Le web-to-print ? Ça ne marchera jamais ! 😉

 
Petit flashback… Juin 2011, soit dix ans en arrière. J’étais alors chef de projet sur une plateforme web-to-print que nous étions alors en train d’intégrer dans l’offre cloud de l’opérateur téléphonique Orange, afin de développer un bouquet de services pour les commerçants et artisans (Le Cloud Pro). J’avais pris ma petite sacoche pour aller faire la tournée d’imprimeurs du Sud de la France, afin de trouver des partenaires capables de traiter les flux de commandes que la plateforme serait susceptible de générer. 
En gros, je recherchais des imprimeurs capables de s’interconnecter en API ou webservices, pour imprimer et expédier des commandes en dropshipping. 
 

 

Croyez-le ou non, mais j’ai eu le sentiment à l’époque d’être un martien arrivant sur terre en débarquant de sa soucoupe volante. Les interlocuteurs que j’ai rencontré à l’époque ont pour la plupart ouvert de grands yeux ronds, quand ils ne m’ont pas ri au nez sur l’air de « Le web-to-print ? Ça ne marchera jamais !! ». Ou qu’ils m’ont rapidement reconduit à la porte d’entrée. Pensez donc… l’imprimerie c’est un métier sérieux, on n’est pas dans la vente en ligne de chaussures. On fait un métier sérieux nous…
Ça me rappelle cette pub de Renault que seul.e.s les boomers / boomeuses connaissent.
 
Bref, je me suis pris un nombre de « vents » incroyable, y compris chez certains imprimeurs en ligne qui ne comprenaient rien aux API… Avant de me décourager, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Antoine Roux de Print O’Clock, qui lui m’a pris au sérieux et m’a proposé des solutions. Mais ce fut l’un des seuls…
 
Quand je repense aujourd’hui à cette époque, je me rends compte que beaucoup de ceux qui m’ont accueilli avec dédain, incompréhension ou moquerie… ont aujourd’hui disparu. Je dis cela sans la moindre rancune. J’avais réellement le sentiment à l’époque de les alerter sans qu’ils m’entendent. Je suis surtout triste pour leur entreprise, car je me dis qu’ils ont raté une occasion rêvée d’entrer très tôt dans le eCommerce…
 
Ce que je retire de cette expérience, c’est de ne jamais penser que les jeux sont faits, que rien ne changera, ou que rien de nouveau ne fonctionnera. Regardez comment le COVID a changé le paysage de l’imprimerie en ligne… Observez comment de nouveaux acteurs ont réussi à accélérer en deux ans, alors que certains leaders sont à la traîne. Il faut perpétuellement se réinventer, se remettre en question, et garder sa porte ouverte aux porteurs de projets. On ne sait jamais 😉
 
Crédits : via GIPHY

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Importer les données d'un tableau Excel dans Indesign [actualisé]

Qui est Apollo Global Management, le fonds qui vient d'investir 300 millions d'euros dans Cimpress ?

Le ROAS du print (mailing, asile colis…) est 3 Ă  10 fois supĂ©rieur Ă  celui de Google Ads, Facebooks Ads ou du cold emailing