêmes leurs supports marketing / communication.
Cette tendance, que l'on désigne communément sous le terme “automarketing” s'amplifie en France avec le phénomène des auto-entrepreneurs.


L’automarketing : oui, mais à condition que la qualité soit au rendez-vous
Faire sa publicité soi-même, pourquoi pas. Mais il ne faut pas oublier que votre publicité, votre brochure et vos cartes de visite transmettent l'image de votre entreprise. Or tout le monde n'a pas des talents de graphiste. Ce n'est pas parce que l'on achète Photoshop® et Microsoft Publisher® que l'on devient du jour au lendemain un as du marketing et de la mise en page. Concevoir une image de marque, construire une brochure, créer sa mise en page, c'est un vrai métier qui exige talent et savoir-faire.


Le web-to-print à la rescousse des PME
En matière d'automarketing, une révolution est en train de naître grâce au web. Depuis plusieurs années, des services web-to-print permettent de personnaliser des modèles de documents à partir de son navigateur web. Toutefois, il faut reconnaître que jusqu'à aujourd'hui, ces services balbutient un peu : nombre limité de modèles, créativité absente, qualité d'imprimerie médiocre, interfaces trop complexes… Bref, les conditions ne sont pas encore tout à fait réunies pour que les TPE-PME puissent créer elles-mêmes leurs supports de communication en ayant la garantie de produire des documents de qualité.


Des services SaaS innovants à l'automne 2010
Cette logique arrive toutefois à maturité. A l'automne 2010, des services web vont permettre, grâce au mode SaaS, de donner un accès libre à des solutions de composition professionnelles, basées sur ce qui se fait de mieux dans le domaine de la PAO. Les autoentrepreneurs, les TPE et les PME pourront retrouver la simplicité du web-to-print, associée à des modèles conçus par des designers chevronnés, et composés dans les règles de l'art. En 3 clics, cette nouvelle génération de sites d'automarketing permettront de choisir un modèle, de le personnaliser en ajoutant ses photos, son logo et ses textes, et de commander l'impression du document ainsi créé. Impression qui, contrairement à l'offre actuelle du web, sera réalisée par des sociétés françaises, avec un vrai souci de qualité et de respect de l'environnement.


L'automarketing est en marche ; il va ouvrir de nouvelles perspectives aux indépendants, aux petites entreprises et aux collectivités locales, en offrant la possibilité à moindre frais de se créer des supports de communication dignes des plus grandes entreprises. Gain de temps, qualité et créativité, décidément, le web n'en finit pas de renouveler notre rapport au service


Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à découvrir le blog de l'automarketing (sur lequel je sévis !).

mardi 27 juillet 2010

L'importance des gabarits dans les plateformes web-to-print

Page-On-Demand, l'un des leader français dans l'automatisation des processus de conception de catalogues en mode SaaS, vient de publier un article très intéressant sur son site web, intitulé : “Le gabarit moteur de l'automatisation catalogue”. Cet article est illustré par l'interview de Cyprien Pinson, infographiste chez Euro RSCG 360.

Il ressort deux points essentiels de cette interview :
  • des gabarits bien conçus sont essentiels pour la réussite d'un projet d'automatisation de catalogue,
  • la plateforme éditoriale permet à l'infographiste de se recentrer sur son cœur de métier : monter de belles pages. Et non passer son temps à corriger des coquilles, faire du copier/coller ou mettre à jour des prix.

Je trouve cet article très pertinent car il rappelle une vérité essentielle dans le domaine du web-to-print (au sens large) : il ne faut pas croire que vous pourrez prendre n'importe quel fichier Indesign ou Quark Xpress, le “balancer” sur une plateforme web-to-print en l’état et espérer que tout fonctionne correctement dans les 5 minutes qui suivent. Si un commercial vous promet ça, FUYEZ !!!!

Le web-to-print est, comme son nom l'indique, à la croisée de deux univers plutôt antagonistes :
  • le print : avec ses habitudes d’artistes, ses photos très lourdes, ses fichiers volumineux, ses typos… et des environnements de travail à 95% Apple.
  • le web : avec ses méthodes d'ingénieurs, ses contraintes propres, sa nécessité de légèreté, et un environnement de travail plutôt Windows et/ou Linux.
La prouesse de tous les éditeurs de plateformes éditoriales, c'est de réussir à faire coexister ces deux univers, et à conjuguer leurs avantages.

Mais cette association oblige à quelques limites inévitables : on ne prépare pas un fichier destiné à une plateforme web-to-print de la même manière que lorsqu'on bosse tout seul dessus. Il faut intégrer les quelques contraintes techniques liées aux technologies et à l'ergonomie, et toujours anticiper sa mise en page en pensant à l’Autre : oui, vous savez, l’Autre, celui qui derrière son écran, se servira de votre mise en page pour produire un magazine, un catalogue ou une carte de vœux.

Ah, l’Autre… C'est bien là le problème. Depuis le premier jour où j'ai mis les mains dans le web-to-print, j'ai entendu des graphistes se mettre à râler en disant que c'était trop contraignant, trop compliqué, trop lourdingue… bref, qu'on allait perdre trop de temps avec ces nouveaux outils.
Etonnamment, j'ai constaté que c'était souvent les mêmes qui, même au sein d'une petite agence ou d'un studio, ne pensaient jamais à l'Autre : ni le client final, ni le ou la collègue, celui qui est potentiellement susceptible de reprendre votre fichier pendant vos congés, ou en cas de maladie.

Car il y a deux manières de concevoir un fichier de PAO :
  1. soit vous le concevez pour Vous, et vous seul, et donc, inutile de créer une feuille de style, de nommer un calque, ou de donner des noms à vos fichiers : après tout, “Sans titre 1”, “Sans titre 2”, ça vous parle suffisamment… Des sous-dossiers ? Mais pourquoi faire ? Vous déposez tout en vrac sur votre bureau, c'est largement suffisant. E-F-F-I-C-A-C-E, vous êtes… Et puis assembler les fichiers à la fin d'un projet, vous vous en fichez, ça crée des archives trop lourdes. C'est votre fichier, à vous, et à vous seul. Et il en sera TOUJOURS ainsi.
  2. soit, deuxième cas de figure : vous le concevez en prenant en considération dès le début qu'un Autre pourra éventuellement un jour devoir utiliser votre fichier, qui du coup, ne sera plus tout à fait votre fichier, mais aussi le Sien. Et donc, dès le départ, vous nommez vos calques : eh oui, “Images”, “Objets verrouillés” et “Logos”, c’est un poil plus parlant que “Calque 1”, “Calque 2” et “Calque 3”. Idem pour les feuilles de style : à la réflexion, ça prend un peu plus de temps au début, c’est vrai. Mais vous savez que vous vous y retrouverez largement lorsqu'il s’agira de produire quantité de pages par jour. Et en cas de modification de la charte, ça ne prendra que quelques minutes de tout répercuter. Bref, vous anticipez… vos dossiers et vos fichiers sont carrés, et c’est un plaisir de passer derrière vous.
Je vais vous révéler un vrai secret : si vous vous reconnaissez dans le cas de figure n°1, vous aurez beaucoup de difficultés à maquetter des fichiers pour une plateforme web-to-print. Je vous prédis que, quelle que soit la solution, vous trouverez toujours qu'il y a trop de contraintes… Par contre, si vous faites partie du cas de figure n°2, il ne devrait pas y avoir trop de souci, j'en suis convaincu. Vous avez déjà assimilé l’essentiel : en PAO, on ne doit pas travailler pour soi, mais au service des Autres. ;-)

vendredi 23 juillet 2010

Vers une bipolarisation de l'industrie des arts graphiques ?

L'arrivée de l'iPad a précipité les grandes manœuvres dans le domaine de la publication cross-media. Je m'en fais l'écho depuis plusieurs semaines dans ce blog : l'industrie de l'édition et de la communication vient de découvrir avec l'iPad un nouveau débouché, et donc, une source potentielle de revenus en plein période de disette. Revenus générés par des abonnements spécifiques (voir mon post à ce sujet), ou par de nouveaux réseaux publicitaires.

Mais qui dit nouveau débouché dit “nouveaux outils pour atteindre ce débouché”.

Du côté de chez Quark comme chez Adobe, ce sont donc les grandes manœuvres qui ont commencées. L'enjeu ? Faire évoluer fissa fissa leurs logiciels de composition PAO pour qu'ils puissent adresser ce nouveau canal de communication.
Les deux éditeurs ont d'ailleurs publié chacun leur feuille de route pour les mois à venir (voir celle d'Adobe et celle de Quark). En gros, pour chaque éditeur, l'objectif est de permettre d'ici à fin 2010, de générer facilement des contenus adaptés :
  • aux smartphones,
  • aux tablettes,
  • aux newsreaders,
  • aux e-readers et e-books,
Mon sentiment, c’est que chaque éditeur réorganise son offre pour décliner son produit-phare (Quark Xpress et Indesign) afin d'atteindre 2 cibles :
  • soit le consommateur final, en direct : le consommateur devient producteur, comme c'est le cas avec l'offre Quark Promote,
  • soit des designers experts, “embedded” ou outsourcés, qui vont devenir les chefs d'orchestre de la publication multicanal, et qui sauront exploiter avec brio toutes les facettes de logiciels sophistiqués et complexes…
En d'autres termes, j'ai l'impression qu'Adobe et Quark passent d'une stratégie mono-produit / mono-clientèle (professionnels des arts graphiques) à une stratégie bi-produit / bi-clientèle : soit néophytes, soit experts.
La clientèle du milieu (freelances, petites agences, graphistes-à-tout-faire) semble donc plutôt mal barrée… C'est malheureusement ce que tendent à confirmer les chiffres des défaillances d'entreprises dans ce domaines, et les échos qui proviennent des forums spécialisés.

Cette orientation me conforte dans l’idée que le marché de la publication – au sens large – est en train de restructurer de manière bipolaire :
  • soit les consommateurs sont capables de produire de manière simple leurs propres supports, auquel cas ils vont utiliser les outils appropriés, disponibles sur le web, sans faire appel à un prestataire externe…
  • soit les consommateurs sont à la recherche de réponses sur-mesure, avec ou sans stratégie multicanal, auquel cas ils feront appel à des experts. Experts qui pourront être soit des agences spécialisées, soit des équipes internes, soit des imprimeurs… En effet, l'imprimeur, avec sa dimension industrielle, son assise et son patrimoine rassure, dans cette période où les entreprises, en particulier dans le domaine de la comm', sont très fragiles.

D'ici à 3-4 ans, je vois donc bien le tableau suivant se dessiner à l'horizon :
  • les agences vont se recentrer sur le cœur de métier : la stratégie, le conseil et le design,
  • pour la publication multicanal, les annonceurs auront le choix entre internaliser des solutions et former leurs équipes internes, ou externaliser le process, en le confiant pourquoi pas aux imprimeurs qui auront su franchir le cap, en passant du statut d'imprimeur-fournisseur à celui d'imprimeur-éditeur multicanal,
  • enfin, pour la production quotidienne de supports de communication, les entreprises et institutions pourront générer elles-mêmes la plupart de leur documents, que ce soit en version électronique ou papier, à partir de plateformes dédiées…
Donc si votre gamin vous dit qu'il envisage une carrière dans le graphisme, réfléchissez bien dans quelle école vous allez l'envoyer…

Et vous, quelle est votre opinion à ce sujet ?

mercredi 21 juillet 2010

La mecque du script : Scriptopedia

Pour ceux qui ne le saurait pas, la PAO a deux visages :
  • le côté funky, où on fait de la créa, on choisit des couleurs sur un joli nuancier Pantone, on s'éclate à faire des mises en page, et on se perd avec délices dans le choix d'une typo…
  • le côté pas-funky du tout, où on passe des journées à faire du copier/coller de Word à Indesign, à détourer des photos pourraves de gens qui partent à la retraite…
Et scoop… au risque de briser les rêves de centaines d'étudiants en graphisme… c'est le côté pas-funky qui l'emporte généralement.

Heureusement, il y a de gentils Jedi qui s'évertuent à soulager leurs confrères graphistes en allégeant leur charge de tâches répétitives et ennuyeuses. Ils ont pour cela une arme redoutable : le script.
Que ce soit dans Indesign, Photoshop, Illustrator ou Quark Xpress, il existe en effet un langage qui permet de piloter ces logiciels.
Et du coup, grâce aux scripts, vous regardez votre Mac faire le boulot à votre place. Et pour le coup, ça c'est funky !

Je tenais donc à rendre un vibrant hommage à l'initiative de plusieurs scripteurs d'élite français, parmi lesquels Loic Aigon et Eddy.VH, qui ont lancé il y a quelques temps Scriptopedia. Il s'agit de la Mecque du script Indesign (mais aussi Photoshop, Illustrator et Acrobat)… vous y trouverez forcément un script qui va répondre au problème qui vous prend la tête… C'est ingénieux, inventif et bien pensé.
Une jolie contribution à la communauté des graphistes.

Voici mes préférés :

Voilà, c'est vraiment une belle initiative qui permet de combler les lacunes des softs de PAO, et de répondre aux moutons à 5 pattes que nous demandent nos clients.
Et si vous produisez beaucoup de documents en PAO, n'hésitez pas à faire appel à ces développeurs pour qu'ils vous concoctent des scripts sur-mesure : vous ne le regretterez pas, et vous gagnerez un temps fou !

Liens :

jeudi 15 juillet 2010

Blink Plan pour gérer ses chemins de fer en toute simplicité

Gérer le chemin de fer d'une publication peut vite virer au cauchemar si l'on ne dispose pas des outils adéquats. Dans bon nombre d'agences ou de services marketing, la manipulation des chemins de fer de magazines, de guides ou de catalogues se fait encore à la main, ce qui se traduit par des allers-retours incessants entre le client et l'équipe PAO dès qu'il s'agit de déplacer ou d'ajouter des pages.
Bien sûr, il existe des outils dédiés, qui permettent de combiner plusieurs fichiers de PAO pour générer un chemin de fer, avec foliotage automatique. Mais il s'agit généralement de solutions onéreuses, plutôt orientées pour la presse, et souvent intégrées à des systèmes éditoriaux.
Pour celui qui ne recherche qu'une représentation du chemin de fer, indépendante des fichiers natifs, il faut bricoler… certains le font dans Indesign, d'autres dans Powerpoint… mais globalement, c'est souvent la galère.
C'est là qu'intervient BlinkPlan : ce service web SaaS est tout simplement génial !!
De façon très intuitive, BlinkPlan vous permet de réaliser toutes les manipulations pertinentes :
  • créer un chemin de fer,
  • mélanger des pages de formats différents,
  • définir des structures de mise en page,
  • déplacer, ajouter et supprimer des pages, avec refoliotage automatique,
  • rubriquer,
  • exporter le chemin de fer en PDF pour le partager avec vos collègues et vos clients.
Bien entendu, il n'est pas question d'associer ce chemin de fer aux fichiers natifs.

BlinkPlan constitue à mon avis l'outil idéal du chef de pub, du chef de projet catalogue ou du rédacteur en chef qui échange avec plusieurs interlocuteurs : rédacteurs, graphistes, annonceurs… C'est un superbe outil de gestion de projet et de suivi d'avancement.

Côté tarifs, la simplicité est encore de mise :
  • BlinkPlan est gratuit pour un seul chemin de fer de moins de 200 pages,
  • ensuite, des formules d'abonnement mensuels permettent d'ajuster sa consommation à sa fréquence de parution et à la volumétrie des documents gérés.
Un bel exemple d'une magnifique application SaaS adaptée à un besoin précis.

Plus d'info :
D'autres outils de manipulation de chemin de fer, plus orientés “presse écrite” :
  • Wedia Cross-Media : la solution idéale pour manipuler des chemins de fer combinant plusieurs fichiers natifs, gérer des traductions, déplacer des pages d'un chemin de fer à un autre par simple glisser-déposer, rubriquer…
  • DataPlan : l'une des références dans le secteur
  • VIP4 : une magnifique solution, très orientée presse écrite.
  • Voir également Act Halo, Deadline et PureLabs

mardi 13 juillet 2010

Rue 89 : du clic au kiosque

J'ai acheté le magazine papier de Rue 89. Et j'ai vécu une très jolie expérience.
Je craignais de ne retrouver que des reprises des articles web, or ce n'est pas le cas. Des brèves succèdent aux articles de fond, les thèmes sont variés, on passe du “lourd” au “léger” sans jamais se lasser. La mise en page est splendide (bravo au D.A.), fraîche et classique, le format est très agréable… bref un sans faute.

J'espère que l'expérience se prolongera dans la durée : Rue 89 le mérite. Et moi aussi… j'avoue ne pas avoir assez de “temps de cerveau disponible” pour absorber en détail un hebdo. Trop à lire, et surtout, trop de pollution de mon côté : sites web, twitter, réseaux sociaux… mon temps de cerveau disponible n'étant pas extensible, je dois le partager entre tous ces canaux.
C’est pour cette raison que la périodicité de Rue 89 me ravit : je sais que ce rythme me conviendra.
D'ailleurs, c'est peut-être l'une des raisons de la crise de la presse écrite : des quotidiens de plus en plus riches, des hebdos “touffus”, à l’heure où les consolecteurs ont de moins en moins de disponibilité, car de plus en plus sollicités les nouvelles formes d'écrit.

Le pari de Rue 89 me semble intéressant à ce niveau : ils captent des lecteurs par un formule légère, renouvellée quotidiennement, et totalement adaptée au web. La vidéo se mélange à l'écrit, et on picore plus que l'on lit. L'équipe éditoriale doit être autonome, et affranchie des contraintes et pressions causées par la pub, ce qui procure une vraie liberté de ton.
Et aujourd'hui, l'équipe de Rue 89 peut se “payer” le luxe d’une édition papier, pour ceux de leurs e-lecteurs qui souhaitent prolonger l’expérience d'une autre façon.
Je suis convaincu que la clientèle existe, peut-être plus via abonnement qu'en kiosque, mais sait-on jamais ? Le côté frais et indépendant réussira peut-être à reconquérir des lecteurs lassés par une presse mièvre et sans caractère.

Quoi qu'il en soit, cette expérience me conforte dans l'idée que l'avenir de la presse écrite passe par le poly-canal. J'entends par ce néologisme la notion d'adresser spécifiquement plusieurs canaux différents. Des contenus web adaptés au web, et des contenus print adaptés au print.
Aujourd'hui, avec le multicanal, j'ai le sentiment que l'on se trouve plus dans une logique de déclinaison : un unique contenu, décliné sur tous les supports possibles… et c'est probablement là que se situe l'erreur… Si un lecteur trouve dans son édition papier exactement les mêmes infos que dans l'édition web, il n'a aucun intérêt à acheter la première…
Rue 89 est typiquement dans le “poly-canal” : des reportages courts et incisifs sur le web, agrémentés de vidéos ou de podcasts, et complétés par des liens, pour ceux qui veulent aller plus loin. La version papier est différente : on retrouve les mêmes thématiques, le même ton, mais avec un traitement différent : plus de place pour la (belle) photo, des articles plus longs, plus fouillés, des brèves, et un vrai rythme de lecture, ponctué par des respirations, des infographies. On prend le meilleur de chaque canal, et on l'exploite d'une manière intelligente.
Du grand art …
Merci en tout cas pour cette fraîcheur : cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas enthousiasmé à ce point pour un nouveau magazine.

Si vous voulez vous abonner, cliquez ici.

lundi 12 juillet 2010

Introduction en bourse de Wedia sur Alternext : “un formidable accélérateur de croissance”

Wedia poursuit sa dynamique de croissance et d'innovation, et dans cette logique, l'éditeur parisien est coté à partir d'aujourd'hui en bourse, sur Alternext.
Félicitations à toutes et à tous pour cette nouvelle étape dans le développement de notre entreprise ! Et croyez-moi, vous n'êtes pas au bout de vos surprises ;-)

Pour voir la vidéo de l'introduction en bourse, c'est ici.

Voici le communiqué officiel :
“WEDIA, éditeur de logiciels de gestion de contenu et de publication multicanal (web, papier, mobile), annonce son admission au marché NYSE Alternext à Paris le 12 juillet prochain, après un placement privé de 2,6 M€ réalisé auprès de BNP Paribas Private Equity et de X’Ange. Le prix d’admission a été fixé à 15,82 €, valorisant la société à près de 9,0 M€.

3 offres pour répondre à un marché porteur
A l’heure de la multiplication des outils de communication (papier, web, smartphone, e-book, tablettes, etc.), WEDIA fournit aux directions marketing des solutions clés en main pour simplifier et homogénéiser la production de leurs supports de communication aussi bien papier (catalogue, brochure, affiche, flyer, etc.) que numériques (newsletter, site web, tweet, etc.).

L’offre de la société s’articule autour de 3 produits :
  • WEDIA CROSSMEDIA : Plateforme collaborative de publication multicanal, Wedia Crossmedia permet aux directions marketing de planifier, d’organiser et de gérer la réalisation de leurs supports de promotion et de communication (flyer, affiche, PLV, brochure, catalogue, newsletter, site web, site mobile, etc.)
  • EXPRESSO : Solution éditoriale en ligne (SaaS) permettant aux entreprises de toute taille de créer simplement des brochures, catalogues, dépliants, flyers sans aucune expertise de la mise en page.
  • JOLIPRINT : Service web (API), JOLIPRINT s’adresse aux éditeurs de sites web soucieux d’offrir à leurs internautes des impressions à la demande en qualité magazine.
Fort d’une équipe de 55 collaborateurs basés à Paris et Montpellier et d’une expertise reconnue dans le domaine des systèmes éditoriaux papier pour les groupes médias et dans les domaines de la gestion de contenus dans le web, WEDIA est aujourd’hui le leader de la publication multicanal en France. La société a le soutien d’OSEO innovation qui lui a attribué le label « Entreprise innovante ».

Une clientèle prestigieuse et des résultats solides
Les solutions WEDIA ont déjà conquis une clientèle prestigieuse et diversifiée parmi les grands groupes (Pôle Emploi, BouyguesTélécom, Accor, Dior, Groupama, L’Oréal, Société Générale, etc.) et les principaux medias français (L’Equipe, La Croix, La Nouvelle République du Centre Ouest, Le Télégramme, Bayard Presse, L’Etudiant, etc.).
La fidélité de ses clients et la diversité de son portefeuille ont permis à WEDIA de réaliser un chiffre d’affaires de près de 5 M€ en 2009 dans un environnement difficile et d’afficher un nouvel exercice bénéficiaire. WEDIA est rentable depuis sa création.
Grâce à ces résultats, à une gestion financière rigoureuse et à l’augmentation de capital de 2,6 M€ réalisée en juin 2009 auprès de BNP Paribas Private Equity et de X’Ange, WEDIA disposait de 6,6 M€ de fonds propres au 31 décembre 2009. A fin mai 2010, la trésorerie nette de l’entreprise s’élevait à 2,5 M€.

Des opportunités de développement en France et à l’international
Pour accélérer son développement, WEDIA prévoit d’intensifier ses investissements marketing, notamment pour pénétrer le marché des PME / ETI avec son offre EXPRESSO. Cette solution en mode SaaS sera également l’outil idéal pour un déploiement rapide à l’international sans investissement majeur.
En parallèle, des opportunités d’acquisition sont étudiées en Europe et en France afin d’intégrer de nouvelles compétences ou de développer le portefeuille de clients à l’international.
«L’introduction sur Alternext constitue une nouvelle étape importante dans le développement de WEDIA et un formidable accélérateur de croissance. La cotation en Bourse va améliorer notre visibilité et renforcer notre crédibilité vis-à-vis de nos futurs clients. Cela permettra également de faciliter les discussions avec des cibles potentielles dans le cadre des projets de croissance externe que nous étudions actuellement» commente Nicolas BOUTET, PDG de WEDIA.”

vendredi 9 juillet 2010

WEDIA et Amalthea lancent « Brand is Media », le blog qui décrypte les enjeux de la publication de contenu cross-média au service des stratégies de ma

WEDIA, éditeur de logiciels de gestion de contenu et de publication cross-média, lance le blog « Brand is Media », véritable outil de veille et d’analyse sur la publication cross-média à destination des directions marketing et communication, des agences de communication et des acteurs de la presse. Après 8 années de collaboration autour de missions de relations médias, WEDIA a choisi de confier à Amalthea, première agence lyonnaise de conseils en relations médias et communication d’influence spécialisée dans le BtoB, l’innovation et les nouvelles technologies, la création et l’animation du blog.

mercredi 7 juillet 2010

Le SaaS, c'est comme du café lyophilisé… qui aurait le goût d'un véritable Expresso ! !

Imaginons une situation : vous êtes célibataire, vous vivez en appartement, et vous aimez boire un café le matin en vous réveillant. Un seul.
Deux possibilités : soit vous achetez une bonne vieille cafetière, dont vous jeterez les deux tiers tous les matins dans l'évier… soit vous achetez un pot de café lyophilisé, et vous ne consommez que ce dont vous avez besoin. Certes, au kilo, le café lyophilisé revient plus cher que le café moulu. Mais vu que vous consommez très peu, ce critère n'entre pas vraiment en ligne de compte vu le gaspillage évité.

Le SaaS, c'est un peu ça : vous consommez et vous payez en fonction de vos besoins réels, sans gaspillage ni de ressources, ni d'argent, ni de temps… C'est un service à la demande, ajusté précisément à vos exigences.
Sauf que contrairement au café lyophilisé, le SaaS lui, a le goût du vrai café : dans le monde réel, il aurait le goût d’un pur Expresso ;-)

Pourquoi je vous parle de ça ? Je sais, je prêche régulièrement pour le SaaS. Mais il faut dire que je reçois un abondant courrier (tout est relatif) de personnes qui s'interrogent sur les choix les plus judicieux… Or le SaaS répond à certains besoins, mais pas à tous. En gros, à chaque problématique correspond une offre spécifique.
Ainsi, je dirai, pour reprendre ma métaphore cafetière, que :
  • si vous êtes un consommateur occasionnel de café, choisissez la formule qui vous procure le goût d'un authentique Expresso pour le prix d'un café lyophilisé, et sans aucun gaspillage (SaaS) ;
  • si vous êtes un consommateur régulier de café, et que vous aimez varier les plaisirs en fonction de votre humeur, louez une machine à Expresso dont vous pourrez choisir la couleur, avec toute une gamme de capsules adaptées à vos envies (mode PaaS) ;
  • enfin, si vous êtes une entreprise, et que vous devez abreuver tous les matins vos collaborateurs de litres et de litres de café, vous avez tout intérêt à acheter vos propres machines Expresso professionnelles, que vous pourrez connecter à votre ERP pour la gestion des dosettes et des touilleuses (mode insourcé).
Et non non, il n'y a aucune publicité cachée dans ce post ;-)

mardi 6 juillet 2010

10 critères pour choisir sa plateforme éditoriale web-to-print sans se tromper

A l'heure où bon nombre de grandes entreprises songent à se doter d'une plateforme éditoriale web-to-print pour automatiser leurs processus de communication et gagner en efficacité, la question des critères de comparaison des offres se pose inéluctablement. Quel prestataire choisir ? Quelle technologie préférer ? Sur quels critères fonder son choix ?
Je vous propose dix points-clés qui me semblent déterminants pour évaluer vos prestataires et choisir une plateforme éditoriale sans se tromper :

  1. Le cahier des charges : à l'origine, vous devez commencer par élaborer un cahier des charges, qui va également servir de base de comparaison des offres. Ce cahier des charges doit expliquer vos méthodes de travail, vos process internes, les problématiques auxquelles vous êtes confronté, puis détailler de manière aussi précise que possible vos besoins. Chaque prestataire devra ensuite reformuler ce cahier des charges pour montrer qu'il a bien compris votre problématique, et apporter une réponse à vos attentes. Si vous n'avez pas le temps de rédiger un tel document, où si la taille de votre entreprise rend la tâche trop complexe, sachez qu'il existe des consultants spécialisés dans ce type de prestations ; ils pourront vous accompagner dans la rédaction du cahier des charges, dans le dépouillement des offres et dans le suivi du déploiement.

  2. La technologie de composition : dans une plateforme éditoriale, le moteur de composition (ou robot de composition) est le serveur qui va assurer la conversion des données web au format print (en schématisant). Cette technologie constitue donc le cœur du système. Actuellement, il existe 2 technologies majeures sur le marché (Adobe Indesign Server et Quark Xpress Server) plus un certain nombre des technologies propriétaires ou basées sur des technologies tierces. Je ne saurai trop vous recommander de choisir les plateformes éditoriales les plus ouvertes à ce niveau : en effet, une plateforme éditoriale constitue un investissement en argent et en temps conséquent ; autant capitaliser sur cet investissement pour le faire durer le plus longtemps possible, et pour cela, il faut dépendre à minima des technologies de composition. Donc sur ce plan, veillez à choisir la plateforme éditoriale qui sera compatible avec le plus grand nombre de robots de composition, idéalement Indesign Server ET Quark Xpress Server.

  3. La simplicité et l'ouverture : pour utiliser une plateforme éditoriale, aussi pratique soit-elle, votre entreprise va devoir investir du temps. Pour se former, pour changer certaines méthodes de travail, pour accompagner les utilisateurs néophytes… A ce stade, il vous faut privilégier les solutions les plus simples d'utilisation, quitte à faire une croix sur certaines fonctionnalités. En choisissant la simplicité d'usage, vous avez la garantie d'une adoption rapide de l'outil en interne, d'une autoformation des utilisateurs et d'une minimisation du poste “support technique interne”. Par ailleurs, privilégiez les offres “à tiroirs”, c'est-à-dire celles qui vous proposent un éventail de services optionnels. Cela vous permet de créer une offre vraiment adaptée à vos besoins, et de la faire évoluer dans le temps. Enfin, interrogez vos prestataires sur leur capacité à s'ouvrir à des systèmes externes, tels qu'un intranet, une base de données, une médiathèque : plus une plateforme est ouverte, mieux c'est…

  4. La compatibilité avec les standards : le web se normalise, on le voit notamment avec la gué-guerre qui oppose Apple et Adobe autour du Flash (format propriétaire) et de l'HTML 5. Je n'entrerai pas dans ce débat du pour ou contre Flash. Mais dans le cas d'une plateforme éditoriale, je préconise fortement de privilégier celles qui utilisent des technologies standards, sans nécessiter le recours à des plugins externes. La raison est simple : si votre plateforme nécessite tel ou tel plugin pour fonctionner, vous allez devoir vérifier chaque navigateur de chaque poste client, vous assurer qu'ils soient à jour… Cela génère du support, vous devez impliquer votre direction informatique, bref… le projet se complexifie. Avec des technologies standards, vous savez que n'importe quel utilisateur peut se connecter et utiliser la plateforme éditoriale en l'état, sans devoir installer quoi que ce soit.

  5. Le(s) mode(s) d'hébergement : j'en avais parlé dans un précédent billet, il existe plusieurs formules d'hébergement, du SaaS à l'insourcé en passant par le PaaS. Idéalement, vous devez choisir le prestataire qui propose l'offre d'hébergement la plus large ; tout simplement parce que, par exemple, le SaaS constitue un excellent moyen de tester une plateforme en situation sans engager de fonds, avant de réaliser l'investissement d'une solution insourcée. Par ailleurs, vous devez auditer chaque prestataire sur la fiabilité et la sécurité de son hébergement : où sont stockés les serveurs ? quel est le niveau de sécurité ? un diagnostic de sécurité a-t'il été réalisé ? des protocoles d'échanges sécurisés sont-ils en place ? Autant de questions auxquelles il est important d'apporter une réponse pour garantir la confidentialité de vos données.

  6. La gamme : une plateforme éditoriale, c'est bien. Une solution capable d'évoluer au gré de votre propre croissance, c'est mieux. Le web-to-print constitue souvent la première étape d'une longue démarche dans une entreprise, démarche qui va amener à la publication multicanal (cross-media). Il est donc important de privilégier les prestataires qui proposent une gamme cohérente de solutions, afin que vous puissiez faire évoluer votre infrastructure de publication dans le temps, sans changer ni d'habitudes de travail, ni de méthodes, et sans que vous ayez à réapprendre intégralement un outil. Rien n'est pire qu'une solution unique et fermée.

  7. L'expérience : les éditeurs de plateformes éditoriales fleurissent aux quatre coins du web. Chaque solution rivalise d'ingéniosité, et déborde de technologie. Mais, paradoxalement, la technologie ne constitue à mon sens qu'un critère mineur dans le choix d'un prestataire. Ce qui compte, c'est la taille de l'entreprise, le nombre de salariés qui sont alloués au support, le nombre d'années d'existence… bref, l'assise de votre prestataire. Vous pouvez choisir une solution fantastique : mais si au bout de deux, la startup auprès de laquelle vous l'avez acheté disparaît, votre bel outil va se transformer en enfer. Mon conseil : privilégiez donc les éditeurs qui ont pignon sur rue…

  8. L'accompagnement : il s'agit du corollaire du point précédent. La réussite d'un projet de plateforme éditoriale repose essentiellement sur la qualité des équipes qui vont vous accompagner. Et l'accompagnement porte sur plusieurs aspects : le diagnostic de vos méthodes de travail, la conduite au changement, l'expertise en PAO / pré-presse, la conduite de projet. Il est donc essentiel de choisir un prestataire qui sera capable de mettre à votre disposition des personnels qualifiés et dédiés, durant toute la phase de livraison de votre plateforme.

  9. Les références : tout le monde le sait, les meilleurs promoteurs d'une entreprise, ce sont généralement ses propres clients. Avant de choisir telle ou telle offre, demandez à savoir quels clients l'utilisent. Et si possible, entrez en contact avec eux pour discuter de la façon dont ça se passe, des problèmes qu'ils ont rencontré, de leur niveau de satisfaction… bref, “prenez la température” de chaque offre. Vous verrez, ce sera un critère déterminant…

  10. La recette : il s'agit du corollaire du cahier des charges. Un bon projet commence par un bon cahier des charges, et se finit par une bonne recette. La recette consiste en un document qui décrit de manière très détaillée la procédure de test qui va déterminer si l'outil fonctionne conformément à vos attentes ou non. Il s'agit en quelque sorte du test de mise à l'eau final qui va être conduit par le client. Il est essentiel de rédiger le cahier de recette en amont de la livraison, car il va permettre de pré-tester chaque plateforme ; idéalement, votre prestataire doit vous en proposer un, que vous pourrez compléter à votre guise. Là encore, pour les projets complexes, n'hésitez pas à vous faire accompagner par un consultant expert auquel vous pourrez déléguer la rédaction du cahier de recettes, et la phase de recette.

Voilà… il y a plein d'autres points à aborder, mais si vous suivez ces “10 commandements”, vous devriez déjà vous éviter bon nombre de soucis. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à me contacter si vous avez des projets, je vous aiderai avec plaisir.

lundi 5 juillet 2010

Stéphane VILLE nommé Directeur commercial et marketing de PageOnDemand.com

Communiqué de presse :

Paris, le 5 juillet 2010 – Stéphane Ville rejoint PageOnDemand.com, société et plateforme multicanal dédiée à la production de catalogues en mode SaaS (Software As A Service) en tant que Directeur commercial & marketing. Bénéficiant d’une riche expérience commerciale dans les secteurs des nouvelles technologies et des médias, il définira les orientations stratégiques de PageOnDemand.com qui, grâce à son modèle unique, connaît aujourd’hui une forte évolution et un succès croissant.


20 ans au service des médias et des nouvelles technologies
Stéphane VILLE, 46 ans, a débuté sa carrière en 1987 au service publicité du Courrier du Parlement, où il est acteur d’un des tout premiers passages en France des titres en PAO (Publication assistée par ordinateur). C’est le déclic. Son goût pour les nouvelles technologies inspire la suite : en 1990, il devient Directeur du développement du Comité Richelieu, une association sous tutelle du Ministère de la défense regroupant les meilleures entreprises françaises dans le secteur des nouvelles technologies, puis est nommé Directeur commercial du Centre Informatique Presse Édition, société pionnière dans le conseil et l’intégration de systèmes éditoriaux pour les média et premier centre de formation PAO Français. En 1999, Stéphane Ville rejoint Adobe Systems France en tant que Directeur commercial des départements Print Publishing, Web et Video, Il assure notamment le lancement et la commercialisation d’un outil et d’un concept qui ne sont pas encore sortis des tiroirs et dont on connaîtra plus tard le succès dans l’industrie des média et de la communication : Adobe InDesign et Adobe Creative Suite. A partir de 2005, il étend cette expérience sur de nouveaux territoires et prend en main la direction commerciale Grands Comptes des départements Media/Communication, Télécommunication et Education… En 2007, il rejoint Nstein Technologies et Atex Global Service où il pilote la commercialisation auprès des grands média de plusieurs systèmes de gestion de contenu et de publication Web.


Développer PageOnDemand.com
Rattaché à Stéphane Claret, Directeur général et fondateur de PageOnDemand.com, Stéphane Ville définira la stratégie de développement de la marque, coordonnera et développera les ventes globales en France et à l’international, supervisera les équipes de vente et marketing, déploiera les partenariats stratégiques et participera au développement de nouveaux projets et de nouveaux services.

A propos de PageOnDemand.com :
Lancée fin 2006, PageOnDemand.com est la première société Française à avoir proposé aux professionnels de la distribution et de la communication des solutions multicanal dédiées à la réalisation de catalogues promotionnels et ventes en mode SaaS (Software As A Service). Disponible à travers une simple interface web, la plateforme collaborative PageOnDemand.com permet la standardisation des processus métier et la déclinaison rapide des catalogues, dans toutes les langues et sur tous les supports. Ne requérant aucune compétence technique et aucun investissement, la plateforme sécurise les échanges de contenus et améliore la rentabilité des opérations marketing en réduisant fortement les délais et les coûts de production des catalogues. L’innovation vient aussi d’un modèle d’affaires unique où les professionnels ne paient qu’à l’usage et s’acquittent d’un prix forfaitaire à la page produite. La plateforme a déjà été adoptée par de nombreuses agences de communication et des grands distributeurs comme Carrefour. En à peine 4 ans, PageOnDemand.com, qui connaît une importante croissance en Europe, a convaincu plus de 2000 utilisateurs et contribué à la création de 3500 catalogues.

CONTACT PRESSE
AGENCE AUVRAY & ASSOCIÉS
Guillaume ARRIGONI / Sandrine AUVRAY
97, bd Malesherbes - 75008 PARIS
Tél. : 01 58 22 25 96 – Fax : 01 42 93 08 01
agence@auvray-associes.com

vendredi 2 juillet 2010

Comment un appareil aussi superflu que l'iPad va réussir à bouleverser les industries de l'édition et de l'imprimerie.

“A vous d'inventer la vie qui va avec”. Ce slogan de Renault, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit quand j'ai vu un iPad pour la première fois. Indéniablement, l'objet est beau, sexy, attirant et extrêmement bien conçu, autant physiquement que d'un point de vue logiciel.

Mais à quoi ça peut bien servir ? Franchement : on a déjà quasiment tous un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, une console de jeu, un smartphone… donc fonctionnellement, qu'est-ce que l'iPad apporte de plus. Rien. Sauf une nouvelle façon de consommer et de s'afficher : or dans notre société du “hype” et du “bling-bling”, c'est la clé de la réussite.
Entendons-nous bien. Je suis un vrai fan des productions Apple, j'ai effectué mon switching-out dans fin des années 90, ça va, c'est bon, maintenant j'assume. Et franchement, l'iPad, j'en vois deux usages vraiment pertinents : les seniors et les enfants. En effet, ce sont deux populations qui se fichent du multitâches, qui ont des besoins très précis et pour lesquels l'iPad répond bien mieux que la concurrence.

Ceci étant dit, et bien que j'ai à titre personnel du mal à comprendre ce qui pousse les consommateurs à se ruer sur l'iPad, il faut bien reconnaître que les clients se ruent effectivement dans les magasins pour l'acheter. Et le succès passé des iPod puis des iPhone peut nous laisser raisonnablement penser qu'il n'y a pas de raison que ça s'arrête en si bon chemin.

Alors, il va bien falloir l'inventer, la vie qui va avec : si les gens achètent des iPad, ils vont vouloir des contenus adaptés à leur nouvelle machine, des interfaces exclusives, des trucs de l'espace. Donc du coup, dans le monde du logiciel de composition PAO, ce sont les grandes manœuvres. Adobe d'une part, qui révèle sa stratégie multicanal, centrée sur un Indesign à six bras. Quark d'un autre côté, qui voit dans les tablettes et les smartphones un moyen de se relancer et de revenir dans la course, en boostant sa plateforme du publication dynamique QPS.
Et puis tous les éditeurs de plateformes éditoriales s'y mettent également : Vjoon, Woodwing,… ils y vont tous, et c'est logique.

Ce qui m'intéresse dans cette tendance, c'est qu'elle va chambouler la chaîne alimentaire du marketing. Les annonceurs (départements marketing, services communication, collectivités locales, PME…) vont vouloir des contenus multiformes, diffusés simultanément sur tous les canaux possibles et imaginables. Cette fameuse “communication liquide”.
Ils vont en vouloir des applications pour iPad. Sauf qu'ils ne vont pas savoir comment les faire, ni à qui s'adresser pour les produire.
C'est vrai, à qui demander une version de son catalogue ou de sa brochure adaptée à un iPad ?
  • à l'agence de communication ? peut-être, mais ça suppose des capacités de développement, ce n'est pas vraiment leur métier.
  • à une web-agency ? pourquoi pas, mais le print, ils n'y connaissent rien.
  • à mon imprimeur ? Ah ben tiens, c'est pas une si mauvaise idée que ça. En effet, l'imprimeur est le dernier maillon de la chaîne, à tous les sens du terme (les imprimeurs comprendront). C'est lui qui centralise toutes les données. Et il est équipé de workflows et de machines sophistiquées. Alors, pourquoi ne serait-il pas en mesure de produire les documents de ses clients sous plein de formes différentes ?
Je suis ainsi convaincu que contrairement aux agences de communication ou aux web-agencies, les imprimeurs ont les tailles critiques qui leur permettent de se doter des moyens qui leur permettront d'adresser ces nouveaux challenges : ils ont une culture de l'investissement, un savoir-faire technologique, et une maîtrise des flux de production.
En s'équipant des solutions adéquates (plateformes éditoriales cross-media), individuellement ou via des regroupements de sociétés, ils pourraient retrouver la place majeure qui leur revient dans l'éco-système communication / marketing.
Certains s'y sont risqués dans les années 90, en proposant à leurs clients de réaliser des sites internet : mais à l'époque, les imprimeurs étaient devenus ringards, passés de mode. Aujourd'hui, le numérique revalorise le papier : il met en évidence à quel point il est complexe de réaliser une belle impression. L'imprimeur retrouve timidement ses lettres de noblesse.
S'il est malin, il peut reprendre le leadership chez ses clients, en s'imposant comme la pierre angulaire de toute leur communication : vous me confiez vos documents, je vous les sors sur tous les canaux possible.

Regain de confiance, image redorée… mais aussi nouvelles sources de profit : en vendant du service, les imprimeurs pourraient rattrapper les baisses de commandes d'imprimés.
Une vraie mutation de fond en somme. Une de plus depuis Gutenberg.