Felix Schoeller lance RubyPaper, un papier photo conçu pour l’impression jet d’encre haute vitesse
L’impression photo industrielle connaît actuellement une transformation profonde.
Pendant des décennies, la production de tirages photo de haute qualité reposait principalement sur la technologie argentique (silver halide), réputée pour sa fidélité colorimétrique et son rendu photographique.
Mais avec l’évolution du marché — personnalisation, volumes variables, délais courts — de nombreux laboratoires photo se tournent progressivement vers les systèmes jet d’encre industriels à haute vitesse (high-speed inkjet).
Ces systèmes offrent des avantages évidents :
- une productivité très élevée,
- une grande flexibilité de production,
- et la capacité de gérer efficacement des tirages très variables.
Cependant, une limite subsistait : atteindre une véritable qualité photographique avec ces systèmes jet d’encre industriels.
Une limite historique du jet d’encre industriel
Jusqu’à présent, les fabricants de supports ne parvenaient généralement à obtenir un rendu photographique convaincant qu’en utilisant des papiers couchés nécessitant un pelliculage ou un vernis après impression.
Ces étapes supplémentaires permettent d’améliorer l’apparence des images, mais elles présentent plusieurs inconvénients :
- complexité de production accrue
- coûts supplémentaires
- ralentissement des flux industriels
- risques de défauts (dominantes colorées, artefacts liés aux adhésifs, vieillissement)
Autrement dit, la qualité photographique restait souvent un compromis entre rendu visuel et efficacité industrielle.
RubyPaper : un papier photo pour le jet d’encre industriel
Le fabricant allemand de papiers spéciaux Felix Schoeller annonce aujourd’hui une innovation destinée à résoudre ce problème avec le lancement de RubyPaper.
Selon l’entreprise, il s’agit du premier véritable papier photo conçu spécifiquement pour les systèmes jet d’encre à haute vitesse, capable de produire un rendu photographique sans lamination ni vernissage.
Le papier est proposé en deux finitions classiques du marché photo :
- lustre (satiné)
- glossy (brillant)
L’objectif est de reproduire l’aspect et le toucher d’un véritable tirage photo, tout en restant compatible avec les exigences de productivité des chaînes industrielles.
Une couche réceptrice optimisée pour la vitesse
D’un point de vue technique, RubyPaper repose sur une nouvelle couche réceptrice d’encre à séchage rapide, spécialement développée pour les systèmes high-speed inkjet.
Cette technologie permettrait notamment :
- un gamut colorimétrique plus large
- un meilleur niveau de détail et de netteté des contours
- un séchage rapide compatible avec les vitesses industrielles
Le papier conserve ainsi les cadences élevées des presses jet d’encre tout en offrant un rendu plus proche du papier photo traditionnel.
En supprimant les étapes de lamination ou de vernis, RubyPaper permet également d’éviter certains problèmes connus :
dominantes de couleur, traces d’adhésifs ou encore risques de vieillissement liés aux couches de finition.
Une cible : les laboratoires photo industriels
RubyPaper s’adresse principalement aux laboratoires photo industriels qui ont déjà adopté des solutions jet d’encre à haute vitesse ou qui envisagent de migrer vers ces technologies.
Les applications visées incluent notamment :
- livres photo
- tirages photo
- photographie scolaire et sportive
- posters photo
Ces segments exigent à la fois une forte productivité et une qualité perçue élevée, ce qui explique l’importance du support papier dans la valeur finale du produit.
Un signal de l’évolution du marché photo
Le lancement de RubyPaper illustre une évolution plus large du marché de l’impression photo.
À mesure que les technologies jet d’encre industrielles progressent, l’ensemble de l’écosystème — encres, papiers, couches réceptrices — évolue pour combler l’écart avec la qualité photographique traditionnelle.
Si ce type de support tient ses promesses, il pourrait contribuer à accélérer la transition vers une production photo entièrement numérique, en combinant enfin productivité industrielle et rendu photographique premium.
Pour les laboratoires photo, cela pourrait se traduire par des flux de production simplifiés, une efficacité accrue et de nouvelles possibilités de valorisation des produits photo haut de gamme.
——
Traduit par IA à partir du communiqué de presse du fabricant