L’observatoire de la DRUPA redevient optimiste pour l’avenir des imprimeurs (mais pas tous…)





Les organisateurs de la DRUPA – le plus grand salon de l’imprimerie dans le monde – vienne de publier leur rapport annuel sur l’état de santé de notre secteur d’activité. Réalisée auprès de plus de 850 imprimeurs, cette étude donne une vision assez complète des tendances qui agitent les différentes branches de l’imprimerie.

Confiance en hausse

Après une décennie marquée par l’explosion du marketing numérique et les effets d’une crise économique majeure, l’imprimerie semble retrouver des couleurs (sans mauvais jeu de mot). Sur le panel des imprimeurs interrogés, plus de 40% ont indiqué que leur entreprise était en bonne santé, alors que seuls 13% faisaient état d’une situation médiocre. Le solde positif de 27% témoigne d’une santé en amélioration, et d’un moral retrouvé chez une grande partie des imprimeurs. Toutefois, c’est surtout en Amérique du Nord que la confiance semble être la meilleure, la situation étant plus tempérée en Europe.

Performances variables selon les régions et les secteurs d’activité


Si l’Amérique du Nord et l’Europe se portent plutôt bien, la situation est nettement moins favorable en Asie, Amérique du Sud et Moyen-Orient, où les imprimeurs sont plus pessimistes. Quand à l’Afrique, la situation semble beaucoup plus compliquée que dans le reste du monde.

Si l’on zoome sur l’Europe, on constate également que la confiance diffère selon le secteur d’activité des imprimeurs : sans surprise, les secteurs du packaging / étiquettes et des imprimés non-commerciaux sont les plus performants. L’impression commerciale connaît une baisse de confiance, après plusieurs années d’embellie, tout comme l’édition.

Érosion des marges


Phénomène global, les marges des imprimeurs se réduisent, coincées entre des coûts de matières qui augmentent et une guerre des prix favorisées par l’offre disponible sur le web. La seule solution trouvée semble se baser sur une combinaison (augmentation de revenus + taux d’utilisation accru). 

Réduction des délais

En termes de technologies, l’observatoire de la DRUPA constate un tassement de l’impression numérique en termes de chiffres d’affaires, mais ce résultat peut être trompeur car l’augmentation de la quantité de travaux réalisés peut être atténuée par une baisse des prix de vente. En numérique comme en traditionnel, les délais d’exécution se réduisent, sous la pression des clients.


Le revenu du web-to-print augmente, surtout dans l’emballage


Seuls 1/4 des imprimeurs dispose d’une solution de web-to-print, et cette proportion est constante depuis 2014. Néanmoins, le chiffre d’affaires généré par le web-to-print augmente sensiblement chez les imprimeurs qui en sont dotés : en 2014, seuls 17% d’entre eux avaient plus de 25% de leur revenu issu du web. En 2018, la proportion est passée à 23%, et c’est dans le packaging que la croissance est la plus forte (de 5 à 19% sur la même période).


Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l’excellent rapport de la DRUPA : www.drupa.com
www.drupa.com

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