jeudi 30 juin 2011

Le CloudPro : Orange cible les PME

Aujourd'hui se tenait à Paris le lancement de l'offre "Le Cloud Pro" à centre Orange Rive Droite, dans le XVIe.
Vivek Badrinah, Directeur Executif en charge des services aux Entreprises en a dévoilé les grandes lignes, devant un parterre de partenaires et en présence de Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'Etat aux PME. Le Cloud Pro est un bouquet de services web sélectionnés par Orange pour répondre aux attentes des PME de 0 à 50 salariés. L'objectif d'Orange est multiple : rassurer les utilisateurs en étant garant des services proposés, suggérer de nouveaux comportements par un bouquet de services sans cesse enrichi et enfin, faciliter l'accès grâce à un identifiant unique, une interface unique... et une facturation unique, sur la facture ADSL.
C'est simple mais très pertinent pour les pros.
Un dernier axe consiste à animer, par le biais d'une communauté intitulée "Le Quartier des Pros", pour répondre aux questions des pros sur les problématiques liées au cloud.
Pourquoi j'en parle ? Parce que d'une part, j'étais présent à ce (beau) lancement. Mais surtout, parce que Wedia Expresso dont je suis chef de projet est partenaire du Cloud Pro, aux côtés de références prestigieuses telles que Seesmic, Microsoft, EBP, Cegid, Viadeo ou DailyMotion. Autant vous dire que je suis particulièrement fier du travail que nous avons accompli, héhé !
Orange vise ainsi plus de 2 millions d'utilisateurs en France : nous espérons qu'ils seront séduits par notre "marketing boutique" !

Vous trouverez toutes les infos sur : http://lecloudpro.orange.fr

En direct du CloudPro

Héhé, un post en direct du lancement de l'offre CloudPro d'Orange dont Wedia Expresso est partenaire, aux côtés de Seesmic, Cegid, EBP, Microsoft, Viadeo,... tous spécialistes du SaaS.
Orange propose un nouveau bouquet de services aux PME avec un unique portail, un unique identifiant d'accès et une unqiue facture. Le lancement se fait en ce moment chez Orange Rive Droite, en présence du Secrétaire d'Etat chargé des PME.

lundi 27 juin 2011

Imprimeurs : comment (bien) choisir sa solution web-to-print ? (mise à jour)

En écho à mon article de Samedi sur les critères de choix d'une solution web-to-print, je voudrais ajouter une précision : en ce qui concerne le cahier des charges, l'une des questions maîtresses concerne la finalité de votre futur outil.

Car le terme de web-to-print est totalement galvaudé. Vous devez déterminer à l'avance si votre système doit servir à automatiser les processus de création et de personnalisation de documents, dans une logique d'industrialisation ; ou si au contraire, il doit vous permettre de mieux répondre aux cas particuliers et aux demandes spécifiques de vos clients, auquel cas vous vous trouverez plutôt dans une logique de travail collaboratif et de reviewing en ligne.

Ce critère est essentiel, et c'est pour cette raison que je reviens dessus : il n'existe pas à ma connaissance de solution capable de TOUT faire correctement. On trouve soit d'excellentes solutions d'automatisation des processus, soit d'excellentes solutions de travail collaboratif. Mais aucune qui sache tout faire avec les niveaux d'ergonomie et de simplicité requis.

Prenez donc bien le temps de réfléchir à ce que vous attendez de votre outil, et préparez-vous, en fonction du choix que vous ferez, à devoir dire “non” à certaines demandes clients. Ou alors il vous faudra cumuler plusieurs solutions pour disposer d'un système web-to-print "ultime".

Bonne chance dans votre quête !

Bel article sur Thelia, solution e-Commerce open-source et française



Comme le dirait Omar Sharif, “vous le savez, le commerce électronique, c'est ma grande passion”. En plus du web-to-print, mais bon, c'est complémentaire quand même.
Du coup, je suis toujours à l'affût d'articles sur ce sujet, et je voulais vous inviter à lire celui consacré par Ludovic Passamonti à Thelia, et intitulé : “Thelia, l'autre solution e-commerce française, open source et libre”.

Bel article, très complet avec en plus, en pied de page, le lien vers l'espace de démo. Idéal pour jouer avec.

samedi 25 juin 2011

Imprimeurs : comment (bien) choisir sa solution web-to-print ?

Le web-to-print, tout le monde en parle : moi le premier (héhé), mais comme nous avons pu le constater lors du dernier salon Graphitec, il s'agit du sujet à la mode qui commence à intéresser une grande majorité d'imprimeurs.

Le problème, c'est que l'offre est pléthorique, et extrêmement diversifiée. Les technologies se cherchent encore, les concepts aussi et les jeunes pousses se multiplient.

Alors dans ce contexte, comment faire le bon choix sur un investissement potentiellement structurant ? Comment être sûr d'opter pour le "bon cheval", sans risquer de se retrouver avec un système inopérant sur les bras ?

Je vais essayer de donner quelques pistes pour aider celles et ceux qui sont dans ce cas :

  1. Commencez par rédiger un cahier des charges, même très succinct : le web-to-print, c'est très vaste comme sujet, pour ne pas dire vague. Prenez donc une feuille et listez les objectifs auxquels votre futur système doit répondre, en les classant par ordre de priorité : quel type de documents voulez-vous réaliser ? Quel format de fichiers voulez-vous utiliser ? Avez-vous besoin ou non de modèles pré-enregistrés ? Que doit permettre de faire votre système ? Quel sera la disponibilité requise (H24 ou heures ouvrables) ?
  2. Dessinez le chemin que devront suivre les documents, de la création des modèles à la réalisation de supports personnalisés et à leur impression
  3. Analysez ensuite votre capacité à absorber un nouvel outil informatique : avez-vous les ressources en interne pour paramétrer un outil de ce type, acquérir le savoir-faire, ou au contraire, avez-vous besoin d'un système clés en mains, sans aucune compétence requise ?
  4. Fixez la durée de vie de votre futur système : combien de temps doit-il durer ?  S'agit-il d'une solution temporaire, ou au contraire d'un système appelé à vivre plusieurs années ?
  5. Déterminez le niveau de criticité de ce futur système dans votre organisation : s'agit-il d'un simple relais de croissance ? Ou au contraire, va-t'il s'agir d'un élément central de votre entreprise ?
  6. Enfin, calculez votre budget disponible, et réfléchissez au mode d'achat le plus approprié à vos besoins : achat direct d'une licence, location mensuelle ou paiement à l'usage ?
Une fois que vous avez brossé ce premier tableau de vos besoins et de vos objectifs, commencez à faire le tour des prestataires. Les salons professionnels constituent un moyen efficace d'obtenir un panorama rapide et de juger chaque société.

Votre cahier des charges constituera alors un bon moyen de mettre en place une grille comparative des offres, pour distinguer celle(s) qui sort du lot. Comme vous pourrez le constater à ce moment, les aspects techniques seront finalement les plus évidents. La problématique va rapidement se situer au niveau de la pérennité des offres et de leur intégration dans votre organisation et vos processes de travail : 
  • faut-il choisir une jeune pousse à la techno innovante, ou au contraire jouer la sécurité avec un poids lourd du marché, quitte à perdre en souplesse ?
  • devez-vous choisir un éditeur ou un intégrateur ?
  • faut-il absorber intégralement la solution, ou au contraire, utiliser un système externe à votre infrastructure ?
La réponse ne sera pas évidente, mais encore une fois, votre cahier des charges vous aidera à trouver la solution adaptée. Dites-vous qu'il n'existe pas UNE solution idéale ; mais qu'à chaque besoin correspond un prestataire adapté. Reste à trouver la bonne adéquation.

Et n'oubliez jamais l'aspect humain : au-delà de la technique, il est important que le courant passe avec votre futur fournisseur, c'est une garantie essentielle de réussite du projet. 

Si vous n'arrivez pas à vous décider, faites appel à des consultants spécialisés. Vous rentabiliserez largement cette dépense !

Revue de presse de l'actualité w2P - Ce qu'il ne fallait pas manquer en cette semaine du 20 juin 2011

Petit tour d'horizon de la semaine écoulée : alors ce qui m'a le plus intéressé, et de loin, c'est le projet Adobe Edge dévoilé par les Labs. Il s'agit d'une solution d'animation au format HTML 5, très prometteuse.

Sinon, voici ce qui s'est passé...


  • Alfresco dévoile un nouvel outil de travail collaboratif, Team.
  • Le Bangor Daily News a mis en place une solution de publication web-to-print très innovante mariant Google Docs, Wordpress et Indesign. En plus, elle est open-source !
  • Dans le domaine de la gestion de contenu web, une annonce qui risque de chambouler la donne : Oracle a racheté Fatwire
  • Enfocus a mis à jour PitStop Pro (desktop et server), en l'orientant vers l'iPad. Tiens, tiens... ça coïncide bien avec le rapprochement Enfocus-Woodwing ;-)
  • Les labs d'Adobe ont présenté un module d'export HTML5 pour Illustrator : décidément, ils aiment bien le HTML5 en ce moment chez Adobe !
  • Ricoh pousse sa solution de web-to-print (NowPrint)
  • Enfin, un article très intéressant paru sur un blog Xerox qui explique pourquoi le web-to-print peine encore à convaincre. Et oui, malgré les études et les prévisions optimistes, tous les éditeurs constatent la difficulté d'imposer ces nouveaux outils.

That's all folks !

jeudi 23 juin 2011

Web-to-print open source : ça avance !

Le web-to-print a longtemps échappé à l'open-source, notamment parce qu'il reposait jusqu'à présent sur des technologies de composition propriétaires, type Adobe, Quark ou Pageflex.
Mais les progrès de Flash, du HTML, du PDF, et l'apparition de logiciels de PAO open-source tel que Scribus, conduisent inéluctablement à l'apparition de solutions web-to-print Open-Source.

Je vous avais parlé par exemple de projets tels que Calenco, WaterColor (Flex) ou ProduceAndPublish.

Voici qu'aujourd'hui, une révolution pourrait venir d'un journal de Bangor, dans le Maine (spéciale dédicace aux fans de Stephen King).
Ils ont mis au point un process inventif qui combine la puissance de plusieurs solutions éprouvées :

  1. Google Docs : les journalistes composent leurs articles dans ce traitement de texte en ligne, en bénéficiant des fonctionnalités collaboratives du traitement de texte de Goole (annotations, écriture à plusieurs, versionnement)
  2. Wordpress : via la simple fonction de partage de Google Docs avec un utilisateur spécifique, l'article est automatiquement envoyé vers Wordpress qui se charge de le publier en ligne sur le site du journal.
  3. Indesign (desktop) : parallèlement, l'article tombe dans la corbeille du secrétaire du rédaction qui, depuis Indesign, n'a plus qu'à finaliser la mise en page sans effectuer le moindre copier-coller.
Peu ou pas de technologie coûteuse, des outils puissants et complémentaires, voici l'archétype d'une solution originale et inventive... dont le Bangor Daily News vient de surcroît de rendre le code public.

Si le sujet vous intéresse, voici une vidéo qui donne plus de détails. Et quelques liens pour creuser le sujet :

mercredi 22 juin 2011

Avec EDGE, Adobe revient aux fondamentaux de Flash... mais en HTML5

J'ai adoré Flash, il y a longtemps. Lorsqu'il s'agissait principalement d'un outil de conception d'animation pour graphistes, capables de mettre – un peu – les mains dans le cambouis.
En 2002, Macromedia Flash MX était un environnement d'animation qui mettait en avant les outils avec lesquels les graphistes étaient familiers : timeline, palettes, boutons...
Puis petit à petit, notamment sous l'impulsion d'Adobe, Flash est devenu un environnement de développement, de moins en moins dédié aux graphistes. Les outils de codage ont pris le pas sur les outils graphiques, et je trouve que Flash y a perdu un peu son âme.

Voici qu'Adobe dévoile un nouveau projet sur ces Labs : Adobe Edge.
Un environnement graphique pour créer facilement des animations, sans une ligne de code... et entièrement en HTML 5.
Mazette... ça faisait un moment que je l'attendais celui-là...
L'interface d'Adobe Edge telle que l'on peut la voir sur la vidéo de démonstration est réduite à l'essentiel, selon moi :

  • une palette de calques
  • une timeline avec des déclencheurs, comme en vidéo
  • des actions pré-déterminées et un éditeur de propriétés
Tout ce que j'aime... et toute la philosophie initiale de Flash : mettre l'animation à portée des graphistes qui détestent le code ;-)

Je vous livre la vidéo qu'Adobe a dévoilé récemment, en attendant de pouvoir tester ce petit bijou.
Après CSS Regions, une preuve supplémentaire du virage technologique qu'est en train d'aborder Adobe, qui semble désormais résolue à passer à l'ère de l'après-Flash.

samedi 18 juin 2011

Abécédaire du E-Commerce :
H comme...


H


  • Habitudes : quand ils sont habitués à un site web, les internautes sont comme les personnes âgées, ils détestent le changement. Il faut donc y aller très prudemment sur les évolutions fonctionnelles et ergonomiques. Si vous le pouvez, constituez-vous un panel d'utilisateurs-tests qui vous donneront leur avis sur des améliorations, en pratiquant l'A/B testing. Et communiquez sur les moindres évolutions, en positivant et en expliquant le pourquoi du comment. Il n'est pas forcément nécessaire d'aller jusqu'à singer Twitter qui a proposé pendant longtemps de choisir entre la nouvelle version de son interface et l'ancienne. Mais il faut avoir en tête que des changements même mineurs peuvent perturber l'utilisateur, ce qui peut avoir une influence négative sur vos ventes.

    • Hard bounce / Soft bounce : le commerce électronique repose en grande partie sur des échanges par e-mail. Prospection, promotions, relances panier, messages de confirmation de commande, informations techniques, newsletters... à l'heure des réseaux sociaux, le bon vieil e-mail reste prépondérant dans la relation client. Vous devez donc prêter attention au bon acheminement de vos messages. En cas de non-réception d'un e-mail, vous devez déterminer la raison du refus, pour améliorer vos bases de contact ou relancer votre client par un autre canal afin de préserver la relation. Il peut s'agir d'un refus permanent (hard bounce) causé par une erreur dans l'adresse, ou une désactivation du compte ; auquel cas vous devez signifier ce problème à votre client via une alerte qui s'affichera sur l'interface à sa prochaine connexion. S'il s'agit d'un emailing, il conviendra de retirer l'adresse de la base. S'il s'agit d'un refus temporaire (soft bounce), il peut être causé par un problème de messagerie du côté du client : boîte pleine, problème de connexion, filtre... Pour un emailing, vous pouvez conserver l'adresse dans votre base jusqu'au prochain envoi, afin de vérifier qu'il s'agisse bien d'un problème temporaire. S'il s'agit par contre d'échange de courriels avec un client, il vous faudra mettre en œuvre un autre moyen de communication, tel que des notifications mobile ou un message d'information à sa prochaine connexion sur votre site.

    • Header : le header constitue la partie supérieure de votre site, son en-tête. Il s'agit d'une zone stratégique, dont vous devez étudier la conception avec beaucoup d'attention. Le header doit informer le client sur l'endroit où il se trouve, quelle que soit la page affichée : la règle à appliquer est celle du “Qui-Quoi-Où-Pourquoi”. Le QUI doit renseigner sur votre identité (logo, nom de l'entreprise, n° vert), et sur celle de l'utilisateur connecté (un simple message du type “Bienvenue Ludovic Martin” rassure). Le QUOI englobe toutes les informations qui expliquent votre activité de façon aussi lisible que possible (“le spécialiste des pianos” ou “vendeur de cerf-volants depuis 1991”). Le OÙ désigne toutes les informations qui permettent à l'utilisateur de se situer, sur le web (version française ou anglaise du site) mais aussi au sein du site, via un bon vieux breadcrumb (Accueil > Produits > Promos > Pianos). Enfin le POURQUOI englobe, selon moi, tout ce qui peut conforter l'utilisateur dans le fait qu'il vous ait choisi : un numéro vert, des labels qualité, bref toutes les infos de rassurance qui font sérieux. Ces derniers éléments peuvent également être répartis sur le footer (pied de page), à condition qu'il ne faille pas faire trop défiler la page d'accueil (scroll). Vous l'aurez donc bien compris, comme la devanture d'un magasin, un header doit dire l'essentiel de votre métier, en invitant le consommateur à entrer (plutôt qu'à fuir...).

    • Hébergement : il s'agit d'un critère essentiel dans le déploiement d'un service de commerce électronique. Vous ne devez pas lésiner sur le choix de votre hébergeur : privilégiez celui qui vous offrira les meilleures prestations en termes de disponibilité, de sécurité, de fiabilité et de performances. Même s'ils peuvent être un peu plus chers (quoique), privilégiez les spécialistes de renommée nationale voire internationale. Et scrutez le web et les forums pour obtenir l'opinion de leurs utilisateurs. L'hébergement est crucial pour votre service : il peut être un véritable talon d'Achille s'il n'est étudié avec attention.

      • Helpdesk : même si vous avez pensé à tout, vous n'aurez jamais tout prévu. Le colis qui se perd, le camion de transport qui fait une sortie de route, le client pas content... tout cela, vous devrez le gérer. Il vous faut donc prévoir le minimum de logistique pour y faire face : un numéro d'appel (c'est recommandé), et une adresse mail qui soit surveillée en permanence. Vous pouvez aller ensuite plus loin dans le support client : chat, visioconférence, site de support dédié. Tout dépend de votre activité et de votre clientèle.


      • Hiérarchisation : produits d'appel, information sur l'entreprise, promotions... vos pages web vont vite se peupler de données hétérogènes ; et pour éviter que le client se perde, vous avez intérêt à les structurer et à la hiérarchiser visuellement. Dès la conception de la charte graphique, vous devez réfléchir à des codes graphiques et à des gimmicks qui faciliteront cette hiérarchie : tel type d'information doit être présentée de telle manière, tel élément doit toujours être positionné à tel endroit... en anticipant ces problématiques, vous renforcerez le confort de l'utilisateur en améliorant son expérience.

        • Homer Simpson : cette vision est tout à fait personnelle, mais quand je réfléchis à une interface destinée au grand public (et pas que, d'ailleurs), je m'imagine toujours que l'utilisateur qui va s'en servir est Homer Simpson. Pas Maggie. Homer, only. Du coup, ça pousse à faire simple... 

          • Humour : peut-on ou non faire de l'humour sur un site de commerce électronique ? Cette question mériterait presque de figurer dans les épreuves du Bac. Mon point de vue est le suivant : en règle générale, NON. Dans certains cas particuliers, OUI. Lesquels ? Une page d'erreur par exemple, à condition qu'elle permette au client de retrouver la sortie facilement. Une foire au questions, de façon très légère. La page “Qui sommes-nous” : après le discours rassurant, vous pouvez ajouter une photo sympa et décalée de votre équipe. Votre blog : ça c’est l'endroit idéal pour se lâcher (un peu), et créer de la sympathie. Mais après, dès qu'on parle “finances” et “achat produit”, il faut être hyper-sérieux. Donc toutes les blagues de geeks sur Star Wars, les private-jokes et autre... forget. D'une façon générale, dites-vous que même si vous avez de l’humour – ce qui reste à prouver – vos clients n'en ont peut-être pas. Et vous n'êtes pas là pour les divertir... ;-)

            Revue de presse de l'actualité w2P - Ce qu'il ne fallait pas manquer en cette semaine du 13 juin 2011

            Les infos notables de la semaine :

            Du côté de la publication multicanal et des tablettes :

            • de plus en plus de journalistes et de bloggueurs se demandent si Adobe n'est pas en train de tuer son Flash (lien)
            • EMailVision rachète SmartFocus et s'oriente de façon déterminée vers le multicanal (lien)
            • Mediapost lance l'imprimé publicitaire augmenté, avec de vrais morceaux de QR dedans (lien)
            • L'éditeur de solutions marketing Tukaiz entre dans le Top 50 des entreprises de Chicago qui connaissent la plus forte croissance (lien)


            Du côté du Web-to-print :

            • visiblement, le w2p a été à la fête à Graphitec (lien)
            • EskoArtwork offre sa suite GoPrint à ses clients nord-américains (lien)


            Du côté des éditeurs PAO

            • Gluon a mis à jour ses packs d'extension pour Quark Xpress 9 (lien)
            • TypeDNA2, un beau gestionnaire de fontes (lien)
            • Quark Xpress 9 obtient 2 MacWorld Awards (lien)
            • Adobe met à jour Indesign CS 5.5 (lien)
            Du côté du e-Commerce
            • un article intéressant qui nous révèle que la grande majorité des sites de commerce font moins de 3 ventes par jour – ça casse le mythe (lien)
            • Facebook commence-t'-il à perdre de la vitesse ? On s'interroge... (lien)
            • Prestashop vs. Magento : FIGHT !!! Et visiblement, Prestashop => WINS !!! (lien). Et après ce type de post, faudra pas que je vienne pleurer si ça trolle dur...
            • Seules 12% des entreprises françaises ont un site mobile. Perso, je trouve ça déjà pas mal... (lien)
            • le DG de Prestashop livre son analyse du rachat de Magento par eBay (lien)

            vendredi 17 juin 2011

            KISS, un principe de vie... et de survie


            Dans les années 50, la firme Lockheed Martin élabora un chasseur supersonique particulièrement performant, le F-104 Starfighter. Cet avion aux performances époustouflantes obtint rapidement le sobriquet “d’avion-fusée”. Au cours des années 60, le F-104 devient le chasseur standard des pays de l’OTAN, ce qui lui valut un nouveau sobriquet, notamment en Allemagne : “le faiseur de veuves”.

            En effet, le F-104 fut à l’origine d'un grand scandale en Allemagne, en raison d’un nombre anormal d'accidents : plus d'une centaine de pilotes furent tués en mission, et très rapidement, le moteur de l'appareil fut mis en cause. Mais pas uniquement : les pilotes soulignèrent de véritables problèmes d'ergonomie sur le tableau de bord, le placement des commandes les conduisant régulièrement à quitter l'horizon des yeux pour chercher tel ou tel bouton, ce qui pouvait s’avérer fatal dans certaines configurations de vol.

            Les allemands entreprirent un programme d'amélioration de l'appareil, notamment en ce qui concerne les commandes.

            Cet exemple illustre parfaitement le principe du KISS : “Keep It Simple and Straightforward” ou “Keep It Simple and Smart” suivant les interprétations. Ce qui se traduit par “Fais simple et direct” ou “Faire simple et élégant”... un principe de bon sens qui régit également les interfaces homme-machine.
            A l'heure du e-Commerce et des applications SaaS, le KISS principle est plus que jamais d'actualité. Aux usines à gaz, je préfère amplement les interfaces simples, sobres et smart, qui fonctionnent bien. Quitte à devoir sacrifier quelques fonctionnalités au passage.

            Vous qui concevez des applis web, gardez ce principe en tête : et pensez également au nombre magique. Il s'agit du 7. Même si cette analyse est contestée, des études de psychologie ont en effet montré que le nombre d'éléments qu'un cerveau humain pouvait mémoriser dans sa mémoire de travail (équivalent de la mémoire vive) était de 7, plus ou moins 2 suivant les capacités de chacun : en d'autres termes, concevez des interfaces avec au maximum 9 commandes, en visant de préférence le seuil optimal de 5.



            jeudi 16 juin 2011

            Tribune : Magento, une intégration qui s’annonce difficile…





            Tribune de Christophe Cremer, Directeur Général de PrestaShop

            Visiblement, eBay a fait une bonne affaire financière en s’intéressant tôt à Magento, un logiciel e-commerce qui est incontestablement une référence dans le domaine. Ayant pris une participation significative dans la société Varien, éditeur du logiciel Magento, il y plus d’un an, eBay disposait d’une place de choix pour négocier la suite.

            eBay n’en est pas à son premier essai en termes d’acquisition :

            Le rachat de Paypal en 2002 (paypal avait 3 ans d’existence et fut rachetée pour 1.5 milliards de dollars) fut une idée de génie… tous les acheteurs ont besoin de faire les paiements en ligne et la complémentarité évidente des offres a permis à Paypal de consolider sa position dominante. Aujourd’hui la rentabilité de Paypal est exceptionnelle. Toutefois, soulignons-le, personne ne considère le paiement comme un logiciel stratégique pour lequel l’indépendance du fournisseur constitue un critère de choix.

            Le rachat de Skype en octobre 2005 (skype avait deux ans d’existence et fut rachetée pour 3,5 Milliards de dollars !) fut longtemps décrié. Il s’est avéré au final un bon placement financier sinon un bon choix industriel. Les synergies attendues ne se sont pas concrétisées, au contraire, l’intégration a donné lieu à une bataille juridique majeure, mais la prime au leader accompagnée d’une base installée considérable, s’est révélée financièrement très fructueuse.

            Dans le cas du rachat de Magento, il s’agit également d’une évolution de l’offre, eBay offre déjà des services de mise en place de sites marchands sous forme de page, mais pas d’un logiciel indépendant.

            Qu’est que ce qui a plu a eBay ? La base installée dont il sera possible de tirer parti, un marché complémentaire à celui d’eBay en forte progression, une très bonne notoriété. Mais il s’agit d’un métier différent, celui d’éditeur, qui doit évoluer en permanence et convaincre ses clients de la qualité de la solution. Pour la première fois, eBay ne met pas le pied dans un métier récurrent.

            Le plus grave étant au-delà, dans la perception réelle ou supposée que vont avoir les clients d’être enfermés dans une solution propriété d’un fournisseur.

            Quels sont les plus pour Magento ? Un appui financier très significatif, la possibilité d’être tirée par la base installée d’eBay, mais ce que les analystes soulignent le plus, c’est la possibilité de structurer la société en terme de support et de produit. Incontestablement le nombre de déçus de Magento est assez élevé : lourdeur de la technologie, abandon progressif du modèle open-source, support insuffisant.

            L’appui d’eBay va améliorer ces points, mais permettra-t-il à Magento de renouveler son offre et d’évoluer au rythme attendu par le marché ? On peut en douter, les sociétés américaines dès qu’elles ont atteint une taille significative, ont tendance à formaliser et alourdir les processus, il faut arbitrer entre les priorités, faire place à des objectifs contradictoires.

            Au total, la perte d’autonomie de Magento, est inéluctable et toutes les déclarations au sujet d’une plateforme ouverte ne changeront pas cela, ceci est complété par trois points indiscutables :


            • Il s’agit d’un métier différent, éditeur qui requiert rapidité, innovation, technologie,
            • La solution gratuite est amenée à disparaître, privant la société de son relais de croissance,
            • Les clients auront incontestablement l’impression d’être prisonnier de leur fournisseur, pour une application totalement stratégique.

            mercredi 15 juin 2011

            Facebook, un truc de has-been ?

            "Selon les chiffres d'Inside Facebook Gold, la croissance globale de Facebook a ralenti ces deux derniers mois, effet d'une baisse de la cadence des nouvelles inscriptions nord-américaines."
            J'adore ce type d'analyse : Facebook ne perd pas d'abonnés, simplement, il en gagne toujours des nouveaux, mais à un rythme qui ralentit. Or ce ralentissement affole les analystes, d'autant qu'au même moment, Apple a choisi d'intégrer en profondeur Twitter à iOS 5, mais pas Facebook.

            Je pense qu'il y a une part de vérité là-dedans. Facebook, comme Twitter, a bénéficié d'un effet de mode déclenché par les “early-adopters”. Avant que les médias ne s'en empare, il s'agissait de quelque chose de mystérieux et de fascinant, qui excluait de fait tous ceux qui n'ont faisaient pas partie. Un truc de gens branchés, très sélect.
            Je pense qu'aujourd'hui, Facebook est victime de son succès : en se démocratisant, il perd tout attrait pour le noyau dur des utilisateurs historiques, ceux qui devaient compter parmi les plus fidèles. Tout simplement, parce que c'est totalement banal d'être sur Facebook aujourd'hui ; c'est presque le fait de ne pas y être qui permettrait de se singulariser.

            Après le social 2.0, l'ère de l'hypersocial ?
            Contrairement à des Viadeo ou des LinkedIn, Facebook n'a pas de spécificité ni de finalité qui lui permette de se démarquer : il s'agit du plus généraliste des réseaux sociaux généralistes, et à ce titre, du moins original...
            Facebook a prouvé que les internautes étaient en quête de social. Or aujourd'hui, je pense qu'une nouvelle ère va s'ouvrir, celle de l'hypersocial : l'unique réseau social monolithique va être remplacé par une foule de réseaux sociaux privés, adaptés à chaque contexte et à chaque besoin. Avec des aspects d'exclusivité qui feront que ces réseaux sociaux donneront un indicateur du niveau social de l'utilisateur, un petit peu comme une carte bancaire Platinium...



            Eh oui, je suis intimement convaincu que la lutte des classes va s'immiscer dans le web social ; c'est inévitable ! Comme dans le domaine des rencontres sur le web, les CSP++ ne voudront pas utiliser le même réseau social que la “plèbe”. L'hypersocial va probablement générer des micro-réseaux thématiques, ethniques, par affinités ou par métiers... sur lesquels il faudra probablement montrer patte blanche pour pouvoir rentrer.

            Donc, pour en revenir à Facebook : soit ils se renouvellent dans leur modèle, en créant pourquoi pas des sections réservées type “VIP”, à accès payant... Soit ils risquent de disparaître, noyé dans une forme de banalité qui les rendra trop fades par rapport à des réseaux ultra-thématiques.

            Je me trompe peut-être, mais rappelez-vous ce truc qui s'appelait “Second Life”. ;-)

            Source : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201106/13/01-4408743-facebook-sessouffle-en-amerique-du-nord.php

            mardi 14 juin 2011

            La gestion de projet, légère comme une Plum...



            Projet, projet, projet... tout est projet aujourd'hui. Car à la réflexion, un projet n'est pas nécessairement un chantier monstrueux et hyper-ambitieux. Autoentrepreneurs, artisans, chefs d'équipe, directeur(trice) de service et bien sûr, chefs de projet... nous avons tous des projets à conduire pour répondre aux attentes de nos clients ou développer notre activité.

            Un projet, qu'est-ce que c'est exactement ? Un ensemble de tâches, organisées entre elles, hiérarchisées et imbriquées, qui doivent être réalisées dans un temps donné et qu'il faut assigner à une ou plusieurs personnes.

            Pour conduire un projet, chacun a sa technique. Mais il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui, les améliorations des outils informatiques peuvent faciliter cette mission. Certes, on peut se contenter d'un bon vieux tableur Excel pour suivre l'avancement, lister les tâches et définir la "todolist" de chacun. Même si ça fonctionne, ça risque d'être rapidement fastidieux à maintenir.
            C'est pour cela qu'il est intéressant de se pencher sur des solutions dédiées, d'autant que certaines d'entre elles sont particulièrement accessibles, même aux plus petites entreprises.

            Je vous ai parlé il y a quelques semaines d'IceScrum, un logiciel open-source dédié à la gestion de projets en mode Scrum.
            Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler du bébé d'une jeune pousse française, que je trouve particulièrement prometteuse : PLUM.

            Plum est un service en ligne destiné à faciliter la gestion de projet. Jusque-là, rien de spécial : il en existe une pléthore sur le web. Mais là où l'approche de Plum est originale, c'est qu'elle vise à démocratiser la gestion de projet, à la vulgariser pour l'amener au plus grand nombre.
            Tout commence de façon très simple par la définition de liste de tâches à réaliser :  vous ajoutez une tâche, vous fixez une échéance et voilà. Vous disposez d'une super liste de tâches, et d'un tableau de bord qui vous indique combien de choses vous devez encore réaliser, ou ce sur quoi vous êtes en retard.
            Ce n'est que la première étape : vous pouvez à présent assigner ces tâches à d'autres utilisateurs, hiérarchiser les tâches entre elles ou les regrouper. De cette façon, vous commencez à passer de la simple liste de tâches à de la gestion de projet. Et puis ensuite, au-delà des échéances, vous pouvez ajouter des pièces jointes, pour passer dans un mode où vous centralisez l'information et où vous la diffusez intelligemment, comme un excellent chef d'orchestre.

            C'est ce que j'apprécie tout particulièrement dans Plum : sa capacité à monter en puissance et à vous accompagner dans l'évolution de vos besoins. Vous commencez "léger", et vous pouvez aller très loin, y compris dans l'interconnexion avec d'autres services, tels que Google Tasks. Il y a même une API qui vous permet de dialoguer avec Plum depuis votre webapp !

            J'ai échangé avec le fondateur de Plum, qui m'a précisé sa vision de son offre : "Plum vise principalement les PME et TPE mais également les indépendants qui ont besoin d'un outil pour gérer et contrôler leurs projets, de travailler en collaboration et de partager facilement leurs données entre les différentes parties prenantes. Dans notre cible, nous retrouvons par exemple des agences de communication, des sociétés de service dans les domaines de l'information, des nouvelles technologies, des industries, des cabinets de consultants, d'architectes, de comptabilité mais également des associations et auto-entrepreneurs."





            Globalement, j'ai vraiment apprécié la simplicité et la puissance de l'outil, capable par exemple de permettre à un néophyte de réaliser un planning de Gantt ou de définir des workflows de validation en deux coups de cuillère à pot. J'aime surtout la formule gratuite, qui permet de découvrir l'outil, avant de passer à la version sur abonnement, pour un tarif moins de 20 € par mois.
            Plum gagnerait toutefois à disposer d'un petit "webtour", pour prendre le visiteur par la main en lui expliquant pas à pas par quoi il doit commencer ; et de petites améliorations ergonomiques lui apporteraient la maturité dont il a besoin. Mais à ces détails près, je pense qu'il s'agit d'un outil qui fera gagner beaucoup de temps aux pros, et dont ils auront rapidement du mal à se passer !

            N'hésitez, foncez le découvrir : http://www.plum.pro/fr/

            Vous pouvez aussi jeter un oeil à leur plaquette.

            dimanche 12 juin 2011

            Abécédaire du E-Commerce :
            G comme...


            G



            • Géolocalisation (adresses IP) : dès que votre boutique va être ouverte, vous allez déclencher des achats. Surtout s'ils s'agit de biens de consommation courante. Des achats qui risquent probablement d'avoir comme origine l'Afrique de l'Ouest. Avec parfois des incohérences entre adresses de livraison et de facturation. Donc si vous voulez éviter fraudes et impayés, un bon moyen peut consister à géolocaliser les adresses IP des acheteurs de façon à vérifier si elles sont cohérentes avec les adresses de facturation et de livraison. En cas de décalage important, vous serez alors prévenu et vous pourrez procéder à des vérifications avant de livrer vos produits.

              • Give to get : un de ces maximes dont le web raffole. “Donner pour recevoir” : mais il faut bien avouer que cela fonctionne. Qu’il s’agisse d'une offre freemium, d'objets gratuits, d'infos pratiques, plus le visiteur aura l'impression de retirer de votre site du “positif ” de façon gratuite, plus il aura envie d'acheter ou de renouveler ses achats. Mais le “give”, ça doit scénariser intelligemment et se planifier, de façon à créer l'évènement et à maintenir la flamme tout au long de l’année.

              • Google : dès que l'on se lance dans un projet de commerce électronique, il faut être pragmatique et ne jamais perdre de vue la finalité ultime qui est générer du revenu. Le revenu passant par l'audience, et l'audience étant souvent liée (mais pas que) à la façon dont Google va indexer votre site, il faut donc construire un site Google-friendly. Les arbitrages graphiques et technologiques doivent donc se faire suivant cet axe : ce choix sera-t-il préjudiciable ou non à mon indexation dans Google ? Cela peut paraître arbitraire comme raisonnement, mais il s'agit d'une mesure de salut qui ne produira globalement que des effets positifs.

              • Green : sans tomber dans le travers du greenwashing, qui consiste à mettre du vert partout en baratinant, dans l'espoir de berner ses clients, il est indéniable que des arguments écoresponsables peuvent permettre d'emporter la décision d'achat d'un client. Lorsque vous sélectionnez vos producteurs, vos transporteurs ou vos hébergeurs, intégrez toujours la dimension écologique dans vos critères, de façon à pouvoir valoriser ces aspects-là dans vos futurs argumentaires.

                • Grille : une bonne mise en page papier repose toujours sur une grille de base qui définit les proportions et les alignements des éléments graphiques. En web, il en est de même : quand vous concevez une nouvelle interface, ne partez pas dans tous les sens. Appuyez-vous sur des grilles standardisées, elles faciliteront l'intégration en CSS et elles permettront d'établir une harmonie tout au long de la navigation sur votre site.

                • Gris (niveaux de) : en arts graphiques, lorsqu'on dessine un logo, on dit qu'il faut toujours commencer par le concevoir en noir et blanc. Puis le passer en gris. Et s'il fonctionne toujours, s'il est toujours lisible, passer enfin à la mise en couleur. Pour une interface web, il doit en être de même : n'oubliez jamais que vos visiteurs peuvent avoir des problèmes de vision, ou tout simplement, travailler sur des écrans mal calibrés. Construisez donc vos interfaces de façon à ce qu'elles fonctionnent en niveaux de gris. Si un bouton est compréhensible sans information de couleur, alors vous aurez atteint votre objectif. Vous pensez que j'exagère ? Prenez l'exemple des boutons de validation qui ne diffèrent des autres que parce qu'ils sont en vert. Et posez-vous la question de la façon dont ils peuvent être compris par des daltoniens...

                samedi 11 juin 2011

                Revue de presse de l'actualité w2P - Ce qu'il ne fallait pas manquer en ces semaines du 30 mai et du 6 juin

                Pour cause de week-end prolongé la semaine dernière, je n’ai pas fait de revue de presse. Et après on s’étonne que mon blog ne génère aucun revenu...

                Pour la peine, vous en prendrez pour deux semaines...
                Bien fait.

                Alors, que c’est-il passé d’intéressant dans le monde merveilleux du web-to-print au cours de la quinzaine écoulée ?

                Du côté des solutions SaaS :

                • Tweak.com intègre désormais officiellement des capacités d’impression (lien)
                • Ricoh se lance dans le web-to-print en SaaS avec NowPrint ASAP (lien)
                • iSynApps dévoile iSod, une sorte d'Indesign "lite" en ligne, tout en Flex (lien
                • les indiens se lancent résolument dans le web-to-print (lien)
                Du côté du cross-media :
                • Wedia lève 2 millions d’euros pour accélérer son développement (lien)
                • Nouvelle version de la plateforme PageFlex, clairement orientée publication multicanal et gestion de campagnes (lien)
                • Quark propose la version 4 de XML Author, logiciel qui permet de construire du XML dans Word (lien)
                • Découverte de PiVoo, plateforme collaborative multicanal made-in-belgium : décidément, ils sont trop forts ces belges ! (lien)
                • Xerox nous apprend qu'aux USA, 75% des TPE-PME sont convaincues par les bienfaits du marketing multicanal (lien)
                • Sitôt sorti, Woodwing annonce le support d'Apple iOS 5 (lien)
                • BNP déploie en interne les solutions Quark pour son portail de génération de supports imprimés, eComTail (lien)
                • Vjoon présente un nouveau livre blanc dédié aux tablettes (lien). Décidément, ça a l'air d'être à la mode ces petites bêtes, va falloir que je voie si ça passe en note de frais ;-)

                Du côté des Tablettes et des Smartphones :
                • La tablette HP TouchPad sera disponible en Juillet (lien)
                • … tout comme le PlayBook de RIM (lien), en France
                • MG Production lance EMX Start, une plateforme éditoriale orientée Smartphones (lien)
                • et contrairement à toute attente, Blackberry est toujours en tête des smartphones (lien)
                Du côté du e-Commerce :
                • eBay rachète Magento : sachant que plusieurs solutions web-to-print, telles que ZetaPrints, se comportent comme des extensions de Magento, ça ouvre des perspectives (lien)
                Du côté du HTML 5 :
                • Adobe poursuit son expérimentation de CSS Regions en l'intégrant au webkit, dans l'espoir de créer un nouveau standard de mise en page universel (lien)
                • ... tout en reconnaissant à demi-mots une déclinaison de l'importance de Flash (lien)
                Du côté des bicross :
                • Danny Mac Askill a sorti une nouvelle vidéo : rien à voir avec le web-to-print, mais ça fera plaisir à mon collègue Loic Aïgon – spécial dédicace – (lien)

                vendredi 10 juin 2011

                Le e-Commerce, une chance pour les départements ruraux : l'Aveyron, future Silicon Valley ?





                “Le e-commerce, une solution d'avenir en Midi-Pyrénées” : tel est le titre d'une étude exclusive La Poste-Coliposte/IPSOS sur les pratiques et usages du e-commerce en Midi-Pyrénées.

                La Dépêche du Midi nous en révèle les principaux résultats, qui pour la plupart, paraissent évidents :
                • facilité d'usage
                • aspects pratiques
                • délais de livraison
                Mais il en est un qui a attiré mon attention. Je cite “le e-commerce contribue à réduire les inégalités face à l'éloignement des zones commerçantes.”
                Et oui, quand on habite en zone rurale comme moi, à sans Ikea ni Fnac à moins de 200 kms à la ronde, le commerce électronique est la seule solution pour se procurer certains articles. Bon, je vous rassure, on vit très bien sans Ikea ni Fnac.
                Mais bon, il faut reconnaître qu'à la base, ça ne renforce pas l'attractivité du territoire. Cela prouve en tout cas que le e-Commerce a une vraie dimension sociale, pas que “business”.

                Ce que j'espère du fond du cœur, c'est que nos femmes et nos hommes politiques mesurent enfin le formidable potentiel de croissance que représente le commerce électronique pour désenclaver les territoires ruraux, Aveyron en tête.

                Pour résumer ma vision, le commerce électronique :
                • ça peut lutter contre l'isolement des territoires ruraux, et rétablir un équilibre social entre les départements
                • ça peut développer des filières économiques existantes, en leur permettant de sortir de leurs frontières géographiques : notamment l'agriculture et l'artisanat
                • ça peut créer des emplois, car c'est un domaine qui embauche fort et pleins de secteurs différents !
                • ça peut susciter des filières de formation : pour info, il n'y a que très peu d'écoles qui forment au commerce électronique, en particulier en formations initiales courtes (IUT ou BTS). Et à l'inverse, il y a de la demande pour de la main d'œuvre qualifiée
                • ça peut valoriser des zones géographiques : le commerce électronique a besoin d'espace, pour stocker les marchandises et pour héberger des data centers. Qui dit espace dit foncier, et justement, en milieu rural, le foncier ne coûte pas cher ! Donc si un département a la chance de disposer de grandes surfaces facilement aménageables, dans des coins sympas, à proximité de réseaux logistiques et d'artères technologiques, il a un fort potentiel.... Tiens tiens, mais ça ressemblerait pas à l'Aveyron ça ?
                Bah oui messieurs mesdames, l'Aveyron a une formidable carte à jouer dans ce domaine.
                On a l'A 75 qui nous positionne à mi-chemin entre le Sud de la France et le Centre, en retrait des voies d'accès à l'Espagne et à l'Italie. Le long de l'A 75, on a de la fibre optique, idéale pour des échanges informatiques.
                Le long de l'A 75, on a de grandes zones qui peuvent héberger à faible prix des data centers et des zones d'entreprosage (pas sûr de l'orthographe, désolé).

                Et puis on a un cadre de vie idéal, la campagne et les grands espaces à 1 heure de la mer. 
                Bref, tout pour constituer une vraie Silicon Valley à la française.

                Alors si par chance un(e) élu(e) local(e) pouvait lire ce billet, qu'il n'hésite pas à me contacter, je suis prêt à l'aider bénévolement pour réfléchir à développer le e-Commerce en Aveyron... ou dans n'importe quel autre département rural.

                Car rural je suis, rural je suis né et rural – je l'espère – je resterai.
                ;-)



                jeudi 9 juin 2011

                Train de vie des blogueurs : j'ai dû louper un truc...



                Je viens de tomber par hasard sur le blog d'un certain Olivier Roland, qui se targue d'être un blogueur pro et de réaliser 14 000 € de chiffre d'affaires par mois. 14 000 € par mois (bling ! c'est le bruit de moi tombant de ma chaise).

                Re-Scoop ! Il révèle même combien gagnent les “blogueurs français” (eh oui, il y a bien des concombres espagnols). Et là, je retombe de ma chaise pour la seconde fois consécutive : un certain “Jean de webmarketing junkie” annonce 11 000 € par mois (de CA ?) pour 15 heures de travail par semaine. Seulement.

                Bah là, je dis : “chapeau les gars”.

                Chapeau déjà, pour balancer ces infos sur le net comme ça, cash. J’espère pour vous que c’est vrai, parce que je suis sûr que la Direction des Impôts va adorer vos révélations.

                Chapeau également, parce que moi alors, je dois être un pauvre looser.
                Allez, je vais moi aussi lancer un scoop.
                Je vais vous révéler...

                COMBIEN QUE JE GAGNE GRÂCE A MON BLOG DE PRO

                (roulements de tambours...) Depuis 2 ans, je bosse en moyenne 2 heures par soir, une fois que les petits sont couchés... soit 12 heures par semaine (seulement, car je ne travaille pas le dimanche soir !) pour un chiffre d'affaires annuel estimé de :  0 (zéro) €. Tadaaaaaaa !

                Si ça c'est pas de la loose....
                Bon ok, je suis une feignasse, je rédige pas tous les soirs. Les 2 heures me servent surtout à faire de la veille, à twitter et à tester ce qui sort sur le marché... Mais ça a le mérite d'alimenter mon blog. Je réseaute aussi pas mal...

                Je ne gagne donc pas un rond >>> Bah aussi, je le cherche bien : il n'y a ni ad-words ni pub sur mon site, à l'exception d'une bannière gracieusement offerte à my-expresso.fr, mais en même temps, c'est un projet dont je m'occupe.
                Et également de temps à autres des bannières gratuites pour des associations que j'aime bien.

                Décidément, je ne suis qu'un looser... pro. ;-)

                mercredi 8 juin 2011

                Marketing : l'organisation des entreprises à l'épreuve de la CMI (Communication Marketing Intégrée)

                Quand j'ai commencé à travailler dans la “pub”, au milieu des années 90, les choses suivaient un ordre bien établi. Les services de communication régnaient en maîtres sur l'identité visuelle, la charte graphique, la pub, les pub(lications) et les relations publiques. Le marketing s'occupait plutôt de stratégie, de merchandising et d'analyse comportementale.
                Les communicants avaient à leur disposition tout un tas de petites mains qui leur étaient dévouées corps et âmes, je veux bien sûr parler des roughmen (les plus jeunes d'entre nous iront chercher sur Wikipedia), des graphistes, des rédacteurs, des photographes, des D.A., des graveurs...

                A la périphérie de cet éco-système, on trouvait des éléments un peu parasites, tels que les achats et la compta qui venaient se mêler des dépenses somptuaires des services de communication. Et la finance, qui dans le cadre de sa communication boursière, pouvait être amenée à éditer un rapport annuel. Document qui, bien qu'il soit mis en page par un graphiste, n'était alors absolument pas considéré comme un support de communication.

                Un monde parfait, structuré en castes bien étanches, avec des périmètres d'intervention parfaitement définis.

                Et puis le web est arrivé. Donc là, d'un coup, les entreprises se sont demandées qui allait se charger du site web. Les informaticiens ont dit “bah c'est sur un serveur, donc c'est à nous”. Les communicants ont répondu “ah non non, c’est de la pub, c’est à nous de nous en occuper”. Quand le P-DG leur a annoncé qu'ils allaient devoir bosser ensemble, l'ONU a dû envoyer une colonne de casques bleus. Du coup, on a créé la fonction de webmaster, puis celle de webdesigner, professions situées en zone démilitarisée.

                Ce n’était pourtant que le prémisse du big bang qu'allait subir les services marketing / comm au cours des années 2000. A chaque nouveau canal, les limites des modes d'organisation se faisaient de plus en plus pesantes.
                Les entreprises ont commencé à ressentir la difficulté de suivre leurs clients dans leurs nouveaux modes de navigation et de consommation.

                L'avènement des réseaux sociaux a littéralement fait exploser les organisations classiques : du jour au lendemain, on leur a annoncé que tout se passait désormais sur Facebook ou Twitter. Et donc qu'il fallait investir ces nouveaux terrains d'expérimentation de toute urgence. Sauf qu'il était également nécessaire de continuer à produire en parallèle les supports historiques, sans bénéficier de ressources supplémentaires.
                Une vraie quadrature du cercle...

                A l'heure de campagnes publicitaires qui commencent sur une pub TV grandes chaînes à une heure de grande écoute, pour se poursuivre en trailers de vidéos YouTube, en bannières animées sur Viadeo et en évènement sur Facebook, il fallait donc remettre à plat toute l'organisation des entreprises en matière de marketing.

                Le client, avant tout.
                La Communication Marketing Intégrée est une réponse à ces nouveaux enjeux. Au lieu d'aborder le marketing de façon verticale, sur le mode “une équipe par canal”, elle propose – comme on dit au foot – de revenir aux fondamentaux : les clients, et leurs comportements.

                On va donc commencer par comprendre son client, étudier ses comportements de navigation, ses habitudes, ses envies et ses modes de consommation. En fonction de quoi on va pouvoir élaborer une cartographie de ses mouvements de façon à pouvoir agir efficacement aux moments opportuns.

                Désolé pour l'image, mais cela revient à se comporter comme un chasseur qui va commencer par pister les animaux qu'il convoite, afin de comprendre comment ils se comportent suivant les saisons, où ils vont, par où ils passent, comment ils se nourrissent, de façon à se placer au meilleur endroit afin d'en capturer le plus grand nombre dans le moins de temps possible.

                Les clients versatiles, nomades et zappeurs
                Pour un client, les frontières ne sont plus étanches entre le print, le web ou le mobile : il voit une publicité dans un journal gratuit, il note l'adresse web ou il scanne un Tag2D pour obtenir plus d'informations, puis il déclenche son achat à la suite d'une relance par e-mail. Tout étant lié, il faut donc que la stratégie marketing soit abordée de façon globale, en embrassant la totalité des canaux disponibles.

                Mettre en place une Communication Marketing Intégrée revient donc à chambouler les organisations établies et à repenser son action de façon plus transversale. Il faut casser les clivages, intégrer de nouvelles compétences et aborder le marketing comme un tout, ce qui implique de revoir totalement l'organisation des équipes. Car il ne s'agit plus de se contenter de vérifier que le même message soit diffusé de façon cohérente sur tous les canaux : il faut l'adapter en fonction du canal, en le contextualisant suivant le type de consommateur ; il faut le synchroniser avec les autres campagnes de façon à donner du rythme et faire vivre la marque. Et enfin, il faut mettre en place des indicateurs qui permettront de juger de l'efficacité de ces campagnes, tout en améliorant la connaissance des comportements du client.

                Des bénéfices multiples
                Une meilleure connaissance du client va générer logiquement un meilleur niveau de ventes. Mais ce n'est pas tout. En multipliant les équipes au gré de l'apparition de nouveaux cas, les entreprises ont cumulé des budgets et des dépenses d'infrastructure. La Communication Marketing Intégrée favorise donc une gestion des dépenses plus intelligente, des économies d'échelle et une répartition des ressources agile, adaptée au contexte et aux besoins.

                Utiliser les outils adéquats
                C'est une véritable révolution culturelle a laquelle nous sommes en train d'assister, tant chez les annonceurs que dans les agences. On tâtonne encore, mais l'idée fait son chemin, soutenue par les nouveaux comportements de consommation.
                Mais porter le marketing dans cette nouvelle dimension qu'est la CMI suppose de mettre en place des outils adaptés. La Communication Marketing Intégrée nécessite de maîtriser, de partager et de faire vivre sa connaissance du client ; elle exige ensuite de définir des plans de bataille aux niveaux macro et micro, dans lesquels les campagnes sont interconnectées et pour lesquels chaque intervenant doit savoir précisément quand et quoi faire. Enfin, pour être totalement efficace, la CMI demande à se nourrir d'un retour d'expérience, pour améliorer sans cesse sa connaissance du client. Des indicateurs doivent remonter les informations qui permettront de mieux positionner les campagnes et d'améliorer le message. Tout cela ne peut plus se gérer depuis un simple tableau Excel.

                Il faut planifier, mesurer, déclencher, produire... de façon industrielle mais ultra personnalisée. Et pour cela, choisir des logiciels adaptés, capables de suivre cette montée en puissance des services marketing. Un véritable enjeu stratégique pour les entreprises, à la hauteur de l'importance de l'arrivée de l’ERP dans les années 2000.

                ****


                Si vous voulez en savoir plus sur ce sujet passionnant, je vous invite à consulter les liens suivants :
                Enfin, je vous conseille de jeter un œil à ce diaporama, proposé par comprendrelacommunicationintegree.fr, qui résume cette nouvelle doctrine.


                Demandes de missions liées au web-to-print : un indicateur de l'engouement pour ce secteur

                Je vois souvent passer sur mes “radars” des annonces d'entreprises qui recherchent des freelances pour mettre au point des solutions web-to-print.
                Il y a quelques mois, je repérais une à deux offres par mois. Depuis quelques temps, cela s'est considérablement accéléré. Je pense que cela témoigne de l'engouement suscité par le web-to-print ou le print e-Commerce comme cela commence à se dire.

                Jugez vous-même : des sites comme i-Freelancer, Freelance-projects, oDesk, DoNanza ou Freelancer diffusent bon nombre d'annonces liées à ce secteur. A des tarifs parfois totalement ridicules par rapport aux missions demandées ;-)

                Au-delà de l'anecdote, ce que je trouve intéressant, c'est que ces offres émanent de clients finaux, d'éditeurs web ou d'imprimeurs qui partagent tous la volonté de se lancer dans l'aventure, avec des contraintes souvent similaires.

                lundi 6 juin 2011

                Les indiens à l'assaut du web-to-print (mise à jour)



                Dans un précédent billet, je vous parlais de l'offensive des indiens dans le domaine du web-to-print. En voici une nouvelle preuve, encore en Beta : Flexiprint.

                A la fois imprimeur en ligne et fournisseur de moteur web-to-print personnalisable, clés-en-mains.

                Avis aux amateurs ;-)

                jeudi 2 juin 2011

                SaaS et Cloud computing en 2011 : menaces et dangers



                Deux infos qui tombent la même semaine, et qui se téléscopent :

                • Apple se lance dans le cloud computing, avec une offre intitulée sobrement iCloud, dont les contours ne sont pas encore totalement connus ;
                • Google annonce une attaque massive de son service de messagerie dans les nuages Gmail, attaque qui pourrait avoir compromis des comptes de hauts fonctionnaires américains ou de dissidents chinois.
                Le "cloud", c'est LE concept à la mode en ces années 2010. Une révolution dans la manière de consommer le logiciel, une nouvelle façon de se servir des ordinateurs, une nouvelle ère dans le stockage des données.

                Vos contenus sont désormais accessibles de n'importe où et depuis n'importe quel terminal. Que ce soit pour sa messagerie, sa bureautique, sa comptabilité ou ses sauvegardes, l'utilisateur professionnel peut enfin s'affranchir de l'achat de coûteuses licences de logiciel, des problématiques liées aux systèmes d'exploitation, voire même, d'une gestion d'infrastructure informatique.

                Il est vrai que cette promesse de mobilité et d'indépendance a de quoi séduire.

                Sauf que... cela soulève un certain nombre de questions.
                L'année 2011 a été marquée par le tremblement de terre au Japon, le printemps des pays arabes et une guerre virtuelle entre Chine et Etats-Unis. Quel rapport avec le SaaS me direz-vous ? J'en distingue au moins trois :
                • les évènements terribles qui ont frappé le Japon ont démontré que les infrastructures technologiques d'un pays sont à la merci de catastrophes climatiques majeures, et que nul ne peut prévoir de plan de continuité dans des cas aussi extrêmes ; et que si le pays en question est un noeud majeur du maillage Internet, on risque d'assister à un effet domino dévastateur ;
                • des pays peuvent être amenés à couper l'accès à Internet pour des raisons de politique intérieure, sans aucune considération pour leurs voisins ni pour la législation internationale ;
                • des services peuvent être menacés et piratés par des pays tiers ou des organisations terroristes, alors même qu'ils ne semblent revêtir aucun caractère stratégique.
                Le SaaS et le Cloud computing reviennent finalement à une équation simple : confier ses données à des sociétés que l'on connaît peu, afin qu'elles les stockent on ne sait où, suivant on ne sait quelle législation. En contrepartie de quoi, la société en question s'engage à rendre ces données accessibles en théorie, 24 heures sur 24, n'importe où dans le monde.

                Pour la plupart des PME, cette équation présente aujourd'hui plus d'avantages que d'inconvénients. Sauf si elles travaillent dans des secteurs sensibles, potentiellement menacés par de l'espionnage industriel. Sauf si elles ont besoin d'un niveau de confidentialité important. Sauf si leur survie dépend de façon critique de ces données. 

                Et que dire des organisations non-gouvernementales ? Leurs données doivent être mises à l'abri des oreilles indiscrètes de certains services d'espionnage. Certes, tout ce qui se trouve sur un ordinateur ou un réseau informatique peut potentiellement être piraté : mais avec le cloud, disons que le travail des pirates et des corsaires est facilité. 

                A mon avis, le Cloud risque de connaître une crise de croissance dont il peut résulter une menace accrue sur les données sensibles, des personnes comme des organisations.

                Militer pour un patriotisme technologique ?
                La Russie a lancé un programme ambitieux destiné à rendre toutes les administrations du pays indépendantes de technologies étrangères, en particulier au niveau du logiciel. On peut voir cela comme un héritage de la guerre froide ou un sursaut de nationalisme. Mais à l'heure d'une dépendance sans cesse croissante aux hautes technologies, sur lesquelles seules deux ou trois nations ont la mainmise, cela a du sens. Vraiment.
                En France et à minima, en Europe, je pense qu'il va être urgent de réfléchir à une nationalisation du cloud, ou à un patriotisme technologique, appelez-le comme vous voulez. Dans la logique "think global, act local", il serait pertinent de tirer tout le bénéfice du SaaS et du Cloud, tout en le sécurisant par rapport aux évènements qui pourraient le menacer.
                En d'autres termes, garantir aux entreprises françaises que leurs données seraient stockées en métropoles, et gérées par des organismes soumis à la législation française.

                En parallèle, il serait judicieux de prévoir voire d'imposer dès à présent un mode d'urgence pour toute application SaaS qui garantisse qu'elle puisse fonctionner en offline ou via un réseau dégradé. De façon à assurer une continuité de service en cas de troubles civils, de problèmes technologiques ou des phénomènes climatiques. Je crains en effet que, fascinées par l'engouement pour le Cloud, nombre de PME confient aveuglément leurs données à des applications SaaS sans mesurer que leur outil de travail puisse être indisponible pour des raisons qui leur seraient totalement étrangères.
                Une redéfinition du battement d'ailes du papillon en somme.

                Bref, le cloud, oui... mais pas au détriment de la sécurité, ni de la confidentialité, ni de la disponibilité.

                Quand le Hors-media redécouvre les vertus du Media

                Pubs TV, encarts dans la presse, spots radios... Chaque jour, les marques du e-Commerce semble découvrir que finalement, la stratégie média a du sens. Après s'être limitées pendant des années à se contenter d'ad-words, d'affiliation ou de bannières publicitaires, je pense qu'elles ont fini par prendre conscience que pour construire une marque, créer une notoriété ou affirmer sa différence auprès du grand public, rien ne remplace les médias classiques : TV, radio, presse...

                C'est un revirement intéressant, car il prouve que, tel le papier par rapport au print, le canal "media" n'est pas mort. Il a une place véritable dans la stratégie de création d'une marque ; il faut juste être malin et agile pour utiliser à bon escient toutes les subtilités du media et du hors-media afin d'optimiser son ROMI.

                Cela prouve aussi que les agences de conseil en stratégie marketing doivent anticiper ce revirement, en étant capable de proposer des plans media utilisant tout le panel de moyens disponibles et d'alimenter chacun de ces canaux en parallèle, de façon parfaitement synchronisée.

                C'est presqu'un nouveau métier qui se dessine, et qui exige des outils adaptés.

                Les indiens à l'assaut du web-to-print



                Jusqu'à présent, le web-to-print était un secteur où les pays occidentaux dominaient. Essentiellement l'Europe (Allemagne, Belgique, Hollande, France) et Etats-Unis. La raison ? Précisément, je ne la connais pas. Mais j'ai plusieurs hypothèses :

                • ces pays recensent de nombreuses multinationales qui, en tant que clients précurseurs, ont amorcé le marché en créant le besoin, et en tirant l'offre
                • un lien historique fort avec le secteur de l'imprimerie
                • sur la période 1995-2005, des territoires en avance dans l'utilisation du web
                Toutefois, aujourd'hui, il faut bien constater que centre de gravité de la planète web s'est déplacé pour se rapprocher de la zone Asie-Pacifique... Dans l'usage du web et des smartphones, dans le design, mais aussi dans le domaine de l'imprimerie. 

                Je trouvais donc très étonnant que nos amis chinois ou indiens ne s'intéressent pas au domaine si prometteur du web-to-print. C'est désormais chose faite.

                En quelques semaines, deux "new-comers" ont fait leur apparition :
                • OnPrintShop, "the web-to-print storefront" : une offre très complète destinée aux imprimeurs
                • PrintBindaas, un autre storefront.
                Deux solutions prometteuses, dopées par l'explosion des marchés asiatiques, et portées par la compétence des ingénieurs indiens. A suivre de près, car il n'y a aucune raison que les marchés indiens et chinois ne soient pas à leur tour gagnés par la fièvre du marketing personnalisé à la demande.

                mercredi 1 juin 2011

                Conduire un projet web-to-print : bien plus compliqué que mener un "simple" projet web

                DEMINEUR

                Je le reconnais, ce titre est volontairement provocateur. Loin de moi l'idée de laisser croire que gérer un projet web est une tâche facile. Pour l'avoir fait à plusieurs reprises, je sais ô combien la conduite d'un site web, e-commerce ou CMS est complexe...

                Mais j'assume cette touche de provoc' : en effet, les projets web-to-print – des simples printshops aux plateformes éditoriales sophistiquées – sont souvent abordés exactement de la même façon que les services web .

                A tort.

                En caricaturant à l'extrême, le scénario est le suivant :

                • cahier des charges,
                • spécifications, 
                • design de l'interface,
                • développement, 
                • intégration,
                • recette
                • et... mise en route ! 


                Bien entendu, le niveau de complexité varie suivant l'environnement, les exigences du client et l'intégration d'applications tierces. Mais globalement, tout projet web suit grosso modo cette route.

                Les écueils potentiels sont globalement connus et identifiés : conduite du changement, problématiques de compatibilité et d'accessibilité, performances, sécurité, disponibilité des services et surtout, planning de déploiement. En d'autres termes, DSI du client, intégrateur, chefs de projet avancent en terrain connu, en sachant où poser le pied à chaque étape.

                Avec au final, un résultat binaire : soit le service web fonctionne, soit il ne fonctionne pas. Là encore, je caricature à l'extrême... volontairement. Je parle de "binaire" pour expliquer qu'à mon sens, un projet web a une dimension "numérique" par opposition au print qui lui, a plus la fibre "analogique" dans son ADN.

                Bien sûr, un projet web-to-print va connaître ces mêmes phases de spécification, design, développement ou intégration, recette et mise à flots. Mais beaucoup d'étapes intermédiaires vont devoir s'intercaler. Des étapes essentielles, pour ne pas dire cruciales, que le prestataire, qu'il soit intégrateur ou éditeur, doit parfaitement maîtriser...

                La chaîne alimentaire du web-to-print
                Dans la grande majorité des cas, un projet web-to-print modélise des façons de travailler déjà en place, avec des processus et des méthodes employées depuis plusieurs années. Il faut donc commencer par :
                1. formaliser ces méthodes pour modéliser des workflows ;
                2. rationaliser ces processus pour les rendre compatibles avec une logique web-to-print, ce qui implique d'imposer parfois à certains collaborateurs de modifier la façon dont ils travaillent depuis des années  : et là, il convient généralement d'ajouter au terme "conduite au changement" le suffixe "en milieu hostile, voire très hostile" ;-)
                3. identifier les différents intervenants, comprendre les échanges qui s'établissent et dessiner le scénario qui rythme ces échanges ;
                4. définir le scénario de validation de chaque document, de sa production à son bon à tirer : qui valide quoi ?
                C'est à ces niveaux que se situent les premières différences entre projet web et projet web-to-print : la multiplicité des intervenants. Dans une plateforme éditoriale, vous allez trouver des créatifs, des graphistes pré-presse, des freelances, des photograveurs, des directeurs artistiques, des responsables marketing, des rédacteurs, des photographes... et tout un tas de responsables qui doivent approuver le document avant sa mise sous presse : validation technique, orthographique, juridique, commerciale... Sans oublier que ces intervenants n'ont pas la logique technique qui coule dans leurs veines : ils pratiquent souvent des professions artistiques ou graphiques, loin des contraintes industrielles et des méthodologies informatiques. 

                Mine de rien, ce premier travail est essentiel : il va permettre de comprendre comment l'entreprise fonctionne en mettant en évidence certaines incohérences et nécessairement, des adaptations rendues obligatoires par la mise en place d'une plateforme éditoriale web-to-print. 

                Le champ de mines du Print
                D'un point de vue technique, les projets print s'apparentent pour moi à des champs de mines. Et il faut savoir les déminer à l'avance pour que le déploiement de la plateforme web-to-print se déroule correctement. Parmi les “mines” potentielles, je distingue :
                • celles causées par à la façon dont les fichiers sont mis en page : logiciels utilisés, rigueur dans les méthodes de mise en page, répartition du travail entre plusieurs graphistes, structuration des documents, respect des règles de l'art...
                • celles causées par les éléments liés : types d'images, formats, problématiques de gestion colorimétrique, stockage et partage des assets...
                • celles causées par les contraintes de sortie : une plateforme web-to-print a pour vocation ultime de produire un fichier prêt à être imprimé. Or il ne suffit de produire un fichier PDF-X pour qu'il soit utilisable en l'état par un imprimeur. Preflight, gestion colorimétrique, validation, certification, respect du cahier des charges imprimeur, choix et tests du profil de distillation, softproofing... un vrai parcours du combattant !
                • celles liées aux performances : dans les projets web-to-print, on manipule des fichiers très lourds (images et mises en page) dans des environnements qui, à l'origine, ne sont pas conçus pour cela : interfaces web, réseaux locaux, connexions internet aux performances variables, ordinateurs de bureau... Il faut donc conduire beaucoup de tests de montée en charge pour s'assurer des performances, celles des serveurs comme celles des accès réseaux.
                • celles liées à l'usabilité : la plupart des projets web-to-print ont pour finalité de permettre à des non-spécialistes de réaliser des tâches qui jusque-là étaient réservées à des spécialistes. Il faut donc réussir à réaliser de façon très simple des choses compliquées ; l'interface et les enchaînements d'écran doivent donc être pensés, analysés et structurés pour être utilisables par tous. L'ergonomie prend alors toute son importance.
                En conclusion...

                Il est illusoire de croire que l'on peut prendre n'importe quel fichier PAO, le “balancer” dans une plateforme web-to-print en espérant que tout se passera miraculeusement du premier coup... 
                Un projet de plateforme éditoriale w2p exige une profonde remise en cause des méthodes de travail de chaque maillon de la chaîne : il faut savoir se poser et comprendre comment les gens travaillent, pour adapter ces méthodes de travail à un système automatisé.
                Une fois que cette première analyse a été menée, il est ensuite indispensable de décortiquer les fichiers qui vont alimenter la plateforme pour identifier chaque problème potentiel afin de l'éliminer comme autant de "mine" potentielle... C'est un long mais indispensable travail.

                Et puis, il va falloir ensuite roder le système, le faire monter en puissance, l'affiner et l'améliorer, au niveau de la technique et des méthodes. Un peu à la manière de l'artisan qui affine son ouvrage par petites touches.

                C'est à ce stade que web et web-to-print diffèrent le plus, à mon avis : loin du fonctionnement "binaire" du web, un projet web-to-print est rarement tout bon ou tout mauvais. Il demande à se roder, à s'améliorer, à monter en chauffe pour atteindre un régime de croisière satisfaisant pour tout le monde...

                Il faut bien comprendre que même si techniquement, tout fonctionne, une plateforme éditoriale peut être un échec : délais trop longs, manipulations trop fastidieuses, ergonomie mal pensée peuvent rendre totalement inutilisable un outil à priori opérationnel.  Les métiers de la communication et du marketing sont des environnements dans lesquels les délais sont souvent très courts : la plateforme éditoriale ou le service web-to-print doit donc être tout sauf un frein, sinon les utilisateurs auront vite fait de débrayer pour revenir à des techniques certes traditionnelles, mais éprouvées. Le “déminage” et les tests répétés, à chaque étape, permettront donc d'éviter un rejet de ce type, en avançant doucement mais sûrement.

                Le projet web-to-print doit donc être conduit de façon à s'intégrer dans un environnement existant tel un poisson dans l'eau. Et non pas comme un barrage sur une rivière.
                C'est pas moi, c'est Confucius qui l'a dit... Enfin Confucius 2.0.