Accéder au contenu principal

L’heure de la revanche aurait-elle sonné pour le Print ?

Depuis quelques semaines, j'ai l'impression que le vent tourne doucement dans le marketing. Il ne s'agit pas d'un signal fort, mais d'une multitude de signaux faibles.Voyons lesquels :
  1. les scandales qui ébranlent Facebook sur la vie privée,
  2. le déploiement du RGPD qui met en évidence les risques que courent nos données privées dans le Cloud, et qui prive les directions marketing de millions d'email,
  3. la réponse américaine au RGPD qui tente d'opposer une Uber-loi yankee,
  4. la multiplication des articles de presse favorables à la déconnexion digitale, ainsi que la sensibilisation des salariés,
  5. les doutes de plus en plus croissants quant à la véracité des chiffres des régies publicitaires en ligne.
  6. les études sur l'impact environnemental élevé du Cloud

Et enfin, cette semaine, les cours de bourse de Facebook et Twitter qui dévissent.

J'interprète ces signaux non pas comme la fin du marketing digital, mais comme la fin de l'utopie du tout-digital.. Le temps des cow-boys est terminé, les mirages se sont évaporés , et les professionnels reconsidèrent leurs positions avec pragmatisme.

Ce changement de paradigme constitue une opportunité pour les imprimeurs. Après une décennie de dédain, les marketers redécouvrent les vertus de l'objet imprimé , et surtout, face à l'explosion des coûts du marketing digital, comparent coût d'acquisition, taux de conversion et la fidélisation du print versus digital. Ainsi, le print reprend sa place progressivement dans un parcours client Omni canal , car il est plus pertinent, moins cher et plus IMPACTANT que les leviers digitaux... à certaines étapes-clés.

Entendons-nous bien : en phase d'acquisition, il est difficile en print de concurrencer des Google Ads ou des pubs Facebook, quoique cela dépende du secteur d'activité. C'est vrai en B 2C. En B 2 B, c'est déjà différent.
Dans les phases de conversion, de répétition et de fidélisation, le print est extrêmement performant. Bien plus que le digital.

Une nouvelle approche pour les imprimeurs

Concrètement , ce changement d'ère marketing peut et doit être exploité par les imprimeurs. Ils doivent appréhender les parcours utilisateurs de leurs clients (voire les aider à les construire) pour proposer des solutions de print adéquates et rentables, aux moments-clés,

Il ne s'agit plus de faire des devis au kilomètre et de se battre sur le prix du mille... Il s'agit de proposer un coût d'acquisition , un taux de répétition... bref d'aider son client à mettre en place les indicateurs qui l'aideront à développer son business et à comprendre la pertinence du print.
De sous-traitant exécutant, l'imprimeur doit évoluer vers un rôle de conseil, expert dans son domaine, mais parfaitement au fait des autres canaux marketing.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Importer les données d'un tableau Excel dans Indesign [actualisé]

Une question qui revient souvent sur les ondes concerne l'automatisation de l'import de tableaux Excel dans Indesign. C'est un aspect très utile dans la vie d'un graphiste, et globalement mal appréhendé par la plupart d'entre eux. Il faut reconnaître qu'Excel n'est pas l'outil naturel du graphiste, c'est même plutôt un sujet de détestation et de moquerie.
Or force est de constater qu'Excel est utilisé par un grand nombre de clients pour travailler leurs données produits et leurs grilles de prix.
En d'autres termes, Excel est au marketeurs ce que Photoshop et Indesign sont aux graphistes : leur compagnon quotidien.

Lorsqu'un client vous soumet des données Excel à mettre en forme, deux options s'offrent donc à vous pour monter votre mise en page :
copier / coller les contenus et faire une mise en page “en dur”… méthode la plus courante mais qui comporte de nombreux inconvénients : perte de temps, répétition de tâches fastidieuses, aucu…

RGPD : la gestion des cookies au service du marketing éthique

Depuis l’entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données en mai dernier, la plupart des sites se sont ornés de bannières ou de bandeaux sur la protection de la vie privée. Je dis la plupart, car dans le eCommerce en particulier, pas mal de sites sont à la traine...
Malheureusement, qui dit bannière d’information sur la gestion des cookies ne signifie pas pour autant un respect de la réglementation, et au-delà, du consommateur. Il est important d’informer, mais aussi de permettre de doser finement ce que le client veut accepter ou non. Et que ce dosage soit véritablement suivi des faits.
La difficulté pour les marketeurs, c’est que la gestion des cookies signifie souvent pour eux une baisse d’activité, ou du moins de rentabilité de certains dispositifs de webmarketing. Le choix court-termiste de marketeurs ou de e-Commerçants consiste alors souvent à faire le minimum syndical : informer vaguement sans faciliter le libre-choix du consommateur.
Je pense sincèrement que ce…

Les Deliveroo de l’imprimerie débarquent à Paris

L’imprimerie express, livrée dans la journée, cela fait deux ans maintenant que l’on connaît dans quelques grandes villes de France. C’est un service proposé par les grands noms de l’imprimerie en ligne. 
Ce qui est nouveau, ce sont de jeunes startuppers qui transposent à l’imprimerie et à la reprographie le concept des repas livrés à domicile en vélo, comme Deliveroo. Deux startups françaises proposent ce service : Prynnt et Copees  Leur promesse ? Un service ultra rapide, moins cher que votre imprimante...
Je ne sais pas ce que ça va donner, en tout cas je plains les pauvres livreurs qui vont se trimballer une dizaine de rapports sur le dos... mais c’est intéressant de voir que de nouveaux modèles peuvent encore émerger dans le monde de l’imprimerie.
Amis imprimeurs, sachez vous inspirer de modèles issus d’autres secteurs !