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Facebook, un truc de has-been ?

"Selon les chiffres d'Inside Facebook Gold, la croissance globale de Facebook a ralenti ces deux derniers mois, effet d'une baisse de la cadence des nouvelles inscriptions nord-américaines."
J'adore ce type d'analyse : Facebook ne perd pas d'abonnés, simplement, il en gagne toujours des nouveaux, mais à un rythme qui ralentit. Or ce ralentissement affole les analystes, d'autant qu'au même moment, Apple a choisi d'intégrer en profondeur Twitter à iOS 5, mais pas Facebook.

Je pense qu'il y a une part de vérité là-dedans. Facebook, comme Twitter, a bénéficié d'un effet de mode déclenché par les “early-adopters”. Avant que les médias ne s'en empare, il s'agissait de quelque chose de mystérieux et de fascinant, qui excluait de fait tous ceux qui n'ont faisaient pas partie. Un truc de gens branchés, très sélect.
Je pense qu'aujourd'hui, Facebook est victime de son succès : en se démocratisant, il perd tout attrait pour le noyau dur des utilisateurs historiques, ceux qui devaient compter parmi les plus fidèles. Tout simplement, parce que c'est totalement banal d'être sur Facebook aujourd'hui ; c'est presque le fait de ne pas y être qui permettrait de se singulariser.

Après le social 2.0, l'ère de l'hypersocial ?
Contrairement à des Viadeo ou des LinkedIn, Facebook n'a pas de spécificité ni de finalité qui lui permette de se démarquer : il s'agit du plus généraliste des réseaux sociaux généralistes, et à ce titre, du moins original...
Facebook a prouvé que les internautes étaient en quête de social. Or aujourd'hui, je pense qu'une nouvelle ère va s'ouvrir, celle de l'hypersocial : l'unique réseau social monolithique va être remplacé par une foule de réseaux sociaux privés, adaptés à chaque contexte et à chaque besoin. Avec des aspects d'exclusivité qui feront que ces réseaux sociaux donneront un indicateur du niveau social de l'utilisateur, un petit peu comme une carte bancaire Platinium...



Eh oui, je suis intimement convaincu que la lutte des classes va s'immiscer dans le web social ; c'est inévitable ! Comme dans le domaine des rencontres sur le web, les CSP++ ne voudront pas utiliser le même réseau social que la “plèbe”. L'hypersocial va probablement générer des micro-réseaux thématiques, ethniques, par affinités ou par métiers... sur lesquels il faudra probablement montrer patte blanche pour pouvoir rentrer.

Donc, pour en revenir à Facebook : soit ils se renouvellent dans leur modèle, en créant pourquoi pas des sections réservées type “VIP”, à accès payant... Soit ils risquent de disparaître, noyé dans une forme de banalité qui les rendra trop fades par rapport à des réseaux ultra-thématiques.

Je me trompe peut-être, mais rappelez-vous ce truc qui s'appelait “Second Life”. ;-)

Source : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201106/13/01-4408743-facebook-sessouffle-en-amerique-du-nord.php

Commentaires

  1. D'un côté, si les inscriptions ralentissent c'est un peu normal, "tout le monde" ou presque est inscrit sur Facebook : les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel.

    Les réseaux spécialisés vont probablement se multiplier, mais cela ne sera pas forcément mortel pour Facebook. On peut très bien utiliser plusieurs réseaux sociaux. FB est tout de même très pratique pour rester en contact avec des gens qui, justement, ne pourraient pas se retrouver sur les mêmes réseaux spécialisés que nous.

    Là où je vous rejoins totalement, c'est la singularité des gens qui ne sont pas sur Facebook.

    Second Life a-t-il été adopté par d'autres personnes que les early adopters ?

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