USA : les imprimeries dotées d'un site de vente en ligne ont limité l'impact de la crise selon Keypoint Intelligence

 
Dans un article publié sur le site What They Think, le cabinet d’étude Keypoint Intelligence analyse – sur la base d’un questionnaire – l’impact de la crise du Covid sur la production d’imprimés aux Etats-Unis. Globalement, entre avril et juin, les revenus des imprimeurs interrogés ont diminué de 27% par rapport à la même période sur l’année 2019. Sur cette même période, l’analyste constate que les volumes de commandes en eCommerce ont diminué de 22% en B2B, et 20% en B2C… mais que le revenu des imprimeurs dotés d’un site de vente en ligne est supérieur de 29% à celui de ceux qui n’en ont pas…
Qu’en conclure ? Même si les volumes de commandes ont baissé pendant la pandémie, les achats résiduels se sont portés en priorité sur le web, avec des paniers plus importants. Ce qui explique probablement que, malgré une baisse du nombre de commandes, les revenus soient supérieurs. 
 
Concrètement, pour moi cela confirme que le canal de vente en ligne joue un rôle d’amortisseur, car il offre une alternative aux clients, en leur permettant de choisir parmi plusieurs canaux selon leurs besoins, leur degré d’urgence et le contexte global. L’imprimerie en ligne permet aussi d’étoffer son offre de produits et de services, en se diversifiant.
 
Il est dommage que cette étude ne soit pas plus nuancée par domaine d’activité : je pense qu’elle masque des situations très différentes selon les typologies d’imprimeurs, et leurs secteurs de production (impression commerciale, packaging, grand format, étiquettes). De mon point de vue, la situation aux USA est probablement différente de celle de l’Europe, où le confinement a été plus marqué, et où les conséquences de la réduction du tourisme et des évènements a sûrement dû plus impacter la filière graphique. 
 
En tout cas, ce type de données me conforte dans l’idée que ceux qui s’en sortiront le mieux seront les imprimeries hybrides, dotées de canaux de vente en ligne et de moyens de production interne. Les perdants de la crise sont de mon point de vue les pure players : qu’ils soient pure-player web, sans production, ou pure-player « offline », coincés dans leurs schémas classiques de vente traditionnelle.
 
 

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