mercredi 30 novembre 2011

Web-to-print : l'enjeu, c'est la marque

La grande majorité des imprimeurs qui se lancent dans l'aventure du web-to-print ou du e-printing raisonnent avant tout en termes d'investissement. Quel équipement ? Quelle technologie ? Quels budgets ?
Cette approche est logique, car ils ont une fibre industrielle.
Toutefois, ce ne sont là que des enjeux secondaires à mon avis.
Comme je l'expliquais dans un précédent post, les questions d'organisation sont cruciales pour éviter tout "choc thermique" entre métiers de l'imprimerie et du web.
Mais il est un enjeu encore plus stratégique : celui de la marque.
En effet, très peu d'imprimeries traditionnelles ont bâti une stratégie de marque ; là encore, la raison tient essentiellement au positionnement de fabricant, souvent occulté par des intermédiaires plus communicants (agences...).
En allant sur le web, les imprimeurs doivent créer une marque, et savoir la faire vivre. Positionnement, branding, animation,... autant de nouveaux concepts qu'il faut appréhender et dompter, ce qui n'est jamais facile dans un environnement baigné de culture industrielle, peu sensible aux sirènes du marketing.
Pourtant, c'est essentiel. Regardez ceux qui réussissent dans le e-printing ou le web-to-print : ce sont celles et ceux qui ont réussi à créer une vraie marque, et qui s'investissent pour l'animer : Print O'Clock, Rapid-Flyer, Exaprint...
Alors avant de vous interroger sur le matériel, les logiciels ou les processes, commencez par mettre au point votre stratégie de marque.

mardi 29 novembre 2011

Little Printer : un nouvel exemple de mobile-to-print

Grâce à Mamzelle Print, j'ai découvert un projet fort surprenant :: Little Printer, de BergCloud.
Pour vous expliquer, il s'agit d'une imprimante type "terminal carte bleue" qui va imprimer sur des tous petits tickets les informations essentielles que vous souhaitez emporter avec vous, et pour lesquelles vous n'avez pas (ou ne pouvez pas) dégainer le smartphone...
Par exemple, un rappel des anniversaires que vous allez accrocher au frigo, la liste des courses exportée depuis Remember the milk ou Google ToDo... C'est vrai que l'on n'a pas toujours envie de sortir l'iPhone dans les rayons du supermarché...



Plus surprenant encore, le site met en avant la capacité d'éditer un mini-journal avec les gros titres de votre quotidien préféré... Là pour le coup, je ne suis pas sûr que ça soit très pratique ;-)

Il ne s'agit encore que d'un projet, la release étant prévue en 2012. Mais cela prouve que l'association mobile et print fait phosphorer beaucoup de cerveaux...

La mini-imprimante est fort sympathique en tout cas...

Hello Little Printer, available 2012 from BERG on Vimeo.

WEDIA réalise une acquisition stratégique en Suède

Communiqué de presse - WEDIA, leader dans le domaine du Marketing Asset Management, vient de conclure l'acquisition de la société suédoise BRAND PROJECT. Conforme à la stratégie de développement poursuivie par le Groupe, cette opération permettra à WEDIA de se positionner en Suède avec un portefeuille de clients prestigieux et des revenus logiciels récurrents.

 


BRAND PROJECT est un acteur majeur en Suède dans le domaine du Brand Asset Management (gestion de contenus dédiée à la marque et à la communication) et équipe des clients de renom : Volvo, Tetrapack, Molnlycke Health Care, Stena Metall, mais aussi Taylor Made, Adidas en Angleterre et Logitech aux Etats Unis. Le chiffre d'affaires attendu en année pleine est de 600 k€ pour un effectif de 7 collaborateurs basés à Göteborg.

 La base de clients équipés par BRAND PROJECT représente un potentiel de ventes important pour la solution WEDIA, cette acquisition s'inscrit donc parfaitement dans l'ambition de WEDIA de devenir un acteur de référence en Europe sur le Marketing Asset Management (solutions logicielles dédiées à la production des supports marketing et communication). Cette opération va par ailleurs dans le sens de l'objectif que s'est fixé le Groupe d'être présent sur au moins 4 marchés nationaux en Europe à horizon 2 ans.

Pour accéder au communiqué original : http://www.actusnews.com/documents_communiques/ACTUS-0-25969-2011_11_29_wedia_brandproject.pdf

jeudi 24 novembre 2011

Imprimeurs : séparez votre structure web-to-print du reste de vos activités

Beaucoup d'imprimeurs sont tentés par l'aventure du web-to-print, pour élargir leur domaine d'activité et leur zone de chalandise en proposant des produits à personnaliser en ligne, ou du e-printing.
Mais attention, il ne suffit pas de "coller" un graphiste sur un service de web-to-print pour que ça marche.
C'est même le meilleur moyen pour se "planter".
Pourquoi ? Je vois 2 raisons à cela :

  1. l'ADN : ouvrir une vitrine sur le web pour votre imprimerie revient à devoir intégrer un nouveau savoir-faire, une nouvelle culture, bref, un nouvel ADN dans une entreprise qui était vouée jusque-là à la production industrielle de supports papier. On frôle la révolution culturelle, et les points de friction seront plus que nombreux...
  2. la concurrence interne : que vous le vouliez ou non, votre initiative web-to-print sera mal perçue par vos salariés, car ils y verront à la fois une remise en cause de leur métier historique, et une concurrence potentielle. Ce sera particulièrement flagrant au niveau commercial.
Pour ces deux raisons, vous avez tout intérêt à créer une structure indépendante, qui sera "cliente" de votre entreprise. Cette nouvelle entité devra avoir un esprit "startup", pour coller aux réalités du web ; elle devra intégrer des salariés qui ont la fibre web et e-commerce, plus que la fibre imprimerie. 
Idéalement, vous devez composer cette nouvelle équipe en prenant ceux des salariés de votre imprimerie qui sont tentés par l'aventure, et en y ajoutant de nouvelles recrues venues du web. 

Par ailleurs, en créant une nouvelle structure indépendante, vous aurez d'autant plus de liberté pour lui créer une identité propre, adaptée au web, sans remettre en cause votre clientèle traditionnelle. Et pour évaluer sa performance commerciale et financière...

mercredi 23 novembre 2011

DO : Salesforce invente la gestion de projet "pour les nuls"

Comme disait Omar Sharif, "la gestion de projet, c'est ma grande passion". J'avoue témoigner un intérêt coupable pour tout ce qui facilite de près ou de loin l'avancée d'un projet et le travail collaboratif, de la simple todo list aux outils agiles.



SalesForce a annoncé il y a quelques temps qu'elle travaillait sur un outil de gestion de projet grand public, fruit du rachat de Manymoon. Le bébé s'appelle DO, et fort logiquement, je me suis inscrit sur la liste des candidats au beta test.
J'ai reçu aujourd'hui mon code d'accès, et j'ai joué avec la bête.



C'est tellement simple que c'en est presque décevant. Presque...
Le principe réside sur :

  1. je crée des projets
  2. au sein de ces projets, je crée des tâches et des notes
  3. j'assigne ces tâches à des collaborateurs, 
Effectivement, ça paraît simplissime. Mais finalement, c'est tout ce dont on a besoin.
L'interface est minimaliste, clairement orientée terminaux mobiles.
On peut adapter la présentation à ses habitudes, sans que ce soit compliqué.

La gestion de tâches permet d'attacher des pièces jointes pour les partager facilement au sein d'un groupe de travail. Le principe des notes quant à lui reprend de façon très édulcorée celui des post-it chers à Scrum... On peut se les garder pour soi, ou au contraire les rattacher à une tâche, ce qui permet en 2 clics de gérer un backlog et se créer des lots de tâches à réaliser (sprint)...

Bref. C'est tip-top.
Simplissime à l'usage, mais finalement assez complet, et suffisamment personnalisable pour couvrir les besoins de la plupart des projets, sans nécessiter de compétences spéciales. Et puis on peut légitimement espérer des interactions fortes avec les autres solutions de Saleforce, pour exploiter au maximum le potentiel de Do chez les clients déjà équipés.
Mon seul regret peut-être, une absence de vue planning pour voir l'enchaînement des tâches dans le temps. Mais ce serait probablement ajouter de la complexité là où il n'y en a pas besoin.

On en est encore au stade de la beta, mais quelle beta !
Je pense que Salesforce a réussi son pari, en créant le produit qui convient à ceux qui ne se satisfont plus de Remember the Milk mais qui n'ont pas envie de tomber dans un outil de gestion de projets pour polytechniciens klingon-fluent. Reste une inconnue, le prix...
Il y a fort à parier qu'une offre hyper-agressive sera proposée d'ici peu !

Plus d'infos sur www.do.com


Adobe face à la grogne de ses utilisateurs

Il y a des périodes comme ça, où quand ça veut pas... ça veut pas.
Adobe vient d'annoncer un plan de restructuration majeur, avec une refocalisation sur ses métiers historiques, et une valorisation de ses logiciels destinés aux arts graphiques et à la publication, Creative Suite en tête. Cette mise en avant passant notamment par une offre SaaS via le Creative Cloud.

Mais on dirait qu'Adobe, en voulant bien faire, ait commis une erreur majeure. En témoigne cette fronde de la National Association of Photoshop Professionals qui s'insurge contre la politique de mise à jour qu'Adobe envisage pour la CS 6. En résumé, si j'ai bien tout compris, soit vous disposez d'une version CS5 ou 5.5, auquel cas vous avez accès à un tarif de mise à jour vers la CS6... soit vous devez racheter une licence complète (si je dis des bêtises, n'hésitez pas à me le faire savoir). C'est du jamais-vu...
Il s'agit d'une rupture complète avec des usages très anciens, qui voulaient que l'investissement dans une licence garantisse, même plusieurs années plus tard, des tarifs de mise à jour privilégiés. Il s'agissait à la fois de capitaliser sur une clientèle acquise, de fidéliser, mais aussi de lutter contre le piratage.

Le fait que la fronde vienne des utilisateurs Photoshop est particulièrement importante à mon sens : en effet, aucun autre logiciel d'Adobe ne règne autant en maître que Photoshop. Il s'agit d'ailleurs du logiciel le plus abouti et le plus performant de cet éditeur, et peut-être même de toute la sphère des outils d'arts graphiques.
A trop vouloir regarder l'horizon, on a l'impression que les dirigeants d'Adobe sont en train de perdre de vue leur clientèle "historique", celle des aficionados qui leur garantit un niveau de vente régulier depuis des années.

Je ne suis pas sûr que le Cloud soit la réponse idéale... Tous les photographes, toutes les agences et même tous les freelances avec qui j'ai pu bosser avaient le même comportement. Tous les 4 ou 5 ans, à la faveur d'une bonne année, ils en profitaient pour acheter une nouvelle bécane, et en même temps, faire évoluer leur licence de Photoshop ou de la CS. Cet achat consistant à la fois en un investissement (la valeur de la licence) et une anticipation des temps plus durs : si dans quelques mois ça va moins bien, au moins je disposerai d'un outil de production à jour.

Le cloud repose sur le principe d'un abonnement ; or, dans des métiers difficiles et très fluctuants, l'abonnement représente une charge et non un investissement, un peu à la manière d'un photocopieur... On touche là à une des limites du modèle du cloud, en particulier dans les métiers graphiques.

J'espère que les stratèges d'Adobe vont revenir à plus de sagesse, et qu'ils vont se remettre à être "customer-centric" comme on dit en bon français, tant dans leur politique commerciale que dans leurs logiciels.
D'autres qui l'avait oublié, y ont laissé des plumes par le passé, et ont mis plusieurs années à s'en remettre...

mardi 22 novembre 2011

Le web-to-print a besoin d'une API d'impression universelle pour exprimer tout son potentiel

Le web-to-print, qu'est-ce que c'est aujourd'hui ? D'un côté, des éditeurs de webapps clés en main, généralement issus du web et qui s'arrêtent à la production d'un PDF plus ou moins normé et, parfois, d'un bon de commande. De l'autre, des imprimeurs qui montrent de l'intérêt pour le procédé tout en étant encore trop souvent entravés dans des infrastructures informatiques lourdes, et généralement propriétaires. Sans oublier, des clients, annonceurs, réseaux de franchisés, chaînes de magasin, collectivités, qui aimeraient bien se procurer ce type de technologie, mais tout en gardant la possibilité d'imprimer où bon leur semble.

Bref, prise individuellement, chaque brique qui compose le web-to-print fonctionne parfaitement. C'est aux coutures que ça coince : comment exploiter les données générées par une webapp de web-to-print dans mon système de production d'imprimerie, en évitant la moindre resaisie et en garantissant une remontée efficace d'information ? Comment m'assurer que les documents que vont produire mes utilisateurs sur le portail w2p seront parfaitement exploitable par un imprimeur que je n'ai pas encore choisi ? Aujourd'hui, à part quelques systèmes totalement intégrés, il n'y a pas de solutions, à moins de se lancer dans des développements lourds, et pas nécessairement rentables. On retrouve à nouveau les points de friction entre les mondes du web (conception), et du print (production) qui caractérisent si bien le procédé du web-to-print.

Pourtant, il y aurait bien une solution. Il suffirait de développer une API qui se charge d'assurer la liaison entre n'importe quelle application web et le système de production d'un imprimeur, en associant les PDF d'impression à un dossier de fabrication en JDF. En effet, le JDF est le format pivot qui convient à tout le monde : aux développeurs, car ce n'est ni plus ni moins que du XML ; aux imprimeurs, car désormais, la plupart de leurs outils de gestion de production sont capables de recevoir ce type de données, puisqu'il s'agit d'une norme internationale. D'ailleurs, beaucoup de ces systèmes utilisent le JDF en interne, pour gérer les jobtickets.
L'API se chargerait ainsi de convertir les données dans le sens éditeur-imprimeur, pour transmettre le dossier de fab' ; mais aussi dans l'autre sens, pour faciliter la remontée des informations de suivi de fabrication et de tracking colis vers l'interface web. Une vraie gare de triage en somme.

Avec une solution de ce type, notre secteur d'activité disposerait enfin d'un levier majeur pour développer les usages web tout en dé-corrélant la conception de la fabrication.
Une imprimerie toute seule ne peut pas assumer ce type de développement, ne nous leurrons pas : mais par contre, c'est le genre de mission que pourrait mener à bien un réseau ou une fédération d'imprimeurs... Commander la réalisation de ce type d'API pour la fournir ensuite à tous ses membres, afin de les rendre "compatibles" avec n'importe quelle solution de web-to-print, où qu'elle se trouve. Voilà un vrai levier de croissance, et un véritable différenciateur sur le marché.


dimanche 20 novembre 2011

Web-to-print : Scene 7 survivra-t'il à la nouvelle stratégie d'Adobe

Adobe a annoncé récemment un changement majeur dans sa stratégie : parmi beaucoup d'annonces, l'arrêt du Flash pour mobiles, l'offre de Flex à la fondation Apache et enfin, l'arrêt d'un grand nombre d'offres "entreprises", l'éditeur voulant se recentrer sur ses fondamentaux (logiciels pour arts graphiques et publication) et sur les secteurs à forte croissance, applications mobiles en tête.

Du coup, on peut légitimement s'interroger sur l'avenir de Scene 7 dans le wdeb-to-print, pour deux raisons majeures :
  • Scene 7 est basée sur une interface en Flex
  • Scene 7 vise une clientèle "premium", entreprises de l'imprimerie et de l'édition ; typiquement le secteur qu'Adobe souhaite abandonner, pour privilégier les logiciels de mise en page.
Nous verrons ce que les prochains mois nous réservent.

Web-to-print : Pageflex et Silicon Publishing sortent les crocs

Le secteur du web-to-print se structure et s'industrialise. Ces derniers mois nous ont montré à quel point les acteurs majeurs de l'imprimerie et du web avaient pris conscience de l'importance de ce procédé pour les années à venir et des enjeux qu'il représente.
Du coup, les grands noms de la fabrication de presse d'imprimerie ou de l'édition de logiciels se lancent dans l'aventure, en proposant à leur clientèle des solutions de plus en plus packagées.
Les "petits" éditeurs sont du coup extrêmement menacés, confrontés sur le terrain et sur le web à des solutions siglées par des marques à la renommée internationale.
Les éditeurs de taille intermédiaires, coincés entre les myriades de tous-petits et les poids lourds, ont l'air de vouloir réagir. En témoignent les 2 exemples récents en provenance des USA que nous offrent Pageflex et Silicon Publishing.
  • Pageflex est sorti du giron de Bitstream pour voler de ses propres ailes, et exister sous la forme d'une vraie marque. Au passage, il décline son offre en mode SaaS, témoignant de la volonté d'élargir son domaine d'activité
  • Silicon Publishing a une double stratégie : d'un côté, quitter la sphère des intégrateurs pour monter en grade, vers celle des éditeurs. Et d'un autre, se détacher de la "simple" customisation de Scene 7 pour s'orienter vers le HTML 5, et démultiplier ainsi sa gamme de solutions. A l'heure actuelle, Silicon Publishing propose 3 familles de logiciels, Silicon Designer pour personnaliser des documents en WYSIWYG, Silicon Connecter pour effectuer de la gestion de contenu dans Indesign, et enfin Silicon Paginator, qui permet d'automatiser la publication multicanal.
Deux exemples parmi tant d'autres, mais qui témoignent de la migration que connaît notre secteur d'activité à l'heure actuelle.

mercredi 16 novembre 2011

Réincarner sa marque sur les réseaux

Les entreprises délaissent trop les réseaux sociaux, qu'elles ignorent encore pas dédain ou ignorance. Pourtant, c'est là que ça se passe. Pas que TOUT se passe, mais enfin, le principal. Et le plus dynamique.
C'est là que se joue l'image d'une marque.
Et si une entreprise délaisse ce terrain, elle laisse le champ libre à d'autres, clients, concurrents ou influenceurs qui se l'approprieront.
Comme un captaine abandonnerait son galion aux pirates.
Donc, en résumé : n'ayez pas peur des réseaux sociaux. Ne craignez pas le ridicule. Investissez-vous, surveillez tout ce qui se dit. Et occupez le terrain : soyez proactifs, et réactifs. Dès qu'une critique fuse, dès qu'un post ou un tweet vous concerne, répondez façon ping-pong. Avec tout pouvoir sur les autres services pour traiter un problème, un incident ou une réclamation.
Car le web, et plus particulièrement les réseaux sociaux, sont pour votre marque un véritable livre d'or. Ou de plomb.
Allez, je vous laisse, j'ai un avion à prendre.

lundi 14 novembre 2011

Gcatalyst : automatisez vos catalogues Indesign en bidirectionnel avec Google Spreadsheet

Quand je vous dis que les Google Apps représentent une opportunité pour le web-to-print. Les italiens de weappon nous en offrent une nouvelle démonstration, nommée GCatalyst.
Ils ont en effet réussi à utiliser Google Spreadsheet (le tableur de Google) pour piloter la mise en page automatisée de catalogues sous Indesign.
Le principe reprend ce que l'on connaissait déjà notamment sous Quark Xpress :
  1. vous créez une base produit (descriptif, prix...) dans votre tableur, en l'occurence Google Spreadsheet,
  2. les données de ce tableur se synchronisent automatiquement avec votre mise en page Indesign, et en mode bidirectionnel,
  3. vous générez un PDF haute ou basse déf. pour l'impression.
 
Un exemple de catalogue réalisé avec Gcatalyst

La force de cette solution réside dans les fonctionnalités de travail collaboratif intégrées à Google Spreadsheet, et sa gratuité. Ainsi, à peu de frais, vous disposez d'une solution de révision en ligne et collaborative de vos contenus...

Une initiative sympa, toujours en beta, à suivre de près... A voir également leur projet "Magento to Indesign"... très prometteur !





Les clients Orange peuvent désormais commander leurs imprimés sur Wedia Expresso

Au mois de juin dernier, je vous parlais du partenariat noué entre Orange et Wedia Expresso, afin d'intégrer un volet "web-to-print" au Cloud Pro, son bouquet d'applications SaaS destinées aux PME.
Depuis cette date, nous avons beaucoup travaillé pour améliorer le service et optimiser l'intégration entre les différentes plateformes. Durant une première phase, il n'était en effet possible que de télécharger gratuitement une version PDF basse définition d'un document créé sur notre service.
Depuis aujourd'hui, tous les clients Orange peuvent acheter en ligne le tirage papier des documents qu'ils ont créé sur Wedia Expresso, le montant de leur commande sera reporté sur leur facture ADSL !
Idem pour le PDF haute définition... Et bien sûr, le PDF basse déf. reste gratuit.

Une belle réussite dont je suis particulièrement fier, et qui je l'espère, va convertir nombre de PME aux joies de l'automarketing !

Toutes les informations sont disponibles sur cette page : http://lecloudpro.orange.fr/catalogue/marketing-direct_expresso

samedi 12 novembre 2011

Les digital native privilégient encore le papier pour... lire, tout simplement

Voici une étude fort intéressante, et qui semble rappeler quelques évidences.
TwoSides et IPSOS ont interrogés 4500 européens sur leurs habitudes de lecture et de consommation de l'information. Il en ressort, tenez-vous bien, que :

  • 83% des 18-24 trouvent plus confortable de lire sur papier que sur un écran,
  • 78% de cette même classe d'âge trouve le papier plus agréable à manipuler et toucher que n'importe quel autre support,
  • 68% d'entre eux préfèrent conserver une version papier des données importantes.
Comme quoi, malgré le discours ambiant, le tout-numérique n'est pas encore pour demain. Et le papier a encore sa justification dans bon nombre d'usages.
PRINT POWAAAA !!!! ;-)

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette image
est celle d'un iPad... en papier ;-)
http://www.iamas.ac.jp/~hisashi_imai11/ipad_papercraft.pdf


vendredi 11 novembre 2011

Sourcefabric propose des outils open-source pour les journalistes et les médias

En voici une initiative qui me plaît bien... Sourcefabric, au nom de l'indépendance des médias, propose des outils open-source pour faciliter le travail des journalistes et des médias, en particulier dans les pays émergents :

  • AirTime pour les radios,
  • NewScoop, un CMS orienté presse
  • SuperDesk, une salle de rédaction intégrée
SuperDesk en particulier est encore en développement, mais il s'annonce prometteur.
Il va s'agir à la fois d'un environnement de travail éditorial collaboratif et d'une plateforme de publication pluri-média, pour pousser l'information vers tous les canaux disponibles.
SourceFabric résume ce paradigme de la façon suivante :
  • ingérer des données : API, données, wires
  • traiter : création, édition, traduction
  • publier : publication, diffusion, dissémination
Un bien beau projet !




Vendez votre magazine en ligne, Madmagz s'occupe de tout...



Madmagz, la startup française spécialisée dans la réalisation de magazines en ligne, ne cesse d'innover. Après l'ouverture d'une place de marché où les graphistes peuvent vendre leurs créations auprès de la clientèle de Madmagz, voici une nouveauté qui va probablement en séduire plus d'un(e) : une fois que vous avez choisi une maquette et que vous l'avez alimentée, vous pouvez désormais la vendre en ligne, en tout simplicité. En effet, Madmagz s'occupe de tout : encaissement, production, expédition...
C'est innovant, tant par la formule que par sa simplicité.

Voici un exemple de "Au service du vin", un client qui a déjà choisi cette formule, et dont les lecteurs peuvent commander n'importe quel numéro paru, en version électronique ou en version papier.
Une FAQ répond est là pour répondre à toutes vos questions... et il y a même un simulateur pour calculer vos gains.

Bravo !!!

jeudi 10 novembre 2011

La stratégie d'Adobe est-elle la bonne ?

Tremblement de terre hier chez Adobe... Les (mauvaises) nouvelles sont tombées telles un couperet. Arrêt de Flash mobile, recentrage sur le HTML 5, "focus" sur la publication numérique à tous les niveaux... et surtout, 750 licenciements aux USA et en Europe.
Mes pensées vont tout d'abord à ces salariés...
J'espère que cette stratégie paiera, sincèrement. Sur le HTML 5 je n'en doute pas.Adobe a tout intérêt à s'ouvrir à ce format, et à convertir ses outils de publication à ce standard.
Il ne faut pas pour autant casser l'acquis, en déstabilisant tous les producteurs de contenus qui utilisent Flash, et qui en sont très content. La transition ne sera pas évidente...
Non, mon inquiétude concerne plutôt les outils de publication traditionnels, Indesign, Photoshop et Illustrator au premier plan. Les annonces d'hier ont montré très clairement une volonté d'orienter la CS vers la publication numérique, destination tablettes, smartphones et terminaux connectés...
C'est bien. Mais attention à ne pas "pondre" des usines à gaz...



Démo du Liquid Layout d'Indesign CS 6 (aller à la 13ème minute)



Qu'Indesign soit capable de produire des mises en page "liquides" grâce aux CSS, c'est potentiellement génial. A condition d'en avoir l'utilité...
Tous les utilisateurs d'Indesign ne font pas de la publication multicanal et multi-format à longueur de journée. Je pense plutôt qu'ils sont spécialisés sur un canal, et qu'il leur arrive ponctuellement d'avoir besoin de procéder à une déclinaison sur un standard différent. Et qu'il en sera encore longtemps ainsi.
Dans ce cas, Indesign ne risque-t'il pas de devenir obèse, et indigeste pour ses utilisateurs ?
Personnellement, je suis un aficionado de la CS3, qui était parfaite à mon goût. Je trouve la CS4 et la CS5 trop lourdes, trop gavées de fonctions dont je n'ai pas l'utilité... Alors à moins qu'Adobe modifie totalement le format de sortie d'Indesign, en remplaçant pourquoi pas le .indd par un super-HTML gavé aux CSS, j'ai peur qu'on multiplie les fonctions, les boutons et les palettes.

Ma crainte est là : attention à ne pas perdre en route la masse des utilisateurs qui font les ventes d'Indesign, et qui ont des besoins encore loin des visions futuristes des stratèges...
Ou alors, la CS6 va introduire une gradation dans les versions d'Indesign, un peu comme pour Photoshop. Une version Elements pour ceux qui ont un usage limité, une version standard assez complète et puis, pour les "hardpublishers", une version Extended. Mais bon, voilà qui ne simplifiera pas la commercialisation, et la tarification...

Il y a un enjeu important pour Adobe à ce niveau. Comment convertir ses outils de publication à de nouveaux médias, sans se couper de sa clientèle historique, et tout en conservant une gamme de produits cohérente et lisible par les prospects ? La réponse est loin d'être évidente...

Sources :

Who's next ? Silverlight !



Flash a du plomb dans l'aile... Adobe vient de le priver de smartphones et de terminaux connectés, TV en tête.
Le HTML 5 s'impose comme le nouveau standard, dans un univers où tout le monde semble d'accord pour renier les plugins, dans en mesurer toutes les conséquences.

Dans un tel contexte, on peut légitimement s'interroger sur l'avenir de Silverlight, la tentative de Microsoft pour contrer Flash. Si Flash est menacé, alors qu'il est véritablement utilisé par des milliers de développeurs, et que son plugin équipe une majeure partie des PCs, alors il est logique que Silverlight le soit, lui qui peine à convaincre un public qui n'a toujours pas bien compris à quoi il servait.

C'est la question que pose Mary Jo Foley dans ZD net.

A suivre...

mercredi 9 novembre 2011

Rumeur : Adobe abandonnerait le Flash mobile player

Plusieurs sites web relayent depuis ce matin une rumeur comme quoi Adobe se préparerait à abandonner son lecteur Flash mobile. Voilà qui est nouveau, sans être toutefois surprenant.
Apple a d'emblée rendu Flash un peu has-been lorsqu'elle a décidé d'en faire l'impasse sur iOS, privilégiant son propre environnement de développement pour les apps. L'HTML 5 s'est alors imposé comme une alternative pour produire des sites mobiles multi-plateformes, au look & feel similaire aux apps.

Du coup, l'industrie et les clients semblent se réorienter massivement vers ce format, au point qu'Adobe réduise ses ambitions concernant son environnement Flash. Cela ne signifie toutefois pas qu'il va disparaître du jour au lendemain ; le Flash a de beaux restes, et une vraie maturité, grâce à plus d'une décennie d'existence.
A celles et ceux qui opposent les 2 langages, je répondrai que HTML 5 et Flash sont pourtant complémentaires, du moins aujourd'hui. Tout dépend de ce que vous souhaitez faire, du public que vous visez et des canaux que vous souhaitez exploiter. Il ne faudrait pas tomber aujourd'hui dans le travers du "tout HTML 5", comme certains étaient tombés dans celui du "tout Flash" il y a quelques années en arrière.
Réfléchissez à vos besoins, à vos cibles, définissez votre stratégie, estimez la durée de vie de votre site ou de votre webapp, quelle soit B2B ou B2C... et vous verrez que votre vision s'éclaircira.

A titre d'exemple, dans le web-to-print, si vous devez mettre au point une plateforme destinée à des grands comptes, Flash n'est pas forcément un mauvais choix : qui dit grands comptes dit souvent IE 6 (vade retro...), et des contraintes de performances pas toujours conciliables avec du javascript. A l'inverse, si vous visez du grand public, à fortiori avec un usage optimisé mobile, le HTML 5 s'imposera probablement de lui-même.

Je vous invite à consulter cette excellente présentation sur cette thématique, réalisée par Adrien Leygues (grand merci à @mariejulien pour le lien).



Source : "Adobe rumored to be abandoning work on mobile Flash player" by Apple Insider

Scribydoo : plateforme collaborative pour favoriser l'écriture des enfants

Le web est un terreau fertile pour les idées les plus originales. Au gré de mes lectures du soir, je suis tombé sur Scribydoo. Il s'agit de l'initiative d'un papa qui a mis au point une plateforme sur laquelle des enfants, qu'ils se connaissent ou non, peuvent écrire une histoire à plusieurs. Sur le principe du "passe à ton voisin" ;-)



C'est simple, malin et tout bête. Mais il fallait y penser.
Le résultat est surprenant : on peut lire des extraits à cette adresse : http://www.scribydoo.com/stories
En fonction de leur degré de participation, les enfants progressent en atteignant des niveaux, figurés par des bonbons. Ils commencent "Petit Poucet" et finissent "Harry Potter".
Voilà une idée originale qui pourrait inciter bon nombre d'instits à utiliser le web pour jouer avec leurs élèves sur le côté ludique de l'écriture. Piocher un début d'histoire qui m'inspire, ajouter ma contribution, le passer à un autre enfant et puis attendre le résultat...

Ce qui serait malin, ce serait de coupler cette plateforme avec un site tel que Madmagz, pour permettre la publication du résultat avec une mise en forme enrichie. Je dis ça, je dis rien ;-)

http://www.scribydoo.com/

Bravo !!

A lire : un article de ProPrint concernant le web-to-print et les imprimeurs

ProPrint, un webzine australien consacré à l'imprimerie, vient de publier un article de fond très intéressant. Dans ce papier, l'auteur s'interroge sur le fait que beaucoup de "petits" imprimeurs pensent encore que le web-to-print est réservé aux "gros". Il propose ainsi une analyse du marché australien, parsemée de nombreuses études de cas, pour démontrer que, non, le w2p n'est pas l'apanage des énormes imprimeries. Et qu'il constitue une belle opportunité pour les petits imprimeurs à condition qu'ils aient une stratégie adaptée.



Par ailleurs, une bonne partie de l'article fait le tour des offres proposées par les constructeurs ; même si cela est adapté au marché australien, je suis sûr que cela donnera des idées à certains d'entre vous :

  • EFI + Ricoh
  • Kodak Storefront
  • Konica Minolta
  • RedTie (Royaume-Uni)
  • HP
  • Fuji Xerox
  • OnLine Print Solutions (OPS)

Lire l'article (en anglais) : "Clicking with your customers"

mardi 8 novembre 2011

Web-to-print : Pressero démontre comment le HTML 5 va supplanter Flex


Silicon Publishing, Kinetics, Adobe... je vous parle depuis quelque temps de ces initiatives d'éditeurs qui essayent de reproduire en HTML 5 des interfaces sophistiquées jusque-là proposées uniquement en Flex, dans le but de faciliter l'usage du web-to-print.
Aleyant, un poids-lourd américain en matière de storefronts web-to-print clés-en-mains pour imprimeurs (sous la marque Pressero) vient de frapper un grand coup. Sur leur blog, ils viennent en effet d'annoncer un nouvel éditeur HTML 5 appelé Interactive Designer. Pas de démo, mais juste des captures d'écrans qui montrent à quel point l'éditeur a placé la barre haute ! Interface léchée, look and feel très proche du Flex, fonctionnalités et commandes totalement cohérentes avec les habitudes de la bureautique... Cela ouvre de nouvelles perspectives pour les années à venir, à la fois en matière d'ergonomie, mais aussi en termes de fonctionnalités (on se rapproche de plus en plus d'un Indesign-light en ligne) que de multicanal : le HTML 5 est le format rêvé pour booster le mobile-to-print sur smartphone. Les utilisateurs mobiles sont d'ailleurs cités comme une cible privilégiée dans le communiqué de presse d'Aleyant, éditeur de Pressero.

Voici quelques captures de l'Interactive Designer de Pressero :
Navigation entre les pages
Recadrage de photo

Redimensionnement et rotation des blocs texte
Manipulation de photo


Plus d'info sur leur blog : http://blog.pressero.com/2011/11/07/new-html5-interactive-designer/

lundi 7 novembre 2011

En matière de marketing et de marque, tout ne se mesure pas.

KPI*, ROI**, ROMI***, ces acronymes un peu barbares font désormais partie du vocabulaire de tout bon marketeux qui se respecte. Les réductions budgétaires et la rationalisation des dépenses ont progressivement imposées aux directions marketing de justifier chaque investissement, en prouvant son intérêt et sa rentabilité. Cela va même au-delà de la preuve : on en est aujourd'hui au stade de la démonstration mathématique, le A+B de la justification de la moindre dépense.
A mi-chemin entre la logique comptable et le pragmatisme des DSI, les responsables marketing ont donc commencé à raisonner petit-à-petit comme si tout fonctionnait à l'image du web... et de ses analytics.
Il faut dire que c'est diablement pratique : vous concevez une campagne de liens sponsorisés sur Google, et quasi en temps réel, vous savez tout du comportement de vos visiteurs, et de la rentabilité de l'opération. Et vous pouvez ainsi apporter à vos supérieurs de magnifiques diagrammes animés.

Est-ce que le marketing doit ressembler à ça ?
http://www.zaytsev.com/EngUG/complex.html 



Mais ce principe entraîne des dommages collatéraux : parce qu'aujourd'hui, tout est statistiques, les directions marketing sont tentées de délaisser ces médias "muets", tels que... le papier, qui les terrorisent. Et oui, difficile de tracer la vie d'un bout de papier, et impossible d'y intégrer le moindre cookie : alors comment calculer le retour sur investissement d'un mailing papier, d'un catalogue, ou d'une campagne d'ISA**** ? Je pense d'ailleurs que cette absence de metric est l'une des raisons occultes de l’affaiblissement de ce canal.
Dans un autre registre, les réseaux sociaux posent le même problème de mesure : comment calculer le retour sur investissement d'un community manager ? Comment faire de la publicité rentable ? Comment justifier telle ou telle dépense ?

A mon humble avis, les marketeux qui raisonnent ainsi sont voués :

  1. à une dépression probable, surtout à l'heure où les réseaux sociaux explosent dans tous les sens (cf. le "Klout Krach" récent)
  2. à un échec certain à moyen ou long terme dans leur stratégie marketing
Je m'explique : le marketing d'une marque ne peut pas s'envisager uniquement en termes de budgets, d'investissements et de rentabilité. Il existe en effet une part d'immatériel faite de créativité, de proximité, de relationnel, qui constitue le "capital sympathie" de la marque.
Les américains désignent cela sous le terme de "Brand equity" ; il y a même parfois une ligne comptable prévue à cette effet dans les bilans, qui tente de valoriser cette chose totalement immatérielle que constitue la perception de la marque par ses clients. Mais cela prouve que la marque a une vraie valeur, au même titre que le pas de porte d'un commerce pèse dans son bilan comptable.

Je suis profondément convaincu que la bataille du marketing ne se gagnera pas à coup d'indicateurs, de tableaux de bord et de feuilles Excel. Il en faut, c'est indéniable : mais il faut aussi et surtout de l'inventivité, de la créativité, de l'investissement en pure perte, du plaisir, et de l'originalité.
Soyez innovants, surprenez vos clients. Chouchoutez-les, sans rien attendre en retour. Faites-vous voir et faîtes-vous connaître. Soyez délirants, fou-fous et inattendus.
A la froideur des diagrammes opposez le feu de la créativité, et vous verrez que vous drainerez petit à petit un flot de clients fidèles.
Bon, d'accord, faut juste arriver à convaincre le D.A.F. ;-)




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* Key Performance Indicator - indicateur-clé de performance
** ROI : Return On Investment - retour sur investissement
*** ROMI : Return On Marketing Investment - retour sur un investissement marketing
**** ISA : Imprimé Sans Adresse

jeudi 3 novembre 2011

Les 4 axes du web-to-print

On m'interroge assez régulièrement sur les différentes déclinaisons du web-to-print, car sous ce terme se cache aujourd'hui un véritable maquis d'usages et d'applications.
Afin d'éclaircir les différents concepts, je vous propose le schéma suivant. Il présente les 4 axes d'usage du web-to-print.


En effet, seul, le web-to-print n'est qu'un procédé technique qui consiste à modifier depuis le web un document destiné à être imprimé. Typiquement, il s'agit de permettre l'édition dans un navigateur web de la matrice d'une carte de visite, pour qu'elle puisse être imprimée après personnalisation.

Mais le web-to-print "seul" n'existe quasiment plus en réalité. Il n'a quasiment plus aucun intérêt pris isolément. Il s'est combiné au fil des ans à des technologies émergentes pour répondre à des besoins différents. C'est ce que représente mon diagramme :
  • web-to-print + CMS = PrintCMS. Les systèmes de gestion de contenu ont révolutionné le web au début des années 2000, en permettant de dissocier le fond de la forme. Les sites web sont devenus dynamiques, les circuits de validation ont fait leur apparition, et on a enfin pu dispatcher tâches et travaux à différents utilisateurs, chacun d'entre eux ayant des droits bien précis. Si l'on associe le procédé du web-to-print à la gestion des contenus, des droits d'accès et des workflows que proposent les CMS, on obtient une plateforme éditoriale collaborative, parfois appelée PrintCMS ou système éditorial. Ces systèmes peuvent être utilisés, par exemple, pour gérer la réalisation de magazines d'entreprises, ou de brochures, avec différents niveaux d'accès, des assignations de tâches ou des processus de validation assez stricts. Par ailleurs, les PrintCMS constituent la porte d'entrée vers la publication multicanal, les contenus pouvant être en effet déclinés et réutilisés sur plusieurs canaux différents : papier, web, mobile, emailing, réseaux sociaux…
  • web-to-print + e-Commerce = PrintShops. Forcément, lorsqu'on personnalise un modèle d'imprimé, c'est parce que l'on souhaite en obtenir un tirage papier. Il était donc logique et naturel que des fonctionnalités de commerce électronique complètent le web-to-print, afin de faciliter la commande d'imprimés et le suivi de leur fabrication. C'est cette fonctionnalité – appelée PrintShop, PrInternet ou encore Storefront – que recherchent de plus en plus d'imprimeurs. A titre d'anecdote, il s'agit d'ailleurs du premier usage du web-to-print, que Vistaprint a largement contribué à démocratiser.
  • web-to-print + DAM = Brand Management. Depuis quelques mois, on assiste à l'émergence du Brand Management, et notamment de la fonction de Brand Manager. L'explosion des canaux de diffusion, la multiplication des filiales, revendeurs, franchisés ou distributeurs, impose aux directions marketing de déployer des solutions destinées à améliorer la maîtrise de la marque. L'une de ses solutions consiste à combiner la puissance des systèmes de Digital Asset Management (méga-médiathèques qui permettent de centraliser tous types de ressources numériques) et la facilité du web-to-print, pour permettre par exemple à des franchisés de se créer leurs propres imprimés à partir de modèles chartés, et approuvés par le siège. Et pour personnaliser leurs imprimés, ces utilisateurs ne peuvent, par exemple, qu'utiliser les images que le siège a validé. Une solution efficace qui combine centralisation, autonomie, délégation et contrôle. Sans oublier que la centralisation des moyens de production permet d'agréger les budgets d'impression et de réaliser de substantielles économies au niveau des groupes.
  • web-to-print  + smartphone = mobile-to-print. Je m'en fais l'écho depuis quelques temps, mais les smartphones constituent le futur du web-to-print, j'en suis sûr. Les internautes veulent retrouver sur leur iPhone ou leur Android toutes leurs applications web, la mobilité en plus. Il est donc fort naturel que le web-to-print évolue dans ce sens, d'autant que les smartphones apportent la touche de spontanéité et d'immédiateté qui lui faisait défaut jusqu'à présent. Condition sine qua non pour inciter à l'achat impulsif… On commence à voir quelques initiatives, mais je pense que l'année 2012 sera celle de l'arrivée du mobile dans le print… 
Cette vision occulte volontairement certains aspects, les puristes voudront bien me le pardonner : les données variables, par exemple, sont parfois combinées au web-to-print, mais cela reste assez spécifique comme usage. J'ai donc préféré ne pas l'intégrer.
N'hésitez surtout pas à me faire part de vos commentaires ou de vos réactions sur ce diagramme, ça l'enrichira !

mercredi 2 novembre 2011

Wedia lance une plateforme de marketing asset management


Héhé, je suis très heureux de vous faire part de la naissance d'un nouveau bébé chez Wedia. Un sacré beau bébé même ;-)

Communiqué de presse du 31/10/2011
"Wedia annonce le lancement de la v10 de Wedia CrossMedia, plateforme de marketing asset management print+web+mobile. L'éditeur présente cette plateforme comme la première 'permettant de réaliser efficacement des supports de campagnes multicanal personnalisés et conformes à la charte graphique de l'entreprise : print ( flyers, brochures, catalogues, PLV), web (emailings, mini sites, sites corporate, sites produits) et mobiles (sites, application, SMS, code 2D...). 'Avec Wedia CrossMedia, les entreprises peuvent enfin, décliner localement un marketing conçu globalement, garantir l'intégrité de leur marque et des messages sur l'ensemble de leurs territoires, gagner en réactivité et, surtout, organiser efficacement la complémentarité et les rebonds entre les différents supports de ces campagnes multicanal', explique-t-il."