Réseaux sociaux : savoir être sélectif et rester maître de son univers

Les réseaux sociaux constituent un vivier d'idées et d'opportunités. Ils sont également un formidable trou noir qui peut aspirer toute votre énergie et tout votre temps.
J'avais souvent l'impression d'être à la traîne... de voir de nouveaux réseaux se lancer et d'avoir le sentiment de rater quelque chose d'important. Ce sentiment s'est renforcé par l'arrivée de Klout, qui mesure votre niveau d'influence. Sauf que Klout base une partie de son calcul sur le nombre de réseaux sur lequel vous êtes présent ; donc forcément, on se dit qu'on est un gros nullard parce qu'on n'est pas présent sur tel ou tel réseau.

Depuis plusieurs mois, j'ai donc décidé de prendre du recul par rapport à l'immédiateté et à l'urgence que génèrent les réseaux sociaux. Et de faire le ménage.
Que l'on soit community manager, entrepreneur, marketeur ou simple individu, je crois qu'il ne faut surtout pas chercher à être partout. Il ne faut pas se laisser guider par une meute de chiens fous qui se reproduisent comme des lapins. Vous devez tenir vos réseaux en laisse, et leur apprendre le caniveau ;-)
En d'autres termes, il en est pour les réseaux sociaux comme pour n'importe quel autre outil : définissez votre stratégie et vos objectifs, puis en fonction de ça, choisissez les outils les mieux adaptés.
Personnellement, je privilégie 4 réseaux :

  • Blogger, pour publier mes articles et alimenter mon flux RSS. 
  • Twitter comme fil d'information et d'échange. Mais là aussi, j'ai réduit ma liste d'abonnements, et j'essaye de prendre du recul face à l'avalanche d'informations qu'il entraîne. J'accepte l'idée de louper des infos... ça peut paraître bête, mais c'est indispensable si on veut éviter d'être rivé à son TweetDeck toute la journée (des fois, je me demande même si je ne vais pas arrêter Twitter car il devient extrêmement consommateur de temps ; mais bon, c'est un autre débat) ;
  • Viadeo pour le réseautage (même si progressivement, je "migre" sur LinkedIn qui me semble prendre le pas sur son concurrent)
  • Pinterest, tout simplement car il me permet de centraliser les images et vidéos que je trouve intéressantes sur le sujet du web-to-print ; et encore, je n'utilise qu'un seul board, et je délaisse les fonctions de réseautage interne. Je ne m'en sers que comme d'un bookmarktlet partagé.
Et ça s'arrête là.
Facebook ? Google Plus ? StumbleUpon ? Tumblr ? FourSquare ? Flickr ? Netvibes ?
Bien sûr, je suis allé voir, pour comprendre et pour veiller. Mais à titre personnel, je n'ai pas trouvé qu'ils répondent à l'un de mes objectifs. Donc je ne m'en sers pas. Je ne dis pas qu'ils sont inutiles. Ils me sont inutiles à moi.
Je me concentre sur les outils qui m'apportent réellement quelque chose.

Si l'un d'entre eux venait à s'améliorer ou à s'enrichir au point de remplacer un de mes outils actuels, alors peut-être que je migrerai vers lui. C'est ce que je pensais de Tumblr par exemple ; au début, il me semblait vraiment prometteur, plus pratique que Blogger. Je l'ai testé pendant un mois, puis j'ai fait une analyse bénéfices / risques. Et j'ai constaté que Blogger était bien plus performant que Tumblr, que j'ai abandonné immédiatement.

Donc si vous vous sentez déprimés par tous ces nouveaux réseaux, que vous avez peur d'être has-been parce que vous n'utilisez pas le dernier réseau à la mode, que vous vous sentez étouffés par la masse d'information qui vous tombe dessus... Dites-vous que 1) vous n'êtes pas seul 2) des solutions existent, à condition d'accepter et de revendiquer que non, vous ne serez pas partout. Vous serez uniquement là où bon vous semble. Et que vous êtes l'unique maître de votre univers.

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