Ricoh innove en matière de papier à réalité augmentée avec Clickable Paper

Les QR Codes ont initié une forme de réalité augmentée pour le papier, permettant d'une certaine façon de le rendre interactif. Toutefois, les responsables marketing se sont vite rendus compte des limites du procédé, le QR Code ne permettant que de pointer vers une unique URL. En guise d'interactivité, on obtient alors un résultat plutôt passif.

Donner vie à l'imprimé

De nombreuses initiatives permettent d'aller plus loin aujourd'hui. Je citerai par exemple Layar (merci à Peter Van Teeseling de m'avoir fait découvrir cette pépite) qui donne une nouvelle dimension à un magazine lorsqu'on le lit via l'oeil d'un smartphone. Déclenchement de vidéo, quizz, appel téléphonique... la solution proposée par Layar rajoute littéralement une surcouche "virtuelle" et dynamique au magazine papier.
Voici en vidéo ce que ça peut donner  sur le magazine néerlandais Linda :



Si l'idée de "lire" un magazine par l'oeilleton d'un smartphone peut sembler saugrenue, l'imprimé "enrichi" apparaît comme une évidence. A l'heure actuelle, le QR code est le seul indicateur de l'interactivité d'un imprimé. Demain, il sera acquis que n'importe quelle publicité, n'importe quel article ou n'importe quel visuel est interactif ; il paraîtra naturel de le scanner pour en savoir plus sur un sujet qui nous intéresse...

Clickable Paper : l'imprimé à réalité augmentée selon Ricoh
Et un joli logo à la même occasion...


D'autres grands éditeurs s'intéressent à la réalité augmentée : je vous citais il y a plusieurs mois Digimarc et son QR Code sous forme de Watermark. Voici Ricoh maintenant qui à l'occasion de la Drupa présente Clickable Paper. Il s'agit d'un procédé assez simple qui permet d'ajouter des hot spots à la maquette PDF d'un magazine pour le transformer de façon très naturelle en imprimé à réalité augmentée.



Les limites des solutions propriétaires

Le problème avec toutes ces technologies, c'est qu'elles restent trop "confidentielles". Clickable Paper ne semble fonctionner qu'à condition de disposer de l'app idoine made-in-Ricoh sur son smartphone.
Pour Layar ou Blippar, il en sera de même : il faudra disposer à chaque fois du bon reader... et chaque magazine devra donc indiquer quel lecteur utiliser pour pouvoir bénéficier de la réalité augmentée.

D'emblée, ce choix semble contre-indiqué : à chaque fois que des technologies de ce type sont apparues, ce sont les versions les plus universelles qui se sont imposées.

Google Goggles comme lecteur universel ?

Personnellement, si je crois dur comme fer à l'imprimé à réalité augmentée, je ne crois pas aux technologies "individuelles" et propriétaires, comme celle de Ricoh. Ou de Layar. Je crois beaucoup plus à un outil universel tel que Google Goggles qui sera utilisé pour décoder un imprimé et l'afficher en réalité augmentée.
Certes, aujourd'hui, Goggles ne propose pas cette fonctionnalité.
Mais cela ne tardera pas, soyez en sûr.

A partir du moment où l'on vise le grand public, il n'y a que les technologies livrées en série sur les OS des smartphones qui pourront véritablement s'imposer, et permettre une démocratisation réelle de l'imprimé à réalité augmentée. Android sera servi par Goggles. Nul doute qu'Apple préparera quelque chose de similaire.

En tout cas, toutes ces initiatives ont du bon : elles poussent annonceurs, imprimeurs et designers à réinventer l'imprimé.

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