Caramba ! Ça n'aura pas traîné. A quelques semaines de son lancement officiel, Adobe vient d'annoncer l'arrêt du Project Rome, dans sa forme actuelle.
Voici le post tel qu'il a été rédigé sur un forum Adobe (merci à MacGeneration pour le scoop) :
“Thank you for all of your feedback and support of Project ROME. (...) After weighing this initiative against other projects currently in development at Adobe, we have made the difficult decision to end efforts on Project ROME. Our intention with this application was to explore the opportunity and usability of creative tools as software-as-a-service in the education market and beyond, and we have learned a lot from you so far. However, given our priorities, we are focusing resources on delivering tablet applications, which we believe will have significant impact on creative workflows.
This decision means that we are concluding the trial of Project ROME for Education. However, the commercial version of Project ROME will remain free to the public via Adobe Labs, http://bit.ly/LabsROME, along with other new and emerging innovations, technologies, and products from Adobe. Please note that no additional Project ROME software updates are planned at this time.
(...).”
Ce message est signé Sarah Essary, vous pouvez retrouver l'original ici.
J'ai mis en gras les éléments qui me paraissent très intéressants. Pour ceux qui ne parleraient pas la langue de Lady Gaga, Adobe indique que malgré l'engouement qu'il a suscité, Adobe a dû prendre la décision difficile d'arrêter le Project Rome. L'objectif de ce projet était de tester la viabilité d'outils créatifs en mode SaaS ; toutefois, au regard des priorités, il a été décidé de focaliser les efforts d'Adobe sur le secteur des applications pour tablettes (tiens tiens).
C'est intéressant : personnellement, je pense que tel un Phénix, Project Rome renaîtra de ses cendres.
Adobe a testé un business model, un marché et un type d'applicatifs. Fort de ses enseignements, je suis convaincu que ce type d'application reviendra sous une autre forme, peut-être dans la prochaine Creative Suite. Ce n'est qu'une affaire de temps.
Et en termes de priorités, il est clair que le secteur des tablettes est chaud chaud chaud...
Du web, du print, du web-to-print, beaucoup de marketing, un peu d'ergonomie, une touche de tactile.
Et trois pincées d'Aveyron.
mardi 30 novembre 2010
lundi 29 novembre 2010
Le magazine d'information hebdomadaire français Le Point crée ses éditions iPad avec la solution WoodWing
[Communique de presse]
ZAANDAM, Pays-Bas (29 novembre 2010) - WoodWing, l'un des principaux fournisseurs internationaux de solutions de publication cross-média et chef de file novateur du marché de la publication sur tablette, a annoncé aujourd'hui que le célèbre magazine hebdomadaire français Le Point a créé son application iPad à l'aide des outils de magazine numérique de WoodWing.
La solution WoodWing est parfaitement intégrée à l'environnement de publication existant du magazine Le Point. Le contenu est importé à partir du système de gestion de contenu de la version papier du magazine dans le système de publication pour tablette de WoodWing, avant d’être enrichi d'éléments multimédias tels que des vidéos, des images pour les diaporamas et des graphiques interactifs.
Le Point a décidé de produire et de publier la version iPad de l’hebdomadaire avec son équipe actuelle, qui a été formée pour développer des compétences spécifiques à la publication sur tablette. « La solution de WoodWing est très simple à utiliser », a déclaré Jean-François Hattier, directeur général adjoint de Le Point. « Les concepteurs n’étant pas familiers avec les outils de magazine numérique de WoodWing ont pu les maîtriser avec aisance et ce, très rapidement. La solution est évolutive et a été très vite mise en œuvre. »
Alliga Media (www.alliga-media.fr), partenaire agréé de référence des solutions WoodWing en France, a accompagné l'équipe du Point dans le processus de mise en œuvre de la solution de publication pour tablette de WoodWing et de création de l'application iPad. « Nous sommes fiers qu’un magazine de renom comme Le Point nous ait fait confiance pour l’aider à réaliser son application. Et nous sommes ravis du résultat, qui est vraiment impressionnant », a déclaré Richard Loubéjac, directeur général d'Alliga Media.
« L'utilisation de nos outils de magazine numérique par le journal Le Point démontre les avantages majeurs que présente notre solution de publication pour tablette », a déclaré Erik Schut, président de WoodWing Software. « Notre solution se distingue par son intégration transparente à Adobe CS4 et CS5, ainsi que sa facilité d'utilisation exceptionnelle. Elle peut également être facilement intégrée dans des environnements existants de toute sorte. De plus, elle est si efficace qu'elle permet même aux éditeurs de publier dans des délais stricts les éditions quotidiennes pour tablette de leurs marques médias. »
À ce jour, les clients de WoodWing à travers le monde ont créé plus de 95 applications et produit plus de 800 publications numériques à l'aide des outils de magazine numérique de WoodWing. Citons, entre autres magazines d'information publiant leurs éditions iPad avec les outils de WoodWing, Time Magazine (États-Unis), Stern (Allemagne), Veja (Brésil) et Newsweek (Pologne). Parmi les quotidiens qui utilisent la solution de WoodWing figurent The South China Morning Post (Hong Kong), KOMPAS Editors' Choice (Indonésie), ainsi que Frankfurter Rundschau et Kölner Stadt-Anzeiger (Allemagne). Une liste des applications iPad créées avec les outils de magazine numérique de WoodWing, régulièrement actualisée, est disponible sur www.woodwing.com/en/digital-magazine/ipad-gallery.
À propos de WoodWing
Fondée en 2000, la société WoodWing Software, dont le siège se trouve aux Pays-Bas, emploie 90 employés. Elle crée les solutions les plus innovantes du marché des publications imprimées, en ligne et pour tablettes. Sa croissance rapide dans le monde entier et son succès auprès des petites et grandes maisons d'édition démontrent que WoodWing propose les meilleurs outils au meilleur prix. On compte parmi les clients WoodWing des éditeurs de livres, magazines et journaux connus, ainsi que des agences de communication et des entreprises.
L’entreprise WoodWing Software est basée à Zaandam, aux Pays-Bas. Elle possède des agences commerciales en Europe, aux États-Unis, en Asie-Pacifique et en Amérique latine. Les clients sont accompagnés par des partenaires choisis minutieusement. Vous trouverez davantage d'informations sur le site Web à l'adresse www.woodwing.com.
Contact presse
Stefan Horst
Directeur RP, WoodWing Software
Tél. : 0049-151-12 72 63 62
E-mail : sho@woodwing.com
Twitter: http://twitter.com/SHorst_WW
ZAANDAM, Pays-Bas (29 novembre 2010) - WoodWing, l'un des principaux fournisseurs internationaux de solutions de publication cross-média et chef de file novateur du marché de la publication sur tablette, a annoncé aujourd'hui que le célèbre magazine hebdomadaire français Le Point a créé son application iPad à l'aide des outils de magazine numérique de WoodWing.
La solution WoodWing est parfaitement intégrée à l'environnement de publication existant du magazine Le Point. Le contenu est importé à partir du système de gestion de contenu de la version papier du magazine dans le système de publication pour tablette de WoodWing, avant d’être enrichi d'éléments multimédias tels que des vidéos, des images pour les diaporamas et des graphiques interactifs.
Le Point a décidé de produire et de publier la version iPad de l’hebdomadaire avec son équipe actuelle, qui a été formée pour développer des compétences spécifiques à la publication sur tablette. « La solution de WoodWing est très simple à utiliser », a déclaré Jean-François Hattier, directeur général adjoint de Le Point. « Les concepteurs n’étant pas familiers avec les outils de magazine numérique de WoodWing ont pu les maîtriser avec aisance et ce, très rapidement. La solution est évolutive et a été très vite mise en œuvre. »
Alliga Media (www.alliga-media.fr), partenaire agréé de référence des solutions WoodWing en France, a accompagné l'équipe du Point dans le processus de mise en œuvre de la solution de publication pour tablette de WoodWing et de création de l'application iPad. « Nous sommes fiers qu’un magazine de renom comme Le Point nous ait fait confiance pour l’aider à réaliser son application. Et nous sommes ravis du résultat, qui est vraiment impressionnant », a déclaré Richard Loubéjac, directeur général d'Alliga Media.
« L'utilisation de nos outils de magazine numérique par le journal Le Point démontre les avantages majeurs que présente notre solution de publication pour tablette », a déclaré Erik Schut, président de WoodWing Software. « Notre solution se distingue par son intégration transparente à Adobe CS4 et CS5, ainsi que sa facilité d'utilisation exceptionnelle. Elle peut également être facilement intégrée dans des environnements existants de toute sorte. De plus, elle est si efficace qu'elle permet même aux éditeurs de publier dans des délais stricts les éditions quotidiennes pour tablette de leurs marques médias. »
À ce jour, les clients de WoodWing à travers le monde ont créé plus de 95 applications et produit plus de 800 publications numériques à l'aide des outils de magazine numérique de WoodWing. Citons, entre autres magazines d'information publiant leurs éditions iPad avec les outils de WoodWing, Time Magazine (États-Unis), Stern (Allemagne), Veja (Brésil) et Newsweek (Pologne). Parmi les quotidiens qui utilisent la solution de WoodWing figurent The South China Morning Post (Hong Kong), KOMPAS Editors' Choice (Indonésie), ainsi que Frankfurter Rundschau et Kölner Stadt-Anzeiger (Allemagne). Une liste des applications iPad créées avec les outils de magazine numérique de WoodWing, régulièrement actualisée, est disponible sur www.woodwing.com/en/digital-magazine/ipad-gallery.
À propos de WoodWing
Fondée en 2000, la société WoodWing Software, dont le siège se trouve aux Pays-Bas, emploie 90 employés. Elle crée les solutions les plus innovantes du marché des publications imprimées, en ligne et pour tablettes. Sa croissance rapide dans le monde entier et son succès auprès des petites et grandes maisons d'édition démontrent que WoodWing propose les meilleurs outils au meilleur prix. On compte parmi les clients WoodWing des éditeurs de livres, magazines et journaux connus, ainsi que des agences de communication et des entreprises.
L’entreprise WoodWing Software est basée à Zaandam, aux Pays-Bas. Elle possède des agences commerciales en Europe, aux États-Unis, en Asie-Pacifique et en Amérique latine. Les clients sont accompagnés par des partenaires choisis minutieusement. Vous trouverez davantage d'informations sur le site Web à l'adresse www.woodwing.com.
Contact presse
Stefan Horst
Directeur RP, WoodWing Software
Tél. : 0049-151-12 72 63 62
E-mail : sho@woodwing.com
Twitter: http://twitter.com/SHorst_WW
samedi 27 novembre 2010
Petit clin d'œil à artiste plein de talent
Pour une fois, je ne vais pas vous parler de web-to-print, de plateformes éditoriales ou d'iPad.
Non, je vais vous parler d'un pote qui dessine des Ferrari. Bon, des potes qui dessinent des Ferrari, on en a quasiment tous. Sauf que moi, c'est pas juste un pote, c'est Cyril, mon ami d'enfance. Et qu'il ne se contente pas de juste gribouiller des Ferrari pendant les heures de travail. Il réalise de vraies œuvres d'art : des dessins en situation de Ferrari mythiques que les connaisseurs apprécieront, réalisés en noir et blanc au fusain et au crayon. C'est tout simplement magnifique.
Voici un petit exemple :
Bluffant, hein ? Je tiens à le préciser : ce n'est pas une photo d'époque passée au filtre Photoshop. Non, non. C'est du cousu main, avec patience et amour, de véritables œuvres originales ;-)
Pour l'instant, le site de Cyril ne présente qu'une toute partie de son travail, mais je vous invite à le consulter régulièrement, vous y découvrirez de véritables pépites.
Ça se passe ici : http://curve.folieo.com/
Non, je vais vous parler d'un pote qui dessine des Ferrari. Bon, des potes qui dessinent des Ferrari, on en a quasiment tous. Sauf que moi, c'est pas juste un pote, c'est Cyril, mon ami d'enfance. Et qu'il ne se contente pas de juste gribouiller des Ferrari pendant les heures de travail. Il réalise de vraies œuvres d'art : des dessins en situation de Ferrari mythiques que les connaisseurs apprécieront, réalisés en noir et blanc au fusain et au crayon. C'est tout simplement magnifique.
Voici un petit exemple :
| ©Cyril Teste |
Bluffant, hein ? Je tiens à le préciser : ce n'est pas une photo d'époque passée au filtre Photoshop. Non, non. C'est du cousu main, avec patience et amour, de véritables œuvres originales ;-)
Pour l'instant, le site de Cyril ne présente qu'une toute partie de son travail, mais je vous invite à le consulter régulièrement, vous y découvrirez de véritables pépites.
Ça se passe ici : http://curve.folieo.com/
jeudi 25 novembre 2010
Obsolescence programmée ou perçue : lutter... par la mode !
Je rebondis ce soir sur un excellent article de Green IT, qui décortique les mécanismes de l'obsolescence programmée de nombreux appareils électroniques, et ceux de l'obsolescence perçue.
Façon "quoi, t'as qu'un iPh*ne 3 alors que le iPh*ne 4 est sorti ??? Mais quel nûûûûûûûl !".
L'article s'interroge sur les façons de lutter.
Personnellement, je n'en vois qu'une.
De mon point de vue, le conso-citoyen moderne a 3 armes à sa disposition :
Façon "quoi, t'as qu'un iPh*ne 3 alors que le iPh*ne 4 est sorti ??? Mais quel nûûûûûûûl !".
L'article s'interroge sur les façons de lutter.
Personnellement, je n'en vois qu'une.
De mon point de vue, le conso-citoyen moderne a 3 armes à sa disposition :
- sa carte d'électeur,
- sa carte bleue,
- son attitude.
Dans ce cadre, je vais plutôt m'intéresser à ce dernier levier : l'attitude. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les modes ne naissent généralement pas d'esprits féconds et créatifs. Globalement, elles naissent de la rue. Les designers, les stylistes, les graphistes ne font souvent que détecter précocement les nouvelles tendances, et les sublimer. Et par leur nom, les mettre à la mode.
Je propose de lancer une nouvelle mode pour lutter contre l'obsolescence de tous les objets qui nous entourent : “le durable c'est hype !”
Affichez, bichonnez, revendiquez vos vieux appareils ! Votre voiture a 200.000 kms, et elle est bien entretenue ? Revendiquez-le, affichez-le et moquez-vous de celui qui roule dans une voiture toute neuve. Votre PowerBook a 5 ans ? Soyez-en fiers ! So hype to be vintage ! So cool for the planet !
Et celui qui a le tout dernier Machinbook sera un has-been.
Votre téléphone ne fait que téléphone, il a 4 ans et toutes ses dents (touches) ? Vous êtes responsable, donc sexy donc => à la mode.
Vous verrez, si nous sommes nombreux à rejoindre ce mouvement, la mode s'en emparera, les marketeux aussi et au bout de la chaîne, je suis sûr que cela aura un impact sur l'image et la durée de vie des appareils.
Forcément, on choisira les appareils et les marques qui auront la plus longue espérance de vie, et la meilleure qualité, quitte à payer plus cher à l'achat. Et ce serait un bon moyen de casser ce cycle infernal du marketing qui nous conditionne à toujours rechercher ce qu'il y a de plus récent.
Ça vous paraît complètement farfelu ?
Alors demandez-vous ce que vous auriez pensé en 1988 d'un constructeur automobile qui aurait alors communiqué sur les faibles émissions de CO2 ou la sécurité procurée par sa voiture ?
On l'aurait sûrement pris pour un fou à l'époque des voitures phallo-rapides...
Bon. On commence quand ?
mercredi 24 novembre 2010
Scene 7 : l'arme fatale pour le web-to-print ?
Adobe a lancé fin septembre la version 5.0 de Scene 7, sa solution de gestion de contenus multimedia, sans tambour ni trompette. Pourtant, au-delà d'une simple mise à jour, c'est à une vraie révolution que l'on assiste.
Jusqu'à présent, en terme de composition PAO pour le web-to-print, Adobe ne proposait – à ma connaissance – qu'Adobe Indesign Server.
Or Indesign Server, comme tous ses concurrents, est une technologie qui porte la PAO dans son ADN, et la PAO en mode desktop : langages spécifiques, technologies assez “lourdes”, bref, plutôt de la grosse artillerie.
Pour réaliser correctement du web-to-print, les éditeurs se sont evertués à greffer des surcouches à ce type de moteurs de composition : front-end web, webservices, bases de données...
Cela fonctionne très bien, mais au prix d'architectures assez complexes dont on atteint peut-être les limites aujourd'hui. Publishing Silicon explique cela très bien sur son blog.
Voici donc qu'Adobe lance Scene 7 version 5.0. Au-delà des évolutions fonctionnelles, c'est une toute nouvelle architecture qui est proposée : basée sur le format FXG (Adobe Flash XML Graphics, format ouvert inspiré du SVG), Scene 7 propose une manière radicalement différente de traiter les fichiers.
Jusqu'à présent, en terme de composition PAO pour le web-to-print, Adobe ne proposait – à ma connaissance – qu'Adobe Indesign Server.
Or Indesign Server, comme tous ses concurrents, est une technologie qui porte la PAO dans son ADN, et la PAO en mode desktop : langages spécifiques, technologies assez “lourdes”, bref, plutôt de la grosse artillerie.
| © Silicon Publishing |
Cela fonctionne très bien, mais au prix d'architectures assez complexes dont on atteint peut-être les limites aujourd'hui. Publishing Silicon explique cela très bien sur son blog.
Voici donc qu'Adobe lance Scene 7 version 5.0. Au-delà des évolutions fonctionnelles, c'est une toute nouvelle architecture qui est proposée : basée sur le format FXG (Adobe Flash XML Graphics, format ouvert inspiré du SVG), Scene 7 propose une manière radicalement différente de traiter les fichiers.
- En entrée, on trouve des gabarits de documents conçus dans les formats standards du marché : Indesign, Illustrator ou Photoshop.
- Ceux-ci vont être taggués pour définir les champs éditables, et uploadés dans Scene 7 au format FXG.
- Le FXG étant un format très souple et universel (du moins dans la galaxie Adobe), il permet des rendus très rapides de composition ; il se marie donc parfaitement avec des interfaces end-users en Flash / Flex pour la saisie de données et la manipulation d'objets.
- En sortie, Scene 7 permet bien évidemment de réaliser des PDF pour l'imprimeur, mais également d'alimenter d'autres canaux (terminaux mobiles, web...)
| © Silicon Publishing |
Le FXG semble donc réconcilier les deux frères ennemis du web et du print, en mettant en place une passerelle entre ces deux mondes. Il semble offrir une qualité de composition amplement suffisante pour les usages web-to-print courants, il se marie à merveille avec les interfaces Flash et Scene 7 dispose d'une architecture optimisée pour le SaaS.
En d'autres termes, Adobe semble avoir mis au point l'arme fatale pour le web-to-print : “good enough”, rapide, agile, performante et optimisée... Bravo !
Et Indesign Server me direz-vous ? Rassurez-vous, Scene 7 ne risque pas de le phagocyter. Je dirai plutôt que l'éco-système Adobe se rééquilibre :
- Scene 7 va probablement adresser le marché du web-to-print, du multicanal simple, et des offres SaaS. Je ne connais pas sa grille tarifaire, mais je pense que Scene 7 devrait logiquement être proposé sous une forme et à des tarifs adaptés à cette cible ;
- Indesign Server va probablement être recentré sur les plateformes de publication dynamique, en mode insourcé : pour les grandes entreprises, la presse écrite... qui ont des besoins spécifiques et qui exigent de grandes capacités de production. Et qui demandent l'intervention d'intégrateurs spécialisés pour mitonner des solutions sur-mesure.
Je tiens à préciser que tout cette analyse est basée sur différentes infos glanées sur le web, notamment auprès de l'excellent blog Silicon Publishing et de leur livre blanc. Je n'ai pas encore testé Scene 7, mais c'est prévu !
Je vous invite d'ailleurs à découvrir le site consacré à Adobe Scene 7 : vous pourrez y découvrir toutes les facettes de cette magnifique solution.
mardi 23 novembre 2010
Conseils Marketing : "Créer sa plaquette, les clés du succès"
Après Portail des PME et le JDN, je contribue désormais également à ConseilsMarketing.fr de Fred Canevet. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à y découvrir l'article que je viens de poster pour aider tous ceux qui veulent se lancer dans la création d'une plaquette commerciale.
C'est ici : http://www.conseilsmarketing.fr/emailing/creer-sa-plaquette-commerciale-les-cles-du-succes
C'est ici : http://www.conseilsmarketing.fr/emailing/creer-sa-plaquette-commerciale-les-cles-du-succes
vendredi 19 novembre 2010
Twitter + Joliprint = Instant PDF
Désormais, vous pouvez envoyer vos URL par tweet à Joliprint. Ajoutez simplement @myPDF quelque part dans votre tweet, et comme par magie, l'URL de destination sera transformée en un magnifique PDF. C'est hallucinant !
Comme de plus en plus de pages web ou de webapp intègrent un bouton "Tweet this", il devient ainsi extrêmement facile de convertir des pages web en fichiers PDF à la volée, pour les archiver, les consulter ultérieurement ou les partager.
Comment procéder ?
Maintenant, pour procéder à la conversion :
Comme de plus en plus de pages web ou de webapp intègrent un bouton "Tweet this", il devient ainsi extrêmement facile de convertir des pages web en fichiers PDF à la volée, pour les archiver, les consulter ultérieurement ou les partager.
Comment procéder ?
- Si vous ne disposez pas encore d'un compte Twitter, créez-en un sur http://twitter.com/
- Suivez le compte Twitter http://twitter.com/#!/myPDF
- En retour, myPDF va suivre votre propre compte Twitter, et vous envoyer un message direct (DM) pour confirmer l'enregistrement au service (totalement gratuit).

Maintenant, pour procéder à la conversion :
- pour tous les tweets publics : ajoutez simplement @myPDF dans le corps de n'importe quel tweet public. myPDF vous retournera alors un message direct (DM) avec un URL de type http://prin.tt/... qui vous permettra de télécharger la version PDF de votre page.
- pour les messages directs : envoyez un message direct à myPDF pour convertir un URL. En réponse, myPDF vous renverra un DM contenant l'adresse vous permettant de récupérer votre fichier PDF.

- encore plus fort : les retweets. Un tweet vous plaît, vous voulez archiver le lien dans un format agréable à lire et dénué de pubs ? Retweeter-le et ajoutez @myPDF. Et hop !
En termes de délais, ça prend moins de 2 minutes pour recevoir la version PDF "joliprintée" de votre page, tout dépend de l'humeur de Twitter !
Voici le type de message direct que vous allez recevoir :
Pour plus d'infos, je vous invite à consulter le site de Joliprint : http://joliprint.com/myPDF/
jeudi 18 novembre 2010
Imprimeurs Sud de France : Cap sur l'excellence
On connaissait Imprim'France ou Imprim'Club, voici désormais ISF : Imprimeurs Sud de France.
Il s'agit d'un regroupement d'imprimeurs du Languedoc-Roussillon. Comme il s'agit de ma terre natale, forcément, je suis l'initiative de près.
Je la trouve d'autant plus intéressante qu'à priori, la proximité devrait avoir tendance à inciter à la concurrence plutôt qu'à la collaboration.
Mais voilà, l'imprimerie n'est pas un métier comme les autres. Certes sous la pression commerciale, il existe une (forte) compétition, qui tend souvent à la guérilla. Toutefois, je trouve que les imprimeurs sont comme les gens de la mer : face à l'adversité, ils savent s'entraider.
Ce nouveau groupement a une devanture sous la forme d'un site web.
Il sert également à promouvoir les talents de la filière imprimerie du Languedoc Roussillon hors des limites de la région. Par exemple, le 9 décembre dans le XVe arrondissement de Paris, une manifestation permettra de présenter ce nouveau groupement aux grands annonceurs.
Un grand bravo donc, doublé un grand intérêt pour ce mouvement qui gagne l'imprimerie française : longtemps isolés, les acteurs se fédèrent, se regroupent, s'associent pour unir leurs forces. Dans un prochain billet, je reviendrai sur la plateforme AlterEgo, un autre exemple de cette dynamique.
Longtemps reléguée au rang du prestataire lambda, occulté par les stars de la pub et du marketing, l'imprimeur façon 2010 semble bien déterminé à faire valoir son savoir-faire et ses talents.
Et c'est tant mieux.
Il s'agit d'un regroupement d'imprimeurs du Languedoc-Roussillon. Comme il s'agit de ma terre natale, forcément, je suis l'initiative de près.
Je la trouve d'autant plus intéressante qu'à priori, la proximité devrait avoir tendance à inciter à la concurrence plutôt qu'à la collaboration.
Mais voilà, l'imprimerie n'est pas un métier comme les autres. Certes sous la pression commerciale, il existe une (forte) compétition, qui tend souvent à la guérilla. Toutefois, je trouve que les imprimeurs sont comme les gens de la mer : face à l'adversité, ils savent s'entraider.
Ce nouveau groupement a une devanture sous la forme d'un site web.
Il sert également à promouvoir les talents de la filière imprimerie du Languedoc Roussillon hors des limites de la région. Par exemple, le 9 décembre dans le XVe arrondissement de Paris, une manifestation permettra de présenter ce nouveau groupement aux grands annonceurs.
Un grand bravo donc, doublé un grand intérêt pour ce mouvement qui gagne l'imprimerie française : longtemps isolés, les acteurs se fédèrent, se regroupent, s'associent pour unir leurs forces. Dans un prochain billet, je reviendrai sur la plateforme AlterEgo, un autre exemple de cette dynamique.
Longtemps reléguée au rang du prestataire lambda, occulté par les stars de la pub et du marketing, l'imprimeur façon 2010 semble bien déterminé à faire valoir son savoir-faire et ses talents.
Et c'est tant mieux.
mardi 16 novembre 2010
Tweak : le nouveau bébé de Jerry Kennelly
C'est un nom qui ne vous dira peut-être rien, mais Jerry Kennelly a créé deux des principales banques d'images libres de droit des années 2000 : Stockdisc et Stockbyte. Ceux qui se sont usés les yeux sur leur PowerMac à la recherche de visuels connaîtront forcément.
En 2006, Jerry Kennelly a revendu ces deux banques d'images à Getty, pour la modique somme de 135 millions de dollars. Autant dire que l'homme a le nez fin, car je ne suis pas sûr qu'une telle transaction se serait faite dans les mêmes conditions aujourd'hui.
Depuis cette date, Jerry ne s'est pas tourné les pouces : il est entré comme il le dit lui-même en mode "startup furtif". Et aujourd'hui, j'ai découvert quelques échos sur mes radars.
Ça s'appelle Tweak. C'est basé en Irlande. Apparemment, 10 Millions d'euros y ont été investis. C'est une plateforme qui permet de créer et de personnaliser des supports marketing en ligne, et de commander leur impression.
Rien de forcément innovant dans le concept me direz-vous. Mais je dois quand même admettre à la vue des premières vidéos et de la beta privée que l'interface est très bien conçue, et qu'il y a des fonctionnalités très intéressantes.
Je vous invite d'ailleurs à tester vous-même le service et à regarder les différentes vidéos disponibles.
Ce qui est passionnant, c'est que ce projet confirme une tendance émergente mais “lourde” de notre industrie, celle des plateformes d'automarketing en mode "web-to-print”.
Nous en sommes encore aux prémices, et on distingue déjà plusieurs écoles :
En 2006, Jerry Kennelly a revendu ces deux banques d'images à Getty, pour la modique somme de 135 millions de dollars. Autant dire que l'homme a le nez fin, car je ne suis pas sûr qu'une telle transaction se serait faite dans les mêmes conditions aujourd'hui.
Depuis cette date, Jerry ne s'est pas tourné les pouces : il est entré comme il le dit lui-même en mode "startup furtif". Et aujourd'hui, j'ai découvert quelques échos sur mes radars.
Ça s'appelle Tweak. C'est basé en Irlande. Apparemment, 10 Millions d'euros y ont été investis. C'est une plateforme qui permet de créer et de personnaliser des supports marketing en ligne, et de commander leur impression.
Rien de forcément innovant dans le concept me direz-vous. Mais je dois quand même admettre à la vue des premières vidéos et de la beta privée que l'interface est très bien conçue, et qu'il y a des fonctionnalités très intéressantes.
Je vous invite d'ailleurs à tester vous-même le service et à regarder les différentes vidéos disponibles.
Ce qui est passionnant, c'est que ce projet confirme une tendance émergente mais “lourde” de notre industrie, celle des plateformes d'automarketing en mode "web-to-print”.
Nous en sommes encore aux prémices, et on distingue déjà plusieurs écoles :
- les précurseurs : forcément, ce sont des services américains. Je nommerai par exemple MyBrochureMaker et MyCreativeShop, deux services apparus aux alentours des années 2005 si je ne me trompe pas. Et force est de constater qu'après quelques années timides, ces deux services semblent retrouver une nouvelle jeunesse depuis l'été 2010. Signe des temps ? Mark Gordon de MyBrochureMaker revendique même depuis peu de temps plus de 25 000 utilisateurs enregistrés.
- les solutions 100% client riche : Quark Promote, aux USA et en Australie, qui propose une forme de iTunes de la création de brochures et de plaquettes
- les solutions hybrides, en mode off et online : Adobe ProjectRome qui va beaucoup plus loin que la personnalisation de supports print, puisqu'elle permet de réaliser des pages web ou des animations. A l'inverse, pour l'instant, aucune fonctionnalité de commande d'imprimerie n'est disponible sur ProjectRome.
- les solutions full-web, sans Flash : je nommerai Expresso, The Marketing Boutique, précurseur du genre en France et dont j'ai la chance de m'occuper. Pour Expresso, comme vous pouvez le constater vous-même, nous avons pris le parti de la simplicité et de l'universalité : aucun plugin nécessaire, aucune techno de type Java ou Flash requise pour faire fonctionner notre service, mais sans que cela n'entraîne de limite fonctionnelle. Nos ingénieurs se sont évertués à réaliser des prouesses en matière de compo PAO tout en restant accessibles aux plus vieux ordinateurs.
- les RIA telles que Tweak ou BrandDoozie qui s'appuient essentiellement sur Flex,
- les pure-players, qui se spécialisent dans un type de supports particulier. Pour les magazines, on trouve par exemple MadMagz en France ou MagCloud de HP. Dans un domaine connexe, on pourrait également citer toutes les applications de Photobooks (albums photo en ligne) qui connaissent un succès fulgurant et dont le principe n'est pas si éloigné que ça des plateformes d'automarketing.
Et j'en oublie sans doute beaucoup d'autres ! Toute cette agitation témoigne d'une évolution forte du marketing et des services web, qui entament leur migration vers du self-service. En 2011, des tendances vont se dégager et on peut parier que de grands acteurs vont se positionner sur ce marché.
lundi 15 novembre 2010
Ma boîte à outils de chef de projet MOA / MOE
Conduire un projet, qu'il s'agisse de web, de web-to-print, de SaaS ou tout autre projet informatique, est une tâche de longue haleine… Cela demande de la rigueur, du suivi et une vision à long terme. Les outils informatiques sont là pour aider le (ou la) chef de projet à mener à bien son entreprise ; toutefois, tous ne se valent pas, et mal utilisés, ils peuvent faire perdre plus de temps que ce qu'ils en feront gagner.
Je voulais donc partager avec vous les fruits de ma propre expérience, en vous livrant les outils que j'utilise quotidiennement pour réaliser de la conduite de projet :
Bien sûr, en parallèle de la spécification des fonctionnalités, il faut tracer des interfaces utilisateurs : dessiner des wireframes, concevoir des interfaces… mais là, c'est un autre sujet, et je vous invite à consulter le post que j'y avais consacré au mois d'octobre.
Bonne conduite de projet !
Je voulais donc partager avec vous les fruits de ma propre expérience, en vous livrant les outils que j'utilise quotidiennement pour réaliser de la conduite de projet :
- Merlin (Mac) ou GanttProject (PC/Mac/Linux) : qui dit projet informatique dit ressources, roadmap, planning, budgets... tous ces aspects étant imbriqués les uns dans les autres. Après plusieurs années passées à tester différentes solutions, je dois dire qu'aujourd'hui, mon compagnon quotidien s'appelle Merlin. C'est un logiciel de planification de projet, dans lequel vous pouvez définir des tâches, allouer des ressources, placer des jalons et des évènements dans votre planning. Mais Merlin va plus loin que la simple planification : vous pouvez suivre l'avancée de vos travaux, générer des rapports personnalisés pour savoir où en sont vos équipes, détecter les pics d'activité, calculer le coût de vos travaux. C'est un must !! Malheureusement, il n'existe que sous Mac. En alternative, je conseillerai le libre GanttProject, qui fait un peu pareil, mais de façon plus “rugueuse”. A signaler également, sous Windows, OpenWorkBench.
- Trac : lorsqu'on conduit un projet informatique, il faut assigner des tâches à plusieurs personnes, procéder à des tests, faire remonter des bugs par priorité, spécifier des évolutions fonctionnelles. A ce stade, le simple e-mail ne suffit plus : les messages se perdent et leur suivi relève de la mission impossible. Il faut donc utiliser une plateforme de gestion de projet : depuis plusieurs années, j'utilise Trac (libre et gratuit), qui permet via un système de tickets de définir des tâches, relever des bugs ou proposer des améliorations. Chaque ticket pourra être assigné à un utilisateur, avec un degré de priorité variable et si nécessaire, un regroupement au sein d'un lot qui correspond, par exemple, à une étape de votre roadmap. C'est le complément idéal de Merlin pour effectuer des recettes, spécifier des fonctionnalités ou faire du bug tracking. Un peu rugueux de prime abord, Trac est un service très performant au quotidien, et idéal pour animer à peu de frais une équipe projet. Dans le même genre, vous trouvez également Pivotal Tracker, Jira, RedMine, 5pm, qui ne sont pas tous gratuits.
- Adobe ConnectNow, GTalk et Skype : à titre personnel, je travaille beaucoup à distance. Cela implique d'échanger régulièrement avec des collègues distants, pour des réunions ou des points sur des aspects du projet. Il faut donc pouvoir communiquer, échanger et partager des écrans. J'utilise donc Gtalk et Skype pour le tchat et Adobe ConnectNow pour la visioconférence. Tout simplement le service le plus simple et le plus efficace que j'ai testé dans ce domaine : on peut partager un écran, faire de la vidéoconférence, prendre le contrôle d'une machine à distance... et c'est gratuit jusqu'à 3 participants !
- Google Docs et Google Agenda : au-delà des tickets et des roadmaps sophistiquées, conduire un projet nécessite de produire beaucoup d'écrits (compte-rendus, spécifications, ...). Et également, de partager des évènements, pour faire circuler l'information. Dans ce domaine, je n'ai rien trouvé de mieux que les GoogleDocs et Google Agenda. Certes, en fonctionnalités, on est loin de ce que proposent les traitements de texte de bureau. Mais au final, GoogleDocs propose le strict essentiel : avec une énorme cerise sur le gâteau, à savoir le collaboratif. Le fait que plusieurs personnes puissent interagir à distance sur le même document est tout simplement fantastique. Cela permet de construire rapidement des documents à plusieurs mains, en raccourcissant les circuits d'échange. Idem pour le calendrier partagé : tout le monde y a accès, chacun peut y déposer des évènements, c'est top pour faire circuler l'information tout en la maîtrisant.
- Jing : dans un projet informatique, on passe son temps à commenter des captures d'écran. Soit pour signaler des bugs, soit pour suggérer des évolutions fonctionnelles. Il est un petit utilitaire gratuit qui est toujours ouvert sur mon Mac, c'est JING : en 2 clics, vous pouvez faire des captures d'écran statiques ou animées. Simple, efficace et rapide. Indispensable !
- Enfin, pour ceux qui sont fanas de la méthode Scrum, je ne saurais que trop conseiller ScrumDesk (gratuit jusqu'à 5 utilisateurs) qui est une sorte de couteau suisse.
Bien sûr, en parallèle de la spécification des fonctionnalités, il faut tracer des interfaces utilisateurs : dessiner des wireframes, concevoir des interfaces… mais là, c'est un autre sujet, et je vous invite à consulter le post que j'y avais consacré au mois d'octobre.
Bonne conduite de projet !
mardi 9 novembre 2010
Expresso “The Marketing Boutique”, Adobe Project Rome, Quark Promote : menace ou opportunité pour les graphistes ?
2010 aura vu l'apparition de plusieurs services web qui mettent le design et la création à la portée du grand public: Expresso, The Marketing Boutique en France, qui propose aux PME et aux autoentrepreneurs de concevoir en quelques clics des supports publicitaires personnalisés au look ultra-professionnel. Quark Promote, aux USA et en Australie, qui permet via une application type RIA de customiser des modèles. Et plus récemment, le Project ROME d'Adobe que je vous présentais il y a quelques jours, et qui joue le rôle de véritable couteau suisse pour la création au sens large, du print au web en passant par l'animation.
On l'aura compris : l'objectif est de permettre à tout un chacun de concevoir ses supports marketing.
Est-ce à dire que tout le monde peut devenir graphiste ? Personnellement, je ne le pense pas. Je reste persuader que devenir graphiste, ça demande de l'apprentissage, à l'école, dans les livres et au “cul” des offset… et de la pratique, beaucoup de pratique. Vous le savez, je suis chef du projet Expresso, The Marketing Boutique, je ne m'en cache pas, comme je ne me cache pas du fait que j'ai été graphiste et créatif, en agence comme chez l'annonceur. Au lancement d'Expresso, j'ai reçu via ce blog beaucoup de mails incendiaires de graphistes qui considéraient qu'avec ce type de solutions, “on tuait le métier”.
Je comprends ces réactions. Je les entends.
Néanmoins, je pense que c'est l'avancée logique de notre secteur d'activité qui conduit à l'émergence des ces technologies.
Il y a 20 ans, aucun client ne trouvait choquant de payer des centaines de francs pour une prise de vue, des milliers de francs pour la une d'un numéro zéro, ou d'être facturé lorsqu'il osait demander des corrections d'auteur après le B.A.T. La PAO et la créa, c'était alors un métier de professionnels, avec des machines hors de portée du plus grand nombre, une technicité telle qu'elle tenait le grand public à l'écart. Et par certains aspects, une opacité qui a permis bon nombre d'abus en matière de facturation, soit dit en passant.
Les années 90-2000 sont passées par là, et avec elles, la banalisation de l'ordinateur, la démocratisation de l'appareil photo numérique, Internet et la communication pour tous : les clients ont commencé à de moins en moins comprendre pourquoi la mise en page d'un document leur coûtait aussi cher alors que ça leur prenait 2 minutes à faire sur le web. D'un côté, ils avaient le web "facile et pas cher" et de l'autre, la communication print "compliquée et onéreuse". Le marché est entré dans une spirale descendante, plus personne n'étant prêt à payer ni la créa, ni la qualité, et toute référence disparaissant en quelques années.
Aujourd'hui, on en est pour moi au creux de la vague :
On l'aura compris : l'objectif est de permettre à tout un chacun de concevoir ses supports marketing.
Est-ce à dire que tout le monde peut devenir graphiste ? Personnellement, je ne le pense pas. Je reste persuader que devenir graphiste, ça demande de l'apprentissage, à l'école, dans les livres et au “cul” des offset… et de la pratique, beaucoup de pratique. Vous le savez, je suis chef du projet Expresso, The Marketing Boutique, je ne m'en cache pas, comme je ne me cache pas du fait que j'ai été graphiste et créatif, en agence comme chez l'annonceur. Au lancement d'Expresso, j'ai reçu via ce blog beaucoup de mails incendiaires de graphistes qui considéraient qu'avec ce type de solutions, “on tuait le métier”.
Je comprends ces réactions. Je les entends.
Néanmoins, je pense que c'est l'avancée logique de notre secteur d'activité qui conduit à l'émergence des ces technologies.
Il y a 20 ans, aucun client ne trouvait choquant de payer des centaines de francs pour une prise de vue, des milliers de francs pour la une d'un numéro zéro, ou d'être facturé lorsqu'il osait demander des corrections d'auteur après le B.A.T. La PAO et la créa, c'était alors un métier de professionnels, avec des machines hors de portée du plus grand nombre, une technicité telle qu'elle tenait le grand public à l'écart. Et par certains aspects, une opacité qui a permis bon nombre d'abus en matière de facturation, soit dit en passant.
Les années 90-2000 sont passées par là, et avec elles, la banalisation de l'ordinateur, la démocratisation de l'appareil photo numérique, Internet et la communication pour tous : les clients ont commencé à de moins en moins comprendre pourquoi la mise en page d'un document leur coûtait aussi cher alors que ça leur prenait 2 minutes à faire sur le web. D'un côté, ils avaient le web "facile et pas cher" et de l'autre, la communication print "compliquée et onéreuse". Le marché est entré dans une spirale descendante, plus personne n'étant prêt à payer ni la créa, ni la qualité, et toute référence disparaissant en quelques années.
Aujourd'hui, on en est pour moi au creux de la vague :
- la majorité des clients n'a plus aucune idée de la valeur d'une création : un logo qui vaut plus de 200 € est globalement considéré comme cher… et je le déplore, car je sais le temps que ça demande pour arriver à un résultat satisfaisant.
- il n'y a plus aucune référence en matière de prix : la faute à qui ? à certaines agences qui se sont "gavées" pendant des années ? aux imprimeurs qui bradent la créa et l'exé pour pouvoir faire tourner leurs machines ? ou aux étudiants qui n'ont pour seule planche de salut que le statut de freelance en autoentrepreneuriat, et qui bradent leurs talents parce qu'ils doivent manger tous les jours ?
- et la créa, qui n'est tout simplement plus valorisée : il suffit de voir la quantité d'appel d'offres non-rémunérés qui émanent de nos collectivités…
Quand j'ai commencé, en tant que graphiste, à m'intéresser au web-to-print, c'est parce que je trouvais stupide de passer mes journées à copier-coller du texte que me remettait un rédacteur, simplement pour l'injecter dans Indesign et y appliquer une feuille de style. Je trouvais que je n'avais strictement aucune valeur ajoutée, or dans ce monde, je pense que lorsqu'il n'y a plus de valeur ajoutée, on risque rapidement de disparaître. Le web-to-print m'est ainsi apparu comme une porte de sortie, voire de survie.
Alors aujourd'hui, entre un univers professionnel qui n'a plus de repères, et des solutions potentiellement concurrentes, quelle place reste-t'il au graphiste ?
- soit se poser en victime, et désigner les plateformes d'automarketing à la vindicte populaire. Ok, c'est une possibilité, et effectivement, si votre quotidien de graphiste consiste à mettre en page des flyers de camping, c'est clair que les solutions telles qu'Expresso, The Marketing Boutique ou Adobe Project Rome constituent une menace potentielle. En même temps, même sans l'existence de ces plateformes, je ne suis pas sûr que vous ayez un grand avenir dans la profession. Mais bon, en même temps, les outils que vous utilisez tous les jours, à savoir votre Mac et votre Quark Xpress ou Adobe Indesign, lorsqu'ils sont apparus sur le marché, ont mis des milliers de professionnels de l'imprimerie au chômage. Il en est ainsi : certains appellent ça le progrès, moi j'appelle ça l'évolution.
- soit être pragmatique, et chercher à valoriser son avantage concurrentiel : certes les plateformes d'automarketing démocratisent la création et la mise en page. Et se faisant, elles vont aussi révéler au plus grand nombre à quel point il est difficile de faire une belle créa, une mise en page équilibrée, une belle composition de typo. Je suis convaincu que ces plateformes vont rendre ses lettres de noblesse au design graphique : ça prendra du temps, mais je suis certain de l'issue. En valorisant leur créativité, en allant au-delà de ce que proposent les plateformes automatisées, en apportant du conseil, de la stratégie, les graphistes malins tireront leur épingle du jeu. C'est mon opinion en tout cas : certes, tout le monde ne va pas y arriver, et compte-tenu du grand nombre de professionnels qu'il y a sur la place, il risque d'y avoir de la casse, beaucoup de casse malheureusement. Et je le déplore.
Mais je reste convaincu que les vrais professionnels, créatifs, proactifs et soit très spécialisés, soit très généralistes, trouveront leur place. Surtout s'ils s'associent et se fédèrent, pour apporter du conseil, de l'écoute et du service à leurs clients.
Et enfin, je pense que sans faire d'angélisme, il ne faut pas fatalement opposer graphistes humains et plateformes robotisées : utilisées intelligemment, des services d'automarketing tels qu'Expresso peuvent constituer un très bon tremplin et une bonne vitrine pour que des talents puissent s'exprimer, ou pour que des entreprises en quête d'originalité trouvent le créatif qui leur convient.
Je le redis : je pense que le secteur des arts graphiques est au creux de la vague. Mais contrairement à ce que nombre de graphistes peut croire, cette nouvelle génération de services web peut leur donner l'impulsion nécessaire pour remonter à la surface.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Les commentaires de ce blog sont modérés, simplement pour éviter le spam. Faites-moi part de votre opinion, même la plus critique, et je m'engage à la publier.
dimanche 7 novembre 2010
Adobe marque Quark à la culotte
Depuis un peu plus d'un an, Quark n'a cessé de lancer de nouvelles offres, développant ses solutions de publication dynamique parfois au détriment de sa traditionnelle vache à lait, Quark Xpress.
Jugez du peu :
Jugez du peu :
- Décembre 2009 : annonce de Quark Promote aux USA, sorte de iTunes de la publication print, avec un programme d'affiliation des imprimeurs.
- Février 2010 : Quark fait un geste significatif pour rallier les imprimeurs à la Quark Alliance, peut-être dans l'idée de préparer ses réseaux de distribution pour Quark Promote ?
- Février encore : Quark ajoute à QPS des modules d'automatisation, appelés Automation Services. Le but : faciliter la programmation de QPS et l'exportation multicanal des contenus.
- Mars 2010 : Quark dévoile son API web pour QPS à l'occasion de la mise en service de la plateforme de production de Peugeot.
- Avril 2010 : Quark fait l'acquisition de Gluon Technologies, spécialiste du web-to-print.
- Mai : annonce d'extensions Quark Xpress pour faciliter la publication d'eBooks compatibles Microsoft Reader
- Août 2010 : Quark lance Quark Web-to-Print System, une solution de w2p clés en main issue du rachat de Gluon.
- Septembre 2010, Quark Promote est distribué en marque blanche en Australie via le réseau Snap.
- Octobre 2010 : annonce d'une passerelle entre QPS et Microsoft SharePoint.
C'est ce qu'on appelle une année bien chargée !!
Et pendant ce temps, je m'interrogeai sur le devenir d'Adobe, me demandant même si elle n'était pas en train de laisser passer… le train justement !
Que nenni ! Cela mériterait même un “pan sur le bec” digne du meilleur palmipède.
Tapie dans l'ombre, Adobe attendait sagement son heure, en réorganisant ses gammes de produits et en ménageant ses petits effets. Comme au poker, elle a laissé son (ses) concurrent(s) abattre leurs cartes, avant de dévoiler les siennes :
- ça a commencé avec le lancement de la CS5, qui a introduit de nouvelles fonctionnalités d'export multicanal à partir d'Indesign (Flash, ePub et HTML essentiellement) et un module de travail collaboratif à distance, Adobe CS Review
- dans la foulée, Indesign Server a également été mis à jour, avec de nouvelles fonctionnalités
- En Octobre, Adobe a annoncé le lancement de Adobe Digital Publishing Solution, un package destiné à optimiser la diffusion de contenus créatifs sur des terminaux mobiles, des smartphones aux tablettes
- Toujours en Octobre, Adobe a dévoilé son Project Rome dont je vous parlais hier : splendide RIA qui va permettre à tout un chacun de concevoir en ligne ou hors ligne tous types de créations (print, web, animations) ;
- Enfin, début novembre, et plutôt de manière discrète, Adobe annonce que sa gamme Scene 7 est mise à jour en intégrant des fonctionnalités web-to-print avancées, idéales pour des boutiques de web-to-print en mode SaaS. Vous trouverez un excellent comparatif avec Indesign Server sur cet article de Publishing Silicon.
Wow, là aussi, ça phosphore !
Donc si je résume :
- face à Quark Xpress 8, on trouve Adobe Indesign CS5, agrémenté de CS Review pour le partage en ligne des créations.
- face Quark Copy Desk, on trouve Adobe InCopy.
- face à Quark Xpress Server, on a Adobe Indesign Server.
- face à Quark Promote, Adobe dévoile Project Rome, avec des fonctionnalités multicanal en plus ;
- face à Quark Web-to-Print System, Adobe annonce Scene 7 5.0
- face aux initiatives de Quark en matière de publication sur des terminaux mobiles (iPhone, iPad, Blio…), Adobe lance Digital Publishing Solution.
- Restent QPS et DPS, les 2 mastodontes de Quark destinées aux grandes entreprises et aux grands titres de la presse écrite : mais contrairement à ce que l'on pourrait croire à première vue, Adobe est loin d'être en reste dans ce domaine, grâce notamment à la puissance et à la malléabilité de sa technologie Indesign Server. Mon sentiment est que, dans ce domaine, pour répondre aux demandes, Adobe s'appuie plutôt sur des éditeurs et des intégrateurs spécialisés qui exploitent sa techno : Woodwing, Vjoon, Wedia…
C'est donc bien ce que je disais dans le titre : Adobe marque Quark à la culotte. Et attention au tacle !
jeudi 4 novembre 2010
La Pax Romana, façon Adobe.
Il y a plusieurs mois de cela, je m'interrogeais sur le silence d'Adobe face aux innovations de ses concurrents, notamment Quark.
A l'heure de l'iPad, du web-to-print, de l'automarketing et du multicanal, j'avais pris ce silence pour de l'inaction ou du désintérêt. Grave erreur !! “Toujours te méfier de l'eau qui dort tu dois” me répétais encore hier mon maître à penser.
Fin octobre, Adobe a révélé le projet ROME. Et d'une certaine manière, Adobe a mis tout le monde d'accord, façon gros biscotos, en dévoilant ce qui m'apparaît comme le couteau suisse ultime pour créer des contenus sur le web.
Voici le tableau tel qu'il se présentait jusqu'à aujourd'hui :
A l'heure de l'iPad, du web-to-print, de l'automarketing et du multicanal, j'avais pris ce silence pour de l'inaction ou du désintérêt. Grave erreur !! “Toujours te méfier de l'eau qui dort tu dois” me répétais encore hier mon maître à penser.
Fin octobre, Adobe a révélé le projet ROME. Et d'une certaine manière, Adobe a mis tout le monde d'accord, façon gros biscotos, en dévoilant ce qui m'apparaît comme le couteau suisse ultime pour créer des contenus sur le web.
Voici le tableau tel qu'il se présentait jusqu'à aujourd'hui :
- d'un côté, les pros du design et des arts graphiques, tous secteurs confondus (print, vidéo, web). Pros qui utilisaient des solutions dédiées plutôt coûteuses, installées sur des ordinateurs surpuissants : Creative Suite, logiciels tels que Final Cut…
- de l'autre, les débutants, plus ou moins confirmés, qui se débrouillaient avec une grande variété d'outils hétérogènes, chacun ciblé sur un canal : solution type Quark Promote pour créer des supports print, services d'imprimerie en ligne ou de retouche photo (genre PhotoShop Express), outils de création de site web, solutions pour créer des bannières ou des newsletters… Bref, un amas de services hétérogènes de qualité variable, sans réelle unité.
Avec son projet ROME, Adobe est en train de chambouler et de structurer tout cet écosystème.
Au travers d'une magnifique application web, réalisée tout en Flex (RIA), et accessible on et offline, on dispose d'un tableau de bord pour créer tous les supports de communication dont la plupart des entreprises a besoin :
- supports print : cartes de visite, flyers, brochures
- animations et bannières,
- diaporamas,
- sites web,
Pour chaque catégorie, des modèles personnalisables sont disponibles. ROME vous permet alors de les “customiser” en y ajoutant textes, images, vidéos, animations…
Que l'on soit bien d'accord, l'utilisation de ROME nécessite d'être familiarisé avec quelques concepts qui ne sont pas à la portée de tout le monde, tels qu'une timeline, des calques ou autres éléments de palette qui peuplent les écrans des graphistes. Mais ça reste accessible !
Certes, cela met ROME hors de portée des utilisateurs lambda totalement néophytes. Mais l'écosystème se redessine façon Adobe :
- pour les power-users (type D.A., créatif, graphiste) : on continue d'acheter (pour l'instant ?) la Créative Suite, que l'on fait tourner sur son gros Mac. Mais vu la qualité et la fluidité des applis réalisées en AIR, on se demande si la prochaine CS ne sera pas également disponible depuis le web, pourquoi pas en mode SaaS ?
- pour les utilisateurs semi-pros, qui jusque-là bidouillaient avec les moyens du bord, ou qui pirataient des logiciels pros sans véritablement savoir s'en servir, Adobe leur offre une sorte de “Creative Suite Lite” avec Project ROME ; tous les outils pour créer facilement tous les supports dont ils ont besoin, en disposant de tout ce qu'il faut pour laisser leur créativité s'exprimer, sans que l'apprentissage soit trop fastidieux. Et avec des modèles prédéfinis à disposition !
- et les néophytes alors ? Tous ces débutants qui peuplent les PME et qui sont totalement hermétiques aux notions de PAO ou d'animation ? Pour l'instant, Project ROME ne semble pas leur être destiné. Trop compliqué à mon avis. Mais on peut tout à fait imaginer une version light, ou un API basé sur ROME qui permette d'en extraire les fonctions essentielles, juste ce qu'il faut. Pour prêcher pour ma paroisse, je dirai qu'aujourd'hui, Expresso The Marketing Boutique constitue la version "grand public" de Rome, même si nous ne partageons pas tout à fait les mêmes technos, en particulier en front. Mais nous poursuivons le même but : apporter une palette d'outils et démocratiser des technologies jusque-là réservées aux professionnels les plus pointus.
Quelques questions restent en suspens, et d'ailleurs je ne suis pas sûr qu'Adobe dispose déjà des réponses :
- ce service va-t'il rester gratuit ? ou va-t'il être proposé sous la forme d'un abonnement mensuel ? Je penche pour la seconde hypothèse, celle d'un service à bas prix loué mensuellement, pour mettre à portée du plus grand nombre des fonctions très avancées.
- ROME va-t'il être couplé à d'autres services, tels que l'impression ou la diffusion des contenus ? On s'en doute : Adobe propose de créer des supports print, des diaporamas, des bannières et des sites web. Ce serait un comble si elle s'arrêtait là : Quark a affilié des imprimeurs dans son offre Promote. Je suis convaincu qu'Adobe va faire la même chose, en proposant des canaux de sortie pour tous ceux qui vont créer des document sur ROME : de l'imprimerie, de l'hébergement de sites web, du streaming d'animations ou de diaporama, sans oublier toute la maîtrise dont dispose Adobe en matière de RIA avec Adobe Connect ou Acrobat.com…C'est là que ce créera la richesse, car Adobe stockera ainsi les créations de ses utilisateurs, avec tout ce que ça suppose : réseautage, indexation, partage, animation de banques de modèles… Tout ça me donne le sentiment qu'Adobe prépare avec ROME une sorte de “Facebook de la créativité”. Il suffit pour l'imaginer de jeter un coup d'œil aux posts sur les forums Adobe consacrés à Rome.
En tout cas, tout ceci est passionnant : qu'il s'agisse de la ROME d'Adobe, de la Marketing Boutique made-in- Expresso, ou d'autres initiatives, tout cela témoigne d'un mouvement qui tend à bouger le barycentre de la création. Jusque-là centré dans les sphères des professionnels du design, ce barycentre est en train d'être déplacé vers le grand public à qui l'on donne les moyens d'exprimer sa créativité.
Une forme de Res Publica Romana ?
mercredi 3 novembre 2010
Le petit train… s'en va dans la campââââgne !
Dès qu'un document dépasse le seuil des 8 pages, la question de la gestion de son chemin de fer se pose inéluctablement. A un moment donné de son existence, l'agencement des pages, le tempo et l'organisation du document vont faire l'objet d'un vrai débat, surtout si :
- plusieurs interlocuteurs collaborent au projet,
- le projet est récurrent : magazine, lettre d'information, bulletin de collectivité, catalogue,
- de la publicité est présente dans les pages,
- la pagination est importante (plus de 20 pages) voire très importante (plus de 100 pages),
- tous les facteurs cités précédemment sont réunis. Par exemple, un catalogue trimestriel de 300 pages avec de la publicité dont la conception est assurée par plusieurs chefs de service.
Là, quatre possibilités s'offrent à vous :
- soit vous le gérez à l'ancienne, en collant des feuilles A4 sur un tableau… Ça peut fonctionner. C'est juste que ce n'est pas tip top pratique pour transmettre votre chemin de fer à un prestataire externe, tel qu'une agence de communication ou un imprimeur.
- soit vous vous dites : “bah y’a PowerPoint pour faire ça.” Et là, je dis “stop”. PowerPoint sert à faire des diaporamas moches, un point c'est tout. Idem pour Excel.
- soit vous avez de gros besoins et donc, de gros moyens, et vous optez pour un système professionnel de gestion des chemins de fer, autonome ou couplé à une plateforme de publication dynamique. De Dataplan à QPS Planner en passant par Wedia Cross-Media, Act et VIP 4, les offres ne manquent pas.
- soit enfin, vous êtes malin(e) et vous choisissez un service web qui vous permet en 3 clics de gérer votre chemin de fer, de manipuler des pages et de le partager avec vos collaborateurs. Ça et juste ça
Dans la dernière hypothèse, celle où vous avez juste besoin de créer un chemin de fer, de le rubriquer et de pouvoir faire joujou avec les pages sans repasser 3 heures ensuite à remonter votre chemin de fer, il existait jusque-là BlinkPlan, dont j'avais parlé il y a quelques temps.
Mais là, une nouvelle frontière vient d'être franchie : grâce à l'excellentissime FeedMyApp, j'ai découvert FlatPlan, un service web encore en beta mais tellement sexy.
Ce nouveau service web vous permet :
- de créer un chemin de fer
- de le rubriquer
- d'associer des couleurs à chaque page ou rubrique
- d'appliquer des structures de mise en page
- de déplacer, insérer, supprimer des pages
- de laisser des annotations
- de travailler à plusieurs sur ce chemin de fer
- et enfin, de l'exporter en PDF.
Cerise(s) sur le gâteau, FlatPlan propose un cryptage SSL et un versioning automatique de vos chemins de fer.
Bref, un must. :-)
mardi 2 novembre 2010
Ipad : iVais, ou iVais pas ?
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| © Mario Alberto Magallanes Trejo SXC |
- celle de l'édition au sens large : tout ce qui se publie et se lit est concerné à des degrés divers par l'iPad, qui introduit et banalise un nouveau mode de consommation.
- par voie de conséquence, l'industrie des éditeurs de solutions logicielles destinées justement au marché de l'édition.
Les premiers à s'interroger sur l'adoption ou non de l'iPad sont forcément les conso-lecteurs : dois-je acheter ou non cet engin, est-ce que ça répond à un vrai besoin ? Les premiers geeks dépassés, force est de constater que l'iPad est un vrai succès commercial comme l'iPhone l'a été à son lancement.
Il ne s'agit pas d'un simple effet de mode, mais d'une nouvelle manière de consommer l'information et les loisirs. L'iPhone avait introduit cette nouvelle forme de consolecture, mélange subtil de design, de tactile et d'originalité ; toutefois, les dimensions de l'appareil et un coût relativement élevé l'ont tenu à l'écart de nombre de mains. Mais ce qui est net, c'est que la façon de consulter l'information initiée par l'iPhone s'est répandue comme une trainée de poudre, des tableaux de bord de voitures aux clips de Lily Allen.
L'iPad propulse cette façon de faire dans une nouvelle dimension, grâce à un écran plus grand et des fonctionnalités améliorées. Et du coup, il s'adresse à une autre cible, celle des grands lecteurs et de tous les internautes qui adorent picorer l'information sans pour autant avoir besoin d'un clavier.
La valse des éditeurs logiciels
Chez les éditeurs, on assiste à un étrange ballet. Il y a ceux qui se sont précipité pour être les premiers à annoncer qu'ils lançaient des offres dédiées à l'iPad, au risque parfois de proposer des produits inaboutis ou sans grand intérêt. Il y a ceux qui ont attendu de bien comprendre la portée et les enjeux de ces nouveaux terminaux, afin de proposer à leurs clients une façon vraiment originale et pertinente de valoriser les possibilités des tablettes. Enfin, il y a ceux qui ne proposent rien de structuré pour l'instant, et qui prennent à mon avis un risque considérable, celui d'être distancé par leurs concurrents sur un produit que les consommateurs réclament à corps et à cri.
Il en est ainsi des modes. Les plus anciens se souviendront des vagues successives qui ont reflué sur le web :
- l'arrivée de la vidéo et des quicktime à 360°
- les sites full-flash
- Second Life
- le web 2.0
Les mois qui viennent vont être riches en nouveauté : les solutions vont se multiplier, les concurrents de l'iPad vont déferler, mais surtout, on va voir de plus en plus de cas concret de portage de publications sur l'iPad, et je suis certain que la créativité des graphistes et "iPad-motion-designers" n'aura pas fini de nous bluffer.
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