Je viens de découvrir la nouvelle campagne TV de Google. Simplement et efficacement, elle explique comment une jeune artiste inconnue, Irma, a réussi à produire son premier album grâce au soutien des internautes. Et des outils Google bien sûr.
Cette démarche est intéressante car elle rompt avec les codes en vigueur dans la pub depuis au moins une décennie.
Goggle vend du réel et du vécu, là où les marques vendent habituellement du rêve. Réussite, dépassement de soi, séduction, accomplissement, conquête... Tous les échelons de la pyramide de Maslow sont passés par la machine à promesse.
Enfant de la télé, notre génération hyper-connectée est probablement trop habituée à la pub pour tomber encore dans ces vieux panneaux. Si nous savons apprécier l'esthétisme d'une pub, nous ne sommes pas pour autant dupes sur le message véhiculé.
Il n'y a qu'à voir à quel point tombent à plat les vraies-fausses pubs de Banques ou de fast-foods qui font semblant de mettre en scène des vrais gens, alors que tout le monde sait que ce sont des acteurs.
Crise oblige, les temps sont durs et les consommateurs sont en recherche d'authenticité. La pub ne doit plus nous vendre un modèle de société, des rêves ou de la philosophie. Ce n'est plus son rôle, elle n'a plus aucune légitimité pour le faire. Pour parler à la génération Y elle doit être vraie et authentique, sobre et sans fioriture.
Google l'a bien compris, et sa campagne raconte une belle vraie histoire. Inattaquable.
Je pense que cela annonce une nouvelle tendance dans la pub, celle du "real-marketing".
La pub avait déjà connu cela dans les années 70. Après 20 ans de promesses et d'american way of life et suite à plusieurs scandales dont celui de la Ford Pinto, une agence avait bâti une campagne à contre-emploi pour Volvo US, sur le principe du "no-more-bullshit" : en gros, ils expliquaient que, certes, la voiture n'était pas très jolie, mais qu'elle était économique et sûre pour transporter ses enfants. Ce fut un succès, les consommateurs plébiscitant la profession de foi du constructeur.
A l'heure des réseaux sociaux, des échanges fulgurants aux 4 coins du monds, de l'infobésité et du consommateur-zappeur, rien ne vaut l'authencité et le parler vrai. Et surtout plus le mentir'vrai cher aux pubards post-soixant'huitards.
La presse va mal, les revenus publicitaires diminuent, les abonnés sont volatils et les canaux de diffusion, pour ne pas dire les rédactions elles-mêmes, se concurrencent au sein d'un même titre.
Depuis presque 15 ans, chaque nouvelle mode est considérée comme étant LA planche de salut de la presse : d'abord, ce fut le cas du web, qui devait faire exploser les recettes publicitaires. Puis ce furent les smartphones, qui promettaient de draîner une nouvelle clientèle. Aujourd'hui, le sauveur s'appelle iPad ou Kindle. Et demain, ce sera quoi ?
A mon avis, le problème de fond est avant tout un problème de contenu et de modèle économique. Trop de journaux et de magazines se sont lancés dans une course effrénée à la pub, ce qui les a attiré dans une spirale infernale : augmenter la pagination pour accroître l'espace publicitaire disponible, ce qui oblige ensuite à faire du remplissage avec des contenus faiblement intéressants. Puis devenir victime de cette pagination qui augmente les coûts de production, et chercher en vain des supports moins coûteux à produire. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des mags de 60 pages, dont 30 de pubs, avec 50% de rubriques à la noix achetées directement à des régies de contenus qui servent à tous la même soupe industrielle...
Je crois qu'il en est dans la presse comme dans la cuisjne : la réussite d'un plat dépend pour beaucoup de la qualité de ses ingrédients.
J'en veux pour preuve l'exemple du Canard Enchaîné. Depuis bientôt 100 ans, il reste fidèle au même modèle économique : pas de recettes publicitaires, une source de revenus unique (ventes en kiosque et par abonnement) et une ligne éditoriale qui n'a pas bougé d'un iota.
Le Canard Enchaîné privilégie la qualité de ses contenus qu'il défend bec et ongles (enfin bec et palmes). Il a décidé de rejeter les formats numériques pour ne pas se "diluer". Il reste fidèle au papier car il considère qu'il s'agit du support le mieux adapté à son lectorat, et probablement le plus noble. Sans compter que depuis le temps, le papier est un format qu'il maîtrise parfaitement en matière de fabrication, alors que le digital obligerait à acquérir de nouvelles compétences.
Quant à sa maquette, elle n'a pas dû évoluer depuis bien des années voire des décennies. Je me demande même si la mise en page est faite à l'ordinateur ;-)
Ce que certains seraient tentés d'appeler un anachronisme est pourtant une belle réussite économique. Le Canard est rentable, autonome et indépendant. Et à ma connaissance, n'a jamais dû procéder à des plans sociaux. Ce "pure player" mise tout sur la qualité, la stabilité, la durée et la fidélité. Et ça marche.
Dans un monde en perpétuel mouvement, ce genre de titres constitue un repère stable et rassurant pour les lecteurs.
Personnellement, et au-delà des opinions politiques, je crois que beaucoup de rédacteurs en chef devraient s'en inspirer, en s'interrogeant sur ce qu'ils veulent faire avant de se questionner sur la façon de faire. Le QUOI avant de COMMENT, le FOND avant la FORME...
Eh ben… ça y est. Aujourd'hui, je fête mes 3 ans de blog.
Plus de 750 posts et 110 000 pages vues plus loin (et je ne sais plus combien de modification du look du blog), je ne saurais comment vous remercier de votre fidélité. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, à commenter mes billets ou à me poser des questions… cela me fait vraiment très plaisir.
J'espère continuer à vous intéresser pour l'année qui vient… en tout cas je vais essayer.
Vu le nombre croissant de gens qui s'intéressent au web-to-print, et compte-tenu de l'évolution fulgurante du marketing et de la publication, ça devrait aller ;-)
Bon alors comme je n'avais pas envie de vous trouver des vidéos pourries autour du thème "happy birthdayyyyy"… voici mon petit cadeau. Une vidéo que j'adore, un truc cultissime, qui doit dater de quand – vraiment – j'avais 3 ans…
La manière de penser et de gérer le marketing a profondément évoluée en quelques années. Les outils, les canaux de diffusion, les modes d'organisation des entreprises, mais également la culture des salariés, ont modifié la façon dont la marque interagit avec ses clients.
Le marketing en silos
Pendant longtemps, le marketing a été organisé verticalement, par canal de diffusion. On distinguait le "media" du "hors media", les services étaient subdivisés en équipes de spécialistes, véritables experts en leurs domaines. Il faut avouer que canal exigeait une connaissance du métier et une maîtrise des fournisseurs telles qu'il était difficile d'être généraliste ; de surcroît, il n'y avait que rarement besoin d'actions transversales, chaque action, chaque campagne étant gérée de haut en bas, silo par silo.
Cette organisation a perduré pendant de nombreuses années, en donnant plutôt de bons résultats, d'autant que le périmètre des canaux de diffusion était restreint ; lorsqu'un nouveau canal s'ajoutait, il suffisait de créer un nouveau silo pour l'alimenter et de recruter les bons spécialistes pour s'en occuper...
Le marketing en spirale
La logique des silos n'a pas résisté à la vague Internet de la fin des années 90. Aux premiers temps du web, les marketeux ont créé un nouveau silo, en co-gérance avec les DSI. Le problème, c'est que rapidement le web s'est mis à essaimer : e-mail marketing, plateformes de vidéo, publicité en ligne, ad-words, réseaux sociaux... Il n'était plus possible de créer un nouveau silo à chaque éclosion d'un nouveau canal, pour des raisons de coûts essentiellement, mais également pour des questions de réactivité. Crise aidant, il a fallu imaginer des organisations permettant de réaliser des économies en rationalisant les échanges, en jetant des ponts d'un silo à l'autre, et en élargissant les savoirs-faire. C'est ainsi qu'est apparue une logique de fonctionnement en spirale.
A l'origine de la spirale, on trouvait généralement une action "classique" : catalogue, campagne d'affichage, pub TV... Cette action dominante concentrait toutes les attentions des marketeurs, et captaient la plupart des budget. Une fois qu'elle était achevée, ils réfléchissaient alors à la manière de la décliner sur d'autres canaux, de façon nécessairement séquentielle car les ressources disponibles pour le faire n'étaient pas extensibles et les outils globalement inadaptés.
Ainsi, à partir d'une campagne pub TV, support qu'elles maîtrisaient parfaitement, les équipes imaginaient ensuite des déclinaisons sur le web, sur des plateformes d'échanges, sur les réseaux sociaux... essentiellement pour occuper le terrain, mais sans réelle stratégie d'ensemble ni volonté d'optimiser le message en fonction du canal. Par manque de connaissance, de culture, mais également par manque de solutions adéquates, le même message était servi à toutes les sauces, en étant simplement reconditionné.
Le marketing à 360°, ou en cristal
La logique de la spirale a très rapidement montré ses limites : répétition des mêmes tâches, manque d'impact des messages qui n'étaient plus adaptés aux différents canaux, problème de réactivité, mauvaise maîtrise des nouveaux médias...
Les marques ont commencé à être sérieusement chahutées par les nouveaux entrants, ultra-spécialisés, hyper à l'aise avec ces nouveaux canaux, maîtrisant parfaitement leurs codes et les outils d'animation. Elles ont pris un coup de vieux, et pour réagir, elles se sont dotées d'outils et de modes d'organisation différents qui leur ont permis d'alimenter simultanément tous les canaux, avec des messages et des approches parfaitement adéquats. C'est l'ère du content-marketing, du multicanal, où le contenu produit par les marques est roi, et où il est poussé grâce à des outils innovants vers tous les réseaux de diffusion, de façon synchronisée, simultanée et optimisée. Un rédactionnel ou une photo servent ainsi à alimenter un site web, une application téléphonie mobile, une brochure ou un fil Twitter... d'un clic, ces actions se déclenchent et impactent tous les canaux, faisant gagner en efficacité et en productivité les directions marketing, limitant les répétitions d'actions improductives et dégageant du temps pour interagir avec le client.
Et demain ? Le marketing atomisé ?
Les directions marketing peinent déjà à atteindre le stade du marketing à 360°. Beaucoup sont encore organisées en spirale, voire en silos, et elles se sentent menacées par les évolutions et révolutions des médias.
Pourtant, même la logique du marketing à 360° n'est qu'une étape intermédiaire. En effet, comme ses prédécesseurs, elle repose sur le principe antique que l'entreprise, via son service marketing, est à l'origine de tout. Du haut du silo au centre de la spirale ou au coeur du cristal reigne le département marketing ; lui seul décide de l'action initiale, celle qui va tout déclencher. Lui seul maîtrise la marque.
Aujourd'hui, tout cela a volé en éclats. A qui appartient la marque ? A l'entreprise, certes. Mais aussi et surtout à ses clients, à ses utilisateurs ou aux influenceurs, qui sont généralement 100 fois plus actifs que les entreprises elles-mêmes. Les contenus liés à la marque ne sont plus exclusivement à l'initiative du service marketing : ils peuvent être le fruit, en bien ou en mal, des clients eux-mêmes, ou des influenceurs, qui les renvoient vers l'entreprise ou qui se les échangent entre eux. Il n'y a plus de logique mono-directionnelle, ni même bi-directionnelle. Les échanges se font dans tous les sens, en 3 dimensions et à une vitesse fulgurante.
La marque est entrée dans une nouvelle dimension : le marketing suit cette évolution, et doit même la devancer en imaginant de nouvelles organisations.
L'image qui me vient à l'esprit est celle d'atomes qui s'agitent dans une lampe à plasma... Au centre de la lampe se trouve l'entreprise, gros noyau autour duquel gravite des atomes. Elle propulse des électrons dans son environnement, qui les capte, les combine, les propulse dans tous les sens.
Certains reviennent vers l'entreprise, ce qui modifie le noyau, déclenche des rebonds, projette d'autres électrons dans l'espace environnant. Parfois, tout s'agite et une réaction en chaîne se déclenche.
Cette forme d'écosystème vit, évolue, se transforme librement, en totale autonomie. Parfois, un évènement extérieur (une main posée sur la lampe) bouleverse cette galaxie, et les réactions s'enchaînent des atomes vers le coeur, mais également entre atomes et électrons.
Ce tout - noyau, atomes, électrons, électrons libres et environnement ambiant - figuré par la lampe, tout cela constitue la marque.
Les marketeurs doivent désormais être à l'aise avec cette logique, et doivent l'intégrer à leur stratégie. Ils doivent modifier leur façon de penser pour capter tout ce qui se passe dans leur environnement, et au-delà, pour réagir à des inputs, enrichir du contenu créé par les clients eux-mêmes, canaliser les échanges, éviter les réactions en chaîne...
Cela suppose d'être capable de visualiser en temps réel cette "galaxie" de la marque, en maîtrisant ces échanges. D'être réactif et proactif. Et de mettre au point des stratégies qui sachent jouer sur ces effets de rebonds et d'amplification, en symbiose avec leur environnement.
P.S. les spécialistes en physique voudront bien excuser les probables âneries qui doivent ponctuer mon discours sur l'atome. Mes cours de Maths Sup sont loins... très loins ;-)
Récemment, je me suis ému sur Twitter d'un vol en retard depuis ma salle d'embarquement d'Orly.
Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir quelques heures plus tard une réponse d'un service inconnu, qui a en quelque sorte rebondi sur mon message pour me proposer ses prestations !
en plus, je leur fais de la pub ;-)
C'est malin, particulièrement pertinent et très opportun, sans le côté envahissant du spam… avec un tout petit bémol : légalement, je ne sais pas à quel point il est autorisé de capter l'expression d'un internaute à propos d'un concurrent pour le retourner à son profit…
Quand le content marketing rejoint le démarchage commercial
Quoiqu'il en soit, voici un nouveau visage du démarchage commercial : après les tapis de bombes du spam email / réseaux sociaux / SMS, voici les frappes chirurgicales. On surveille les réseaux sociaux pour détecter une cible potentielle à laquelle on va s'adresser directement et personnellement, dans un contexte opportun: celui de la réponse à un questionnement. Le content marketing devient alors un moyen d'attirer le chaland, en répondant très précisément à sa problématique.
Actuellement, cela représente un travail assez important pour surveiller / tracker les réseaux sociaux et apporter des réponses, mais nul doute que des solutions automatisant ce genre de processes vont pointer leur nez dans les années qui viennent.
Donc si vous êtes sur le point de lancer un nouveau service, ou que vous êtes à la tête d'une entreprise avec relativement peu de moyens, voici un exercice peu coûteux qui peut rapporter gros. Une nouvelle démonstration brillante du marketing du pauvre, dopé aux réseaux sociaux !
Un jour ou l'autre, chaque personne qui génère des fichiers destinés à être imprimés est confrontée au problème du preflight.
Même les plus chevronnés d'entre nous...
Le preflight permet d'analyser un fichier, de trouver tout ce qui peut gêner ou bloquer l'impression et suivant les solutions, de corriger le fichier.
Jusqu'à présent, il n'existait que 3 types d'outils de preflight : les logiciels tels que FlightCheckPro qui procèdent à un contrôle en amont du fichier natif Xpress ou Indesign. Les plugins pour Acrobat qui diagnostiquent, corrigent et certifient les PDF, tels que PitStop. Et enfin, les solutions serveurs comme Callas ou PitStop Pro Server, pour les groupes de travail.
Toutefois, les logiciels peuvent s'avérer relativement coûteux pour ceux qui n'ont qu'un besoin de preflight occasionnel.
C'est pour répondre à cette clientèle que Premedia vient de proposer FixMyPrintFile, un service SaaS qui permet d'uploader différents types de fichiers, de les optimiser puis d'obtenir un PDF/X normalisé.
Plusieurs formules sont proposées, mais je trouve les tarifs assez élevés : 199 $ pour 100 pages, je trouve que l'on aura plus intérêt à acheter FlightCheckPro à 400 $.
Reste à voir si ce process SaaS est vraiment optimisé pour l'échange de fichiers volumineux tels que ceux que l'on a l'habitude de manipuler en PAO.
Free vient de bousculer le marché de la téléphonie mobile, en cassant des codes tarifaires établis depuis plusieurs années. il s'agit d'un véritable tremblement de terre qui déstabilise ce secteur d'activité ô combien important pour des millions de français.
Quelle réaction peuvent adopter les opérateurs historiques, mais aussi les MVNO ?
Ils peuvent réduire leurs prix et lancer des marques low-cost. Ils ont dejà commencé à le faire et cela va s'accélérer. Mais il serait dangereux, voire suicidaire, de limiter le problème à une guerre des prix.
Je serai Responsable Marketing chez Orange, Bouygues Telecom ou SFR, je lancerai une grande camapgne de crise pour expliquer au consommateur soi-disant "pigeon" ce qui se cache derrière un prix. Qui se charge de rétablir les lignes en cas de tempêtes ? Qui entretient l'infrastucture ?
J'appuyerai sur le nombre de salariés, de boutiques et de techniciens en France.
Bref, je ferai tout pour déplacer le débat hors du seul terrain du tarif.
Free a gagné une bataille, celle du prix. Mais je suis convaincu qu'il n'est jamais bon de dénigrer ses concurrents et prendre leurs clients pour des neuneus. C'est insultant et piégeux à terme.
En fidélisant, en récompensant, en expliquant, en faisant du marketing pédagogique, je suis sûr qu'il serait possible à l'un des opérateurs historiques de rendre ses clients fiers de lui. L'heure est à la défense de l'emploi en France, à la responsabilité et à l'implication citoyenne des marques. Et Xavier Niel a peut-être sous-estimé l'effet-retour de son modèle basé uniquement sur le prix. Les français de 2012 ne savent que trop bien où peut conduire une course aux prix bas. Délocalisation, délégation, sous-traitance vers des pays émergents...
Je pense que question marketing, les mois qui viennent vont être très enrichissants...
Bonsoir
Certains d'entre vous m'ont signalé un problème sur le flux habituel de mon blog.
Je viens de procéder à une correction, vous pouvez désormais le suivre à nouveau à cette adresse : http://feeds.feedburner.com/Ludovicmartin
Bonne nouvelle pour certains, mauvaise nouvelle pour d'autres... Après être sortie du giron de Bitstream, Pageflex poursuit sa consolidation en débarquant en Europe. Jusqu'ici présent via un réseau de revendeur, l'éditeur américain ouvre des bureaux à Amsterdam avec l'ambition de s'implanter fermement sur le vieux continent.
Cette nouvelle équipe présentera la gamme des solutions Pageflex lors de la prochaine Drupa.
A nouvelle année, nouvelle rubrique dans mon blog. Je souhaite donner la parole de temps à autre à des personnes dont le parcours m'intéresse, ou qui proposent quelque chose de très innovant. Aujourd'hui, c'est Loic Aigon qui inaugure cette rubrique. Expert en automatisation et en développement de scripts sur mesure pour les industries graphiques, il propose de nombreux services qui ne manqueront pas de vous intéresser.
Salut Loïc. Alors, c'est quoi exactement ton métier ?
Salut Ludovic. Globalement, j'interviens dans l'automatisation de
production. Je développe des scripts en Javascript et Applescript en vue
d'automatiser des tâches répétitives et fastidieuses que l'on rencontre
dans la PAO (intégration de données, export vers différents
formats...). Je suis venu aux scripts très logiquement car j'ai toujours
détesté les actions rébarbatives. Personnellement, je préfère les
laisser aux ordinateurs et profiter de mon temps à des missions plus
intéressantes. Pour certains, c'est de la fainéantise, pour moi c'est du
bon sens. Et aujourd'hui, je mets cette expertise au service
d'entreprises en quête de productivité.
J'interviens aussi dans la mise en place de workflow XML dans InDesign.
C'est une technologie intéressante qui permet de centraliser les données
dans une base (MySQL par exemple) et de les traiter avec un risque
d'erreur quasi nul et un temps de traitement réduit. Il faut un certain
investissement horaire et financier mais les gains en production et en
sécurité sont tellement importants.
En tant que graphiste, j'ai toujours dû faire face à cette question
primordiale : ma donnée est-elle à jour ? M'a t-on transmis la dernière
version du texte, la bonne traduction ? Avec XML, les données sont
rassemblées et à jour, c'est très rassurant. De plus, la donnée monte
automatiquement, il n'y a donc pas à redouter d'erreur de mauvais
copier-coller. Et en case de mise à jour, c'est quasi-instantané !
Quel est ton statut ?
Je suis Consultant/Développeur de solutions d'automatisation pour les
logiciels Adobe en auto-entreprenariat. Mais je vais basculer en EIRL
dans les prochains mois.
Quelle est ta clientèle aujourd'hui ?
Ma clientèle est nationale et internationale. Je travaille avec des
américains, des anglais, des irlandais, des allemands et bien sûr des
français. Je travaille à domicile mais n'hésite pas à me déplacer si
besoin. Des agences comme Log-lab ou M29 me sollicitent pour de l'XML.
Plus récemment, j'ai fait un gros travail de développement pour la
société MANUTAN. Je travaille aussi pour des fournisseurs de solution
comme Rip Consulting en France ou PressRun en Angleterre qui édite une
solution de conversion InDesign vers iPad. J'ai la chance d'avoir des
clients de grande qualité et de travailler sur des projets très
stimulants.
Quel a été ton parcours ?
Après un bac scientifique, j'ai obtenu un BTS en design produit à
Marseille. J'ai ensuite poursuivi mes études en Arts Appliqués en Corse
et à Toulouse. J'ai notamment travaillé sur la relation entre graphisme
et identité et le sujet d'études portait sur la Formule 1. J'étais
fasciné par les habillages et c'est un univers dans lequel j'aurai adoré
travailler. Pour finir, j'ai décroché un Master en Management du Design
et de la Qualité à Nancy.
Après quelques stages inévitables, j'ai commencé ma carrière comme
graphiste en 2002 dans l'édition. En 2003, j'ai rejoint Caldera comme
graphiste et ergonome de leur suite logicielle. J'ai alors dû produire
un grand nombre de documents en plusieurs langues. La productivité
s'intensifiant, j'ai commencé à développer mes propres solutions
d'automatisation à base de scripting pour gagner en efficacité et
réactivité. Des scripts comme QuickOpener sont issus de cette période.
D'année en année, j'ai acquis une expertise et en septembre 2011, j'ai
décidé de franchir le pas et de m'installer comme Consultant/Développeur
de solutions d'automatisation pour les logiciels Adobe.
Si je comprends bien, tu automatises tout ce qui peut faire gagner du temps à tes clients ?
C'est cela en effet. Avec ou sans la crise, la gestion du temps est un
enjeu majeur. Il est dès lors capital de gagner le plus de temps
possible et l'automatisation est une voie logique. En parallèle, l'autre
gain, c'est la sécurité. XML ou le scripting verrouillent des processus
répetitifs et/ou rébarbatifs et écartent le risque d'erreur. L'humain
est essentiel pour la création et le contrôle. Mais la technologie est
imbattable à certains moments-clés de la production.
Certains collaborateurs peuvent même y gagner en motivation quand ils
n'ont plus à s'occuper de ces contraintes. Je discutais avec un client à
propos d'un projet. Dans ce cas précis, la tâche en question était si
pénible que la personne en charge était vue comme « maudite », celle qui
allait en baver pendant une demi-journée. Si le projet voit le jour,
l'apport pour cette personne ne sera pas que technique.
J'aime donc apporter mon savoir-faire technique et en même temps laisser
mes clients maîtres de ce qui leur importe vraiment : leurs créations.
Ils peuvent ainsi se concentrer sur l'aspect et je m'occupe de
l'intégration des données via XML ou scripting. Bien sûr, il y a
toujours des étapes manuelles de relecture mais le travail est diminué
dans des proportions considérables. Un de mes clients me disait à propos
d'un catalogue que nous avions monté ensemble via XML qu'une après-midi
de travail lui avait suffi là où plusieurs semaines de travail était
nécessaire précédemment. Sans compter les effets de bord comme des mises
à jour facilitées et une plus grande réactivité.
Parfois les investissements horaires et financiers rebutent certaines
compagnies qui préfèrent continuer à travailler manuellement. Ce que je
peux dire, c'est que je ne connais aucun de mes clients qui
souhaiteraient revenir en arrière. En général, les bénéfices sont bien
supérieurs à la mise de départ.
Les extensions pour la Creative Suite sont encore assez méconnues,
pourtant elles peuvent rendre de grands services, en particulier dans la
PAO. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?
C'est la technologie que je trouve la plus excitante. Pour rappel, une
extension est une application AIR qui s’intègre naturellement dans les
logiciels Adobe. On obtient ainsi des panneaux au comportement identique
aux autres palettes de la Creative Suite.
Pour moi, c'est la réunion du meilleur des deux mondes, entre le
scripting pour le pilotage de l'application hôte (inDesign par exemple)
et l'IDE Flex pour la création de l'interface Flash. On peut dès lors
personnaliser une extension aux couleurs d'une entreprise et l'adapter à
une infinité de projets (communication avec une base de données,
utilisation de composants Flash, appel de librairies…). Enfin, une
extension est compatible Mac et PC, ce qui réduit les besoins en
développement.
Les extensions sont, c'est vrai, encore un peu méconnues mais je pense
qu'elles vont être de plus en plus présentes lors des prochaines
versions.
Peux-tu nous donner des exemples d'usage d'extensions de cette nature ?
Bien sûr ! J'ai notamment réalisé une extension pour la compagnie
PressRun, éditrice d'une solution InDesign vers iPad. Ils avaient besoin
d'une solution d'interface pour assister les utilisateurs de leur
solution dans la préparation, le contrôle et l'export de leurs fichiers
vers le cloud Amazon S3. C'était un projet extrêmement intéressant
techniquement et j'espère à nouveau travailler sur de telles missions.
J'ai aussi mis au point une extension, EasySizer, dont le but est de
permettre de calculer des dimensions complexes dans InDesign (Ex
(250+500+678)/4 ) et bien sûr, les appliquer à des pages ou des
sélections. En tant que graphiste, j'ai souvent dû préparer des
habillages de stands où de tels calculs rentraient en jeu. J'espère
mettre ce produit à la vente dans les prochains mois.
Il existe aussi des extensions gratuites dont GuideGuide de Cameron McEfee ou ScriptBay de InTools.
Tu as des projets des développement de ton activité ?
Une activité que j'aimerai bien approfondir, c'est l'audit. Je suis
certain que nombre d'agences gagneraient à questionner leur
productivité. Là encore, l'investissement me paraît minimal par rapport
aux gains éventuels.
Je vais aussi mettre en place des formations sur le scripting InDesign.
Je finalise la logistique et j'espère démarrer en février 2012.
J'ai aussi pleins de projets en tête au delà de l'automatisation mais
qui impliquent des compétences externes comme du développement sur
tablettes ou de la réalisation de plugins. Pour l'instant, ce ne sont
que des idées, mais j'espère un jour pouvoir leur donner corps car je
suis convaincu de leur pertinence.
Si vous souhaitez contacter Loïc pour du conseil, de l'audit ou pour le
développement de solutions d'automatisation sur-mesure, voici l'adresse
de son site web :http://www.loicaigon.com/fr/
La méthode Scrum s'impose petit à petit comme une manière efficace de gérer les projets informatiques, le maître-mot de cette méthode étant l'efficience (rapport entre le résultat obtenu et les moyens mis en œuvre pour l'atteindre).
Les équipes projet lourdes et très hiérarchisées, organisées autour de projets de longue haleine ont ainsi laissé place à des équipes très flexibles, centrées sur le résultat et les petits pas qui permettent de gravir la grande Montagne.
A la base, cette méthode est résolument tournée vers le développement logiciel ; elle s'est naturellement étendue vers les projets web. Mais à plus long terme, je me demande si elle ne constitue pas une forme de philosophie de vie professionnelle, philosophie qui pourrait parfaitement convenir au marketing.
Réfléchissez-y : dans le marketing, on passe sa vie à gérer une multitude de projets de plus ou moins grande ampleur, de la réalisation d'une carte de vœux (c'est de saison) à la production de catalogue de plusieurs centaines de pages.
Chacun de ces projets est constitué d'une multitude de tâches, conditionnées par des échéances qu'il faut absolument respecter : à quoi servirait un catalogue qui sortirait 3 semaines après LE salon professionnel de l'année ?
Le marketing est probablement le service de l'entreprise qui cumule le plus grande nombre de contraintes, qu'il s'agisse de planning, de budgets et de résultat obtenu.
Pourtant, à part des méthodes propres à chaque entreprise, constituée au fil des années en fonction de l'expérience de chacun, il n'existe ni véritable méthodologie propre aux projets marketing, ni réels outils de conduite de projets.
C'est à ce niveau que je suis convaincu que Scrum pourrait parfaitement se décliner en ScrumM (M pour Marketing). On pourrait ainsi très bien imaginer une déclinaison d'un logiciel type IceScrum dans lequel le pilote de projet découperait la réalisation de sa campagne en n micro-tâches et les regrouperait en sprints à réaliser à des dates précises. La planification et le suivi n'en seraient que facilités, chacun dans l'équipe se chargeant de réaliser ce qui lui incombe, en interagissant en osmose et en parfaite symbiose, et en privilégiant les échanges directs et réguliers aux réunions lourdingues ou aux échanges formels.
Les services marketing sont déjà habitués à être flexibles et réactifs, de fait, ils sont déjà agiles.
Il ne leur reste plus qu'à adopter une méthodologie de travail pour être encore plus efficaces. Pardon, efficients… ;-)
J'étais tombé il y a un peu moins d'un an sur un article formidable – comme souvent – de Capitaine Commerce. Le thème était de savoir qui le e-commerce enrichissait-il ? En faisant un parallèle avec la Conquête de l’Ouest, l'auteur comparait ainsi les différents acteurs du web aux populations attirées par l’Or.
Il distinguait les chercheurs d'or des vendeurs de pelle, en constatant opportunément que, dans l'ensemble, les vendeurs de pelles avaient connu un bien plus grand succès que leurs clients.
En matière de web-to-print, on peut s'interroger de façon similaire. Si vous avez envie d'y aller, interrogez-vous sur ce que vous souhaitez et – surtout – pouvez faire avec les plus grandes chances de réussite.
Votre entreprise a-t'elle plutôt le profil de chercheur d’or (orientation client final) ou celui de vendeur de pelle (offre de service à des revendeurs / distributeurs) ?
En termes plus business, êtes-vous plus à l'aise avec le B2C ou le B2B, sachant que les approches, les besoins et les moyens ne sont clairement pas les mêmes ?
Cela peut paraître anodin, voire risible… mais à l'inverse, je pense que cette réflexion est essentielle pour tous celles et ceux, imprimeurs, startups, agences et autres qui veulent ouvrir un business d'e-printing en ligne.
Il faut se poser les bonnes questions, en se mettant dans la peau d'un cow-boy qui arrive dans l'Ouest :
y'a-t'il déjà d'autres chercheurs qui creusent le filon auquel je m'intéresse ? si oui, combien ?
ce filon peut-il tous nous faire vivre ? si ce n'est pas le cas, quel est le chercheur d'or le plus armé ?
y’a-t'il un vendeur de pelles dans le coin auprès duquel les chercheurs vont s’approvisionner ? si oui, les chercheurs d’or en sont-ils satisfait ?
En d'autres termes, s’il y a 200 chercheurs d’or et un seul drugstore, il y a fort à parier que celui-ci profite de sa situation de monopole et que par conséquence, il y ait largement la place pour un second vendeur de pelles. Surtout si vous vous mettez à vendre bottes, cirés, bouteilles et colts…
A l’inverse, s'il n’y a qu’un, voire aucun chercheur d’or sur le filon que vous avez détecté, il est peut-être plus opportun de se mettre à creuser le plus vite possible…
Bon après, vous pouvez aussi tenter d'attaquer la diligence ou de jouer au Shériff, mais là c'est un autre débat ;-)
Le Cloud est en train de modifier profondément la conception de l'informatique dans les entreprises, car il met l'usage au premier plan, devant l'architecture et les choix techniques.
De fait, les “usagers” deviennent nécessairement prescripteurs et décideurs, reléguant les DSI à un rôle de consultant interne qui valide les choix en s'assurant de la pérennité et de la viabilité des solutions pré-sélectionnées.
Ces usagers, qui sont soit des Directions “métiers” soit la Direction Générale, sont capables d'élaborer un cahier des charges centré sur le fonctionnel, l'usabilité, la disponibilité et, bien sûr le budget. Les considérations purement techniques constituent un critère de différenciation secondaire, elles ne représentent plus l'essentiel de la stratégie d'acquisition.
Il est intéressant de noter que ce changement coïncide au niveau du marketing avec la montée en puissance de la CMI, donc la nécessité est mise en valeur quotidiennement par le développement des canaux de diffusion, réseaux sociaux en tête.
Le marketing n'est plus un service comme un autre ou “juste” un département au service des autres… Il revêt désormais une dimension stratégique, universelle et transversale qui le fait remonter dans l'organigramme vers la Direction Générale.
La marque est maintenant un enjeu majeur, prioritaire, crucial, un patrimoine qu'il faut protéger et faire prospérer, imprégnant tous les échelons de l'entreprise.
Personnellement, j'analyse ces évolutions de façon très simple : jusqu'à récemment, ceux qui décidaient et qui donc détenaient le pouvoir étaient ceux qui pouvait déterminer comment faire les choses. Cet état de fait étant essentiellement causé par une forte complexité des outils, qui exigeaient des spécialistes, et dont le choix engageait l'avenir de l'entreprise sur plusieurs années.
Dans notre monde actuel, les outils importent moins. Il y en a de toutes les sortes, à tous les prix, ils ont une durée plus courte et sont finalement bien moins “engageants” que par le passé. Ils se sont totalement banalisés.
Par contre, ce qui est important désormais, c'est de savoir que faire. Le pouvoir est donc en train de passer des mains de ceux qui décidaient le comment à ceux qui déterminent le quoi.
L'objectif prime sur le moyen de l'atteindre, la vision sur le chemin, la stratégie sur la tactique…
Dans le marketing, cette évolution s'impose comme une évidence. Jamais les marketeux n'ont eu autant d'outils à leur disposition. Encore faut-il mettre au point la vision et de la stratégie pour les utiliser opportunément. Sinon, le risque d'être piloté en roue libre par les modes et les tendances est important…
Dès lors que l'objectif est l'essentiel, il est naturel que les décisions remontent au niveau des Directions Générales, car c'est bien de stratégie qu'il s'agit. Stratégie de marque, stratégie d'entreprise, stratégie de production… les DSI doivent s'adapter aux orientations de l'entreprise, contrairement aux périodes précédentes où les entreprises s'organisaient autour des outils choisis par les DSI.
Bref, comme dans le commerce électronique, le “customer-centric” ou “customer-focused” prime désormais dans les processus décisionnels.
Adobe semble vouloir faire machine arrière sur le sujet très sensible de la mise à jour vers la CS6. Jusqu'à présent, il n'était question que d'autoriser la mise à jour depuis une CS5 ou 5.5, ce qui avait suscité un tollé aux USA. Il faut dire que beaucoup d'utilisateurs sautent une version.
Désormais, il serait question d'autoriser une mise à jour depuis la CS3 et 4.
Bonne nouvelle !
Une question qui revient souvent sur les ondes concerne l'automatisation de l'import de tableaux Excel dans Indesign. C'est un aspect très utile dans la vie d'un graphiste, et globalement mal appréhendé par la plupart d'entre eux. Il faut reconnaître qu'Excel n'est pas l'outil naturel du graphiste, c'est même plutôt un sujet de détestation et de moquerie.
Or force est de constater qu'Excel est utilisé par un grand nombre de clients pour enregistrer leurs données.
Lorsqu'un client vous soumet des données Excel à mettre en forme, deux options s'offrent donc à vous pour monter votre mise en page :
copier / coller les contenus et faire une mise en page “en dur”… méthode la plus courante mais qui comporte de nombreux inconvénients : perte de temps, répétition de tâches fastidieuses, aucune possibilité de synchroniser le fichier Indesign avec la source…
trouver une solution pour importer les contenus Excel dans des blocs tableaux Indesign, si possible avec possibilité de mise à jour synchrone.
Pour gérer ce type d’import, 3 niveaux de réponse existent.
NIVEAU 1 : FONCTIONNALITÉS STANDARD D'INDESIGN
Et oui ! Indesign (comme Quark Xpress d'ailleurs) sait parfaitement importer un fichier Excel dans un bloc. Il s'agit d'une fonction native. Il est même capable de gérer des synchronisations avec un fichier source, à la manière de n'importe quelle source externe (image par exemple).
Je ne m'étendrai pas sur le sujet, beaucoup de tutoriels existant sur le sujet (voir celui de Wisibility ou celui consacré à DataMerge par Adobe). Par contre, il faut savoir que les options d'importation sont limitées, on importe des données texte, et il n'existe pas de possibilités permettant nativement de remplacer certaines chaînes par des images (pas à ma connaissance en tout cas).
NIVEAU 2 : PLUGINS
Heureusement, il existe une communauté de développeurs de talent qui compensent les limites d'Indesign grâce à des modules spécifiques. Je citerai notamment CSVtoTable de mon ami Loic Aigon, et qui est gratuit. Sachez de surcroît que si vous souhaitez des évolutions pour ce script, Loic est à son compte et peut vous mitonner un truc aux petits oignons.
Voir aussi le script FixTableWindows de Marc Autret, qui permet de corriger les veuves de tableaux.
NIVEAU 3 : LOGICIELS & SERVICES
Plusieurs éditeurs proposent depuis longtemps des outils dédiés, sous forme de logiciels. Je citerai :
EMCatalog (ex-InCatalog, avec son pendant Quark) qui est capable de faire de la synchronisation bi-directionnelle (de Excel vers Indesign et d'Indesign vers Excel), du data-linking, du stylage facilité, du tagguing de texte et des options de placement d'images. Il est vendu 800$ sur la boutique en ligne d'EM Software.
Easy Catalog, une solution très complète pour automatiser le montage de catalogues à partir de fichiers tableurs ou de bases de données. Sur ces aspects, Compilsoft et AdHoc sont des intégrateurs spécialisés dans cette activité, et distributeurs d'Easy Catalog en France.
SmartCatalog de Woodwing : la “rolls” de l'automatisation du montage de catalogues…
PageOnDemand : une solution SaaS dédiée à l'automatisation du montage de catalogues cross-canal.
J'espère que ces quelques pistes vous aideront à y voir plus clair dans votre démarche.
Et si j'ai oublié des solutions, n'hésitez pas à me le faire savoir, je corrigerai ce post.
Ça faisait un moment que ça me titillait… ayé, je me suis lancé sur Tumblr, la plateforme de micro-blogging übersociale.
Un temps, j'ai pensé migrer mon blog de Blogger à Tumblr… et puis finalement non. Je pense que chacun de ces outils répond à des besoins différents.
et puis sur mon Tumblr (http://webtoprint.tumblr.com), je ferai une sorte de revue de presse dans laquelle je partagerai avec vous ce qui me plaît, les articles qui m'intéressent, les pubs ou les créas qui m'ont interpellé… bref, ce sera ma reading-list partagée, en relation avec les sujets qui me passionnent : web, print, web-to-print, marketing et publicité.
Wow... mon blog vient de passer le cap des 100 000 pages vues ce week-end.
Après quasiment 3 ans d'existence, et plus de 700 posts, je suis très honoré de votre fidélité. Merci, thanks, grazie, gracias...
J'espère que cela continuera encore longtemps, je ferai tout ce qui est possible pour cela.
Moo, célèbre solution de personnalisation d'imprimés, plutôt orientée haut de gamme et "créa", avait déjà frappé un grand coup avec PrintFinity : Moo allait en effet au-delà du personnalisé, en allant vers l'unique.
Chaque carte de visite disposait en effet d'un visuel unique au recto, ce qui donnait un coup de jeune aux imprimés et créait une nouvelle relation entre le propriétaire et le destinataire. Moo avait ainsi réussi à proposer à ses clients de l'unique et de l'exclusif.
Moo vient d'annoncer un partenariat innovant avec Facebook, pour permettre aux internautes de capter un instantané de leur timeline et s'en servir ainsi d'illustration de leur cartes de visite.
L'objectif est de réduire la fracture entre offline et online, en proposant de produire des supports imprimés ultra-personnalisés en fonction de vos amis et de vos habitudes sur vos réseaux sociaux.
Je vous avoue être assez impatient de voir le résultat, Moo nous ayant toujours habitué à des réalisations irréprochables, tant en impression qu'en interfaces.
Cette annonce confirme en tout cas qu'une part de l'avenir du papier réside dans l'ultra-personnalisation et la contextualisation. Une sorte de déclinaison du SoLoMo pour le print.
Madmagz est le premier site Internet qui permet à chacun de créer, publier et vendre son propre magazine au format numérique ou papier.
Brochures et catalogues d’entreprise, journaux internes, dossiers de presse, publications scolaires, fanzines, CV originaux, magazines souvenir pour les mariages ou les anniversaires, les usages sont nombreux. Ils attirent ainsi aussi bien les TPE/PME, libéraux et commerçants, que les associations, les scolaires, les universitaires ou les particuliers.
Lancé fin 2009, Madmagz c’est aujourd’hui :
50 000 utilisateurs et 1 500 nouvelles inscriptions chaque semaine ;
15 000 magazines créés, au rythme de 200 par semaine ;
3 000 commandes, soit 10 par jour.
Point fort de 2011, Madmagz a réalisé en février dernier une levée de fonds de 240 000€ auprès d’un Business Angel (l’ancien directeur des fusions&acquisitions de Valeo) et de Scientipôle Capital, qui sont notamment venus financer les efforts de R&D et de marketing de la start-up. Une opération qu’elle entend bien renouveler cette année pour soutenir sa stratégie de développement à l’international, programmant d’ores et déjà l’ouverture d’un bureau aux Etats-Unis d’ici 2013.
De nombreuses nouveautés ont jalonné 2011, parmi lesquelles :
La refonte complète du site www.madmagz.com, l’occasion d’inaugurer un nouveau design ;
Sa traduction en anglais et la possibilité de se faire livrer partout dans le monde ;
Le lancement d’une place de marché pour les graphistes, où ils peuvent vendre aux autres utilisateurs les maquettes de magazines qu’ils auront créées ;
Le lancement du module de monétisation, qui permet aux utilisateurs de proposer leur magazine à la vente (voir l’exemple : http://madmagz.com/fr/magazine/104840).
2012 devrait également tenir ses promesses en matière d’innovations, puisque Madmagz devrait annoncer, entre autres, la création d’un kiosque à magazines et d’une régie publicitaire, la possibilité d’intégrer des vidéos à ses magazines, ainsi que la disponibilité d’applications pour iPad et Facebook.
Madmagz ambitionne également de passer le cap des 200 000 utilisateurs et des 50 000 magazines créés cette année, et générer 12 000 commandes.
Pour faire face à cette montée en puissance, la start-up, qui compte actuellement une dizaine de collaborateurs, va renforcer ses équipes en 2012, avec le recrutement de 4 personnes (développement, gestion de projet, marketing et administratif).
Madmagz bénéficie de la confiance de différents partenaires institutionnels et associatifs, tels que Mon Entreprise en ligne, L’Echangeur PME, la Fédération des auto-entrepreneurs, le CRDP, le CLEMI, le CTICE, le BNDE, Media Etudiant, etc.
A propos de Madmagz Madmagz est le premier site Internet qui permet à chacun de créer son magazine au format numérique ou papier. Avec pour ambition que chacun puisse devenir son propre éditeur en créant, publiant et monétisant en quelques clics l’ensemble de ses publications professionnelles ou personnelles, Madmagz compte aujourd’hui plus de 50 000 utilisateurs professionnels (TPE/PME, libéraux, commerçants, etc.), associatifs, scolaires, universitaires et particuliers, depuis son lancement opérationnel en décembre 2009.
Innovant et disruptif, le service Madmagz a été entièrement conçu et réalisé par une start-up française indépendante, et a bénéficié des soutiens d’Oséo, de Scientipôle Initiative, du Centre Francilien de l’Innovation et de l’INPI. Créé en décembre 2008 et basé à Paris, Madmagz est détenu par son fondateur Youssef Rahoui, ainsi que quatre associés, trois Business Angels et un fonds d’investissement Scientipôle Capital. L’entreprise compte aujourd’hui près d’une dizaine de collaborateurs.
La version 1.4.0 de Scribus vient de sortir, mais toujours pas d'import IDML. Si on se reporte à la roadmap du logiciel de PAO libre, mention est faîte de la capacité à importer de l'IDML ou des balises Xtags pour une version 1.5.1, mais sans précision de date.
Dommage…
Avant, ils travaillaient leur marque comme un musicien travaille ses gammes. L'image de la marque était le Graal ultime, l'objet de toutes leurs attentions.
Aujourd'hui, ils sont perturbés, totalement déboussolés : les marketeurs sont KO debout face aux réseaux sociaux.
Du coup, ils perdent leurs repères et commettent des erreurs.
Ils entendent que maintenant “ça se passe” sur les réseaux sociaux et sur le web. Sans prendre le temps de réfléchir, de comprendre et de s'imprégner de cette nouvelle culture, ils enlèvent leur cravate, défont un bouton de chemise et se mettent à tweeter.
Mais ami(e) marketeur… les réseaux sociaux ne sont une finalité. Ils ne sont qu'un moyen de plus pour servir la marque et ses usagers. Tu ne dois pas aller vers les réseaux sociaux juste pour être visible, et faire semblant. Ça sonne vite faux.
Tu dois intégrer les réseaux sociaux à ton dispositif média, les avoir en tête et adopter de nouveaux réflexes, mais sans te focaliser sur eux. Ton objectif doit rester ta marque, sa cohérence, son dynamisme, son image et sa cohérence.
La nature de la relation marketeur-réseaux sociaux doit désormais changer : jusqu'à aujourd'hui, le marketeur était encore trop souvent à la traîne, tiré par les réseaux sociaux sans aucun contrôle. Désormais, il doit les apprivoiser, les dompter, pour les amener là où il a décidé.
Alors, en selle !!
L'année qui vient de s'écouler a été riche en actualité. Et en rebondissements. Je vous propose une petite rétrospective des faits marquants, c'est de saison.
Le web-to-print dans la phase de la “majorité précoce”
Longtemps, le web-to-print a dû convaincre pour exister. Convaincre de son utilité, convaincre de sa légitimité. Aujourd'hui, nous sommes passé à une nouvelle étape. Tous les acteurs de l'industrie, que ce soit celle du marketing, de l'édition, ou de l'imprimerie, comprennent désormais l'intérêt de ce procédé. L'heure n'est plus aux visionnaires, mais à la majorité précoce qui cherche désormais massivement à s'équiper.
Si l'on reprend le schéma d'Yves de Ternay, le web-to-print a connu 2 phases :
celle des innovateurs dans les années 2000 à 2007 : les temps héroïques où ni le XML ni les serveurs de composition n'existaient, et où il fallait tout inventer
celle des visionnaires, des années 2007 à 2010 : période durant laquelle les solutions ont commencé à se roder pendant que les usages se dessinaient.
Aujourd'hui, nous sommes en plein dans la 3ème phase, celle de la majorité précoce : les usages sont clarifiés, le marché arrive à maturité et les solutions se sont professionnalisées. Du coup, un grand nombre d'acteurs cherchent à s'équiper, et je pense que ce mouvement va s'amplifier durant toute l'année qui vient, en particulier chez les imprimeurs où cette "vague" entre en résonance avec celle de l'impression numérique et de l'imprimé ultra-personnalisé.
Pour mémoire, Infotrends évalue entre 15 et 20
% le volume d'imprimés traités via une solution web-to-print. Et estime que
cette part devrait croître de 30% dans les 2 ans à venir pour atteindre un montant global de 800 millions de dollars en 2017.
Les éditeurs industrialisent leurs solutions de web-to-print
Corollaire de la vague de la majorité précoce, le marché des solutions de web-to-print s'est considérablement industrialisé cette année, en particulier via le mouvement entamé par les fabricants de presses d'imprimerie. Heidelberg, Kyocera, Komori… tous ces poids lourds ont senti le vent tourner et ont rapidement intégré à leur catalogue des solutions de web-to-print pour compléter idéalement leur offre d'impression numérique. Certains, comme HP, sont même allés plus loin, en rachetant carrément HiFlex, un leader du marché.
Chez les éditeurs indépendants, la donne se professionnalise : aux USA notamment, où Pageflex vole désormais de ses propres ailes, loin du giron de Bitstream. Et où Pressero gagne de nouvelles parts de marché.
Google entre dans la danse
Les plateformes éditoriales reposent sur le principe du travail collaboratif autour de contenus écrits. Dans ce contexte, il était logique que Google Docs intéresse des éditeurs : cette année aura vu plusieurs initiatives dont je me suis fait l'écho qui exploite la richesse fonctionnelle de Google Docs pour la coupler à Indesign Server afin de générer des solutions performantes à moindre coût. Même si tout cela est encore au stade expérimental, c'est à suivre de près !
Smartphones et réseaux sociaux lorgnent du côté du web-to-print. Et vice-versa.
Dire que 2011 aura été l'année des réseaux sociaux et des smartphones tient de la banalité tant ce constat est une évidence. Cette tendance affecte également le web-to-print, plusieurs initiatives visant à faciliter la personnalisation de supports imprimés depuis un smartphone ayant fait leur apparition. Même si cela reste expérimental, cela confirme que l'avenir du web et donc du web-to-print est dans le mobile et dans les usages nomades. Les réseaux sociaux sont également à la mode : j'ai relayé à plusieurs reprises des initiatives qui visent à exploiter les données de vos différents comptes Facebook ou Twitter pour les collecter et produire des supports imprimés, qu'il s'agisse de papier ou d'objets promotionnels.
L'avènement du Marketing Asset Management
La personnalisation de supports imprimés telle que le propose le web-to-print “canal historique” s'est progressivement étendue à d'autres domaines au cours des dernières années : elle s'est naturellement rapprochée des photothèques et des D.A.M. ; et en parallèle, elle s'est logiquement tournée vers des workflows d'automatisation et de VDP, pour générer de la quantité… l'objectif ultime étant de faciliter la gestion de ou des marques, en particulier lorsqu'il faut animer un réseau. Cet éco-système issu du web-to-print a été ainsi désigné sous l'acronyme de MAM en 2011, pour Marketing Asset Management. Il s'agit d'une tendance lourde, qui rejoint la “révolution” de la Communication / Marketing Intégrée (CMI). A mon avis, elle représente une révolution culturelle pour les Directions Marketing similaires à ce que l'arrivée de l'ERP a pu représenter pour les Directions Financières des entreprises. En France, Wedia a initié le mouvement, et je suis particulièrement fier de participer à l'aventure de notre solution Wedia Cross Media.
Aux Etats-Unis, Ricoh a également modifié sa stratégie pour se réorienter vers le MAM. Et Pressero, éditeur historique de solution web-to-print pour les imprimeurs, lorgne du côté de l'emailing en s'acoquinant avec MailChimp.
L'HTML s'impose sur tous les écrans
Un des coups de tonnerre de l'année aura concerné Flash et son abandon sur les plateformes mobiles décidé par Adobe. Un coup dur pour cette technologie tant décriée, mais pourtant si pratique durant toutes ces années où le HTML était fort limité. De fait, l'HTML 5 s'impose comme un standard universel, tous écrans confondus. Dans le web-to-print, cela a un impact, nombre d'applicatifs étant réalisés en Flex. On a vu ainsi fleurir de nombreux éditeurs wysiwyg en HTML 5 tout au long du dernier trimestre, et une profonde mutation est en train de s'opérer.
Quark qui rit, Adobe qui pleure
Qui aurait cru… l'année a été difficile pour Adobe. Arrêt de Flash Mobile, restructuration, modification des gammes de produit, arrêt de certaines solutions serveur… C'est un véritable branle-bas le combat, avec une refocalisation sur les terminaux mobiles et le cœur de métier, les solutions dédiées aux arts graphiques. Adobe a ainsi lancé son Creative Cloud, mais beaucoup restent dans l'expectative. Et la communication autour de sa politique tarifaire pour la mise à jour vers la CS6 a été plutôt désastreuse au point de déclencher une levée de boucliers chez les principaux utilisateurs. Anus horribilis…espérons que 2012 sera plus favorable.
Et pendant ce temps-là, Quark réalise de bons chiffres, principalement dans les solutions entreprises, même si Quark Xpress 9 continue son bonhomme de chemin. Après des années difficiles, l'éditeur a réussi une mutation profonde et une refondation de son offre logicielle, au point que son Xpress 9 a obtenu plusieurs distinctions, notamment pour la publication sur tablettes grâce à la magnifique intégration de la solution Aquafadas. Un joli tour de force…
SoLoMo : des tablettes et des pads par millions
Les tablettes, parlons-en. Elles sont partout, et elles chamboulent tout. Les écrans tactiles sont en train de profondément modifier notre relation à l'information, quelle que soit sa forme. On ne la consomme plus de la même façon, et par conséquence, on ne la produit plus de la même façon. Les frontières entre les canaux se fissurent, les contenus débordent d'un canal à l'autre, les cloisons cèdent… et le tactile impose une meilleure ergonomie et une usabilité optimale dans les applications.
Et puis ces terminaux, tablettes et smartphones, dopent le commerce électronique et favorisent les achats d'impulsion et de proximité, renforcés par les réseaux sociaux. Le mot d'ordre du Web'11 n'aura-t'il pas été SoLoMo ?
Et le papier qui n'a pas dit son dernier mot
On le disait mort et enterré, pourtant il bouge encore. Le papier est toujours là. Il se réinvente, il s'adapte à ces nouvelles technologies. Pour survivre, il doit être plus inventif, plus créatif, plus sexy, plus personnel. Mais il a toujours sa place. De commun il va devenir exclusif et précieux.
Enfin c'est tout le mal que je lui souhaite ;-)
Le Père Noël étant passé chez moi avant l'heure, j'ai le plaisir d'utiliser depuis 3 semaines un Samsung Galaxy Note. C'est un étrange appareil, mi-smartphone, mi-tablette.
Je vais vous faire part de mes premières réactions après cette première période d'utilisation.
Le choix du compromis, la force de la polyvalence
Pourquoi avoir choisi un tel engin ? Bonne question... téléphonant globalement peu mais étant un vrai addict aux réseaux sociaux, je recherchais plus un outil de navigation qu'un téléphone. Mais la tablette si elle est séduisante me semblait trop contraignante, en raison de son encombrement et de l'absence de capacité d'appel. A l'inverse, les smartphones classiques type iPhone ou Galaxy S ne me paraissaient pas offrir le confort de travail que je recherchais.
Ce qui a emporté mon choix, ce fût le stylet… En tant qu'ancien aficionado des Palm Pilot et autres PDA, je n'ai pas pu résister. Et puis le prix aussi, car en cette phase de lancement, on peut bénéficier de nombreux remboursements soit de Samsung soit des opérateurs, remboursements qui rendent l'appareil très attractif.
Bref, moi qui recherchais un appareil polyvalent, ce choix s'est imposé comme une évidence.
La taille du monstre : Samsung invente le “mammoth-phone”
A première vue, ça surprend. Un écran de 5”, ça ne laisse pas indifférent. Au point que vos amis en viennent à douter de vos attributs et de votre virilité, surtout si vous conduisez un 4x4. Là, ils pensent carrément que vous avez un truc à compenser… Mais à part un bon blindage contre les railleries de tout poil, il faut reconnaître que sa taille n'est pas un handicap, tellement l'appareil est léger, maniable et fin.
Je mettrais 2 bémols tout de même : pour les personnes ayant de petites mains, il n'est pas envisageable de le manipuler d'une seule main. Et personnellement, son revêtement glissant m'a causé quelques frayeurs, il a failli m'échapper à plusieurs reprises. Depuis que j'ai acheté un étui en cuir, cela va beaucoup mieux car il offre une meilleure prise.
Au bout de quelques jours, il faut reconnaître qu'on s'habitue bien au Galaxy Note, et qu'il n'est finalement pas si encombrant que ça. Il tient facilement dans une poche de pantalon ou de blouson, et sa manipulation n'est pas si compliquée que ça. Samsung a soigné la navigation et le placement des boutons, du coup, c'est plutôt pratique.
L'écran : 5.3” de bonheur… et d'yeux qui piquent
Je pense qu'une fois qu'on a goûté au confort d'un écran de cette taille, de cette qualité (AMOLED) et de cette résolution (1280x800), difficile de revenir en arrière. Je trouve que c'est la dimension idéale pour surfer, tweeter ou travailler sur un appareil nomade, surtout pour moi qui suis myope comme une taupe. Pour les vidéos ou les jeux, c'est également très pratique.
Au rayon des critiques, j'ai trouvé personnellement l'écran trop lumineux ; il faut dire que je suis sensible à la lumière ; mais là, j'ai carrément dû baisser la luminosité au minimum pour disposer d'un bon confort de lecture. Cela vient probablement aussi des reflets de l'écran brillant… vivement que le mat revienne à la mode, nos yeux ne s'en porteront que mieux.
Côté couleurs, rien à dire personnellement. J'ai lu sur certains blogs des critiques concernant la saturation des couleurs, mais comme il existe plusieurs profils colorimétriques dans le système, cela ne m'a pas gêné. Je pense qu'il s'agit simplement d'une question de paramétrage.
Assemblage : le plastique c'est fantastique
Chez Samsung on aime le plastique. Ceci dit, c'est pas du plastok (je sais, c'est facile). L'assemblage est de qualité, les plastiques sont de bonne facture. Du coup, on en oublierait presque que justement c'est du plastique. Il n'y a que la coque arrière qui m'a profondément interrogé lorsqu'il a fallu insérer la carte Sim. Ça se déforme, ça se clipse un peu en force… ça donne des sueurs froides quand ça fait "clic"… bref, c'est bizarre. Cela m'a fait regretter la coque doublée en cuir de mon ancien Blackberry.
A part ces petites tracasseries, il faut vraiment reconnaître que c'est bien un appareil bien monté.
Côté performances : le “Hummer” des smartphones
Visiblement, Samsung n'a pas mégôté sur le moteur de son engin. Processeur Dual-Core à 1,4 GHz, 16 Go de stockage, 1 Go de RAM (quand je pense que mon premier ordi n'en avait que 128 ko, ça me rend tout chose)… le moins qu'on puisse dire, c'est que ça envoie. Pour l'instant, je n'ai jamais pris l'appareil en défaut de performances, y compris sur des sites ou des applis gourmandes comme des jeux en 3D.
Un vrai “Hummer” de la téléphonie… avec le même appétit. Franchement, l'autonomie constitue LE point noir de cet appareil (à mon humble avis). Le fabricant annonce partout une batterie de longue durée et de nombreux blogs font état d'une autonomie de 13 heures en appel… heu… j'ai dû louper un truc… En usage essentiellement “data” avec le wifi activé (donc Tweetdeck + emails + internet intensif), je ne dépasse pas 10 heures… De quoi me faire regretter pour le coup mon vieux Blackberry Bold 9700 et son autonomie de chameau. Mais bon, il paraît que le passage à Android 4 améliore sensiblement la chose.
Ergonomie : exemplaire
L'interface justement, parlons-en. Jusqu'à présent, je n'avais pas véritablement eu d'expérience avec Android. J'ai été très agréablement surpris par l'intuitivité des écrans : Samsung a ajouté juste ce qu'il faut de surcouche pour optimiser l'usage de son appareil, et l'utilisation d'Android est un vrai bonheur.
L'installation d'apps, la configuration de l'appareil, tout est très fluide et très intuitif. Et les rares boutons de Samsung sont positionnés où il faut et sont d'une logique très claire.
Je suis bluffé par la simplicité générale de l'outil, et par la qualité des la plupart des applications qui procurent un réel gain de temps. A part un ou deux raccourcis pas très heureux, je me suis surpris à ne pester que très peu contre l'ergonomie générale de l'appareil et de son interface, c'est un signe...
Et le stylet ?
Ce fut la grande de mes surprises. J'ai choisi cet appareil principalement en raison de la présence d'un stylet. Et au final, je dois avouer que je m'en sers que très peu… Le clavier est très confortable, et il est vrai que j'utilise beaucoup Evernote pour mes mémos et mes notes, donc je n'éprouve pas vraiment le besoin de m'en servir. Mais sinon, pour les différents tests que j'ai pu faire, tant en croquis qu'en détourage ou qu'en écriture, ce stylet est une belle réussite. Il faut dire qu'il est signé Wacom.
En attendant, force est de constater que c'est un joli levier marketing pour Samsung, qui en joue parfaitement pour créer le buzz autour de son smartpad, comme en témoignent les pubs qui suivent.
En conclusion : l'appareil idéal pour les hipsters à grandes paluches
Pour conclure, je dirais juste qu'au-delà des petits désagréments probablement liés à ma relative inexpérience dans ce domaine, le Galaxy Note est une belle réussite. Doublée d'une véritable innovation. Samsung a réalisé une grande prouesse là où d'autres s'étaient cassés les dents. Cumuler les avantages du smartphone et de la tablette, sans juxtaposer leurs inconvénients, c'est un joli tour de force.
Pour ma part, je pense que c'est l'appareil idéal de toutes celles et ceux qui font un usage intensif des réseaux sociaux, du surf et de l'emailing en mode nomade, son écran apportant un réel confort au quotidien.
Une bien belle réussite dont le succès (plus d'un million d'exemplaires écoulés en 2 mois) prouve qu'il y a un marché pour les smartpads… ou les tablettes de 5 à 7”.