Du web, du print, du web-to-print, beaucoup de marketing, un peu d'ergonomie, une touche de tactile.
Et trois pincées d'Aveyron.
mardi 29 mars 2011
Web to print - PrintFlux annonce PrintFlux StoreFront 3
Communiqué de presse : “De nouvelles fonctionnalités pour la solution leader de mise en place, et de gestion de boutiques de vente d'imprimés par internet.
L'éditeur français de logiciel Web-to-Print annonce la troisième version de sa solution à succès PrintFlux StoreFront, solution qui permet à un imprimeur de déployer sans difficulté, une boutique de vente d'imprimés par internet.”
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dimanche 27 mars 2011
Marketing on-demand : les directions marketing ont-elles besoin de SUV ou de limousines ?
Les directions marketing sont aujourd'hui confrontées à un véritable défi : elles doivent alimenter quasiment en flux tendu des canaux de plus en plus variés, pour ne pas dire atomisés.
Avant, il y avait des supports imprimés planifiés à l'avance, produits quasiment de façon industrielle. Aujourd'hui, c'est le one-to-one qui prime ; il faut être réactif, imprimer en petites quantités mais beaucoup plus fréquemment. En se connectant avec des systèmes externes afin de tenir un discours toujours plus proche des réalités de chaque client. Par ailleurs, l'impression numérique a décuplé les capacités de "production" des directions marketing, leur donnant plus de souplesse et de réactivité.
Avant, il n'y avait que 6 chaînes de TV. Aujourd'hui, il y a la TNT, les plateformes de diffusion vidéo sur le web, la télé par ADSL et satellite. Autant de canaux qu'il faut alimenter avec des supports différents, souvent moins onéreux mais plus récurrents.
Avant, il n'y avait quasiment que des bannières web pour faire de la publicité : aujourd'hui, on croise les e-mailings, l'affiliation, des bannières couplées à de l'analyse comportementale, des ad-words... sans oublier les réseaux sociaux sur lesquels il faut effectuer du community management et de la communication hyper-ciblée.
Avant, il n'y avait que des SMS sur les mobiles. Au mieux, du WAP. Aujourd'hui, il y a des sites mobiles, des Appmobiles, toujours plus sophistiqués. Des campagnes de SMS et de MMS, des tags 2D...
Bref, les responsables marketing ne savent plus où donner de la tête, alors qu'au même moment, les moyens humains dont ils disposent se réduisent comme peau de chagrin, crise oblige.
Alors je pose cette question. Je VOUS pose cette question. De quoi les directions marketing ont-elles besoin aujourd'hui ? D'un cumul de solutions informatiques dédiées pour adresser précisément chaque canal ? Ou d'une seule solution unifiée, peut-être moins performante canal par canal, mais qui présenterait l'avantage d'offrir tous les outils dont une équipe plus ou moins restreinte aurait besoin au quotidien pour produire la quasi totalité de ses supports ?
En d'autres termes, est-il préférable de disposer d'autant d'outils hyper-spécialisés qu'il y a de canaux ? Ou vaut-il mieux privilégier un super couteau suisse, polyvalent et bon à tout faire ?
Je vais faire un parallèle.
Au début des années 2000, les voitures destinées aux familles se décomposaient grosso modo en 4 familles :
- les compactes, offrant un bon rapport qualité / prix / performances, idéales pour l'usage quotidien mais un peu limitées en espace utile ;
- les breaks, moins adaptés à la ville que les compactes, mais offrant des coffres surdimensionnés ;
- les monospaces, taillés pour les familles nombreuses, mais plutôt patauds dans leur comportement routier et inadaptés aux centre-villes ;
- les 4x4, baroudeurs des temps modernes, recherchés par celles et ceux qui vivent dans des régions où le climat est rigoureux ; mais plutôt exclusifs, tant en tarification qu'en entretien, et à l'habilité parfois limitée.
samedi 26 mars 2011
Revue de presse de l'actu w2p - Ce qu'il ne fallait pas manquer en cette semaine du 21 mars
Editeurs de solutions web-to-print et multicanal
- Wedia a annoncé la création de sa filiale WediaMobile - lien
- Aquafadas a dévoilé officiellement ses plugins Quark / Indesign pour réaliser des applications adaptées aux smartphones et tablettes : Digital Publishing - lien
- ChiliPublish a été officiellement lancé en France à l'occasion du Forum de l'Industrie Graphique - lien
- AdamSoftware a annoncé un nouveau module de mapping pour le remplacement automatique des typos dans DocMaker - lien
- Woodwing continue sa progression dans le domaine des publications tablettes / smartphones - lien
- Flipboard, l'application pour iPad vient d'annoncer une levée de fond avec une valorisation record - lien
- LCL a confié la réalisation de son application iPhone à WediaMobile - lien
- Amazon, son appstore et sa tablette Kindle sous Android - lien
- l'iPad 2 sortira le 25 mars en France - lien
- ... et le web bruisse déjà de rumeurs concernant l'iPhone 5 et iOS 5 - lien
- Le Playbook de Blackberry est annoncé pour le 22 avril, aux USA - lien
- A lire, un article intéressant du blog “Talking New Media” : “Brands see tablet publishing through apps as another way to reach consumers, unfiltered by the media”
- Firefox 4 a été dévoilé au grand public, et il est unanimement salué pour ses performances - lien
- Mac OS a été mis à jour en version 10.6.7, pour le plus grand bonheur des utilisateurs de Photoshop CS5 - lien
- Un bel article dans CMS Wire : “Enterprise Content Management and Business Process Management in the Cloud”
- Un autre article intéressant : “le Cloud force à soigner l'exploitation”
- Imposition : Dynagram a dévoilé inpO2 4.0, compatible avec Enfocus PowerSwitch
- Adobe vient d'annoncer un trimestre record - lien
- ... ainsi qu'une prochaine évolution d'Indesign et de la Creative Suite - lien
- ... voire même une offre en SaaS pour certains de ses logiciels ! - lien
- l'UDA a publié un guide très intéressant : ”Comment les annonceurs peuvent mettre en place la Communication Marketing Intégrée”
- Nouvelle build pour le logiciel de gestion de projet open-source et multi-plateformes GANTT PROJECT - lien
vendredi 25 mars 2011
Sauvegarde en ligne : j'ai testé - et approuvé - la solution iDrive
Comme tout travailleur nomade, je suis confronté à des problématiques de sauvegarde. Et comme je suis parano en ce domaine, cela fait un moment que je creuse cette question.
Sous Mac, pas vraiment de souci : je me repose sur Time Machine avec un disque externe. Enfin, pas de souci... les caprices de Time Machine m'ont causé quelques cheveux blancs, et je dois avouer qu'il y a parfois des données vitales, au bureau comme à la maison, que j'aimerais bien mettre en sécurité hors du local où résident mes bécanes. Incendie, dégâts des eaux, foudre ou cambriolage, les causes de sinistres ne manquent pas. Il y a toujours la possibilité de transporter son disque dur externe avec soi, mais ce n'est plus assez satisfaisant aujourd'hui.
Depuis plusieurs années, je teste régulièrement différentes solutions de sauvegarde en ligne ; si le concept est intéressant, je n'ai jamais été convaincu ni par les performances, ni par l'usabilité des systèmes.
Sauf que... je suis tombé il y a quelques jours sur iDrive. Une solution en ligne made in the USA, qui m'a littéralement bluffé. A l'origine, j'ai testé la version gratuite d'iDrive qui vous offre 5 Go d'espace disque sans aucun engagement, afin de sauvegarder les données de mon second ordinateur professionnel. Sous Windows XP, il suffit d'installer un logiciel très simple qui va vous permettre de paramétrer votre sauvegarde : dossiers, exclusions, fréquence, règles... Et c'est tout...
Côté performances, j'ai été agréablement surpris : cela n'affecte pas du tout le comportement du PC, la sauvegarde s'effectuant en arrière-plan. Et l'upload des fichiers est très rapide.
Du coup, j'ai choisi de souscrire un plan annuel pour mon ordinateur à la maison, histoire de mettre les photos de famille et les infos importantes à l'abri. Pour 150 Go, j'ai dû débourser 49 € (forfait annuel). C'est cher sans l'être, vu l'importance de ces données.
J'avais 65 Go de données à transférer : j'étais convaincu de rencontrer des erreurs de transferts vu la quantité d'informations à sauvegarder. Que nenni ! Le logiciel est très robuste : il sait reprendre des sauvegardes après un échec, et il se débrouille tout seul. Au total, avec une ligne ADSL 8 Mo, il m'a fallu 3 jours pour tout transférer. Et maintenant, la mise à jour s'effectue quotidiennement sans que je ne m'en rende compte.
Je trouve cette offre franchement séduisante, autant pour les particuliers que pour des professionnels indépendants ou des PME. Jugez plutôt :
- compatibilité PC / Mac
- compatibilité avec des machines anciennes (Windows XP, IE 6, 512 Mo de RAM)
- gestion automatique de la bande passante, avec possibilité de fixer des seuils mini / maxi
- accès aux dossiers de sauvegarde via client riche Mac / PC ou interface web
- interface client riche et web particulièrement ergonomiques, en français qui plus est
- versionning des fichiers (jusqu'à 30 versions archivées)
- sauvegarde non destructive grâce au versionning
- mode spécial permettant de synchroniser disque local et disque virtuel pour créer une image identique
- possibilité de restaurer tout ou partie de vos dossiers sauvegardés : il m'est arrivé d'avoir effacé par erreur un fichier sur mon disque dur ; il m'a suffit d'ouvrir ma sauvegarde iDrive pour retrouver la copie de ce document datée de la veille, et de la faire glisser vers le bureau de mon PC pour la restaurer
- gestion de plusieurs comptes d'accès, idéal pour une PME
- alerte e-mail à la fin du processus de sauvegarde, avec fichiers de log
- 5 Go d'espace de sauvegarde offerts gratuitement, sans limitation
- jusqu'à 1 To d'espace de sauvegarde (pour 799 $ par an)
dimanche 20 mars 2011
Quand le remède est pire que le mal
Maîtriser son image de marque, proposer un service de personnalisation de documents prêt à l'usage ou améliorer les processus de collaboration, les motivations ne manquent pas. Elles répondent à de vrais enjeux.
Mais il faut pas se tromper : le web-to-print n'est qu'un outil, un simple outil de plus. Il ne s'agit pas de la panacée absolue qui résoudra comme par magie tous les maux de votre organisation.
Si l'intégration de votre plateforme web-to-print n'est pas suffisamment préparée, si vos espérances sont trop ambitieuses ou si votre cahier des charges n'est pas assez précis, vous risquez d'une part des désillusions et d'autre part, des dépenses mal maîtrisées. Mais surtout, vous risquez de désorganiser votre outil de production. Ce qui peut s'avérer dramatique.
Les agences de communication, les studios de pré-presse, les directions marketing ou les imprimeries ont tous un point commun : ces entités subissent de fortes contraintes et elles doivent répondre à toutes les demandes dans des délais très courts, avec un niveau d'exigence élevé. J'ai été souvent frappé dans ma carrière de voir à quel point des structures en apparence désorganisées pouvaient répondre avec agilité aux besoins de leurs clients. Clients qui étaient alors aux anges. Réactivité, débrouillardise et huile de coude étant souvent les ingrédients d'un cocktail réussi.
Cet équilibre est pourtant fragile : l'introduction d'un service de web-to-print afin d'améliorer le travail collaboratif peut totalement "casser" une mécanique bien huilée si rien n'est anticipé. Imposer à un réseau de franchisés ou de revendeurs un nouveau service centralisé, sans préparer le terrain, sans évangéliser, peut entraîner une réaction de rejet qui ne pourra pas être "récupérée".
Ce type de projet doit être mûrement réfléchi pour définir ses objectifs, ses attentes, son cadre. Un plan de déploiement et de formation doit aussi être prévu. Chose encore plus importante à mes yeux, les utilisateurs et toutes les personnes concernées doivent être impliquées très tôt pour comprendre les processus de travail, les échanges et les méthodes en vigueur Cela s'appelle de la conduite de changement, et il ne faut pas hésiter à faire appel à des professionnels dans ce domaine.
Pour ma part, je préconise de rester fidèle à un vieil adage : "Primum non nocere". Qui se traduit en matière de gestion de projet par "on ne touche pas à ce qui marche". Ou alors tout en douceur...
jeudi 17 mars 2011
iPad : schémas de pensée dépassés ?
Je m'explique. Au gré des (r)évolutions technologiques, les contenus s'enrichissent : textes, puis photos, puis animations, puis vidéo et audio... On rajoute des couches de chantilly au gâteau, mais la recette de base reste inchangée.
Bien que transposée dans un navigateur, un smartphone ou une tablette, les informations continuent d'être présentées suivant les règles intemporelles du print, pour ne pas dire de la presse écrite : article, "une", chapeaux, encarts, relance... Les photos peuvent être remplacées par des vidéos, des liens peuvent être ajoutés aux paragraphes, des articles peuvent être envoyés vers les réseaux sociaux... pourtant au bout du compte, cela suit la même logique.
J'avoue attendre avec impatience l'interface qui renouvellera le genre. Le truc révolutionnaire qui mettra une claque à tout le monde, et qui changera notre façon de picorer l'information. Apple a initié un changement en introduisant une logique tactile à ses interfaces, notamment avec le mode "Cover Flow" qui a bousculé la navigation dans les arborescences.
Mais ça reste encore trop timide à mon goût !
Les schémas de pensée du type "Mindmap" me semblent constituer une bonne piste pour bousculer ces codes. Les interfaces de type "Pearltrees" sont très adaptées à la diversité des sources d'information qui sont à notre disposition. Imaginez-les dans une représentation en 3d, où vous pourriez d'un clic consulter un sujet, regarder les ressources multicanal associées, explorer les réseaux sociaux en suivant un fil d'Ariane ou accéder aux thématiques connexes... Le tout pouvant être couplé pourquoi pas avec les gyroscopes des smartphones pour naviguer en utilisant les mouvements de son terminal.
On peut rêver... Mais franchement, je trouve que ça aurait plus d'allure que de simples supports print transposés en version numérique, aussi sophistiqués soient-ils.
Il n'y a plus qu'à souhaiter que les designers d'interfaces d'Apple, HP, RIM ou Android lorgnent du côté des jeux vidéos et des films de science-fiction !
mercredi 16 mars 2011
Zetaprints : quand CorelDraw permet de faire du web-to-print
Quand on évoque le dessin vectoriel, on pense inévitablement à Adobe Illustrator. Le logiciel incontournable dans ce domaine. Pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi. Personnellement, j'ai commencé à tâter du vecteur en utilisant Corel Draw 6, là où d'autres ne juraient que par Aldus Freehand (nota : si tu as moins de 30 ans, c'est normal que ces noms n'évoquent rien pour toi).
Corel Draw 6 était particulièrement performant et très innovant pour l'époque. Il arrivait à gérer des dégradés et des formes complexes là où Illustrator s'endormait un peu sur ses lauriers.
Mais il avait un gros défaut : c'était un logiciel PC. Et chez les imprimeurs à l'époque, il n'y avait pas de PC. Donc lorsque vous disiez à votre imprimeur que vos EPS avaient été créés sous Corel Draw, il fronçait les sourcils. Et lorsque vous ajoutiez qu'ils contenaient des dégradés, il se tournait vers son RIP d'un air désespéré. Rappelons-nous qu'à l'époque, on ne remettait pas un simple PDF-X à son imprimeur : on lui donnait solennellement un SyQuest contenant le natif, les images liées, les typos, les profils, des gousses d'ail, des fers à cheval et des trèfles à quatre feuilles.
Corel Draw a traversé des périodes difficiles, s'enfonçant de plus en plus dans l'ombre d'un Illustrator omniprésent. Mais il continue d'avoir ses fidèles et son éditeur n'a jamais baissé les bras face à l'adversité.
Il y a même des éditeurs pour mettre au point des plateformes web-to-print basées sur cette technologie. Ils s'appellent ZetaPrints, ils sont néo-zélandais et leur démarche mérite d'être saluée pour son originalité.
Là où la plupart des éditeurs convergent vers des technologies à base d'Indesign Server, de Quark Xpress Server ou de PageFlex, ZetaPrints a pris le parti de choisir un format plus confidentiel en optant pour Corel Draw. Toutefois, ce choix pas nécessairement dénué d'intérêt.
En effet, Corel Draw est relativement moins cher que ses concurrents, d'autant qu'il se situe à mi-chemin entre un logiciel de dessin (type Illustrator) et un logiciel de mise en page (type Indesign). Il est également aussi à l'aise pour du design print que pour du web.
Par ailleurs, Corel joue à fond la carte de Windows et rendant son logiciel compatible avec Visual Basic, ce qui ouvre bon nombre de perspectives en matière d'automatisation (voir le détail des fonctionnalités).
En termes de business model, ZetaPrints a opté pour une formule que je trouve intéressante : en choisissant Corel Draw comme technologie de composition PAO, il se sont d'emblée coupés de la grande majorité de l'existant ; de fait, leur technologie n'est pas compatible avec les mises en page existantes. Mais au final, est-ce un handicap ? ZetaPrints vise plutôt le marché des imprimeurs et printshops sur le web, dans un mode "boutique à templates". Il n'y a pas de réutilisation de matière existante dans ce cas, uniquement la création de nouveaux supports à partir de modèles prédéfinis.
En conséquence, seul le graphiste chargé de créer les modèles est impacté. Mais après tout, pas tant que ça : il lui suffit de se familiariser à un nouvel outil, à des nouveaux codes...
Par contre, ZetaPrints a tout misé sur l'ouverture de sa technologie vers des standards du web et plus précisément du e-commerce, ce qui est loin d'être idiot. Son API est ainsi compatible avec Magento et Wordpress, ce qui fait de Zetaprints un package assez complet pour les imprimeurs qui veulent ouvrir une vitrine en ligne.
Reste que tout cela est de la théorie : Magento + Corel Draw + des APIs, je mets ma main à couper que cela exige un bel effort d'intégration, d'autant que l'offre semble réservée pour l'instant au marché US et zone Pacifique. Quant à la facturation, on ne peut pas dire que ce soit un modèle de lisibilité !
Belle initiative quoi qu'il en soit, à suivre de près dans le mois qui viennent...
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Source :
- le site de ZetaPrints
- un article "Web-print software makes templates with CorelDraw" de Printing Talk
mardi 15 mars 2011
Le syndrome chinois
Comme tout le monde, je suis profondément attristé par ce que viennent de subir les japonais. Comme tout le monde, je suis inquiet pour leur avenir, immédiat comme plus lointain. Comme tout le monde, je m'interroge ce soir sur la filière nucléaire. Je ne me satisfais plus des discours rassurants sur cette exception française qui ferait de notre industrie nucléaire la plus sûre du monde. Ce qui se déroule aujourd'hui concerne l'un des pays les plus industrialisés du monde, dont les ingénieurs sont unanimement reconnus pour leur rigueur et leur sérieux. Je ne vois pas pourquoi nous serions meilleurs que nos frères japonais. Je ne vois pas pourquoi nous serions plus à l'abri qu'eux. Certes, nous ne vivons pas dans une zone sismique. Certes nos côtes ne sont pas à la merci d'un tsunami. Pourtant nous ne sommes pas à l'abri de cataclysmes : la décennie qui s'est écoulée en a cruellement témoigné. J'ai vécu en 1988 les inondations terribles qui ont frappé la ville de Nimes, j'ai vu à quel point l'homme était impuissant face aux éléments. J'ai vu aussi le résultat de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse : j'en déduis que nous ne sommes pas à l'abri d'un accident industriel, qu'il soit le fruit de la fatalité ou d'une accumulation d'erreurs.
Pour l'heure, nous ne pouvons qu'adresser nos prières au peuple japonais. Leur envoyer des dons pour leur venir en aide à titre individuel.
Mais demain, il faudrait que l'on s'interroge enfin sur nos choix énergétiques. De façon totalement transparente. Comment pouvons-nous garantir que nos sociétés auront toujours les moyens de financer la sécurité de nos installations nucléaires ? Quelles garanties avons-nous sur leur fiabilité ? Mais il ne faut pas être candide : remettre en cause le nucléaire implique d'accepter de réduire notre train de vie et notre confort quotidien.
Les avertissements se multiplient, il faut savoir les écouter : outre le cataclysme sans précédent qui vient de s'abattre sur le Japon, avec des conséquences qui restent encore inconnues, les révoltes populaires des pays arabes ont touché nos sociétés à leur talon d'Achille. L'Egypte avec le Canal de Suez, la Libye avec le pétrole : sous leurs apparences de force et de respectabilité, nos sociétés révèlent leur incroyable fragilité.
Il est temps de recouvrer la raison : revenir à des circuits courts, réduire notre consommation énergétique, réparer les dommages du passé et préparer un avenir aussi serein que possible pour nos enfants.
A l'heure de la campagne présidentielle qui s'annonce, j'ose espérer que ces questions feront l'objet d'un vrai et grand débat national
En attendant, toutes nos pensées doivent aller au peuple japonais.
Pour ceux qui le souhaitent, la Croix Rouge a ouvert une page de donation en ligne : croixrouge.fr
lundi 14 mars 2011
Les multiples facettes du web-to-print
Aujourd'hui, la notion de web-to-print est devenue un petit fourre-tout. Il faut reconnaître que les technologies se sont perfectionnées et qu'en parallèle, les besoins des entreprises se sont précisés.
A ceux qui se sentent un peu perdus, voici un petit rappel des 3 principaux usages actuels du web-to-print :
- maîtrise de l'usage de l'image de marque : grandes entreprises, réseaux de franchises... Le respect de la charte graphique est un vrai défi auquel le web-to-print apporte une réponse adaptée. D'un côté, il permet d'offrir plus de souplesse et de liberté aux consommateurs, de l'autre, il facilite le contrôle à priori en fournissant des modèles prêt-à-l'emploi. La maîtrise tout en douceur en somme.
- personnalisation de gabarits prédéfinis : merveilleux complément des plateformes de commande d'imprimés (e-procurement), la technologie du web-to-print permet (enfin !) à tout un chacun de choisir parmi des dizaines de modèles puis d'en commander l'impression après l'avoir personnalisé en ligne. De véritables petits studios de PAO en ligne, accessibles au plus grand nombre... Et qui s'accordent à la perfection avec les technologies d'impression numérique pour le plus grand bonheur des imprimeurs de nouvelle génération.
- conception et révision de publications en mode collaboratif : dans un mode plus sophistiqué, le web-to-print répond aux problématiques de travail à "plusieurs mains" sur une publication. Annotation, assignation de tâches, contrôle d'accès, suivi des versions, révision et validation en ligne, il s'agit d'outils formidables qui font gagner un temps précieux, même si l'on quitte à ce stade le "simple" web-to-print pour se rapprocher du domaine des plateformes éditoriales.
Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ? Parce qu'au moment de choisir une plateforme web-to-print, il est essentiel de bien avoir défini ce que l'on attend d'elle. C'est comme avec les voitures : si vous avez besoin de déménager des pianos, n'achetez pas un coupé sport.
Un dernier conseil, toujours pour ceux qui se sentent un peu perdus : d'abord le QUOI, ensuite le COMMENT. Autrement dit, demandez-vous ce que vous voulez faire, précisément. En termes d'usages mais aussi de supports (documents basiques, magazines, publication technique, PLV, sérigraphie...). Une fois que vous aurez répondu à cette question, vous disposerez d'une ébauche de cahier des charges qui facilitera le choix d'une technologie, c'est-à-dire le COMMENT.
La sélection d'une plateforme et d'un prestataire n'en sera que plus aisée.
Si vous faites l'inverse, vous risquez de "faire" du web-to-print pour faire du web-to-print. Cela n'apporte de vraie réponse à vos problématiques et pire, vous risquez d'être déçu voire empêtré dans une solution inadaptée.
Mais c'est un autre sujet sur lequel je reviendrai prochainement :-)
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Pour aller plus loin sur ce sujet :
http://thewebandprint.com/web-to-print/selling-web-enabled-print-programs/
Wedia : Croissance de 23 % en 2010 et amélioration des marges
WEDIA, premier éditeur de solution SAAS et logiciels pour le marketing multicanal, annonce un chiffre d’affaires 2010 en forte croissance et anticipe une forte amélioration de ses marges.
(...)
Le chiffre d'affaires proforma de l'exercice 2010 s'établit à 7,2 M€, en croissance de 23 % par rapport à 2009 (+18 % à périmètre constant). Il se répartit entre 3,7 M€ pour l'activité Edition de logiciels et 3,5 M€ pour l'activité Services Professionnels.
Pour consulter le communiqué de presse intégral, cliquez ici.
vendredi 11 mars 2011
Save the date : 23 mars, Forum de l'Industrie Graphique
Tous les détails ici : http://www.industrie.com/impression/article/forum-de-l-industrie-graphique,2133
jeudi 10 mars 2011
La France découvre que le web crée des emplois : et le web-to-print dans tout ça ?
J'espère que nos hommes politiques sont conscients du potentiel du web français : il y a là un vrai vivier, riche de talents et d'innovations.
Mais il ne faut pas oublier non plus le secteur du web-to-print : dans ce domaine dont la croissance est estimée à 50% dans les années à venir, la France est en pointe. Et oui, vous avez bien entendu : en pointe. Notre pays compte beaucoup d'éditeurs de logiciels w2p, de plateformes éditoriales en mode web, de technologies multicanal, mais aussi des intégrateurs, des spécialistes du pré-presse...
Il faut soutenir ce secteur qui crée des emplois et de la richesse, mais surtout, qui peut s'exporter à l'international : j'espère que nos hommes politiques en sont conscients. Au lieu de se lamenter sur nos soi-disant "handicaps", concentrons nos efforts sur les secteurs qui se développent, qui embauchent et qui sont porteurs d'avenir.
Et puis, en tant qu'ardent militant de la vie en milieu rural, je considère qu'au-delà des aspects purement économique, ce savoir-faire français dans l'internet et le web-to-print est une formidable opportunité pour les zones rurales. A condition d'avoir la volonté d'y mettre les moyens.
A quand un logiciel de PAO mêlant CSS, XHTML et WOFF ?
Au cours des dernières années, le web a amorcé sa mutation : les nouvelles normes du HTML et l'évolution des CSS autorisent désormais des mises en page (web) sophistiquées, avec des effets typographiques avancés. Il s'agit d'une véritable convergence du web vers le print pour que le rendu des pages électroniques se rapprochent au plus près des habitudes acquises dans les formats papier.
Aujourd'hui, Adobe a annoncé une nouvelle norme en matière de CSS pour ajouter de nouveaux effets d'habillage de texte destinés à améliorer le rendu des pages web. L'objectif est clair : rendre le passage du support papier au support électronique (web, smartphone ou tablette) aussi transparent que possible pour le lecteur. Et si possible, en utilisant les normes qui sont en train de s'imposer de façon universelle sur le web.
L'enjeu est phénoménal : ces nouveaux standards vont dicter les règles en matière de mise en page pour les années à venir, voire décennies.
D'où mon interrogation : à quand un logiciel de PAO qui s'ouvre au XHTML, aux CSS et au WebOpenFont ? Quand Adobe et Quark vont-ils cesser de produire des formats de fichiers propriétaires pour enfin adopter des standards universellement reconnus ?
Remplacez un fichier .indd ou un fichier .qxp par un fichier XHTML, gérez les effets de mise en page via des CSS, importez des images au format PNG et des illustrations en SVG et en sortie, produisez un PDF-X. Techniquement, je ne vois pas aujourd'hui d'objection majeure à cela, du moins pour des mises en page relativement classiques.
Cela présenterait une avancée majeure dans plusieurs domaines :
- un logiciel unique permettant de produire des contenus adaptés à tous les types de support de façon native, sans nécessité d'utilitaire de conversion ;
- la disparition de formats de fichiers propriétaires et fermés ;
- des technologies plus légères, probablement adaptables sous forme de webapp ;
- la possibilité de déployer des technologies web-to-print en s'affranchissant des moteurs de composition, indispensables pour transposer des fichiers print pour le web ;
- une véritable ouverture à la publication multicanal à la source.
samedi 5 mars 2011
iPad 2: what else ?
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| ©Revioo.com |
Le conolel Kadhafi peut dormir sur ses deux oreilles : cette semaine, les médias – tous canaux confondus – n'en ont que pour Steve Jobs et son “nouvel” iPad. Au risque de me répéter, si je suis un fan des Mac et de MacOS, j'avoue que ce battage m'insupporte quelque peu. Apple a le don de créer l'évènement et de le faire vivre dans le temps, en relançant la machine médiatique dès que le soufflet semble retomber. Du grand art, enseigné dans toutes les écoles de Marketing. Cette semaine, Apple nous a donc refait le “coup” de l'iPhone. Après la sortie d'un premier opus qui a scotché tout le monde, les critiques n'ont pas manqué : Ok, c'est un bel outil, mais il manque ça et ça, et surtout ça... et puis avec telle feature, il serait tellement mieux. Et zou, 8 mois plus tard, voici la version 2, qui comble la plupart des lacunes constatées précédemment. A défaut de révolution, une bonne mise à jour en d'autres termes. Mais qui fait le ravissement des médias ébahis devant tant de génie...
Du coup, ces v2 font passer les possesseurs d'un iPhone / iPad v1 pour des sombres rétrogrades, totalement ringards. De quoi apporter de l'eau
Il faut juste faire abstraction du sentiment désagréable d'obsolescence forcée que procure ce rythme effréné de mises à jour, ainsi que de la quantité de déchets que cela produira.
Laissons ces considérations de côté si vous le voulez bien, après tout, elles ne concerneront que nos enfants !
Qu'est-ce que cette v2 de l'iPad nous apprend ?
A son lancement, l'iPad était un essai , une tentative de révolutionner la manière de “consommer” l'informatique dans les foyers. Pour Apple, c'était un essai à risque, bon nombre de ses prédécesseurs s'étant cassé les dents sur l'ardoise. Finalement, ce fut un coup de maître : l'iPad a conquis les foyers, mais aussi les écoles, les entreprises, les maisons de retraite...
D'un gadget, nous sommes donc passé à une tendance lourde de l'industrie informatique. Les grands fabricants de PC et de Smartphones ont emboîté le pas à Apple, et les prévisions de vente laissent augurer une forte croissance de ce secteur.
Les tablettes – au sens large – ne constituent pas un simple chaînon supplémentaire dans l'éco-système de l'informatique domestique. Elles ne se contentent pas de trouver leur place entre le smartphone et l'ordinateur portable. A mon sens, elles changent notre perception et nos attentes des services informatiques, du web et globalement, des interfaces.
Les tabletttes ont réussi à convaincre tout le monde du gain procuré par les interfaces tactiles : intuitivité, rapidité, interaction, simplicité...
Cette manière de consommer l'information va révolutionner la façon dont les interfaces vont être conçues : applications, sites web, mais aussi publications électroniques enrichies... Le tactile rend ainsi essentiel le parent pauvre du développement logiciel : l'ergonomie.
L'enjeu majeur des éditeurs d'applications pour les 5 prochaines années sera donc de concevoir des solutions aussi légères que faciles à utiliser, en se focalisant sur leur valeur ajoutée, tant en matière de contenu que d'expérience utilisateur.
Les graphistes et designers d'interfaces vont être les premiers concernés, bien évidemment. Mais je pense que toute l'industrie du logiciel et de l'édition va être impactée : les sites web, les services SaaS, les magazines, les journaux, les blogs... seront désormais pensés pour être consultables sur iPad... Ceux qui s'adapteront , qui changeront d'outils et de méthodes pour repenser totalement leur façon de produire des contenus survivront ; ceux qui ne prendront pas le train à temps risquent quant à eux de prendre un sacré coup de vieux...
mardi 1 mars 2011
Web-to-print : une croissance estimée à 50% dans les 3 ans à venir
Voilà qui est de bonne augure : “InfoTrends estimates that the share of e-enabled commercial print volume (submitted via a Web-to-Print solution) in the United States will double from 15% in 2009 to 30% in 2014.” (source)
Il ne s'agit bien évidemment que d'une estimation, qui plus est limitée aux Etats-Unis. Si on la transpose aux autres marchés potentiels (Europe, Russie, Asie-Océanie), on mesure facilement le changement qui est en train de s'opérer.
Combiné au commerce électronique, le web-to-print bouleverse une industrie vieille de plusieurs siècles : je me faisais l'écho la semaine dernière des grandes manœuvres chez les fabricants de presse à imprimer ; il s'agit d'un signe supplémentaire de la transformation majeure de notre façon de consommer l'imprimé et de façon plus large, le support de communication.
Si j'enfilais mon costume de Nostradamus, je prédirais un changement aux conséquences aussi importantes que l'arrivée, par exemple, d'un portail comme Amazon fin des années 90. Amazon a révolutionné la manières dont des millions de consommateurs achètent leurs biens culturels.
Je suis ravi de cette situation, d'une part parce qu'elle me conforte dans ce que je pressens depuis plusieurs années, mais surtout, parce que dans ce domaine, la France compte plusieurs “beaux” éditeurs et intégrateurs ; autant de sociétés qui pourront exporter un vrai savoir-faire à l'extérieur de nos frontières !







