De l'imprimé de masse à l'imprimé unique : la transition de l'imprimerie

L'imprimerie va mal, au sens large. Pourtant, il lui arrive d'aller bien dans des cas particuliers. Etrange paradoxe.
On décrète que l'origine du mal viendrait tour à tour d'une désaffection du papier, d'une guerre des prix, de la concurrence d'Internet ou de l'imprimeur polonais. Ou chinois.
Ces facteurs de risque sont réels. Mais sont-ils la véritable cause du problème ?

Je pense que la crise de l'imprimerie n'est que le reflet d'une mutation de notre société.
Nous sommes passé d'une société de loisirs et de culture de masses (décennies 70-80-90) à une société d'individus, voire d'individualismes (décennies 2000 et 2010).
Par conséquence, l'imprimé a évolué. L'imprimé de masse, qu'il soit prospectus publicitaire, livre, catalogue ou magazine, ne fait plus recette et n'intéresse plus. Par contre, l'imprimé personnalisé, voire unique, qui s'adapte à moi, individu autocentré, alors cet imprimé-là, lui ne connaît pas la crise.

Les consommateurs ne veulent plus payer pour de l'imprimé de masse. Ni même pour de l'information ou de la culture de masse, y compris sur le web. Ils considèrent, à tort ou à raison, que cela fait partie du domaine public et que donc, cela n'a aucune valeur.
Par contre, ils sont prêts à débourser des fortunes pour de l'imprimé unique, et plus largement, pour de l'information moulée sur leur personnalités.

C'est à ce niveau que résident les enjeux de l'imprimerie de demain. Passer du multiple / pas cher à l'unique / onéreux.

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