jeudi 28 octobre 2010

Dans web-to-print, il y a du “web”, et il y a du “print”

©SXC John Tal's
Les projets web-to-print sont dans l'air du temps : de plus en plus d'entreprises, grandes comme petites, d'imprimeurs ou de studio de création s'interrogent sur l'opportunité d'améliorer la relation et les circuits d'échanges entre fournisseurs de contenu, maquettistes et consommateurs.

Après plusieurs années de tâtonnements, le web-to-print semble – à mon avis – arrivé à maturité : les clients en comprennent les bénéfices, les éditeurs ont rodé leurs offres, et le SaaS a permis de démocratiser une offre jusque-là très onéreuse. Et la généralisation du haut-débit a grandement facilité le déploiement de ces technologies, souvent gourmandes en bande passante.

Néanmoins, le déploiement d'une plateforme web-to-print, qu'il s'agisse d'une offre “clés-en-mains” ou de l'intégration d'un système sur-mesure, n'est pas un projet comme les autres.

En effet, si le web-to-print propulse le print dans une nouvelle dimension, il conjugue également les contraintes de deux univers très différents, voire totalement opposés.

D'un côté, le web, et qui dit “web”, dit :

  • culture “Silicon Valley”, monde des services… 
  • gestion de projet informatique
  • architecture
  • ergonomie des interfaces
  • développement
  • choix de langages de programmation : Ajax, Flex, Flash…
  • services connexes : CMS, DAM…
  • hébergement, sécurisation, disponibilité et performances des serveurs
  • et dans certains cas, e-commerce avec tout ce que ça implique : SEO, analytics, affiliation…
De l'autre, le print, et qui dit “print”, dit :
  • culture industrielle très rigoureuse
  • connaissance d'un métier complexe, impliquant une foule de paramètres volatiles : papier, encre, techniques d'impression, finition…
  • technologies propriétaires, souvent conditionnées par les organisations internes des imprimeurs, et disposant de contraintes fortes liées au côté industriel de l'activité : flux pré-presse, certification des PDF, CTP, JDF…
  • chaîne en aval de l'imprimeur : conditionnement, logistique, transport, routage
  • problématique d'achat et de stockage, liées aux variations de cours du papier et aux approvisionnements…
Vous l'aurez compris, et probablement déjà perçu si vous vous êtes un tant soit peu intéressé à la chose : le web-to-print, c'est un peu l'huile et l'eau. A la culture web s'oppose la rigueur de l'industrie du print, et les interlocuteurs ont du coup parfois du mal à se parler et à se comprendre.

C'est pour cette raison qu'à l'heure de choisir un prestataire pour équiper votre entreprise, vous devez être attentif à son degré de connaissance des 2 métiers, et surtout, et de ce fragile petit pont qui les relie…
Un prestataire trop orienté web, et vous risquez d'avoir un magnifique site web impossible à mettre en production… A l'inverse, un prestataire trop orienté print va conditionner tout votre projet en fonction des contraintes d'imprimerie : vous risquez alors d'obtenir un service web opérationnel, mais totalement impossible à utiliser par vos clients.

Un conseil : apprenez à connaître les interlocuteurs qui vont prétendre à gérer votre projet, testez-les sur leur degré de connaissance de chaque métier, sur les expériences passées, sur leur culture d'entreprise.
Au-delà des tarifs et des caractéristiques du produit, vous disposerez alors d'un critère de comparaison particulièrement pertinent.

Et si vous êtes perdu, ou que vous soyez dans le doute, n'hésitez pas à me contacter, je vous aiderai avec grand plaisir.


mercredi 27 octobre 2010

Spécial Fêtes de fin d'année : réalisez vos cartes de voeux personnalisées sur my-Expresso !

© Espace Images
Les fêtes de fin d'année approchent, et comme à chaque fois à cette période, la question des cartes de vœux se pose dans toutes les entreprises de France. On en fait ? On n'en fait pas ? En papier ou par mail ?
Je vous réponds : “les deux mon capitaine !!”
Sur my-expresso.fr, vous avez à votre disposition 15 magnifiques modèles de cartes de voeux exclusives, au design très original. Vous pouvez les personnaliser en ligne et, suivant vos envies :

  • soit les envoyer par mail gratuitement au format PDF
  • soit commander leur impression sur un magnifique papier, avec des effets subtils de vernis et d'encres métallisées. Il y en a pour toutes les bourses : le seuil minima de commandes est en effet de 50 exemplaires, et les enveloppes sont mêmes offertes.
En plus, pour chaque commande passée, une contribution sera reversée aux Restos du Cœur de l'Aveyron.
Alors n'attendez plus ! Préparez dès maintenant vos fêtes de fin d'année, et surprenez clients et fournisseurs avec des cartes de voeux très originales.

P.S. : pour être totalement transparent, et éviter tout malentendu :
  1. je suis chef de projet sur my-Expresso, donc pas totalement objectif ;-)
  2. mais en toute objectivité, ces cartes de voeux sont magnifiques !!!
  3. et non, je ne suis pas commissionné sur les ventes ;-)

mardi 26 octobre 2010

Actu people : Michel-Edouard Leclerc et Isa, c'est fini !!!!!

Toutes les rédactions sont en émoi : LE couple star des années 80, 90 et 2000 vient d’annoncer sa rupture. Ce divorce a été officialisé via un site web, et l'information s'est répandue comme une traînée de poudre sur toutes les ondes. C'est un choc, disons-le, tellement ce couple était soudé : d'un côté, Michel-Edouard Leclerc, patron médiatique de l'une des principales chaînes de magasins de grand distribution, toujours à l'affût d'un coup médiatique. Et de l’autre, la fameuse Isa, qui devra faire ses valises d'ici à 2020.

Isa, vous la connaissez. Mais si. Vous ne connaissez qu'elle. Vous la croisez même tous les jours, cette starlette des années 80-90, qui commence à être passée de mode. Il faut reconnaître qu’elle traîne une réputation un peu sulfureuse : elle n'est pas très class, elle n'a aucune ascendence noble à son pédigrée, et elle a tout du “gros tas”, comme on dit en langage populaire.
Vous ne voyez toujours pas ? Allez, je vous aide : Isa. ISA. I.S.A., pour “Imprimé Sans Adresse”.
Ou si vous préférez : le bon vieux prospectus publicitaire qui déborde de votre boîte aux lettres et qui attire votre œil de consommateur occidental en manque à grand coups de réduction racoleuses.
Je sais, c'est tiré par les cheveux. Mais je suis cabot, que voulez-vous !

Pauvre ISA. Après avoir filé le parfait amour avec Michel-Edouard, lui avoir donné beaucoup, mais alors beaucoup de beaux enfants sonnants et trébuchants dans les allées de leurs grands magasins, elle se retrouve jetée à la porte, balancée comme une vieille chaussette à l'orée de ses quarante ans. Abandonnée pour une plus jeune, plus sexy, plus pimpante : j'ai nommé App Leclerc, cette redoutable petite ingénue qui affiche toutes les jolies pubs de la grande distribution sur votre iPhone. Avec App Leclerc, ce n'est plus racoleur, ce n'est plus sale, ce n'est plus polluant : c'est de l'info ! Mais si, mais si… il n'y a aucune velleité marketing derrière, aucun ciblage comportemental, nada… Juste cette noble volonté de sauver notre planète de cette vilaine ISA.

Personnellement, je ne l'ai jamais trop aimée cette ISA. Dans la famille “I pour Imprimé”, j'avoue un faible pour l’ascendances noble : papiers de création, mises en page originales, travail de la typo, impression de qualité, expérience de l’objet publicitaire originale, bref, tout ce qui fait que l’objet papier va matérialiser la relation avec le client, et laisser un souvenir durable. ISA, elle, il faut bien l'avouer, le principal souvenir qu'elle laisse, c'est le voyage mensuel à la déchetterie pour s'en débarrasser.

Pourtant, il ne faudrait pas accabler ISA de tous les maux : la jeune et sexy App Leclerc, elle n'est pas si net que ça. Facture énergétique, coût écologique des terminaux mobile, pollution causée par les data centers, affaiblissement de la filière papier, sans parler de la fracture numérique… à bien y regarder, ce n'est pas la panacée. Mais elle est so sexxxxxxxy…

Alors, cher Michel-Edouard, je vous en conjure, soyez raisonnable : je sais, vous êtes lassé d'Isa, elle n'a plus rien à vous apporter, vous en avez retiré tous les bénéfices que vous en attendiez, et elle ne présente plus aucun intérêt pour vous. Mais attention, en annonçant publiquement votre divorce dans dix ans, vous jetez l'opprobe sur toute la famille “Imprimé”. Pourtant celle-ci rassemble des trésors de noblesse, des perles de créativité, des idées magistrales de relation personnalisée avec vos clients. Bref, de quoi dorer et redorer votre blason et remplacer légitimement le bleu de votre enseigne par un vert tendre et craquant.
Là, avec votre campagne “Zéro Prospectus”, vous êtes en train de faire de tous les membres de cette famille des “has been”, alors qu'ils ne le méritent pas.

Et puis, en lançant aujourd'hui des promesses pour dans dix ans, alors que vous pourriez prendre des mesures efficaces immédiatement, ça me donne l'impression d'un candidat à une élection qui prendrait des engagements uniquement pour être élu. Et une fois élu…

Allez, trêve de plaisanterie : je ne digère toujours pas cette campagne “Zéro Prospectus”. Je comprends la démarche, même si je la trouve opportuniste. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle va causer des dommages durables à l'industrie de l'imprimerie et aux professionnels du marketing direct.
Donc, pour conclure, j'ai envie d'écrire :
“Cher Michel-Edouard,
Je pense que vous êtes entouré de gens qui ne maîtrisent pas les subtilités de l'imprimerie moderne, et qui vous conseillent mal. A terme, vous allez probablement dévaloriser l'image de votre entreprise avec votre opération “zéro prospectus”. Il existe pourtant des solutions simples, immédiates et efficaces d'un point de vue écologique et économique que vous pourriez mettre en place dès aujourd'hui. Vous voulez engager votre entreprise dans une vraie démarche écologique ? C'est noble, mais dans ce cas, n'écoutez plus vos conseillers marketing, ils sont nuls et has-been. Faites plutôt appel à des gens qui connaissent leur métier et qui sont en phase avec leur époque. A votre disposition si vous souhaitez en discuter.”

Tous les jours, lisez le "The Web-To-Print Daily”

Si vous voulez vous tenir informé de l'actualité du web-to-print et de la publication multicanal, mais que Twitter vous laisse sur votre faim, je vous invite à consulter “The Web-to-Print Daily" :
http://paper.li/martinludovic/web2print-guru

J'anime cette liste qui se présente sous la forme d'un joli journal en ligne, et qui relaye l'actualité des principaux éditeurs du marché, et des influenceurs.

Si vous voulez que j'ajoute votre fil Twitter, n'hésitez pas à me le faire savoir, ce sera avec plaisir !

Bonne lecture !!

Retrouvez-moi sur votre smartphone !!

Désormais, vous pouvez retrouver toute l'actualité de mon blog sur votre smartphone (merci Youssef pour le tuyau !). Il vous suffit de vous connecter à : http://ludovicmartin.mobstac.com/

Vous aurez ma trombine dans votre iPhone !!!

lundi 25 octobre 2010

Des experts de l'édition numérique en formation à l'esten !

À l'heure où les professionnels de l'édition se posent la question de l'entrée dans le numérique, l'École Supérieure des Techniques de l'Edition Numérique (ESTEN) vient d'ouvrir ses portes à Tours (37).

Faut-il franchir le pas du numérique ? Comment réussir ce passage ? Où trouver les clefs pour conquérir ce nouvel espace économique ? Quels sont les enjeux réels ?
Ces questions que se posent les professionnels de l'édition, les étudiants qui ont rejoint l'ESTEN à la rentrée se les posent également. Durant trois ans, ils vont travailler sur les réponses concrètes à apporter à ces problématiques.

UNE ÉCOLE NÉE D'UN BESOIN PROFESSIONNEL RÉEL

2004. Emmanuel ROC, fondateur de l'ESTEN, est alors dirigeant d'une agence prépresse reconnue. Il se voit confier par un éditeur parisien, fidèle client, le développement de certains ouvrages au format numérique. Alors qu'il cherche à recruter du personnel compétent, il est confronté au manque de profils pertinents, et retrouve ces préoccupations chez ses confrères. Riche d'une expérience réussie dans la photographie, où il a pu participer concrètement à la mutation numérique du secteur, il décide alors d'accompagner ce même mouvement qui remue le monde de l'édition. Ainsi est née l'École Supérieure des Techniques de l'Édition Numérique.

DE FUTURS PROFESSIONNELS DE LA COMMUNICATION IMPRIMÉE, INTERNET ET MULTIMÉDIA

Première formation initiale du genre, le Bachelor Édition Numérique dispensé par l'ESTEN forme des experts qui, à l'issue d'un cursus de 3 ans, maitriseront parfaitement la compétence multi-support : imprimé, internet et multimédia. Une année d'études supplémentaire, et ils sortiront managers en conduite de projet multicanal.

DES ÉTUDIANTS PASSIONNÉS PRÊTS À S'ENGAGER À VOS CÔTÉS

Le numérique gagne, petit à petit, tous les pans de l'édition. Le secteur scientifique a déjà en grande partie fait le pas, celui de l'éducation s'y prépare. Et vous ? Que vous soyez déterminé à vous engager ou encore réservé, d'ores et déjà, les étudiants de l'ESTEN ont toute leur place au sein de votre entreprise pour vous accompagner dans ce changement ou dans votre réflexion. Vous pouvez les accueillir lors de leur stage de fin de première année, de 1 à 4 mois, entre juin et septembre 2010. Prenez avec eux le train du numérique...

INFORMATIONS PRATIQUES

ESTEN
http://blog.esten.fr/
direction@esten.fr
Tél. : 02 47 800 215
Fax : 02 47 800 214
18, rue du Docteur Bretonneau - 37000 TOURS

jeudi 21 octobre 2010

Déçu par les sites d'imprimerie en ligne ? Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain.

Les PME sont assaillies d'offres d'imprimerie en-ligne plus alléchantes les unes que les autres. Mais le résultat est malheureusement souvent décevant, la qualité et le suivi client n'étant pas toujours au rendez-vous. Il ne faut pas pour autant rejeter l'offre d'imprimerie en ligne : de plus en plus d'imprimeurs ouvrent leurs propres e-boutiques, et de nouveaux services d'automarketing font leur apparition. En adoptant les bons réflexes, les entrepreneurs d'aujourd'hui peuvent tirer parti du web pour booster leur marketing.


Vous êtes entrepreneur, et vous recherchez des solutions pratiques et pas chères pour imprimer en ligne vos supports de communication ? Vous avez cédé aux sirènes des multiples bannières publicitaires ou des e-mails racoleurs qui rivalisent avec les plus talentueux camelots.
Et voilà : le colis arrive, et vous êtes déçu. Déçu par ces cartes de visite ou ces flyers qui ne reflètent pas l'image de votre entreprise. Déçu parce l'impression est de mauvaise qualité, les couleurs fades et le papier peu flatteur. Déçu, parce que vous avez le désagréable sentiment de vous être un peu fait piéger.
Alors, c'est décidé, on ne vous y reprendra plus ! Vous ne commanderez plus jamais d'imprimerie en ligne.

Anges et démons
Quel dommage pourtant ! Certes, l'imprimerie en ligne est une jungle dans laquelle on trouve les pires flibustiers et les meilleurs artisans.
Et ce n'est pas parce que vous avez été piégé par des offres alléchantes qu'il faut pour autant jeter l'opprobre sur tous les imprimeurs qui ont une boutique d'e-commerce.

Adopter les bons réflexes
Voici quelques conseils qui vous aideront, je l'espère, à réussir l'impression de vos campagnes d'automarketing.


  • Si vous hésitez entre plusieurs prestataires, effectuez une recherche sur Internet pour voir si des internautes ont posté des avis sur ces commerçants. C'est généralement très instructif.
  • Ensuite, scrutez le site du commerçant à la loupe : vérifiez tout d'abord que vos documents soient bien imprimés en France, c'est à mon avis un premier gage de qualité. Contrôlez les labels et les normes que le e-commerçant met en avant : est-il affilié à un organisme de vente à distance ? A-t'il engagé une démarche qualité auprès d'un organisme reconnu ? Est-il certifié conforme aux nouveaux labels environnementaux, tels qu'Imprim'Vert ou FSC ? Le site dispose-t'il d'une aide en ligne claire et structurée, d'une base de connaissances ou de forums ? Enfin, propose-t'il un numéro d'appel téléphonique qui vous permettra d'obtenir un interlocuteur "humain" en cas de souci ?Autant d'indicateurs qui vous pourront vous donner une impression sur la qualité du suivi client.
  • En ce qui concerne les prix, méfiez-vous des fameux "prix barrés" : on retrouve trop souvent sur le net ces techniques inspirées de pratiques de certains vendeurs de meubles peu scrupuleux. Si vous voyez un prix annoncé barré d'un grand trait, et remplacez par un prix ridicule voire une offre gratuite, méfiez-vous. D'une manière ou d'une autre, ce commerçant vous fera payer la prestation...
  • Au niveau des prix de transports, là encore, la prudence s'impose : l'imprimerie par définition se fait sur... du papier. Or le papier, c'est lourd. Très lourd. Donc les frais de transports d'imprimés sont nécessairement assez élevés, qu'il s'agisse d'un imprimeur traditionnel ou d'un e-commerçant. Soyez donc très attentifs dès lors qu'on vous propose des frais de transport gratuits : dans certains cas, il s'agit d'une véritable démarche commerciale, transparente et légitime. Mais dans d'autres, le transport gratuit vous est refacturé à d'autres étapes de la transaction.
  • Enfin, testez ! Si vous êtes tentés par un site d'imprimerie en ligne, commencez par une petite commande assez anodine (une centaine de flyers ou de dépliants) sur un montant relativement faible : si tout se passe bien, et que vous êtes satisfaits à la fois du suivi client et du résultat final, vous pourrez passer à des commandes plus volumineuses en toute confiance.


Nouveau : les boutiques d'automarketing
Avant de conclure, je voudrais attirer votre attention sur une nouvelle génération de plateformes d'automarketing, qui permettent aux entrepreneurs non seulement de commander l'imprimerie de leurs supports de communication, mais surtout, en aval, de disposer d'une grande variété de modèles personnalisables. Ces modèles de brochures, dépliants ou affiches leur permettent ainsi de concevoir, en très peu de temps, et des documents au look professionnel. Ces services de nouvelle génération sont très séduisants, en particulier dans les TPE-PME qui ne disposent pas de ressources marketing en interne : en appliquant les quelques règles que je viens de vous indiquer, vous pourrez tirer le meilleur profit de ces boutiques marketing.

mercredi 20 octobre 2010

Suivez l'actualité du web-to-print en direct !

J'invite toutes celles et ceux qui sont intéressés par le web-to-print et le cross-media publishing à suivre l'actualité du secteur, les news des éditeurs et les infos pratiques sur la liste Twitter que je viens de créer : 

N'hésitez pas à me faire part de vos comptes afin que je les ajoute à cette liste.

lundi 18 octobre 2010

E. Leclerc : à mi-chemin entre Yann Arthus-Bertrand et Apocalyse Now

Dans le film Apocalypse Now, il y a une scène qui m'a toujours marqué : celle où la vedette qui amène Martin Sheen vers la jungle aborde une jonque pour la contrôler. Le héros, Martin Sheen, est contre, mais les hommes de son unité s’entêtent : le contrôle dérape, ils ouvrent le feu sans raison, puis les matelots veulent annuler la mission pour soigner les blessés de la jonque. Et Martin Sheen a cette réflexion (à quelques mots près) : “D’abord on leur tire dessus. Ensuite on veut les soigner. Ce monde est fou.”.

Toutes proportions gardées, je trouve que cette scène illustre bon nombre de paradoxes de notre société actuelle. Et notamment, dans le secteur de la pub et de l’imprimerie.
Jules-Edouard Leclerc nous le promet, la main sur le cœur et le regard pointé vers l’horizon, il va sauver la planète de toutes ces saletés de papiers qui la polluent. Encore une fois, Leclerc avance tout seul, face au danger, pour sauver la veuve ménagère et l’orphelin.
La pub est jolie, le plan média nickel. Pensez juste à bien lire les mentions en tout petit, en bas de la page : zéro prospectus dans dix ans, migration des pubs vers les smartphones, réduction du poids et de la pagination, recyclage des prospectus ramenés en magasin, le tout à un horizon qui semble quand même assez lointain.

Leclerc lave plus vert ?
De deux choses l’une :

  • ou bien je me plante totalement, et Leclerc va mettre en place une vraie éco-démarche, à toutes les étapes de ses cycles de production et de vente : et qui sait, d’ici dix ans, de petites supérettes de proximité auront entièrement remplacé les hypermarchés de banlieue, et on n’y trouvera que le strict nécessaire, issu de producteurs locaux, vendus en vrac sans suremballage. Les livraisons seront effectuées par de petits camions électriques, rechargés à la pédale, et le lait sera vendu dans des bouteilles en verre consignées par des chefs de rayons habillés en PVC recyclés. 
  • ou alors mon cynisme prend encore le dessus, et je me dis que Jules-Edouard Leclerc ne prend aucun risque à faire de belles promesses pour dans dix ans : l'imprimé en papier recyclé, il pourrait le faire dès maintenant, non ? le passage au tout-numérique aussi (au besoin, je peux lui indiquer des solutions pour cela) ? La pub par e-mail et Smartphone : a-t’il un plan pour des data centers green et pour compenser la pollution que cela va générer ? Si oui, pourquoi ne pas communiquer dessus ? En fait, la seule chose qui soit réalisée immédiatement… c’est le plan marketing. Joli coup… enfin, surtout, joli coup porté à l'industrie de l'imprimerie et du papier.
A peu de frais, Leclerc se paye un beau buzz, sur le dos des imprimeurs et des papetiers, qui ont déjà un genou à terre. Les réactions sont suffisamment nombreuses pour que je creuse pas plus à ce niveau.
Ce qui me laisse un goût amer en fait, c'est qu'en criant sur les toits “le papier, c'est pourri”, Leclerc ruine les efforts que font les industriels sérieux de ce secteur d'activité. Car il y en a.

Donneurs de leçons vs. professionnels responsables.
Quand je me brosse les dents, si je laisse l'eau du robinet couler trop longtemps, j'ai toujours peur de voir surgir un hélicoptère du haut duquel Yann Arthus-Bertrand m'insulterait, me traitant d'irresponsable et de gaspilleur. OK, c'est vrai, je suis loin d'être parfait en la matière : je me chauffe au bois, j'habite aux confins de l'Aubrac et de l'Aveyron, j'essaye d'utiliser ma voiture le moins possible, je ne mange quasiment plus de viande, et quand j’en mange, je l'achète à des producteurs locaux. Mais bon, ça ne suffit pas : j'ai plusieurs ordis, des téléphones portables, j'achète trop de jouets en plastique à mes enfants… bref, je suis un salaud. Si si, Yann Arthus Bertrand me le répète assez souvent dans le poste. 
Lui, c'est pas pareil : chaque fois qu'il fait décoller ses hélicos, il plante un arbre au Mexique. Alors ça compte pas : “même pas mal” !! Vous voyez le lien avec Apocalypse Now ?


Je reste convaincu que la planète se porterait mieux sans hélico, sans téléphone portable, sans voiture et sans prospectus Leclerc. Poussons la logique à fond : avant de vouloir la soigner, ne la blessons pas. Bon, ok, notre quotidien serait peut-être un poil différent. Y sommes-nous prêts ?

Alors, en attendant de changer notre mode devie, il faudrait peut-être arrêter le manichéisme : tout n'est pas noir ou blanc vert.
Oui, l'imprimé pollue : mais sans le papier, nos forêts auraient sale mine. Le papier est à la pointe du recyclage : c'est probablement le matériau le mieux recyclé aujourd'hui, même si des progrès restent à faire. Et surtout, des professionnels sérieux des métiers de l'imprimerie et du papier font en silence des efforts chaque jour pour réduire leur impact, améliorer leurs processes, bref, travailler avec humilité et responsabilité. Et discrétion.

Alors quand je vois de grands communicants faire voler en éclats tous les efforts d'une industrie à grands coups de clichés, je dois bien l’avouer : ça m’énerve un peu.

vendredi 15 octobre 2010

L'Art du Wireframe

©Mario Andrade -
http://muiomuio.com/web-design/website-wireframes
Quand on envisage de lancer un nouveau logiciel, un site web ou de revamper une interface, il est une étape incontournable du projet informatique qui s'appelle, en bon français, le “wireframe”. Je ne sais pas s'il existe une traduction de ce terme dans la langue de Mikael Vendetta, mais personnellement, j'opte pour celui de “maquette en blanc”.

L'étape du wireframe est essentielle, pour ne pas dire cruciale : elle intervient juste après la définition du cahier des charges et les premières esquisses sur le paperboard.
Car ce type de projet implique des équipes multiples et hétérogènes : les développeurs qui vont concevoir le code, les graphistes qui vont dessiner l'interface, les ergonomes qui vont éplucher les enchaînements et les positionnement de bouton, en dehors de toute considération esthétique. Sans oublier les fameux “monkey testers”, néophytes qui vont être chargés de soumettre votre interface à rude épreuve pour valider que même le plus sot de vos utilisateurs pourra l'utilisateur.
Pour la réussite de votre projet, il vaut mieux que ces différentes populations travaillent en parallèle, plutôt qu'en mode séquentiel : ça vous évitera d'exploser vos délais.

Le wireframe va donc consister à tracer les grandes lignes de chaque écran de votre interface, sans considération esthétique. Il s'agit juste de se dire : on positionne le logo ici, les boutons là, le texte à cet endroit, les ascenseurs ici, et quand je clique là, il se passe ça.
Le wireframe présente plusieurs avantages :

  • il matérialise pour la première fois votre projet : on commence à entr'apercevoir à quoi ça devrait ressembler…
  • il confronte votre projet à la réalité : jusque-là, tout était dans les esprits. Chacun se faisait sa propre idée, et c'était sûr, ça allait être génial. En s'efforçant de dessiner un wireframe, on se rend compte souvent des incohérences, des impossibilités ou des incompréhensions. Tant qu'à faire, il vaut mieux que cette prise de conscience se déroule au début d'un projet… qu'à la fin.
  • il définit la feuille de route : dès lors que le wireframe est tracé, il devient plus facile d'estimer le travail de chacun, et d'assigner les tâches.
  • il constitue un référentiel : pour éviter que le projet ne dérive en cours de route, il constitue le référentiel commun qui saura, le moment venu, jouer le juge de paix.
Quel(s) outil(s) pour concevoir un bon Wireframe ?
Vous vous en doutez, il n'existe pas de réponse “absolue”.
Pour ma part, je distingue les chefs de projets qui ont un peu la fibre graphique des autres.
Pourquoi ? Le chef de projet qui a la fibre graphique aura nécessairement le réflexe de se tourner vers Photoshop et Illustrator pour construire son wireframe. D'une part, ce sont des outils extrêmement puissants pour créer rapidement ce type de documents, et d'autre part, il existe beaucoup de ressources “clés en mains” pour ces deux logiciels : boutons, menus, éléments graphiques… Quelqu'un qui maîtrise Photoshop ou Illustrator pourra ainsi créer très rapidement un wireframe.
Mais attention : le danger, c'est qu'on peut être vite tenté de tester une couleur, un effet graphique, une typo… et là, c'est fini. On bascule dans le design de l'IHM, et toute l'essence du wireframe est perdue à mon sens.

C'est pour cela que, personnellement, je recommande d'autres outils, un peu plus “bruts”, mais qui présentent l'avantage d'aller à l'essentiel, et d'éviter de se perdre dans ces aspects graphiques.
Bien sûr, on peut être tenté de dessiner son interface sous PowerPoint ou Keynote, mais je ne crois pas que ces outils soient adaptés. Je vous recommande plutôt :
  • yWorks, une application Java gratuite, absolument géniale
  • OmniGraffle sous Mac, un logiciel pour créer tous vos dessins techniques : il est performant, convivial et il dispose d'une multitude de bibliothèques de symboles. Un must !
  • sur iPad, iMockup
  • Visio, sous PC
  • Et pour ceux qui produisent beaucoup de wireframes : Axure
Sinon, sachez qu'il existe sur le web tout un tas de services gratuits et souvent collaboratifs qui vous permettent de dessiner votre wireframe sans quitter votre navigateur :
  • Lovely Charts : de loin, mon préféré. Simple, sexy et tellement ludique !!!!
  • iPlotz : un service payant, qui offre une version de découverte gratuite, idéale pour les petits projets
  • Pencil Project : un plugin de Firefox qui permet de dessiner des interfaces depuis la fenêtre de son navigateur 
  • Google Drawings : l'outil de dessin de Google. Surtout si vous utilisez les bibliothèques de symboles appropriées.

Voici quelques liens qui pourront vous être utiles :

jeudi 14 octobre 2010

Le Groupe Carrefour adopte PageOnDemand.com en Europe

Communiqué de presse :
Paris, le 14 octobre 2010 – PageOnDemand.com annonce la signature d’un contrat de partenariat long terme avec le Groupe Carrefour : Carrefour Hypermarchés, Carrefour Market, Carrefour Voyages ainsi que les Carrefour de proximité, à savoir 8 à Huit, Proxi, Shopi, Carrefour Express, City, Contact.
Ce contrat s’applique à l’ensemble du périmètre Carrefour « G4 » : France, Espagne, Italie et Belgique.

PageOnDemand.com sera présent au rendez-vous international VAD e commerce 2010 de Lille, qui se tiendra du 19 au 21 octobre prochains.


Une plateforme collaborative unique pour harmoniser le travail des équipes européennes
Le contrat porte sur la mise en œuvre de la plateforme PageOnDemand.com pour la réalisation de l'ensemble des catalogues du Groupe Carrefour. Disponible à travers une simple interface web, PageOnDemand.com est un outil et un service collaboratif qui permet la standardisation des processus métier et la déclinaison rapide des catalogues, dans toutes les langues et sur tous les supports.
Tous les protagonistes (les équipes marketing Carrefour, leurs partenaires agences et pré-presse, les photographes, les traducteurs, ainsi que les imprimeurs) ont une même vision de l'état d'avancement et des modifications des catalogues en cours.
Les ruptures de charges des équipes sont de fait éliminées, les échanges de données mieux sécurisées et les déclinaisons et personnalisations beaucoup plus rapides.
La mise en place de PageOnDemand.com à l'échelle européenne permet au Groupe Carrefour de partager les meilleures pratiques, de considérablement améliorer la rentabilité de ses opérations marketing tout en réduisant les délais et les coûts de production de ses catalogues.
« Nous sommes intimement persuadés que la communication hors média demeure un investissement essentiel pour augmenter le trafic magasin et les ventes de la grande distribution. Ce contrat avec le Groupe Carrefour marque une étape importante de notre développement. Cette expérience à l’échelle européenne va nous permettre d’intégrer les meilleurs usages du retail et d’accélérer nos développements sur la complémentarité des catalogues imprimés avec les supports web et mobiles, concept fondateur de PageOnDemand.com »,
— Stéphane CLARET, Directeur Général de PageOnDemand.com.

Une collaboration initiée en 2009 avec Carrefour Market
Le choix du Groupe Carrefour pour PageOnDemand.com s'inscrit dans le cadre du plan "Carrefour en avant" pour 2009-2012 qui vise à réduire les coûts et à mutualiser les fonctions opérationnelles au sein des pays du "G4" Carrefour.
La plateforme a été largement évaluée et testée. Elle est en effet opérationnelle et en production depuis deux ans sur l'enseigne Carrefour Market, et ses 1000 magasins.
Les plannings par catalogue ont bénéficié d’une réduction nette de 20 jours, permettant davantage de souplesse pour les acheteurs et de produire plus de catalogues avec un même effectif pour les chefs de publicité.
La solution PageOnDemand.com sera opérationnelle pour l’ensemble des enseignes et des pays du « G4 » en 2011. Les opérations de mise en œuvre de la plateforme et des services sont d’ores et déjà en cours chez Carrefour Belgique et Carrefour Italie.


PageOnDemand.com au Rendez-vous International VAD e-commerce 2010
PageOnDemand.com sera présent au rendez-vous international VAD e-commerce 2010 qui se tiendra à Lille du 19 au 20 octobre. Évènement phare pour les professionnels du multicanal, ce salon propose un tour d’horizon des expertises, des techniques et innovations qui marquent le secteur de la vente à distance et du e-commerce.”

Le site de PageOnDemand : http://fr.pageondemand.com/

mardi 12 octobre 2010

Print-On-Demand : l'avènement du nano-marketing

Dans l'imprimerie, au début, il y a eu la typo. Et ça a duré longtemps, très longtemps. Puis l'offset est arrivé : simplification des processus d'impression, élargissement du champ des possibles, démocratisation de l'offre. L'imprimé publicitaire a alors envahi notre quotidien et nos boîtes aux lettres, son coût de production a chuté à mesure que les technologies facilitaient le tirage de masse… et puis nous nous en sommes lassé. Lassé de voir la même information dupliquée à l'infini, lassé d'être traités comme des moutons nourris à la chaîne.
Nous, consommateurs, avons voulu du personnalisé, du différent, de l'unique. Nous nous sommes alors détourné du papier pour nous envoler vers des univers numériques, où chaque être est unique. Si si, on nous le promettait. Nous nous sommes gavé de pixels, d'URL et de contenus personnalisés… pour constater avec effroi à quel point ce cher vieux papier nous manquait. Certes, nous avions réussi à dématérialiser ce qui le méritait. Mais pour le reste, la fibre, la pulpe et l'encre nous faisait cruellement défaut. Comme un manque de cellulose…

Nous avons tenté de compenser avec nos imprimantes de bureau ou nos imprimeurs offsets, mais rien n'y fit : tiraillés entre le cœur du lecteur et la raison de l'écologiste, nous ne trouvions aucun compromis valable.

Et puis Print on Demand est apparu, preuve de la créativité d'une filière vieille de plusieurs siècles.
Selon moi, le P.O.D. est au marketing de masse ce que l'agriculture raisonnée est à l'agriculture intensive : un bon compromis, le “meilleur des mondes”, ou alors le “moins pire des mondes” suivant les points de vue.

Tout le monde s'accorde à dire que nous croulons sous les imprimés inutiles, les ISA détestables et les mailings non-sollicités. Et tout le monde reconnaît aujourd'hui que le basculement vers le tout-numérique n'est pas la panacée : le coût écologique n'est pas neutre, et la relation directe qui faisait le charme du web et des smartphones au début tend à se diluer tant les solliciteurs sont nombreux.

C'est d'ailleurs ce qui fait que le papier retrouve ses lettres de noblesse : il redevient un lien direct et privilégié entre l'éditeur et le lecteur, qu'il s'agisse d'information ou de publicité. A condition qu'il soit raisonnable, et personnalisé, ce support physique semble matérialiser une relation à l'heure où tout se virtualise.

Aujourd'hui, la jonction des technologies d'impression numérique / jet d'encre et des services web-to-print arrive enfin à changer la donne : que ce soit en matière de livres, de magazines ou d'outils marketing, il devient enfin possible de réaliser des supports papier personnalisés, imprimés en quantité exacte, sans que cela soit ruineux. Ni plus, ni moins… juste ce dont j'ai besoin.

C'est ce que j'appelle le “nano-marketing” : si j'osais une métaphore guerrière, je dirais qu'après les “tapis de bombes” des années passées, réservés aux poids lourds du marché, voici venue l'ère des “frappes chirurgicales”, précises, ciblées et efficaces, à la portée des plus petites entreprises. Il s'agit d'un nouveau défi pour nos imprimeurs hexagonaux. Ils doivent adapter leurs méthodes de production et leurs chaînes logistiques pour répondre à ces nouveaux enjeux.

Et à l'heure où il est de bon ton de bannir l'imprimé comme support publicitaire, peut-être bien que ce duo nano-marketing + print-on-demand saura sauver notre filière ?

lundi 11 octobre 2010

Octobre : une vendange de nouveautés

© SXC - http://www.sxc.hu/photo/1272062
Oui je sais, c'est un peu facile comme titre. Mais que voulez-vous, les vendanges, c'est comme Obélix, je suis tombé dedans quand j'étais petit. Enfant, c'était même un évènement que j'attendais avec presque plus d'impatience que la rentrée scolaire. Le ballet des petits tracteurs, les éclairs des gyrophares orange dans le crépuscule, cette odeur si particulière qui envahissait toutes les rues de mon village...
Nostalgie, nostalgie !

Dans notre univers, je crois qu'on peut dire que 2010 sera un bon crû : l'IFRA Expo qui se termine en est la preuve. Après plusieurs éditions au succès mitigé, il semble que cette dernière édition ait fait le plein. Editeurs et visiteurs se sont bousculés à Hamburg et beaucoup de nouveautés ont été présentées. Avec un point commun universel : l'iPad.
Jusqu'à présent, on parlait de cross-media, multicanal ou communication liquide, autant de termes un peu trop jargonneux pour passer dans le vocabulaire populaire. Avec l'iPad, tous ces concepts un peu flous se sont enfin concrétisés, quitte à perdre quelques subtilités au passage.

Aujourd'hui, tous les éditeurs de plateformes éditoriales et de solutions web-to-print n'ont qu'une idée en tête : proposer des débouchés sur l'iPad et les tablettes. Concevoir un magazine en mode collaboratif, permettre l'élaboration de supports marketing depuis le web, gérer des médiathèques, tout cela est devenu très banal. Proposer en fin de chaîne un débouché autre que le sempiternel flipbook ou le bon vieux PDF, c'est mieux. Surtout si ce débouché commence par un “i” et finit par un “Pad”. Il fut un temps où l'on apposait sur les produits un autocollant “Vu à la télé” pour doper les ventes : dans le web-to-print, c'est le “Publiez sur iPad” qui semble se généraliser !

Cette petite “ardoise magique” chamboule tout, on dirait : au-delà d'une nouvelle manière de consommer l'information, je crois surtout qu'elle ouvre de nouveaux débouchés aux producteurs de contenus, rédactions de la presse écrite en tête. Ce qu'ils n'ont pas réussi à faire sur le web, ils vont peut-être y arriver avec l'iPad.

Est-ce l'aspect ludique de l'engin ou l'évidence du succès qui fascine autant ? Quoi qu'il en soit, cela fait un moment que je n'avais pas constaté un tel engouement dans notre industrie. Un petit vent frais de folie et de créativité souffle sur notre secteur, et c'est tant mieux.
Tout le monde s'y met : les poids lourds du secteur, Woodwing et Vjoon en tête, multiplient les annonces de contrat signés, et les partenariats technologiques avec des acteurs majeurs du secteur. D'autres éditeurs spécialistes de la presse écrite leur emboîtent le pas, et surfent avec talent sur cette vague : Eidos Media,  Et puis on voit sortir du bois des outsiders, comme mes montpelliérains favoris d'Aquafadas : après avoir édités plusieurs logiciels remarquables et remarqués pour Mac, voici que ces talentueux développeurs dévoilent “Digital Publishing”, un assemblage d'extensions pour Indesign / Quark Xpress et de kits de développement adaptés à iOS. Malin, très malin, surtout quand on connait la qualité de leurs productions.

L'iPad semble avoir réveillé de sa léthargie une filière qui somnolait depuis un an ou deux. L'électrochoc fait du bien : tout le monde remet en cause ses modèles, les gammes de produits se réorganisent et les offres se démocratisent.

Car finalement, c'est bien de ça qu'il s'agit : dé-mo-cra-ti-ser ;-)
Démocratiser le marketing des grandes entreprises, démocratiser l'automarketing des TPE, démocratiser l'information, démocratiser des outils professionnels, démocratiser le web-to-print… bref, rendre ludique et facile ce qui ne l'était pas jusque-là.
Or la “démocratisation” d'une industrie qui est encore confidentielle induit… de grosses, d'énormes sommes d'argent !
Ce sont des millions de dollars qui sont en jeu : aux confins du SaaS, de la publication sur tablettes, du marketing et du multicanal, une vraie guerre se prépare.

En témoignent les rumeurs de rapprochement de Microsoft et d'Adobe pour contrer l'iPad, rumeurs qui font suite à celles de fin août concernant Microsoft… et Vistaprint, un leader de l'impression en ligne. Ce ne sont que des rumeurs, certes, mais elles témoignent encore une fois de la fébrilité de ce secteur.

En attendant, je souhaite de bonnes vendanges à toutes celles et ceux qui ont la chance d'habiter près de vignes… et si vous voulez plus d'infos sur les nouveautés de l'IFRA et de nos secteurs d'activités, abonnez-vous à mon fil Twitter.

vendredi 8 octobre 2010

Magical 7

En 8 ans, j'ai participé à la mise en place de 6 plateformes de publication : des solutions de catalogues complexes aux interfaces web-to-print, ce furent des projets très variés, dans des contextes et des environnements très différents. Tour operator, agence de communication, PME industrielle, constructeur automobile de renommée internationale, éditeur, intégrateur...

Et aujourd'hui, voici la 7ème plateforme : Expresso, The Marketing Boutique.
Nous avons lancé officiellement Expresso hier, au Mama Shelter à Paris. Un beau moment d'échanges avec des bloggueurs, nos partenaires et toute l'équipe. C’était vraiment très sympa.
Depuis 8 ans, j'ai conduit des projets très différents, dans des contextes qui n'avaient rien à voir entre eux. Du simple service web pour gérer la papeterie d'une multinationale en injectant du XML dans des fichiers Illustrator à l'usine à gaz pour automatiser le processus de conception d'un catalogue de voyages, en passant par la plateforme européenne de production de supports marketing d'un grand constructeur automobile, comme dirait l'autre, j'ai pas mal roulé ma bosse. Mais Expresso est de très loin le projet qui me tient le plus à coeur : pendant 9 mois, une équipe formidable a travaillé d'arrache-pied pour mettre au point ce service innovant. Nous avons bénéficié d'une grande liberté d'action dans nos choix, et de moyens conséquents pour atteindre nos objectifs ; ça a été un chantier colossal, et une très belle histoire humaine, riche et instructive. Je suis vraiment fier et satisfait du résultat, et j'espère que nos futurs clients vont également l'apprécier. Dans les mois qui viennent, ce bébé ne va cesser de grandir. Car l'aventure ne s'arrête pas là : nous avons encore plein de surprises en réserve.
En tout cas : BIG UP à toute l'équipe Expresso, et un grand merci à nos partenaires pour leur soutien !

    Alterego, une nouvelle plateforme d'impression

    Communiqué de presse :
    “Le groupement Impriclub ouvre un nouveau type de plateforme d’impression à Levallois début Octobre Après avoir acheté ensemble pendant 20 ans, après s’être assuré ensemble pendant 5 ans, le groupement Impriclub et ses 66 imprimeurs ont pris la résolution lors de leur Assemblée Générale de Juin 2010 de mutualiser leurs moyens et leurs expertises pour commercialiser une offre globale de plus de 10 000 références en impression.

    « J’ai toujours pensé que le développement de nos entreprises passait par des associations compétitives et c’est dans cette même optique que nous avons mis en place cette « plateforme »
    avec 90% des membres du groupement » déclare Jean-Yves Lenormand président d’Alterego.

    Retour vers le futur !
    Dans la chaîne de valeurs qui intervient dans la réalisation d’un imprimé, les prestataires sont si nombreux que pour l’entreprise en isoler la valeur ajoutée est devenue essentielle et complexe.

    Devant cette complexité croissante, rappeler les fondamentaux nous paraît aujourd’hui essentiel.
    Qui mieux qu’un imprimeur connaît la fabrication d’un imprimé ?
    Au delà de l’évidence c’est en confiant le travail à l’industriel le mieux équipé pour le faire que le prix de revient diminue et que la qualité augmente.

    Alterego recentre la prestation imprimée sur le c?ur de métier de l’imprimeur pour plus de transparence, plus d’éco responsabilité, en direct avec le producteur, plus de traçabilité et plus de sécurité.

    Moins cher est toujours possible mais à quel prix ?
    Faire la démonstration que fabriquer durablement des produits imprimés en laissant une trace minimisée sur l’environnement n’est pas incompatible avec l’optimisation budgétaire nécessaire à la pérennisation et au développement des entreprises telle est la démonstration que veut faire Alterego.

    « Un imprimeur « éco responsable « n’est pas seulement un imprimeur certifié PEFC ou FSC, c’est un industriel qui a choisit d’investir économiquement et sociétalement dans sa région pour garantir un développement durable et pérenne du service qu’il délivre. » précise Christian Vanhauwaert, DG d’Alterego.

    People, Planet, Profit
    Alterego s’adresse en priorité aux directions Achats et Marketing qui poursuivent un triple objectif d’efficacité économique, de préservation de l’environnement et de responsabilité sociale.

    Pour en savoir plus contacter Alterego
    Christian Vanhauwaert
    92 rue Anatole France 92300 Levallois
    christian.vanhauwaert@impriclub.fr
    www.alterego-impression.fr.

    mardi 5 octobre 2010

    Téléchargez le guide l'automarketing

    Quand on est entrepreneur, il n'est pas évident de savoir comment faire du marketing. Bien que ce soit essentiel pour la réussite de toute entreprise, le marketing n'est pas une évidence pour tout le monde. Dans un petit manuel de 15 pages, je vous propose de découvrir les fondamentaux du marketing pour réussir à mettre au point vous-même des actions judicieuses et pertinentes à moindre frais. Ce Guide de l'Automarketing donnera des réponses concrètes à tous ceux qui ont envie de mener à bien des actions de communication sans faire de faux pas ni craindre le mauvais goût.

    Ce guide aborde plusieurs thématiques, de la construction rapide d'un marketing mix, aux méthodes à mettre en œuvre pour concevoir des supports marketing dignes des plus grandes entreprises, sans débourser trop d'argent. Téléchargez-le, consultez-le, critiquez-le et diffusez-le... Tout ce que j'espère, c'est qu'il vous sera utile et qu'il vous aidera à conquérir de nouveaux clients !