Le Carbon-score, nouveau paramètre à intégrer dans le mix-marketing des imprimeries en ligne

L'imprimerie en ligne s'est construite au fil des ans autour de trois axes , le prix, le délai et les quantités. En exploitant les capacités de l'impression numérique , et en amalgamant de nombreuses commandes, les imprimeurs en ligne ont réussi à "disrupter" les codes traditionnels de l'imprimerie.

Ils ont ainsi proposé de nouvelles façons de consommer le print, avec des paniers plus petits et des délais
plus rapides, allant jusqu'à du JO dans certaines villes.

Aujourd'hui , tout le monde semble se battre pour proposer les produits imprimés au prix le plus bas, dans les délais les plus courts, avec des seuils de quantités minimales de plus en plus bas. Et beaucoup se demandent jusqu'où cela va-t'il aller ou quand cela s’arrêtera ?

L'arrivée du CARBON- SCORE pourrait bien modifier la donne.
Introduit dans le projet de loi Climat, ce nouvel indicateur devrait plus ou moins prochainement apparaître sur tous les produits de consommation. Et par effet de bord, impacter toutes les strates du business.
Certains m'objecteront que "ce n'est pas pour demain..." Certes, la loi n'est pas encore votée et les décrets d'application sont loin d'être publiés . Mais ce mouvement est inéluctable. D’ici 5 ans, je suis sûr que cela sera devenu un réflexe habituel, comme le nutri-score sur nos emballages alimentaires.
Comme il peut légitimement connaître l'origine de ses aliments , le consom'acteur va vouloir connaître l'impact environnemental de ses achats. Et par voie de conséquence. les marques vont privilégier des moyens de communication et des packagings bas-carbone. D’autant qu’elles auront des incitations ou des pénalités sur leur production de CO2.

Voilà qui est interessant, car cela va ajouter un nouveau paramètre à l'équation des imprimeurs en ligne. Le modèle basique "Prix/délais" va céder la place d'ici
quelques années à un modèle tri - dimensionnel "Prix/délais/carbone score" , qui va révéler le coût environnemental de certaines productions à très bas coût. Et qui devrait aussi démasquer certains imprimeurs qui se prétendent 100% français alors que leurs tirages sont réalisés à l’autre bout de l’Europe.
En fonction de ses besoins, de ses enjeux et de ses motivations, le client pourra donc dans un avenir proche ajuster ses critères pour choisir le produit le mieux adapté , à condition que les plateformes de web-to-print intègrent rapidement le calcul et l'affichage du carbon-score dans leurs fiches produits. Et dans les comparateurs.
C'est un chantier auquel il faut se préparer dès aujourd'hui, car le calcul de son carbon-score est loin d’être simple ; mais en tout cas, cela peut clairement revaloriser le rôle de l'imprimeur de proximité dans le futur marché du web-to-print.

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