Du web, du print, du web-to-print, beaucoup de marketing, un peu d'ergonomie, une touche de tactile.
Et trois pincées d'Aveyron.
mercredi 31 août 2011
Google Chrome web store : les apps sont dans le navigateur
Depuis peu de temps, Google propose un appstore pour Chrome. Ce soir, je viens de jouer avec. C'est bluffant de simplicité. On ouvre un onglet, on clique sur "webstore", on navigue parmi les catégories d'utilitaires, on choisit celui que l'on veut, et zou, en 3 coups de cuillère à pot, l'application est installée.
Pour la lancer, rien de plus simple : ouvrez un nouvel onglet. Les apps disponibles sont là.
Pour l'instant, la bibliothèque est plutôt chiche, mais c'est prometteur. Chrome s'impose comme un navigateur de référence, simple, sobre et efficace.
Il tire partie de la puissance de Google, et son appstore laisse augurer un nouveau mode de consommation dans l'ère post-PC. Je choisis mes apps, et je les utilise partout où Chrome est disponible, peu importe l'environnement. On pense immédiatement aux Google Books, bien sûr. Mais pas que.
Tôt ou tard, Chrome disposera d'une plateforme mobile. Et à partir de là, nous pourrons véritablement disposer d'un bureau nomade, bureau qui incluerait données (via les Google Docs) bien sûr, mais aussi applications, tout cela se synchronisant par magie.
Très prometteur !
En attendant, vous pouvez découvrir la beta d'Angry Birds, c'est très addictif !
https://chrome.google.com/webstore?hl=fr
mardi 30 août 2011
Avec DocFlows, Google Docs s'insinue dans le web-to-print
Google Docs est un magnifique outil de collaboration. Certaines fonctionnalités de Word sont encore manquantes, certes, mais les bénéfices au niveau du partage, de l'annotation et de la validation sont tels qu'on lui pardonnerait presque tout. Car finalement, c'est bien plus de stockage centralisé, de travail à plusieurs mains et d'échange en direct dont les entreprises ont besoin.
En quelques années, Google Doc s'est enrichi de façon impressionnante, au point aujourd'hui que bon nombre d'utilisateurs ne jurent que par lui (j'en fais partie). Et au point que Google, une fois encore, donne le la en matière d'interface et d'ergonomie.
Rien d'étonnant donc que de plus en plus d'éditeurs de solutions web-to-print s'y intéressent pour déléguer en quelque sorte à Google Doc la gestion de contenu, le partage et les annotations, domaines dans lesquels il excelle. Et connecter ensuite Indesign à Google Doc.
En juin dernier, je vous avais parlé de l'initiative d'un journal du Maine qui combinait Google Doc, Wordpress et Indesign.
Voici maintenant que EM Software, éditeur d'EM Catalog, propose la beta d'un connecteur GDoc pour Indesign CS 5.5
Ce plugin permet ainsi d'importer des articles depuis Google Docs pour les placer dans une mise en page Indd, avec la possibilité de maintenir un lien ou de conserver les feuilles de style.
Cette solution est prometteuse : elle met un coup de vieux à Incopy, ce connecteur offrant la possibilité de travailler en mode offline / online, d'activer un HTTPs, de supporter les tableaux, d'importer les annotations GDocs en postits Indesign et surtout, pour les rédacteurs, de travailler dans une interface qui leur est familière.
Je n'ai pas encore testé ce plugin, mais je ne manquerai pas de vous faire part de mon retour dans un prochain article.
Pour celles et ceux que ça intéresse : http://emsoftware.com/products/docsflow/user-guide/
La psychologie des twittos
Je ne suis pas très fan des infographies, mais j'avoue que celle-là m'a semblé très instructive. A méditer...
Via: WhiteFireSEO, a Utah SEO Company
Open-source : intégrez des fonctionnalités JDF à n'importe quelle application .NET
Le JDF est un serpent de mer de l'industrie graphique. Beaucoup en parlent, peu savent exactement comment s'en servir. Pour faire simple, il s'agit d'une norme dérivée du XML qui permet de décrire de façon universelle toutes les informations requises pour la fabrication, le façonnage et la distribution d'imprimés.
Complément parfait des PDF, le JDF constitue une sorte de super dossier de fabrication virtuel, interprétable en théorie par tous les systèmes informatiques.
Bien que des organismes tentent de documenter et de normaliser ce langage (CIP 4), son adoption se fait tout doucement. La faute peut-être au manque de solutions clés-en-main, prêtes à brancher sur des applicatifs.
Pour remédier à cela, OnPoint OnDemand, une petite société du New Hampshire, a ouvert le code de l'une de ces solutions. Fluent JDF – c'est son nom – permet d'ajouter des fonctionnalités de génération de JDF à toute application .NET.
Voici une initiative intéressante qui, je l'espère, favorisera l'adoption de cette norme.
Source : http://richinternetprinting.blogspot.com
mardi 23 août 2011
Sympa : Parser HTML pour Indesign
Tiens, une initiative sympa : Framedweb est un parser HTML qui permet de convertir une page HTML en une mise en page Indesign correspondante, en interprétant le code HTML et les CSS.
C'est assez léger, pas très cher, ça se comporte comme un simple plugin d'Indesign.
Je n'ai pas réussi à le faire fonctionner, il faut dire que je ne suis pas très bien équipé chez moi.
Mais d'après ce que j'ai pu comprendre, il s'agit d'un simple plugin Indesign qui capte le contenu du presse-papier pour le convertir en un contenu Indesign tout propre.
Ce qui est intéressant, c'est le côté simplissime de la solution, qui peut convertir à certains utilisateurs qui n'ont qu'un besoin occasionnel de récupération et de formattage de contenu web dans Indesign.
Plus d'info : http://www.rorohiko.com/wordpress/indesign-downloads/framedweb/
vendredi 19 août 2011
Google Catalogs : la tablette, nouvel allié indispensable des commerciaux ?
Certes, tout le monde n'a pas une tablette. Toutefois, force est de constater que l'outil se démocratise, et qu'il fait son chemin dans le monde de l'entreprise. En particulier dès qu'il s'agit de présenter ou de démontrer : show-rooms, halls de réception, mais aussi présentation en face-to-face, la tablette présente d'indéniables avantages sur un simple PC : convivialité, look, design, interactivité, interface ludique...
Les interlocuteurs ne sont plus séparés par l'écran d'un portable, mais rassemblés au-dessus d'un outil qu'ils peuvent partager.
Mais les applicatifs "pro" boudent un peu iPad et consorts : les solutions adaptées à ces nouveaux outils tardent à arriver, ce qui freine probablement leur déploiement en entreprise.
Dans ce contexte, Google vient d'annoncer Google Catalogs : une solution destinée aux tablettes, qui permet de rassembler des catalogues sur une place unique, et de les optimiser pour ces nouveaux terminaux.
En voilà une petite révolution...
D'une part, elle prouve l'intérêt et la pertinence du catalogue dans la relation entre vendeur et acheteur.
De l'autre, elle confirme à quel point la tablette va se démocratiser dans les années qui viennent, en trouvant naturellement sa place dans nos maisons et nos bureaux à la faveur du renouvellement des machines.
Il y en a en tout cas qui vont être heureux : ce sont les commerciaux. Avec un système tel que Google Catalog, l'iPad va devenir un allié de poids pour la présentation de leurs produits.
Certains crieront à la mort du papier : je n'y crois pas, je pense plutôt que ce type d'initiative va renforcer le côté "exclusif" du papier, et inciter à l'ultra-personnalisé. Par contre, des plateformes telles que Google Catalog vont chambouler le marché de l'édition de solutions de mise en page destinées au catalogue : il va falloir rapidement qu'elles parlent "tablettes", et qu'elles sachent enrichir leurs présentations produits de contenus interactifs...
En effet, en matière de catalogue, je ne crois pas que ce soit le papier qui soit voué à disparaître : mais plutôt la manière de penser la mise en page purement par le prisme du "print". Ami(e)s graphistes, il va falloir apprendre penser en 3d !
Plus d'infos sur http://www.google.com/catalogs/
mercredi 17 août 2011
Muse : Adobe tente de concurrencer iWeb
Adobe a dévoilé il y a peu son projet Muse (nom de code), une application en AIR destinée à permettre la création de sites web pour les nuls.
Enfin presque...
L'appli est sympa, c'est indéniable. Le look & feel de la Creative Suite transpire à chaque coin de l'interface, l'ensemble est très homogène. Muse permet facilement de créer un site, d'organiser les pages et de les hiérarchiser, d'insérer des éléments complexes tels que des onglets, des diaporamas, des menus en accordéons... Chaque composant peut ensuite être édité et personnalisé en quelques clics.
C'est une chouette application, qui peut s'avérer utile pour celles et ceux qui seraient effrayés par Dreamweaver.
Toutefois, je m'interroge sur la stratégie d'Adobe sur ce produit : quelle cible est visée ?
S'il s'agit des PME qui ont besoin de se créer un site à peu de frais, alors clairement, Muse manque cruellement de modèles à personnaliser. C'est ce qui fait la force d'iWeb ou de Rapidweaver à mon avis : on choisit un modèle, on change la couleur, les typos, l'agencement des pages, et en peu de temps, on dispose d'un site au look professionnel. Mais probablement que cela est prévu pour la version finale. Par ailleurs, le modèle tarifaire basé sur un abonnement ne me semble pas adapté à cette cible : Muse est fait pour du "one shot", des entreprises ou des particuliers qui ont besoin d'un site web qui va probablement peu évoluer dans le temps. Payer 15 $ par mois pour un simple logiciel de création me semble très onéreux, d'autant que certains hébergeurs proposent des services équivalents dans leurs packs...
Ou alors, Muse est un super outil de wireframing... C'est vrai que c'est pratique pour dessiner rapidement un prototype de webapp. Mais là encore, le principe de l'abonnement me semble rédhibitoire, vu qu'il existe bon nombre de solutions open-source ou de web apps équivalentes.
Wait and see comme on dit ; Muse est encore au stade de la beta, Adobe testant encore les réactions des utilisateurs. Je pense que l'objectif visé est de proposer une app aussi simple qu'iWeb aux utilisateurs de Windows. Après tout, pourquoi pas, à condition de ne pas exploser la facture finale...
En attendant, si vous voulez le tester, c'est ici que ça se passe : http://muse.adobe.com/
mardi 16 août 2011
Les grandes manoeuvres de l'été
Alors voilà, il suffit que je parte en congés pour que ça bouge de partout dans notre secteur... Ah là là, pas moyen d'être tranquille 3 semaines ;-)
Au cas où vous l'auriez loupé, Quark vient d'être racheté par le fonds d'investissement Platinum Equity. L'objectif du rachat n'est pas encore limpide, mais il semblerait que Platinum Equity souhaite réaliser plusieurs acquisitions dans le domaine de la publication pour constituer un groupe. MacWorld parle ainsi d'Aquafadas, ce qui serait somme toute logique, la PME montpelliéraine ayant réalisé les développements des solutions de publications mobile / tablette pour Quark.
Au même moment, un poids lourd du secteur, Vistaprint, a annoncé un changement majeur dans son business model. C'est Michel de Guilhermier qui nous en parle sur son blog. Visiblement, Vistaprint a perdu de son efficacité, et son P-DG souhaite désormais se recentrer sur les clients et la qualité de l'expérience utilisateur, en cernant de plus près les besoins et en offrant plus de qualité. Si je résume, passer d'un marketing de masse à du sur-mesure, très personnalisé, tant dans les produits que dans la relation avec les clients, le modèle étant Amazon.
Cela prouve que le web-to-print quitte progressivement le domaine de la "simple" impression en ligne, impersonnelle et industrielle, pour gagner les sphères du commerce contextualisé et personnalisé, avec des environnements adaptés aux attentes des clients.
A suivre...
En attendant, bonne reprise à toutes et à tous !
Au cas où vous l'auriez loupé, Quark vient d'être racheté par le fonds d'investissement Platinum Equity. L'objectif du rachat n'est pas encore limpide, mais il semblerait que Platinum Equity souhaite réaliser plusieurs acquisitions dans le domaine de la publication pour constituer un groupe. MacWorld parle ainsi d'Aquafadas, ce qui serait somme toute logique, la PME montpelliéraine ayant réalisé les développements des solutions de publications mobile / tablette pour Quark.
Au même moment, un poids lourd du secteur, Vistaprint, a annoncé un changement majeur dans son business model. C'est Michel de Guilhermier qui nous en parle sur son blog. Visiblement, Vistaprint a perdu de son efficacité, et son P-DG souhaite désormais se recentrer sur les clients et la qualité de l'expérience utilisateur, en cernant de plus près les besoins et en offrant plus de qualité. Si je résume, passer d'un marketing de masse à du sur-mesure, très personnalisé, tant dans les produits que dans la relation avec les clients, le modèle étant Amazon.
Cela prouve que le web-to-print quitte progressivement le domaine de la "simple" impression en ligne, impersonnelle et industrielle, pour gagner les sphères du commerce contextualisé et personnalisé, avec des environnements adaptés aux attentes des clients.
A suivre...
En attendant, bonne reprise à toutes et à tous !
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