mardi 31 août 2010

Du nouveau dans le web-to-print chez Quark

Quark continue de poursuivre sa révolution en silence, à grands coups d'acquisitions et de réorganisations internes. Le rachat d'In.Vision en 2008 lui avait ouvert les portes de la technologie qui a débouché sur XML Author, un outil très puissant pour générer du contenu XML structuré depuis Microsoft Word. Ensuite, Quark a restructuré sa gamme, enrichi son offre de publication dynamique autour de Quark Publishing System et Quark Xpress Server. API Web (QPS Portal Service), édition de contenus depuis un navigateur, interfaçage avec Alfresco, services d'automatisation, rapprochement avec Microsoft sur le sujet des eBooks et IBM sur l'ECM… l'offre s'est enrichie pour faire de QPS l'un des leaders du marché au niveau mondial.

Du côté du management, de nombreux changements ont été opérés. Dernier en date, Gavin Drake qui a été nommé fin Août vice-président en charge du Marketing.

Très discrètement, sans tambour ni fanfare, on peut découvrir depuis peu de temps une nouvelle offre “Quark Web-to-print System”. Je cite “Quark Web-to-Print System is an easy-to-deploy, highly configurable solution that lets anyone customise design-rich documents using a Web browser”. Pour ceux qui ne parleraient pas la langue de Justin Bieber, “Quark Web-to-Print est une solution facile à déployer et hautement configurable qui permettra à n'importe quelle société de personnaliser des documents aux mises en pages enrichies depuis un navigateur web”. La traduction est de moi, donc non-contractuelle… c'est une simple interprétation.
En fait, c'est la technologie de Gluon qui se cache derrière : c'est même écrit en toutes lettres sur leur page d'accueil. Achetée en avril dernier par Quark, cette société proposait alors un produit très réputé appelé HyperPublishing. Désormais, il est devenu Quark Web-to-print System.

C'est intéressant car cela montre un vrai revirement dans la stratégie globale de Quark, qui mise désormais plus sur les offres d'automatisation et de production web-to-print que sur sa "vache à lait" historique, à savoir Quark Xpress. Quark est à ma connaissance le seul éditeur à proposer une offre aussi complète et structurée de solutions web-to-print, du moins aux Etats-Unis. Et cette structuration s'est fait très vite, par des acquisitions stratégiques. Jugez plutôt :

  • Quark Promote, en entrée de gamme, pour permettre aux PME de générer elles-mêmes leurs supports de communication
  • Quark Xpress Server, qui constitue le moteur qui propulse une grande partie de l'offre
  • Quark Web-to-print System, nouveau venu, qui si je comprends bien, offre une sorte de boutique "clés en main" à tous ceux qui veulent disposer, pour leur propre usage ou pour leurs clients, d'une technologie web-to-print sur-mesure
  • Quark Publishing System, le poids-lourd de la publication dynamique
  • Quark Dynamic Publishing Solution, qui combine l'ensemble en proposant des fonctionnalités cross-media grâce aux prouesses du XML


Le tout, complété bien évidemment par Quark Xpress 8, CopyDesk et XML Author, qui sont des produits très compétitifs dans leur domaine, même si Xpress traîne encore (injustement à mon sens) une image ternie par ses ancêtres.

Aujourd'hui, ce qui me surprend le plus, c'est que Quark semble délibéré à se couper de sa clientèle historique, quitte même à la concurrencer.
En effet, Quark Promote est entré en concurrence directe avec les graphistes indépendants et les studios de création. Ce point a été noté par plusieurs bloggueurs et journalistes, dont le célèbre Planet Quark.
Jusqu'à présent, pour ses offres de publication dynamique, Quark s'appuyait sur un réseau d'intégrateurs qui greffaient leurs solutions à la technologie Quark, formant un éco-système équilibré où chacun trouvait son compte. Désormais, avec Quark Web-to-print System, Quark va pouvoir fonctionner en totale autarcie, sans dépendre de qui que ce soit : elle y gagne en indépendance ce qu'elle y perd en présence de terrain et en partenariats.

Je ne juge aucunement, je ne fais que constater et bâtir des hypothèses. Je me doute bien qu'il y a une stratégie à long terme très structurée derrière tout cela.

En tout cas c'est révélateur d'un bouleversement lent mais extrêmement profond de notre industrie ; je perçois dans ces transformations la confirmation de ce que je pressens depuis plusieurs mois, et dont je me fais l'écho dans ce blog : la "chaîne alimentaire" est en train de changer. Les acteurs tels que les studios de création ou les freelances diminuent en nombre et en influence, au profit des imprimeurs qui étendent leur champ d'action. Et par conséquence, les éditeurs de logiciels suivent cette tendance. Petit à petit, des offres clés-en-mains destinées aux imprimeurs font leur apparition, que ce soit sous forme d'affiliation (comme Quark Promote) ou sous forme de solutions totalement personnalisables (comme semble l'être Quark Web-to-print System).
Pour l'instant, l'offensive de Quark semble focalisée aux Etats-Unis. Mais n'en doutons pas : il y a fort à parier que dans quelques mois, cette vague de nouveautés touchera les autres continents.

En attendant, les concurrents de Quark ne restent pas les bras croisés. A des degrés divers, les éditeurs référents du marché (Adobe, Woodwing, Vjoon ou Wedia) fourbissent leurs armes et nous réservent également de jolies surprises. Avec en toile de fond, l'opposition Quark-Adobe aux niveaux des technologies de composition.

Et oui, on y revient toujours au match Quark Xpress / Indesign ; car finalement, le pire ennemi de Quark n'est-il par Quark lui-même ?
Au fil des ans, les clients historiques de Quark se sont détournés d'Xpress pour tout un tas de raisons, le P-DG de Quark, Ray Schiavone, l'a reconnu lui-même. Adobe en a d'ailleurs profité pour imposer les qualités d'Indesign en moins de 10 ans.

Finalement, aujourd'hui, pour (re)conquérir le marché des clients potentiels du web-to-print, à savoir les moyennes et grandes entreprises, les imprimeurs et les professionnels des arts graphiques… on peut légitimement se demander si Quark n'aurait pas intérêt à changer de nom, histoire de se refaire une virginité. Ce ne seraient pas les premiers…

samedi 28 août 2010

Veille marketing : surveillez gratuitement votre e-reputation… et celle des autres !

Que l'on travaille en PME ou dans une grande entreprise, il est essentiel de garder un œil permanent sur son environnement :

  • concurrents,
  • nouveaux arrivants,
  • clients,
  • fournisseurs,
  • médias de référence (tous canaux confondus)…
…tout en surveillant attentivement tout ce qui peut être dit au sujet de sa propre entreprise.
La multiplication des sites communautaires professionnels ou privés et des réseaux sociaux, conjuguée à l'instantanéité des échanges, rend ce travail de suivi quasi impossible à réaliser. A moins d'y consacrer ses journées entières…

Pourtant, il est essentiel de faire de la veille marketing. Ce n'est jamais du temps perdu : la veille marketing vous permet de détecter les tendances, de surveiller efficacement vos concurrents, et de contrôler ce que l'on peut dire de votre entreprise et de vos produits sur le web.

Comment faire de la veille marketing lorsqu'on ne dispose ni du temps ni des connaissances nécessaires ?
“Si tu ne peux pas aller au web, alors le web devra venir à toi”. Je crois que c'est une citation de Lao-Tseu, ou de Isaac Asimov. Le mieux donc, c'est de laisser agir les robots qui peuplent le web, de façon à ce qu'ils fassent ce travail de veille à votre place.

Je vous propose donc une petite sélection d'outils et d'astuces pour que votre veille marketing vous soit livrée sur un plateau d'argent, à domicile, et sans débourser un centime.

Etape 1 : Identifier
La première étape consiste bien évidemment à identifier les entreprises pour lesquelles vous souhaitez mettre en place une veille marketing. Pour cela :
  • commencez par recenser les entreprises de votre secteur d'activité, en faisant appel à votre propre connaissance du marché, à des annuaires sectoriels (tels que Kompass) et aux réseaux sociaux professionnels. Viadeo par exemple est très pertinent pour identifier les entreprises et les personnes intéressées par un secteur d'activité précis : hubs, actualités, contacts de personnes… Vous pouvez également repérer des entreprises associées à certains mots-clés en utilisant la roue magique de Google (voir un exemple).
  • recueillez de l'information sur chaque entreprise : plus vous aurez d'information, plus la veille sera précise et efficace. Utilisez des services tels que Societe.com pour disposer d'informations telles que n° de Siret, noms des dirigeants…
  • renseignez-vous également sur les informations publiques disponibles au sujet des sites web de ces entreprises : par qui les noms de domaines ont-ils été enregistrés (grâce à un service whois) ? Existe-t'il des sous-domaines (grâce à des services dédiés) ?
Etape 2 : Suivre les personnages-clés
Une entreprise, ce sont avant tout des femmes et des hommes. Et l'être humain a par nature le besoin de dialoguer. C'est encore plus vrai depuis l'avènement de services tels que Twitter. L'étape 1 permet donc d'identifier les personnages-clés d'une entreprise (dirigeants, cadres, ingénieurs). L'étape 2 va consister à les suivre sur le web : 
  • sur Twitter : vous connaissez les noms, vous allez pouvoir vérifier s'ils utilisent Twitter. Si c'est le cas, il ne vous reste qu'à les suivre ! Vous verrez, c'est toujours très instructif.
  • sur 123 people : ce service qui a créé la polémique en son temps scanne le web et les réseaux sociaux pour rassembler l'actualité d'une personne. Entrez un nom et un prénom, et vous saurez ce que cette personne a écrit, publié ou commenté récemment. Un système d'alerte automatisé permet de surcroît de recevoir sur votre boîte mail toutes les nouvelles informations détectées sur le radar d'123 people.
  • enfin, sachez utiliser Viadeo par exemple pour entrer en contact ou vous abonner aux mêmes hubs que vos concurrents : vous serez surpris par le nombre de personnes qui acceptent spontanément ; et surtout, une fois le contact accepté, vous pourrez être automatiquement informé de leur actualité (avec quelles personnes ils entrent en contact,  s'ils changent d'entreprise, s'ils ont posté des messages ou des commentaires…)
Etape 3 : Surveiller le marché
Telle une vigie, vous devez maintenant surveiller le marché : fournisseurs, clients, concurrents, leaders d'opinion… En fait, ce n'est pas si compliqué que cela. Il suffit d'établir un maillage le plus serré possible, et vous verrez, peu de poissons échapperont aux mailles de votre filet.

Comme indiqué à l'étape 2, vous pouvez déjà utiliser Twitter, 123 people et Viadeo pour les entreprises. Ça fonctionne aussi très bien, et ça donne de très bons résultats.

Ensuite, utilisez les outils suivants pour créer vos radars "pro" :
  • Alertes Google : on ne peut pas faire plus simple. Vous tapez n'importe quel mot-clé, vous indiquez votre adresse mail, et Google vous poste un courriel à la fréquence de votre choix avec le résumé de tous les nouveaux résultats de recherche associés à ce mot-clé. C'est d'une efficacité magistrale : il y a forcément un peu de "déchet", mais c'est idéal pour capter de l'information.
  • Corporama : il s'agit d'un service similaire à 123 people, mais orienté entreprises. Vous saisissez le nom d'une société, et il vous synthétise son actualité et toutes les informations disponibles. Un système d'alertes automatisées est également disponible.
  • Plus prometteur, quoique encore en version Beta, Workstreamer. Il fonctionne plutôt bien sur les entreprises américaines, mais c'est très bien fait.
  • Un outil pas totalement gratuit, mais malgré tout très utile : iSpionage. Vous saisissez un mot-clé ou un nom d'entreprise, et iSpionage vous indique quels sont les annonceurs, les mots-clés associés, les adwords (publicités dans Google) relatives, les budgets mensuels investis, … C'est très instructif. Dans le même style, il y a également KeywordSpy, qui vous permet de savoir quels mots-clés et quels Adwords exploitent vos concurrents.

  • Découvrez aussi l'audience des sites web de vos confrères grâce à Alexa. Cet outil simple vous donne le trafic estimé de certains sites (les plus fréquentés malheureusement).
  • Enfin, n'oubliez pas les newsletters ! Certes, c'est un peu suranné, mais beaucoup d'entreprises continuent d'envoyer des newsletters, tout comme la presse professionnelle. Abonnez-vous, abonnez-vous ! C'est autant d'information qui tombe du ciel. Faites pareil avec les flux RSS des blogs, c'est toujours très enrichissant.
Etape 4 : Détecter
Le plus difficile, lorsqu'on a recensé des sites web intéressants, c'est de suivre leur évolution. En théorie, il faudrait se connecter régulièrement pour vérifier si des mises à jour ont été effectuées. C'est un travail de titan !
Là encore, laissez faire les robots. Il existe des services gratuits qui vous préviennent automatiquement lorsqu'une page ou un site a été modifié. Je vous conseille par exemple WatchThatPage ou ChangeDetection, ils sont très efficaces et totalement gratuits.

En conclusion…
La veille marketing sur le web, ce n'est pas si compliqué que cela. En passant un peu de temps au début pour identifier ses concurrents et paramétrer les outils, vous mettrez en place un maillage serré duquel peu d'informations réchapperont. Et vous ne perdrez plus de temps en vaines recherches.

Mais n'oubliez jamais : si vous faites de la veille marketing, vos concurrents en font également.
Donc sachez contrôler tout ce qui peut se dire au sujet de votre entreprise et de votre activité :
  • sensibilisez vos collaborateurs aux dangers des réseaux sociaux et des outils collaboratifs : demandez-leur de rester toujours très discrets sur leur activité professionnelle, et de vous prévenir chaque fois qu'un concurrent tente d'entrer en contact avec eux, ou de suivre leur activité. Demandez-leur de cacher systématiquement la liste de leurs contacts dans Viadeo, Facebook ou Linked In. Enfin, spécifiez dans votre charte internet qu'ils sont tenus à la plus grande confidentialité pour tout ce qui concerne leur activité professionnelle.
  • fermez les fenêtres ! Moins vos concurrents pourront en apprendre sur vous, mieux ce sera. Demandez donc à votre responsable informatique de bloquer l'accès aux sous-domaines de vos sites web, de masquer les propriétaires de vos noms de domaines, et de positionner des scripts de rafraîchissement automatique de vos pages web de façon quotidienne ; de cette manière, vous compliquerez la tâche de vos concurrents.
Enfin, surveillez-vous ! Le meilleur moyen de savoir ce que vos concurrents peuvent apprendre de vous, c'est de vous surveiller vous-même en temps réel. BigBrother se regarde le nombril ;-)

mercredi 25 août 2010

Les affaires reprennent !

C'est reparti : vacances terminées, boite mail surchargée, valise bouclée en prévision de nouveaux déplacements. J'espère que vous en avez bien profité également de votre côté...

En tout cas, je suis curieux de voir ce que nous réserve l'année (scolaire) qui vient. Celle qui vient de s'écouler a été particulièrement prolifique : explosion du nombre d'offres web-to-print en mode SaaS conjuguée a un intérêt croissant des DSI pour le cloud, édition de la Creative Suite 5 sur fond de rivalité Adobe-Quark en matière de fonctions multimedia, naissance aux USA de Quark Promote, nouvelle plateforme d'automarketing orientée end-user qui augure de nouveaux usages, apparition de nouveaux services tels que Joliprint qui changent la manière de lire le web... Et surtout, arrivée de l'iPad. Car cet appareil a réussi en quelques mois a profondément changer la donne de ce secteur en révélant à tous l'intérêt du cross-media. Ce que les professionnels du marketing dans le domaine du cross-media s'échinaient à expliquer depuis des lustres, avec plus ou moins de succès, l'iPad l'a démocratisé quasi instantanément : désormais, une publication doit pouvoir se lire dans tous les formats, sur tous les supports, en fonction du lieu, du moment et de l'outil de lecture. Cette notion de communication liquide…
Alors, qu'est-ce qui nous attend dans les mois qui viennent ?
Encore une fois, je vais jouer ma Madame Irma : je suis convaincu que les offres SaaS vont continuer à se multiplier, mais en se spécialisant par secteurs d'activités ou types d'usages. Les plateformes “bonnes à tout faire” vont bien évidemment perdurer, mais je crois sincèrement aux offres ciblées par marchés ou types d'usages, comme Page On Demand par exemple dans le domaine du catalogue.
Par ailleurs, je suis convaincu que le cross-media va se démocratiser sous la “pression” des tablettes : la technologie va s'ouvrir au plus grand nombre, les offres se simplifier et les plateformes jusque-là réservées aux grandes groupes du CAC 40 vont intéresser de plus en plus de grandes PME. Diversifier les canaux de communication, optimiser la diffusion de l'information en fonction du lectorat et de ses habitudes, autant d'enjeux auxquels le cross-media apportera des réponses dans les mois qui viennent.
Enfin, le "custom-publishing" ou automarketing (je conçois moi-même mes publications) va connaître un franc succès, en chamboulant profondément la donne en matière de publicité et d'imprimerie.

Bonne reprise a tous !

samedi 7 août 2010

Fermeture annuelle

Pas de posts pendant les 2 semaines qui viennent pour cause de congés… ;-)
Rendez-vous le 23 août pour de nouvelles aventures.
Bonnes vacances à tous !

mercredi 4 août 2010

Imprimés publicitaires : vers une communication raisonnée

L'imprimé publicitaire – au sens large (brochures, catalogues, flyers, dépliants, ISA) – est néfaste pour l’environnement. Point.
Tout le monde en conviendra, la planète se porterait mieux sans imprimé publicitaire, c’est une évidence.

Néanmoins, l’imprimé publicitaire reste essentiel à notre activité économique. Il s’agit d’un vecteur de communication et d’information qui génère du travail et de l’emploi. Par ailleurs, il s’agit aussi souvent d’un moyen d’information.
Alors, comment faire lorsqu’on travaille dans la pub ou le marketing, et qu’on n'est pas totalement désintéressé par l’avenir de notre planète ?
Certes, on peut se faire hara-kiri, ou aller élever des chèvres. Mais tout le monde n’est pas doué pour cela.

Personnellement, j’essaye modestement d’appliquer à mon activité, et de conseiller à mes contacts, la pratique de la communication “raisonnée”.
J'ai emprunté ce terme à l’agriculture, au sein de laquelle on oppose justement l’agriculture raisonnée à l’agriculture intensive, extrêmement néfaste pour l’environnement.

A mon avis, c’est un petit peu pareil dans la publicité : il y a la communication intensive, typique des méthodes de “carpet-bombing” (tapis de bombes). Une entreprise commande l’impression de plusieurs millions d’imprimés sans adresse dont elle va saturer toutes les boîtes aux lettres de particuliers, y compris ceux qui n’ont rien demandé à personne. Pour se donner bonne conscience, ou bonne image, l’entreprise en question prendra toutefois soin de choisir un papier recyclé, et d’apposer un “picto-machin vert” qui sera là pour nous expliquer que ce prospectus qui finira dans nos poubelles fait du bien à la planète.

A l’opposé de ces méthodes de communication, il y a donc ce que j’appelle la communication raisonnée.  Sans en être un théoricien, je pense qu’elle repose sur trois préceptes simples à appliquer avant toute nouvelle campagne de communication / publicité :

  1. En ai-je vraiment besoin ?
  2. Est-il indispensable de réaliser un imprimé pour cela ? Existe-t’il des canaux de diffusion moins nuisibles ?
  3. Si je dois imprimer, quelles mesures dois-je prendre pour être le plus vertueux possible ?
Concrètement, cela se traduit souvent par le fait de n’imprimer que le strict nécessaire. Uniquement ce dont vous avez besoin. L'imprimé reste essentiel dans la relation commerciale. Il matérialise une relation, il personnalise une entreprise.
Donc lorsque vous devez impérativement réaliser une campagne de communication, si vous panachez vos supports en combinant des imprimés en quantité strictement nécessaire, du web et des canaux légers tels que Twitter, Facebook ou autre… je pense que vous réussirez à optimiser votre communication d'entreprise. Et si vous prenez soin de choisir un imprimeur engagé dans une démarche éco-responsable, au sens noble du terme, je pense que vous serez dans une logique de communication “raisonnée”.

Le cross-media est l’un des leviers de cette logique : il permet de centraliser les contenus et de les adresser avec parcimonie vers chaque canal de communication, en optimisant au mieux chaque action.

Contrairement à ce que l’on nous annonce depuis des années, je ne pense pas que l’imprimé soit condamné à disparaître. Je pense qu’il faut 1. éliminer tout ce qui est superflu et nuisible en terme de publicité, que ce soit en print comme en web, 2. numériser la majeure partie de ce qui peut l'être, et opter pour des canaux de diffusion aussi légers que possible, 3. réserver l’imprimé à ce qui le mérite, et pour lequel le papier constitue un élément valorisant.
Certes, cela ne sera pas sans conséquence pour le secteur de l’imprimerie, mais comme je l’avais expliqué dans un précédent billet, je suis convaincu que l’imprimeur a un rôle central à jouer dans le pilotage d’une communication cross-media… raisonnée.

mardi 3 août 2010

SWYP, un outil collaboratif révolutionnaire pour la publication Print et numérique.

(Communiqué de presse)

La société RIP Consulting, spécialiste des flux éditoriaux, en partenariat avec Laurent Quivogne Conseil, spécialiste du développement WEB, a développé SWYP, un dispositif novateur de chemin de fer électronique. SWYP est un outil informatique collaboratif au service de tous les professionnels souhaitant créer du contenu Print ou numérique. Par simple abonnement, il permet de gérer et de diffuser les contenus à tous les niveaux de la chaîne de création de l’imprimé.

Un outil performant et adaptable à toutes les organisations.
Développé grâce à la technologie Full Web, cet outil informatique s’adapte à toute rédaction et ne demande aucun investissement matériel ou logiciel pour l’éditeur. Ce dispositif performant et peu couteux est consultable partout et permet de suivre à distance et en temps réel l’avancement de la future publication via la plateforme internet.

Des outils spécifiques pour chaque besoin de l’éditeur.
SWYP est composé de modules indépendants et complémentaires qui permettent outre le suivi de la publication, de bénéficier d’un outil de centralisation des données, d’un back office facilement paramétrable, de tableaux de bords adaptés et évolutifs, d’un module de pré presse, d’un module de publicité ou encore d’un module d’approbation.

Un accompagnement et des prestations sur mesure.
SWYP permet d’assurer la traçabilité de toutes les demandes traitées entre les différents acteurs. Une hot line métier est également comprise dans le tarif de location et permet d’accompagner au mieux l’utilisateur. Des formations des collaborateurs à l’utilisation de SWYP sont également envisageables.

Une facturation mensuelle forfaitaire par palier.
L’utilisateur pourra accéder à tous les modules via un simple abonnement. L’accès à toutes les fonctionnalités de la plateforme sera permis à tous les collaborateurs externes sans coût de licence supplémentaire. Une facturation mensuelle sera établie en fonction du nombre d’accès simultanés constaté et sur le nombre de pages produites.

Plus d'information : http://www.swyp.fr/