Accéder au contenu principal

Les bons réflexes à adopter avant de choisir un nom de marque et un slogan

Lancement d'un nouveau produit, création d'une activité, re-branding d'une offre existante, les occasions de choisir une nouvelle marque ne manquent pas dans la vie d'une entreprise. Ce type d'évènement donne généralement lieu à des brainstormings laborieux au cours desquels les idées fusent à la vitesse de la lumière, ou d'un escargot, c'est selon.

Avant de “foncer” sur le nom qui fait l'unanimité, il faut toutefois respecter quelques règles de bon sens qui vous éviteront des désagréments par la suite.


  1. Listez tous les noms qui vous paraissent convenir pour votre nouvelle marque ;
  2. Vérifiez rapidement sur le site de l'INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) s'il n'existe pas de dépôts antérieurs, sur les mêmes classes juridiques que vous : même s'elle n'a aucune valeur juridique, la base de recherche de correspondances de l'INPI constitue un excellent premier contrôle. Pour connaître la signification de chaque classe, il existe une page dédiée.
  3. Ce premier filtre va vous permettre d'affiner votre liste, en éliminant d'emblée tous les noms qui ont déjà fait l'objet d'un dépôt antérieur.
  4. Contrôlez ensuite la disponibilité des noms de domaines sur Internet : et oui, aujourd'hui, une marque doit pouvoir exister sur le web, c'est une condition sine qua non. Imaginons que vous trouviez un nom absolument génial, très évocateur... mais que tous les noms de domaines associés soient déjà déposés en .fr, .com... Vous allez vous priver d'un formidable potentiel de communication. Donc je vous conseille de vérifier la disponibilité des noms de domaines sur plusieurs extensions. Il existe plusieurs outils pour cela, je vous recommande à titre personnel Domaine.fr.
  5. Voilà : maintenant, votre énorme liste de départ a dû se réduire comme peau de chagrin. Mais vous disposez enfin d'une vraie "short list" de noms de marque que vous pourrez exploiter pleinement.
Maintenant, vous allez pouvoir passer aux choses sérieuses : 
  • faire une recherche d'antériorité officielle auprès de l'INPI,
  • enregistrer votre marque avec son logo auprès de l'INPI, dans les classes qui conviennent,
  • acheter les noms de domaines associés sur le web.
Si vous associez un slogan à votre nouvelle marque, je vous recommande chaudement d'utiliser les services du site “Sous le logo”, qui va, pour une somme modique, vous renseigner sur l'éventualité de correspondances et d'antériorité. Une sage précaution comme qui dirait...


Commentaires

  1. Perso je fais d'abord la recherche de dispo des NDD, puis je vais sur l'INPI.

    Parce que pour l'INPI il faut voir s'il n'y a pas des consonances proches dans les mêmes classes, cela prend plus de temps. Autant filtrer d'abord avec les NDD donc. ;)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Chers lecteurs, n'hésitez pas à laisser un commentaire sur cet article !

Posts les plus consultés de ce blog

Importer les données d'un tableau Excel dans Indesign [actualisé]

Une question qui revient souvent sur les ondes concerne l'automatisation de l'import de tableaux Excel dans Indesign. C'est un aspect très utile dans la vie d'un graphiste, et globalement mal appréhendé par la plupart d'entre eux. Il faut reconnaître qu'Excel n'est pas l'outil naturel du graphiste, c'est même plutôt un sujet de détestation et de moquerie.
Or force est de constater qu'Excel est utilisé par un grand nombre de clients pour travailler leurs données produits et leurs grilles de prix.
En d'autres termes, Excel est au marketeurs ce que Photoshop et Indesign sont aux graphistes : leur compagnon quotidien.

Lorsqu'un client vous soumet des données Excel à mettre en forme, deux options s'offrent donc à vous pour monter votre mise en page :
copier / coller les contenus et faire une mise en page “en dur”… méthode la plus courante mais qui comporte de nombreux inconvénients : perte de temps, répétition de tâches fastidieuses, aucu…

Gratuit : l'étude de marché du web-to-print en Europe 2020

Aujourd'hui, c'est Noël, et j'ai décidé de vous offrir mon étude de marché sur l'imprimerie en ligne en Europe en 2020. C'est un travail personnel, réalisé avec mes propres moyens, en compilant les données disponibles publiquement sur le web… L'objectif de cette étude de marché est disposer d'une vision du poids de l'imprimerie en ligne en Europe, de voir quelles sont les technologies utilisées et de zoomer dans chaque pays pour étudier quelles sont les dynamiques propres à chaque territoire.

Cette étude est forcément fausse, je vous préviens :-) En se basant sur des données publiques, il manque forcément des chiffres, mais je pense qu'à un niveau macro, les tendances sont plutôt justes. J'espère en tout cas qu'elle vous aidera à mieux comprendre ce qui se passe dans le web-to-print en Europe, et dans votre pays, et qu'elle vous donnera envie, peut-être, de franchir le pas.

N'hésitez surtout pas à me faire part de vos remarques, cri…

Le "100% Revendeurs" dans l'imprimerie en ligne, un modèle qui a de l'avenir !

Alors que de plus en plus de clients finaux achètent en direct leurs imprimés en ligne, beaucoup s'interrogent sur l'avenir du modèle 100% revendeurs, voire même sur la pérennité du revendeur lui-même. Est-il voué tel un dinosaure à disparaître, emporté par un tsunami digital ? Ou serait-il en train de renaître, tel un Phénix ? Eléments de réponse avec l'exemple français de Realisaprint.com 10 ans d'existence, 10 millions d'Euros de CA, 100% revendeurs Depuis sa création en 2009, le site Realisaprint.com propose des produits d'impression exclusivement réservés aux revendeurs, sur le modèle du “closed portal” – en français, un site web dont l'accès et surtout les prix sont fermés aux non-revendeurs. S'il était répandu jusqu'en 2014-2015, ce modèle de distribution s'est étiolé sur le web, laissant progressivement la place à de simples programmes de remises commerciales sur des prix publics. Ce principe de grilles de remises constitue aujourd'…