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La catalogue papier va se prendre une grande claque par Google Goggles... pour son plus grand bien

Je suis chaud comme une baraque à frites un 15 août sur la plage de Palavas. Voici une semaine que je joue avec Google Goggles, et je n'en reviens pas du potentiel de ce nouvel outil de recherche. Franchement, ça donne le vertige... 

Je sais, je vous ai déjà parlé de Goggles. Mais honnêtement, ce truc va bouleverser l'imprimé. Sous toutes ses formes.



Le catalogue devient un porte d'entrée vers le web et le m-Commerce

Jusqu'à présent, j'avais surtout testé la reconnaissance de logos, d'oeuvres d'arts, de véhicules ou de paysages. Ce soir, je me suis amusé à conduire une petite expérience. 
J'ai ouvert un bon gros catalogue généraliste d'un VéPéCiste nordiste bien connu (pas les 3 hélvètes, l'autre). J'ai passé les pages jusqu'à atteindre celle des aspirateurs. J'ai étudié les caractéristiques des différents modèles jusqu'à en trouver un qui m'intéresse, puis j'ai scanné sa photo avec Google Goggles.

Et là... zou, Goggles a reconnu qu'il s'agissait d'un Dyson DC29db allergy...


Tout seul comme un grand, comme on peut le voir sur cette vidéo de Google.

L'imprimé s'enrichit spontanément

Le tunnel de commande traditionnel vient d'imploser. Je suis parti d'un catalogue papier, celui d'un revendeur précis auprès duquel je suis client. Goggles me propose ensuite des tests, des avis de consommateurs mais surtout, une liste d'autres revendeurs en lien avec ce produit. Je peux donc spontanément, sans quitter mon canapé, comparer les prix du produit sur le web avec ceux de mon VéPéCiste habituel, pour commander éventuellement mon aspirateur dans une enseigne qui me propose un prix plus avantageux.

Le catalogue, espace de mise en scène du produit et des marques

On mesure ainsi l'enjeu pour les marques. Le catalogue papier redevient une formidable source d'information et de mise en scène du produit, le papier restant particulièrement adapté pour étudier les caractéristiques et les performances d'un produit.

Mais comme je l'expliquais dans un précédent post, tout l'enjeu va être de repenser le catalogue pour qu'il produise dans Goggles des résultats qui me soient favorables.
Utiliser des visuels spécifiques, associer des logos, positionner judicieusement un QR Code, travailler des légendes... autant de stratégies auxquelles les concepteurs de catalogues vont devoir réfléchir tout en optimisant sur le web leur référencement.

Les D.A.M. vont également jouer un rôle crucial, car l'image va devenir un critère différenciant. Reprenons le cas Dyson, dont les aspirateurs sont vendus chez des centaines d'enseigne. A partir du moment où l'image du produit devient un critère de recherche, pourquoi ne pas imaginer plusieurs gammes de visuels d'un même produit : les revendeurs "lambdas" n'auraient accès qu'aux photos génériques, alors que les revendeurs "premiums" auraient droit d'utiliser d'autres visuels exclusifs. Ceci afin de l'impact des outils de comparaison.
Il va falloir bosser les taxinomies et les métadonnées les gars ;-)

Le tunnel d'achat devient une machine à téléportation

© Tdub303

Le tunnel d'achat devient multidimensionnel. Il n'est plus purement web.
Il s'ouvre dans le monde du print ou dans le monde réel pour déboucher dans le web mobile, en proposant une multitude de routes possibles en sortie : annonces publicitaires, vidéos, avis de consommateurs, comparateurs, boutiques, images...

Le catalogue va devenir intelligent... et magique. Pour notre plus grand bonheur de marketeur.

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