jeudi 30 septembre 2010

Découvrez “Expresso, The Marketing Boutique”

Du web-to-print, on connaissait jusqu'à présent les services web qui offraient la possibilité d'éditer en ligne un fichier Indesign ou Quark Xpress. Mais ces services ne s'adressaient qu'à un public de spécialistes, car ils nécessitaient systématiquement :
  • en amont, des compétences pour créer des fichiers de mise en page structurés, et compatibles avec la logique du web-to-print,
  • en aval, des capacités d'imprimerie.
Désormais, le web-to-print entre dans une nouvelle ère, celle du tout-en-un.
Je suis très fier de vous annoncer que désormais, avec “Expresso, The Marketing Boutique”, chaque entrepreneur peut, depuis son navigateur web, choisir le modèle qui lui plaît, le personnaliser en ajoutant textes et images, et commander des sorties imprimées qui lui seront livrées à domicile. Et s'il n'a pas besoin d'imprimés, Expresso lui permet même de produire gratuitement une version PDF de son document : un petit geste sympa pour la planète ;-)

Plus de 1000 modèles de brochures, flyers, chemises à rabat, lettres d'information, affiches… sont à votre disposition sur Expresso. Il y a de quoi répondre aux besoins de toutes les entreprises. Et cette banque ne va cesser de s'enrichir dans les mois qui viennent pour proposer toujours plus de créativité aux PME françaises. Il ne vous reste qu'à choisir le modèle qui vous plaît, le personnaliser en deux temps trois mouvements, et soit générer le PDF gratuit, soit commander l'imprimerie. Votre magnifique création sera alors imprimée et façonnée en France, dans un atelier certifié Imprim'Vert, sans amalgame et sur les meilleurs papiers.

Inutile de vous en dire plus : je vous invite à “jouer” dès à présent avec Expresso en vous connectant à http://my-expresso.fr N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !!
Vous pouvez également suivre l'actualité d'Expresso sur le fil twitter : http://twitter.com/asdumarketing

mardi 28 septembre 2010

Productivité Marketing : venez découvrir le témoignage de Bouygues Telecom

Le Vendredi 15 octobre, WEDIA et APRIMO vous invitent à un petit-déjeuner au Four Seasons George V à Paris afin de découvrir le retour d'expérience de Bouygues Telecom en matière d'optimisation des campagnes marketing et communication.

Cet évènement se déroulera en partenariat avec Stratégies.

Pour vous inscrire, cliquez ici !

vendredi 24 septembre 2010

Ça bouge en cette rentrée dans le web-to-print !

Le mois de Septembre n'est pas encore terminé que les annonces se bousculent. Voici un petit résumé de ce que vous avez pu voir passer sur mon fil Twitter :

  • Autopage a lancé CS Ready On Line, une plateforme web-to-print basée sur Indesign Server,
  • PageOnDemand a démontré lors d'une conférence de presse tous les bénéfices de ses offres SaaS pour le marketing de la VAD et de la Grande Distribution ;
  • On se demande toujours si la rumeur comme quoi Microsoft envisagerait de racheter Vistaprint est fondée…
  • Wedia annonce un chiffre d'affaires en très forte hausse sur le premier semestre, et va prochainement organiser un évènement au Georges V pour démontrer les capacités de son offre cross-media ;
  • Blio, nouvelle plateforme de e-reading, va être lancée le 28 septembre, et Quark annonce dès à présent la compatibilité de ses formats avec cette plateforme ;
  • Quark multiplie les annonces : après le lancement de Promote en Australie, et de Quark Web-to-Print System en France ce mois-ci, c'est à l'IFRA que les solutions Quark dédiées iPhone / iPad seront montrées ;
  • Woodwing en tournée a fait un arrêt remarqué à Londres ;
  • Vjoon présentera à l'IFRA l'Unified Publishing Process ;
  • PageFlex annonce de nouvelles fonctionnalités sur son serveur ;
  • Lagardère Active a annoncé préparer une plateforme éditoriale print et web pour la SNCF
  • PubliAtis a présenté une nouvelle tarification SaaS
  • ChiliPublisher prend son envol…
C'est ce qu'on appelle une rentrée chargée… 
Mais rassurez-vous, le mois d'octobre ne sera pas en reste : le Jeudi 7 octobre est à marquer d'une pierre blanche. Wedia va dévoiler son nouveau bébé, et la surprise sera de taille…
;-)

lundi 20 septembre 2010

Rappel : lancement d'Expresso, The Marketing Boutique le jeudi 7 octobre

N'oubliez pas de vous inscrire pour participer à l'évènement de lancement d'Expresso, The Marketing Boutique, le nouveau service que proposera Wedia.
Ce rendez-vous se déroulera le jeudi 7 octobre dans le cadre prestigieux du Mama Shelter, à Paris.
Tous les détails sont disponibles en cliquant ici, ou en contactant Audrey par e-mail ou au 01 44 64 34 11.

Venez nombreux !

jeudi 16 septembre 2010

Avant le self-publishing, l'étape incontournable du self-design

On parle beaucoup de tendances majeures dans notre industrie ces temps-ci. A l'instar du Cloud Printing dont je me faisais l'écho il y a quelques jours, on entend beaucoup parler du “Self-Publishing”, cette capacité à pouvoir publier n'importe quel type de contenu sur n'importe quel type de canal, grâce au web.
Les progrès technologiques, tant au niveau du web, de la bande passante que des techniques d'imprimerie rendent en effet possible la publication d'ouvrages imprimés en toutes petites séries. Publication qui peuvent par ailleurs être diffusées avec ou sans impression sur tous les types de réseaux sociaux.

Le web regorge de sites web qui vous proposent de publier vos créations, en support électronique (flipbooks, e-books, …) ou papier.
Toutefois, il reste pour moi un frein majeur à la démocratisation du self-publishing : lorsque l'on souhaite imprimer un document, il faut qu'il respecte les normes en vigueur dans l'industrie de l'imprimerie ; normes qui sont dictées par des impératifs industriels. Et en la matière, il faut avouer qu'ils sont complexes…
Certes, n'importe qui peut acheter un joli modèle de document sur le web ; mais encore faut-il le retoucher, le mettre en page et le boucler sous Adobe Indesign ou Quark Xpress. Puis être capable de générer un fichier PDF conforme aux attentes de votre imprimeur, qu'il soit en ligne ou au coin de la rue.
Et ça, ça demande des compétences, du savoir-faire et du temps.

Tant que cette barrière n'aura pas été contournée, je pense que le self-publishing restera entravé dans sa démocratisation : ce qui lui manque aujourd'hui, c'est un service en amont qui permette à n'importe qui (même au plus ignorant des utilisateurs) de choisir un modèle de publication qui lui plaise et de le personnaliser sans quitter son navigateur web. Un service qui soit capable d'anticiper toutes les contraintes propres au métier pour éviter à cet utilisateur néophyte de commettre des erreurs majeures, et si possible, sans qu'il s'en rende compte.
Certes, on trouve déjà sur le web des sites qui permettent de concevoir un document pour l'imprimer ; mais soit les formats sont trop restrictifs, limités à quelques types de supports, soit l'ergonomie impose encore de comprendre les subtilités de l'imprimerie pour arriver à un résultat satisfaisant.

Mais on se rapproche doucement du but… à pas feutrés, de nouveaux services pointent leur nez…

mardi 14 septembre 2010

Wedia vous invite au lancement d'Expresso, The Marketing Boutique

Jeudi 07 octobre venez découvrir la nouvelle version d'Expresso, "The Marketing Boutique",
au Mama Shelter - autour d'un petit-déjeuner de 09:00 à 10:00.

Expresso est un nouveau service en ligne permettant de créer gratuitement des documents marketing à partir d'une librairie de modèles soigneusement sélectionnés.

Pourrez-vous vous joindre à nous ? Confirmez votre présence auprès d'Audrey au 01 44 64 34 11 et nous vous réserverons vos croissants !

Vous trouverez tous les détails de cet évènement en cliquant ici.

dimanche 12 septembre 2010

Graphiline : “La crise accentue la mutation du secteur de l’imprimerie”

Voici un article très instructif que je vous invite à lire sur le site de Graphiline : Michel André, de Baker Tilly France, livre son analyse de la mutation de l'imprimerie.

Un constat qui rejoint parfaitement ma propre analyse :
“Quant aux technologies internet, elles doivent être prises en compte à deux niveaux : c’est déjà fait en ce qui concerne « l’e-procurement » (ou gestion des approvisionnements en ligne). Ce service permet aux imprimeurs d’abolir les distances avec leurs clients et de rendre plus efficaces les échanges commerciaux.


En revanche tout reste à inventer pour proposer de nouveaux services aux clients en organisant de nouvelles articulations entre les imprimés et la communication virtuelle pour aller au-delà de la reprise des textes d’une brochure pour un site web et vice-versa, ou de l’impression d’un document mis en page à partir d’internet.”

vendredi 10 septembre 2010

Adobe Version Cue renaîtra-t'il de ses cendres ?

C'était un de mes sujets de prédilection : VersionCue, c'est étrange utilitaire livré dans chaque Creative Suite, depuis la CS2, jusqu'à la CS4. Ce genre d'outil un peu déroutant, dont on ne sait jamais quelle est sa place entre un Photoshop, un Illustrator et un Indesign.
Ce genre d'outil mal-aimé, car mal compris : déjà que peu de graphistes utilisent Bridge, l'explorateur adapté aux fichiers graphiques proposé en série par Adobe. Alors Version Cue, je vous laisse imaginer…

Je m'y suis intéressé il y a 4 ans, en agence de pub, car j'avais une vraie problématique de partage, de versionning et d'accès simultané à des fichiers de compo et à des images. Sans compter la possibilité d'effectuer des sauvegardes automatiques.
La CS2 ne m'avait pas convaincu, mais la CS3 m'avait totalement bluffé !
Grâce à VersionCue Server que j'avais déployé sur un XServe, 5 graphistes accédaient à une base centrale de fichiers PAO, avec un contrôle fin des droits d'accès et une sécurité pour éviter des modifications simultanées. Chaque changement créait des versions automatiques, et un système très ingénieux de sauvegarde me permettait d'effectuer un backup complet du patrimoine PAO de l'agence de façon totalement automatisée. Associée à un serveur en RAID, c'était tout bonnement génial…
Et j'oublie un dernier détail : j'avais ouvert un accès externe via WebDav pour permettre à des freelances de récupérer et de déposer des fichiers à distance.
Ça marchait super bien ! C'était un vrai D.A.M. (Digital Asset Management) adapté aux professionnels des arts graphiques.
Et puis est arrivée la CS4, très décevante (voir mon billet à ce sujet). Et enfin, Adobe a annoncé l'arrêt pur et simple de VersionCue dans la CS5.

Sauf que voilà que sur les Adobe Labs (labos de R&D de Adobe), on peut voir réapparaître un Adobe Drive 2, qui semble reprendre les fonctionnalités de Version Cue. Bonne nouvelle !
Visiblement, d'après le descriptif donné par Adobe, il s'agit d'un système de DAM qui fonctionne en complément de Bridge. Et il existe un guide de migration depuis VersionCue.
Bon, je vais trouver un vieux PC et je vais essayer de tester ça…

Source : IndesignSecrets via GuruUnleashed

mercredi 8 septembre 2010

Après la vague Cloud Computing, la révolution du Cloud Printing ?

Le Cloud Computing, vous connaissez. Forcément. Je pourrais même dire que vous ne connaissez QUE ça, tellement l'industrie du logiciel s'est mise aux nuages et aux architectures virtualisées, pour permettre à ses clients de butiner des services web au gré de leurs envies et de leurs besoins, en toute légèreté.

Le cloud a bouleversé la manière dont on consomme le web, et pour longtemps.
Et cette nouvelle façon de consommer du service essaime dans des secteurs insoupçonnés. Par exemple, le Cloud Printing a fait son apparition début 2010.

De quoi s'agit-il ?
Après HP, Google a lancé son service appelé Google Cloud Print. Le concept est assez simple : à partir de n'importe quel terminal (ordinateur, tablette, smartphone…), composez un document, et “commandez” son impression, soit sur l'imprimante la plus proche de vous, soit à une adresse spécifique.
Un exemple d'application pour ceux qui auraient du mal à suivre : je suis dans la salle d'embarquement, à l'aéroport : je mets la touche finale à un rapport financier sur mon SmartPhone. Une fois que j'ai terminé, je commande via un service de Cloud Printing l'impression de ce rapport afin qu'il m'attende sagement dès le soir-même, à la réception de mon hôtel

Les principaux acteurs de cette tendance sont pour l'instant Google Cloud Print et HP ePrint. Des réseaux tels que ceux de FedEx ou des hôtels Hilton déploient également ces technologies pour proposer de nouveaux services. Par ailleurs, depuis la fin du mois d'août, le web bruisse de rumeurs de rachat de Vistaprint par Microsoft, Microsoft qui semble mettre ses troupes en ordre de bataille pour réussir l'offensive du Cloud. Il s'agit probablement d'une fausse rumeur, mais elle témoigne de la fébrilité qui gagne ce domaine.

Le Cloud Printing : réservé uniquement à la bureautique ?
Actuellement, le Cloud Printing ne semble toucher que des applications bureautiques, à faible (voire très faible) tirage. Seuls les fichiers bureautique sont d'ailleurs supportés. La question que je me pose, ce n'est pas SI, mais QUAND les imprimeurs intégreront cette nouvelle façon de consommer et donc de produire l'imprimé.

Car s'il est intéressant de pouvoir commander l'impression d'un tableau ou d'un diaporama à 10 exemplaires alors qu'on est en déplacement, je pense qu'il existe une vraie place pour des solutions plus professionnelles, qui pourraient offrir par exemple :

  • la capacité d'imprimer sur n'importe quel format de document
  • la capacité d'imprimer sur tous les types de papier, au choix en numérique ou en offset suivant les quantités requises,
  • la capacité de produire des publications au design professionnel, avec des données personnalisées, sans nécessiter le recours à des logiciels de PAO,
  • la capacité d'intégrer les finitions spécifiques à l'imprimerie : découpe, vernis, pelliculage…
En d'autres termes, depuis mon ordinateur, je pourrai ainsi dans un futur proche :
  • réaliser mes impressions de bureau, à très faible tirage,
  • commander des imprimés professionnels, avec vernis ou pelliculage
  • commander des supports marketing spéciaux : affiches, PLV, kakémonos, banderoles, adhésifs…
… tout cela, sans me déplacer, sans rechercher des prestataires spécialisés, et sans disposer ni des outils ni des compétences techniques nécessaires.


Ça vous paraît totalement abstrait voire impossible ?
Prenons un exemple : je suis commercial, je dois animer un stand sur un salon professionnel. Je sais que je vais distribuer environ 1000 brochures et autant de grilles tarifaires, et de la PLV spécifique (par exemple, 2 présentoirs pour dépliants et un mini totem).
Avec une solution de Cloud Printing professionnelle, le vendredi précédent mon salon, je me connecte à mon interface web. Je choisis un modèle de brochure parmi ceux qui sont conformes à la charte graphique de mon entreprise, je le personnalise en ajoutant par exemple le logo du Salon, et je modifie les rédactionnels de façon à ce qu'ils soient parfaitement adaptés à la typologie de mes visiteurs. J'agis de même pour la grille tarifaire : je pars du modèle standard, auquel je vais intégrer un rabais spécial salon. Puis je complète ma commande avec les présentoirs et le mini-totem. Et je commande l'impression de ces documents que je pourrais récupérer le lundi matin dans une boutique spécialisée en centre ville, à deux pas du palais des congrès. 
En tant que “simple” commercial, j'aurai ainsi personnalisé et piloté l'impression de mes outils marketing sans faire appel à qui que ce soit, et dans le respect de la charte graphique de mon entreprise.

Vers la renaissance de l'imprimeur de ville ?
Je suis convaincu que dans les années qui viennent, on va ainsi assister à une réapparition des anciens “imprimeurs de ville”. Affiliés à des réseaux de franchise, doté de matériel ultra-moderne en jet d'encre ou numérique, ils seront capables de traiter des commandes très hétéroclites dans des temps records. Et pour les commandes plus volumineuses, ils seront affiliés via leur réseau de franchise à des unités de fabrication de plus grande envergure qui proposeront un parc machine complet, adapté à tous les besoins.
Le Cloud Printing permettrait ainsi de conjuguer le service de proximité procuré par une boutique en centre-ville, la puissance de feu d'une imprimerie industrielle et la rapidité des services de transport express.


lundi 6 septembre 2010

A l'aube du WEB-TO-MANY : le jour où j'ai débranché mon imprimante

Prôner la réduction des imprimés publicitaires, inciter au recyclage du papier, vulgariser les labels d'une imprimerie responsable, c'est bien… Mais gaspiller chaque jour du papier et de l'encre pour pas grand'chose, c'est un peu incohérent avec cette démarche.

Voilà pourquoi, un jour, j'ai décidé de débrancher l'imprimante multifonction de mon Mac, et de la remiser dans une armoire. Je me suis dit que je verrai bien comment ça se passe, et que je la ressortirai le jour où j'en aurai vraiment besoin.

Vous savez quoi ? Aujourd'hui, ça fait un an que j'ai démarré l'expérience. Et bien je n'ai ressorti mon imprimante qu'UNE SEULE FOIS, pour imprimer un document pour lequel j'avais vraiment besoin d'une trace papier. Une seule fois en une année…

J'avoue être le premier surpris, tant cet instrument pouvait paraître indispensable il y a encore quelques années de cela. Quand j'y repense… Il y a encore 10 ans, j'imprimais régulièrement mes mails professionnels, que je classais comme du courrier papier. Tous les aspects comptables (facturation…) nécessitaient des impressions. Il était quasi impensable d'acheter un PC sans imprimante…

Et ces mauvaises habitudes, malgré toute ma bonne volonté, ont perduré pendant des années : dès qu'un acte revêtait de l'importance, la tentation d'imprimer une trace écrite était quasi irrésistible.

Voilà pourquoi j'ai tout débranché : et je me suis rendu compte que cela m'a obligé à revoir certaines habitudes créées par le confort.

  1. Disposer d'une imprimante virtuelle : sous Mac, c'est simple, la fonction “Imprimer en PDF” est native dans le système. Du coup, on génère des documents électroniques “propres”, idéaux pour créer des archives. Et lorsque le PDF est mal formé, j'ai recours à un outil magique qui transforme n'importe quelle page web “moche” en un magnifique PDF : Joliprint. Je reviendrai d'ailleurs plus en détail sur ce service édité par des copains dans un prochain article.
  2. Structurer et sécuriser ses archives : finalement, quand on y réfléchit, que ce soit au bureau ou à la maison, on imprime souvent pour conserver une preuve. On parle bien de “trace écrite” dans le langage courant. Lorsqu'on décide de se passer de ces traces papier, si on veut conserver ce principe de traçabilité, il faut organiser ses archives de manière logique, cohérente et compréhensible par tous (surtout dans un environnement professionnel). Par ailleurs, il faut les sécuriser, d'une part pour qu'elles soient protégées en cas de sinistre, et d'autre part, pour qu'elles soient à l'abri des regards indiscrets. Pour ma part, j'ai opté pour un coffre-fort numérique auprès de ma banque, et pour un système de sauvegarde automatique sur disque miroir. Ça marche bien, en même temps, je n'ai jamais connu de sinistre (#priere #toucherdubois).
  3. Aller à l'essentiel : lorsque j'avais une imprimante de bureau sous la main, j'avais tendance à imprimer un peu tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi. Genre, il faut la faire tourner cette bébête, sinon l'encre va sécher… Je m'en rendais en particulier bien compte à la fin de chaque année, lorsque je procédais à un nettoyage approfondi de mon bureau : les sacs poubelles pleins de feuilles imprimées de trucs qu'on a jugé un jour indispensable, vous connaissez ? Les paquets de feuilles imprimées au recto, qu'on garde pour du brouillon, mais finalement, on ne s'en sert jamais du brouillon, ça vous parle ? Maintenant, soit je bookmarke une page web, soit je crée un PDF si ça vaut le coup… soit… rien. Je considère alors que l'information en question est volatile, qu'elle ne mérite pas qu'on en garde une trace ou bien que je la retrouverai facilement.

Et là, au bout d'un an, quand j'essaye de faire un petit calcul, je me dis que j'ai finalement réalisé une belle économie, quand on cumule le papier, l'encre et l'usure de l'imprimante. Et un petit geste écolo, dont je ne suis pas peu fier !

Ça vaudrait le coup de réaliser cette expérience dans le cadre d'une entreprise, vous ne croyez pas ? A l'heure où beaucoup de documents sont dématérialisés (facturation, relevés comptables, extraits bancaires, billets électroniques…) je suis sûr qu'on arriverait à désaccoutumer les utilisateurs du confort que leur procure l'imprimante de bureau. Et qu'ils réinventeraient facilement leur vie sans.

Alors, qui tente cette expérience ?

Pour revenir au web-to-print, je suis sûr que l'on pourrait réaliser un constat similaire : aujourd'hui,  l'industrie est encore majoritairement structurée pour réaliser du WEB-TO-PRINT, comprenez “on recueille des informations grâce au web et on les structure à destination d'un imprimé”, qu'il s'agisse d'imprimerie offset ou numérique, ou d'une impression locale (WEB > PRINT).

Je suis convaincu que nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une nouvelle ère, celle du WEB-TO-MANY PUBLISHING :  comprenez par ce néologisme, la volonté de ne pas structurer l'information uniquement à destination du print, mais plutôt de tous les canaux disponibles.
Franchement, je pense qu'à l'heure de Twitter, Facebook, des sites web, des smartphones et tablettes… l'imprimé ne représente plus qu'un support parmi tant d'autres. Support qu'il faut valoriser en y recourrant lorsqu'il est vraiment légitime, ou qu'il apporte une vraie valeur ajoutée.
Appelez-ça cross-media, multicanal, communication liquide… Comme vous voulez. En tout cas, je crois dur comme fer à ce concept de web-to-many. Utiliser comme point d'entrée le web sous tous ses aspects (sites, réseaux sociaux et autres), et produire une nébuleuse de points de sortie, en fonction des outils utilisés par les clients. 

Les technologies des plateformes cross-media arrivent à maturité : il ne leur manque pas grand'chose pour produire ce WEB-TO-MANY, en acceptant tous les types d'entrées. Reste qu'elles doivent encore être packagées et démocratisées pour convaincre le plus grand nombre.