vendredi 22 juillet 2011

Vacances : j'oublie tout



Ayé, je suis en vacances. Ouf !!!!!
Un dernier post, pour la route.
Et pour vous prévenir que je vais faire un break pendant quelques semaines.

En guise de dernier message du semestre, j'avais envie de vous faire part de mon programme de l'été.

No blog, no tweet, no viadeo, no Gplus, no e-Commerce, 
No more web-to-print non plus... Histoire de bien faire la coupure, je vais plutôt vous parler ce soir de musique, bouquins et bédé.

Musique :
  • pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas déjà, je vous invite à découvrir Anna Calvi : belle voix, très jolies mélodies, juste ce qu'il faut de mélancolie. Découvrez-la sur MySpace : http://www.myspace.com/annacalvi
  • j'ai toujours bien aimé Radiohead, mais là, je dois dire que je me suis pris une claque avec leur "live from the Basement". Il s'agit d'une émission de la BBC où les groupes jouent en live, mais sans public contrairement aux mythiques Peel Sessions. Il y a de véritables pépites ! A priori un disque devrait sortir à la rentrée ; en attendant, vous pouvez écouter ces merveilles sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=k8byXSML4bY
  • Si vous êtes plus jazzy, je ne saurai que trop vous recommander l'écoute de Sketches of Spain de Miles Davis. 
Lecture :
  • Fred Vargas vient de dévoiler un nouvel opus des aventures d'Adamsberg : l'Armée Furieuse
  • Polar toujours : je vous invite à (re)découvrir les œuvres de feu Jean-Claude Izzo, un romancier noir noir noir qui a su raconter Marseille et son brassage comme nul autre. Je vous recommande notamment la Trilogie Marseillaise. Attention, c'est pas Alice au pays des Bisounours.
  • Polar encore : si vous aimez les histoires de geeks et de serial killers, précipitez-vous sur l'Epouvantail de Michael Connelly. Vraiment très bien.
  • Enfin, toujours dans les polars, mais bien teintés seventies : tout, absolument tout ce qu'a écrit Edward Bunker, un ancien gangster repenti (Mr Blue dans Reservoir Dogs). Et dans la même époque, mais sous une autre forme, je découvre avec bonheur les écrits de Truman Capote, notamment De sang-froid.
Bédé :
  • Si vous ne connaissez pas, je vous invite à découvrir Boulet. Ses chroniques sur son blog sont un joli mélange de poésie, d'humour souvent absurde, d'interrogations sur la vie en général... servi par un coup de crayon magistral. Son blog : http://www.bouletcorp.com/blog/
  • Dans un autre registre, plus féminin, j'adore Pénélope Jolicœur. C'est frais et véritablement tordant. Et c'est dispo maintenant en Bédés papier.
  • Coup de pouce à un pote : Ultimate Agency, de Sébastien Verdier. De la bédé polar comme on l'aime !
Enfin, si vous ne savez pas encore où aller pour vos vacances, je vous incite à découvrir notre beau département de l'Aveyron, de préférence en logeant dans le gîte magnifique d'un copain : www.la-melessens.fr. Détente et relaxation garanties...

Sur ce, je débranche tout, je jette le blackberry dans l'aquarium, je cadenasse le Mac, je scotche le netbook...

Ça c'est la théorie... voici logiquement ce qui devrait m'arriver :



Allez, bonnes vacances et rendez-vous fin Août !

jeudi 21 juillet 2011

WEDIA innove et lance, pour le marketing mobile, l’application hybride HTML5



(communiqué de presse) - Editeur d'une plateforme logicielle de publication multicanal pour le marketing et la communication, Wedia a réalisé de nombreux sites et applications mobiles.

Aujourd'hui, Wedia enrichit son offre pour répondre aux attentes de toute entreprise : renforcer sa présence sur les canaux mobiles (sites et stores applicatifs) et ce à moindre coût.

Qu'est-ce qu'une « application hybride » ?

Réalisée à partir de contenus « web mobile » développés en html5 et de composants natifs (iPhone, Android, BlackBerry) prêts à l'emploi, l'application hybride bénéficie ainsi :


  • d'un développement beaucoup plus simple et donc beaucoup plus rapide et économique - les adaptations et évolutions sur les différents OS mobiles se comptent en jours plutôt qu'en semaines pour une application native ;
  • d'une expérience utilisateur remarquabl e sur l'ensemble des terminaux, Smartphone ou non.

L'application hybride c'est le meilleur des 2 mondes, pour ne plus hésiter entre site mobile et application native !


Pour quels bénéfices ?

Wedia est le seul acteur à proposer une plateforme logicielle pour répondre aux enjeux du marketing mobile et plus globalement à l'ensemble des enjeux du marketing multicanal.

L'approche de WEDIA simplifie ainsi le quotidien des équipes techniques, permet à la marque d'accroître sa visibilité sur le mobile et notamment de :


  • se déployer, simultanément et sans surcout, sur plusieurs sites mobiles et applications multistore (Android, iPhone, etc.)
  • mettre à jour le contenu de ses applications et de ses sites mobiles en une seule fois, sans republication sur les stores
  • bénéficier de composants riches prêts à l'emploi (lecteur de flux, géolocalisation, etc.)
  • mener des campagnes marketing à 360° (notifications, SMS, questionnaires)


A propos de WEDIA (Isin : FR0010688440- ALWED) - www.wedia-group.com


WEDIA est éditeur de logiciels dédiés à la publication multicanal pour les métiers de la communication et du marketing. Son offre repose sur une expérience inégalée dans le domaine des systèmes éditoriaux papier (PAO), dans les domaines de la gestion de contenu web et dans le domaine du marketing mobile (suite à l'acquisition Wokup).


WEDIA conçoit une offre complète de logiciels et de solutions SAAS pour répondre aux besoins en constante évolution de ses clients : plateforme de publication multicanal, solution éditoriale en ligne, marketing mobile, service web d'impression à la demande.


WEDIA compte parmi ses clients de nombreux grands comptes : Accor, Air Liquide, BRED, Bouygues Telecom, Club Med, Cofid is, Cofinoga, Crédit Agricole, Decathlon, Direct Assurances, eTrade, General Electric, Geodis, Groupama, HSBC, ING, La Française des Jeux, LCL, LVMH, Meteo France, Nouvelles Frontières, Phone House, PMU, SFR, Société Générale, Starbucks Coffee, Vinci, Yves Saint Laurent ?


De nombreux acteurs des medias font aussi partie des clients WEDIA : Ouest France, L'Equipe, La Croix, Le Figaro, Bayard Presse, L'Etudiant, La Nouvelle République du Centre Ouest, La Revue Fiduciaire, Yellow Média, JDD, Voici, Gala, Europe1, Newsweb?


Avec 70 collaborateurs répartis entre Paris, Rennes et San Francisco, un CA de plus de 7 M€ en 2010, une croissance soutenue sur les 5 dernières années, et une stratégie de développement international ambitieuse, WEDIA se positionne comme le partenaire privilégié des entreprises qui veulent faire de la convergence des médias une réalité.

CONTACTS

Nicolas BOUTET - PDG - Tél. : 01 44 64 87 60 - contact@wedia.fr

mardi 19 juillet 2011

Je plussoie, tu plussoies, il plussoie





Décidément, l'inventivité des utilisateurs d'Internet me laissera toujours pantois.
Je viens de découvrir un néologisme qui commence visiblement à faire fureur sur le web et dans les réseaux sociaux : le verbe “plussoyer”.
Vous ne voyez pas ?
Bah si : si au cours d'une conversation, je vous dis que “je te plussoie”, ça signifie que je trouve que ce que vous dites a de l'intérêt, et que j'approuve. Et que donc, virtuellement, je cliquerai sur le bouton “+1” de votre la discussion.

Incroyable...
Ce qu'il y a de bien, c'est le côté légèrement désuet du terme. Plussoyer, ça a un côté un peu moyen-âgeux, old school comme ils disent... Et puis ça va faire réviser la conjugaison française à plus d'un. Il faut dire que conjuguer “plussoyer”, c'est quand même plus velu que “je like, tu like, il like”...


Par contre, en corollaire, il serait logique que l'on voie fleurir prochainement l'expression “je te moinsoie”.
Mouais... Ça le fait pas trop quand même...

Je vais faire mon ancien combattant, ça me rappelle les débuts du web, quand nos élites s'interrogeaient sur la terminologie appropriée au web.
“Surfer sur le web” ne plaisant pas, nous eûmes droit à “naviguer virtuellement sur les autoroutes de l'information”. “E-mail” devait être remplacé par “courriel”, bref, que des idées de génies qui se sont bien diffusées dans la population... Et pendant que l'Académie Française s'arrachait ses implants, nos voisins espagnols se posaient moins de questions, et inventaient un mot unique particulièrement polyvalent : “internetear”.

Sont forts ces espagnols...
;-)

Bon allez, c'est pas tout ça : lâchez vos commz et plussoyez moi tout ça.




P.S. : je viens de vérifier, ce nouveau verbe n'est pas encore rentré dans “Le Conjugueur”. Il va falloir y pallier rapidement.
Re-PS : Wikipedia par contre, nous apprend qu'il s'agit d'un verbe transitif du 1er groupe. A celles et ceux qui auraient oublié ce dont il s'agit, je vous renvoie vers vos Bescherelles. Non mais.

HTML 5 : un plugin pour exporter d'Illustrator vers Canvas

Les labs de Mix Online proposent gratuitement un plugin “AItoCanvas” pour Illustrator CS5 qui est fort sympathique : il permet d'export une illustration vectorielle en page HTML 5.
Aussi complexe soit-elle, il suffit de découper son illustration en calques ; on peut ensuite appliquer des paramètres d'animation aux noms de calques de façon à piloter leur mise en scène dans l'export HTML.
Après, on exporte en HTML depuis Illustrator, et voilà !
Bon, c'est un peu velu, mais ça donne des résultats sympas, comme on peut le voir sur cette page.

Voici donc un petit plugin qui peut ravir les graphistes qui aiment mettre les mains dans le code...

Pour télécharger le plugin, cliquez ici : http://visitmix.com/work/ai2canvas/index.html


Scrum préfigure-t'il les modes de management de demain ?



Ce n'est pas la première fois que je vous parle de Scrum : je m'intéresse en effet particulièrement à ce mode de gestion de projets informatiques (mais pas que), car je trouve qu'il est extrêmement efficace pour les services web.
Auparavant, j'avais pratiqué le RAD, ancêtre du Scrum... et c'était déjà prometteur. Toutefois, le RAD se heurtait aux lourdeurs des modes d'organisations des entreprises.

Bulles d'efficacité
Là où Scrum est redoutable, c'est qu'il crée d'une certaine façon des bulles au sein des entreprises dans lesquelles tout est centré sur l'efficacité.
L'esprit d'équipe prime sur les procédures. La communication directe et les points oraux priment sur les échanges par e-mail. La simplicité et le concret sont les clés de la réussite. Et enfin, les petits pas modestes mais répétés sont privilégiés, au détriment des grands plans utopistes et irréalistes.

Droit au but
Ce qui en découle, c'est également une disparition très nette de l'autorité classique de la hiérarchie au profit d'équipes structurées, dans lesquelles chacun connaît sa place et qui ne sont animées que par un ScrumMaster. Son rôle n'est pas celui d'un chef au sens classique du terme : il consiste essentiellement à aplanir toute difficulté externe qui pourrait nuire au projet et à animer la vie de l'équipe. A la manière d'un coach qui s'occupe du ravitaillement, du transport et du bien-être de son équipe, en plus de son entraînement, le ScrumMaster préserve son équipe qui elle, réalise les tâches qui lui incombent. Ce n'est pas pour rien que Scrum s'inspire du jargon du rugby : on y retrouve des valeurs d'équipe, de solidarité et de performance, avec des objectifs clairement définis.

Nous n'avons peut-être pas encore suffisamment de recul pour disposer d'un regard critique sur Scrum, mais j'ai le sentiment que ceux qui l'ont essayé l'ont adopté...
Et je me demande si Scrum ne préfigure pas le management de demain.
Les organisations se rendent compte en effet des limites des procédures à n'en plus finir, des structures complexes, de l'autoritarisme à tout crin, et de la déshumanisation générée par les TIC... Tout cela semble nuire à l'efficacité sans que l'on sache comment y remédier.
Scrum constitue ainsi une formidable source d'inspiration : centré sur l'efficacité, le résultat final et les individus, il rappelle l'essentiel, là où notre société moderne se noie dans des flots de données et de procédures contre-productives.

Bon allez, sur ce, je vais me coucher !

lundi 18 juillet 2011

Le smartphone, l'avenir du web-to-print

Il y a une pub que j'aime bien en ce moment. C'est celle du dernier smartphone Motorola : un bogoss cadre sup' typé ubersexuel passe le portique de sécurité à l'aéroport. Il dépose sa veste et son smartphone sur le tapis. Et là, le mec chargé de la sécurité voit apparaître à l'écran... un ordinateur portable.
C'est kitsch, c'est bourré de clichés, ça aurait pu être tourné à la fin des années 80... mais ça reste efficace.
Pour illustrer la phénoménale puissance de nos petits téléphones, il faut bien reconnaître que les pubards de Motorola ont tapé dans le mille.

Le duo ordinateur de bureau / ordinateur portable (ou netbook) est en effet en train de laisser la place à une combinaison ordinateur portable / tablette / smartphone, la tablette pouvant d'ailleurs de muer en ordinateur portable si nécessaire, comme Asus le propose depuis peu.
Le Cloud aidant, les utilisateurs recherchent d'avantage de mobilité et de légèreté, ce qui marque inéluctablement la fin des stations de travail volumineuses.
Dans ce contexte, il est logique que toutes les applis, en particulier web, s'adaptent aux nouvelles générations de terminaux de lecture.

Le web-to-print traîne encore un peu des pieds : d'une part, il en est encore au stade où il doit convaincre les usagers du web de modifier leurs habitudes. D'autre part, les capacités restreintes des smartphones excluaient jusqu'à présent ce type d'usage.
Mais désormais, avec des écrans de plus en plus grands, des dalles tactiles de plus en plus précises, et des appareils photos intégrés de plusieurs millions de pixels, il n'y a théoriquement plus aucun frein à un usage de type web-to-print depuis le navigateur web d'un smartphone.

A force de consulter à longueur de journée vos magazines, vos comptes bancaires ou vos coupons de réductions, il y aura fatalement un moment où vous aurez besoin d'imprimer. Voire même, un moment où le bouton "imprimer" vous manquera cruellement.

Or qui dit smartphone, dit ultra-personnalisation et ultra-contextualisation.

C'est là que le web-to-print pourrait prendre tout son sens : capter les données environnantes pour pré-remplir un modèle, permettre d'injecter une photo prise à la volée, ou adapter un contenu en fonction de la puce RFID ou du code-barre du produit qui se trouve sous vos yeux !
Vous trouvez ça délirant ? Imaginez-vous à l'entrée d'un musée, dans un pays étranger : grâce à votre smartphone, vous pourriez imprimer depuis une borne en libre-service un mini-guide de visite dans votre langue, dont le contenu serait adapté à vos visites précédentes, et qui contiendrait, pourquoi pas, des coupons de réduction contextualisés suivant l'hôtel où vous résidez...
Autre possibilité : un commercial pourrait facilement personnaliser un devis, en prenant des photos sur site, en les insérant dans un modèle de document charté... et en imprimant la proposition commerciale depuis les bureaux de son client. Idéal pour appuyer un discours commercial et battre le fer tant qu'il est chaud...
Les smartphones sont capables de générer de la réalité augmentée : il n'y a donc pas de raisons qu'ils ne puissent pas produire de "l'imprimé augmenté" dans un futur proche...

Toutefois, cela pose encore deux problèmes majeurs :
  • il faudra adapter les systèmes web-to-print à un usage mobile, ce qui suppose un gros travail d'ergonomie, car il reste difficile de déplacer des éléments ou de les sélectionner via une interface tactile. Mais impossible n'est pas iPhone... ;-)
  • il faudra disposer d'un maillage de terminaux d'impression de proximité : eh oui, le parent pauvre des smartphones, ce sont bien les moyens d'impression. Et ça se comprend : le smartphone a été conçu d'une certaine manière comme un système anti-papier. Il suffit de prendre l'exemple des billets ou des coupons. Toutefois, on se rend de plus en plus compte que ces deux supports sont plus complémentaires que concurrents. Il suffit de regarder les initiatives Google CloudPrint, HP ePrint ou plus récemment, l'association EFI / Canon aux USA. Et d'observer la manière dont les utilisateurs appréhendent la photo numérique : le numérique a rapidement conquis le marché, mais au final, on souhaite toujours disposer d'un tirage papier d'un échantillon réduit de supports. Echantillon pour lequel on est prêt à investir pour de l'ultra qualitatif. Et après l'ère des imprimantes personnelles, voici maintenant que les sites de tirages et d'albums photos personnalisés croulent sous la demande. 
Des systèmes d'impression, finalement, on en trouve partout autour de nous. Et globalement, ils sont sous-exploités. Je vous parie que dans les années qui viennent, cette manière de consommer le papier va évoluer de façon à permettre la production de supports hyper-personnalisés à la demande, avec tirage instantané de documents hyper-qualitatifs.

C'est inévitable : dans un univers à dominante numérique, où tout expire très vite, et où les données sont extrêmement volatiles, le papier constitue le seul support durable. Comme l'or en matière d'investissements, le support papier est une valeur refuge pour ceux qui souhaitent laisser une trace physique chez leur interlocuteur.

Cartes de visites enrichies, supports publicitaires personnalisés, albums photos, objets publicitaires customisés, documents administratifs, le smartphone a le potentiel de réussir là où l'ordinateur est encore à la peine : devenir le pivot entre nos vies numériques et notre utilisation du papier ou d'autres supports physiques.

Nouveau look pour mon blog

A force de jouer avec la nouvelle interface de Blogger, forcément, j'ai eu envie de changer un peu le look de mon blog. Donc, vous allez découvrir un nouveau look & feel, dérivé des modèles standards proposés par Google.

Toujours aussi simple de les paramétrer, c'est un vrai régal.

Mais la nouvelle version de Blogger introduit des nouveautés, qui devraient t'intéresser, toi lecteur ;-)
Plus d'onglets, ce qui facilite le tri des articles par thématique. La possibilité de noter chaque article au moyen d'étoiles, ou d'afficher les tags...
Rien de révolutionnaire, mais une légère évolution qui, je l'espère, vous plaira.
Bonne lecture !

jeudi 14 juillet 2011

Nouvelle interface de Blogger : Dieu que c'est beau !



Ça y est, je suis passé à la nouvelle interface de Blogger, ma plateforme de blog préférée.
Non pas que je n'aime pas WordPress par exemple, mais je retrouve avec Blogger ce qui me plaît par exemple avec Google Docs : la simplicité et l'efficacité.
Certes, on est parfois confronté à certaines restrictions fonctionnelles par rapport à des outils plus performants, mais le gain en productivité est tel que finalement, l'impact de ces restrictions est mineur.

Bref, depuis de longues années, j'aime Blogger pour sa simplicité.
Bon par contre, il fallait bien reconnaître que l'interface du tableau de bord commençait à dater un peu...
La nouvelle mouture n'est pas encore stabilisée, mais on peut la tester via l'URL draft.blogger.com

Premier constat : le nouveau look est ... wow ! Sobre, élégant, tout en finesse.
Des tons légers de gris et de blanc, avec une touche d'orange qui vient égayer tout cela. On est loin de l'interface un peu lourde en bleu et orange... Là, cette nouvelle version est tout simplement sobre, classe et très qualitative.
Ce qui frappe, c'est que le niveau de lisibilité a fait un progrès considérable, sans pour autant que l'utilisateur soit perdu. Les commandes principales sont quasiment situées aux mêmes endroits, mais le superflu a été retiré, et des accès rapides ont été ajoutés.

La seconde chose qui séduit, c'est l'homogénéisation avec le nouveau look de Google, Gmail, et celui de Google Plus. Les captures qui suivent en témoignent.

Gmail, nouvelle formule

L'interface de Google Plus

L'interface de recherche de Google


et le nouveau look de Blogger

A la manière d'un constructeur automobile, Google normalise la position des éléments de ses tableaux de bords, sans s'interdire des adaptations propres à chaque produit.
Un autre exemple : pour passer d'un post à un autre, ou pour faire défiler les commentaires, Blogger utilise des gros boutons de navigation similaires à ceux de Gmail.

les boutons de navigation entre les messages de Blogger

et ceux de Gmail


Du coup, on gagne en efficacité et en lisibilité.

En termes de fonctionnalité, je n'ai pas remarqué de nouveauté : j'ai le sentiment que l'on retrouve tout ce qui existait déjà, mais mieux structuré et plus accessible.

Blogger pour créer son site web ?
Par contre, certaines fonctionnalités existantes sont améliorées : visiblement, Blogger n'est plus limité à 10 pages , ce qui permet du coup de s'en servir pour créer un site web vitrine.

Les statistiques sont mieux présentées, et plus facilement compréhensibles pour des néophytes.

Pas de nouveauté du côté du Template Designer
En 2010, Blogger a introduit le "template designer", un module destiné à faciliter la personnalisation de l'interface du blog pour des néophytes (aucun code requis). Ce module n'a pas évolué pour l'instant.

Un paramétrage bien plus simple
En matière de configuration, Blogger ne faisait pas jusque-là dans la dentelle. De longues pages de champs de formulaires permettaient de le paramétrer, mais on ne peut pas dire que ce fût très "friendly".
Cela a bien changé : les nouvelles pages de configuration sont très simples et très aérées.

L'ancienne page de configuration de Blogger

et la nouvelle... y’a pas photo !


Conclusion
Pour terminer, je dirai que cette évolution permet à Blogger de rattrapper son retard sur ses concurrents, sans perdre au passage la simplicité qui faisait sa force.
Et on sent derrière la volonté affichée par Google d'homogénéiser ses interfaces.

mercredi 13 juillet 2011

Motion Composer d'Aquafadas : I am ze king of ze HTML 5 !!!



Je vous en ai parlé au début du mois, Aquafadas a annoncé la sortie prochaine d'un logiciel destiné à faciliter la production d'animations en format HTML 5 et Flash.
Je me suis forcément inscrit au programme de la beta, car c'est typiquement le genre d'outils dont je suis friand.

En effet, que ce soit en tant qu'ancien graphiste ou que dans le cadre de l'animation marketing d'un projet, les raisons de publier une animation ne manquent pas : bannière publicitaire, bouton animé, portfolio, diaporama-qui-marche-sur-un-site-web-sans-devoir-passer-par-slideshare, argumentaire, splash screen...

Comme je l'écrivais dans mon précédent article, avant, dans une autre vie, je me servais de Flash MX pour cela. Je posais mes images, je m'amusais à faire mon animation et zou... je sortais un petit truc sympa sans saisir une ligne de code. Aujourd'hui, le problème avec Flash, c'est que pour faire aller un bloc texte d'un point A à un point B, il faut avoir fait Centrale. Et encore, sans redoubler.

Donc nous y voilà : j'ouvre Motion Composer, qui, bien qu'encore en Beta, est déjà très complet.
D'emblée, je suis séduit par l'univers familier : timeline à la iMovie, panneau d'inspection des objets, vue centrale... On retrouve les canons ergonomiques des logiciels de vidéo Adobe / Apple, et c'est tant mieux.



Pas une ligne de code à l'horizon... c'est re-tant mieux.

Pour commencer, rien de plus simple : on ajoute des diapositives dans la timeline, chaque diapositive constituant une nouvelle étape de la présentation. On peut insérer des images, des blocs texte ou des formes géométriques (rectangle uniquement pour l'instant), les déplacer et jouer sur leur ordonnancement.


Rien de plus facile que d'animer des objets ou des transitions
Pour animer mes objets, rien de plus simple. J'ajoute un état à ma diapositive : dans ce nouvel état, je modifie la disposition ou les effets de mes objets, Motion Composer se charge ensuite de calculer la transition entre l'état 1 et l'état 2. C'est même plus simple que Powerpoint.
Ensuite, pour réaliser une transition entre 2 diapositives, là aussi, c'est très simple : il suffit de choisir un effet, sa durée et zou... ça se fait tout seul.


Un vrai jeu d'enfant, franchement. Et puis si vous voulez par exemple, faire une animation interactive, il n'y a rien de plus facile que d'ajouter des actions à une image : atteindre une diapo, déclencher un URL, exécuter un Javascript... Très très ludique !

Spinner et médiathèque compris...
Motion Composer propose même de réaliser un spinner de preload via un écran de l'inspecteur, pour un résultat tip-top. Et pour plus de facilité, il intègre une médiathèque, au look très iLife.





HTML5 ou Flash ? Les 2 mon capitaine
Une fois qu'on a bien joué avec, on peut exporter son animation au choix, en HTML5 ou en Flash. Sans devoir modifier quoi que ce soit : et ça c'est très fort. Là encore, on sent que l'outil est fait pour des néophytes, les options d'exportation sont très simples, on ne se pose pas trop de questions. Et le résultat est sympa.

Bon, je vais vous épargner le fruit de mes essais, ça pique franchement trop les yeux ;-)
Mais c'est très ludique.

Et après ?
Bon, ça reste un logiciel en Beta : pas mal de trucs à améliorer donc, notamment la palette "Inspecteur" qui n'est pas hyper ergonomique, ou des fonctions qui manquent (mise en gras ou en italique du texte, rotation des blocs plus intuitives, alignement vertical du texte dans les blocs...) mais malgré cela, c'est vraiment un bel outil pour tout graphiste qui veut répondre aux commandes de ses clients, sans se casser la tête avec des outils trop lourds. Et très onéreux.

On se prend à rêver...
M'sieur Aquafadas, siouplé, pourriez-vous ajouter à votre backlog quelques fonctionnalités sympas, au hasard :

  • la gestion des calques, avec possibilité d'animer à la fois les calques, et au sein d'un calque, les objets qu'il contient : là on aurait une solution vraiment sympa pour faire de l'animation un peu plus poussée
  • des effets Ken Burns sur les transitions et sur les objets (notamment les images : possibilité de mettre en sépia, floutage, ce genre de choses...)
  • des formes géométriques plus complexes, avec courbes de Bézier
  • la sonorisation, à la fois en musique de fond et au déclenchement d'actions
  • la possibilité d'insérer des vidéos
  • la gestion des imports de SVG
Graphistes, vous allez enfin pouvoir faire râler vos potes développeurs
En conclusion, Motion Composer est un magnifique outil de créativité et de productivité, idéal pour faire du joli en peu de temps et à moindres frais. Je le vois comme le couteau suisse du graphiste indépendant ou de l'agence de pub qui reçoit beaucoup de demandes clients pour animer un site, générer des bannières, bref produire de l'animation en flux continu.
La prise en main étant aisée, vous allez rapidement arriver à faire des choses sympa, surtout si en parallèle, vous maîtrisez bien Photoshop et Illustrator ; là, c'est sûr, en 3 coups de cuillère à pot, vous allez produire des animations qui vont laisser vos collègues développeurs sur le c...

http://france.disruptionblog.com/

Web-to-print B2C : le summum de la difficulté en matière de e-Commerce ?

Je suis tombé il y a quelques jours sur un article du blog "Opera Print" intitulé "galères d'une création de site e-Commerce".
L'auteur relate avec beaucoup de franchise les problèmes auquel il est confronté dans le déploiement d'une plateforme e-commerce d'imprimerie en ligne, avec - j'imagine - des fonctionnalités web-to-print.

Une telle transparence est louable, et je vous fiche mon billet (de blog - désolé) qu'Opera Print n'est pas le seul dans cette galère.
A mon avis, les projets de web-to-print orienté grand-public (B2C) constituent parmi les plus difficiles des projets e-Commerce. Pourquoi ? Je vois au moins 4 raisons à cela :

  • le volet "technologie" : un site de web-to-print nécessite une technologie capable de rendre des documents imprimés personnalisables en ligne. Et même si cela peut paraître simple en apparence, les contraintes sont multiples, au moins aussi nombreuses que les pièges ! Le choix initial de la technologie qui va motoriser cette partie est donc essentiel, car si elle trop légère, elle ne permettra pas d'évoluer au gré de la croissance du site. Et si elle est trop lourde, elle demandera des efforts de développement et d'intégration considérables, qui risquent de pénaliser le projet dans son ensemble et de "plomber" la facture finale.
  • le volet "fabrication" : contrairement à la vente de chaussures en ligne, un tel site repose sur la fabrication et la livraison de supports personnalisés. Cela implique donc de revoir ses méthodes de production pour les adapter aux contraintes du web : délais, réactivité, prix... toutes les joies de la production. Il faut un suivi des ventes rigoureux pour s'assurer que les commandes sont bien traitées et acheminées dans les délais, d'autant que l'imprimé a un inconvénient de taille : il pèse lourd !
  • le volet "e-Commerce" : forcément, en complément des contraintes pré-citées, un tel projet va subir toutes les problématiques propres à n'importe quel site de e-commerce. Interface, ergonomie, optimisation, SEO, modes de paiement... mais aussi et surtout, interfaçage de la plateforme e-Commerce avec la technologie web-to-print, ce qui n'est pas forcément évident à moins de choisir des solutions totalement packagées
  • le volet "animation" : dernier chantier mais pas des moindres, celui de la notoriété et de la conquête de clients. Car il faut bien expliquer la finalité du site, de façon à ce que le client comprenne l'intérêt immédiatement. Et puis ensuite, faire vivre une communauté, l'enrichir, communiquer... Cela paraît anodin, mais c'est un travail de galérien, jour après jour.
Auxquels s'ajoutent la coordination de projet, dans sa globalité...
Bref, il faut aborder ce type de plateforme avec toute la panoplie de compétences requises : consultant en e-Commerce, expert technique et chef de projet. Sans oublier spécialistes du marketing.
Sans ces compétences (à minima), vous risquez de vous engluer dans un chantier sans fin. Et d'y perdre beaucoup d'argent...

Croyez-moi : on ne s'improvise pas chef de projet, ni spécialiste en commerce électronique. Cela demande des compétences, de la rigueur, du savoir-faire et beaucoup de "métier".

Pour celles et ceux que le sujet intéresse, j'avais écris il y a 2 mois un post consacré aux problématiques des projets web-to-print : c'est ici.

Allez, bon courage aux galériens !! Churchill avait l'habitude de dire que "réussir, c'est être capable d'aller d'échec en échec sans jamais perdre son enthousiasme".

mardi 12 juillet 2011

Google + : la guerre des réseaux aura bien lieu

En matière de réseaux sociaux, 4 typologies de produits se distinguent aujourd'hui :

  • les réseaux sociaux à dominante "sphère privée", avec Facebook en tête
  • les réseaux sociaux professionnels, tels que LinkedIn ou Viadeo
  • les réseaux sociaux destinés à un usage interne, en entreprise : Yammer, Jamespot et autres
  • les réseaux sociaux hybrides, capables de naviguer entre les différentes sphères, avec Twitter en tête.
La difficulté consiste aujourd'hui à être capable de naviguer sur ces différents réseaux, ce qui demande beaucoup de temps et d'énergie. Et conduit parfois à des confusions.

A l'exception de Twitter, chaque outil a été pensé pour une sphère d'utilisateurs bien précise : Facebook n'est pas adapté à un usage en entreprise, au même titre que LinkedIn ne correspond pas du tout à l'animation d'un réseau de potes.

Cette dispersion est l'une des raisons pour lesquelles les entreprises ont tant de mal à s'approprier ce média naissant ; et par voie de conséquence, je pense que c'est là l'une des raisons pour lesquelles il n'existe pas encore de systèmes de publicité "sociale" structuré, à l'image de ce qui existe sur le web classique.

Et puis Google + est arrivé. Je ne m'aventurerais pas sur une comparaison "feature à feature" avec les réseaux existants. Tout ce que je constate, c'est que l'outil proposé gratuitement par Google va marcher sur les plate-bandes de tout le monde. Bien sûr, on pense à Facebook en premier.
Mais je pense que Viadeo et LinkedIn sont également dans la ligne de mire. Ces 2 réseaux reposent en effet sur un modèle basé sur la souscription payante des utilisateurs, associé à une régie publicitaire.
Comme je l'écrivais hier, Google + me semble tout à fait adapté à un usage personnel et professionnel, que ce soit en interne, au sein des entreprises, ou pour du réseautage pro. Associé à Google Places et aux ad-words, Google dispose ainsi d'une réponse globale aux besoins de publicité des PME par exemple. La partie "gratuite" de Google Plus ou de Places va attirer le chaland, il ne restera plus qu'à le convaincre d'aller un peu plus loin en achetant des ad-words qui apparaîtront soit sur Google (web), soit dans Google Plus, à la manière des socialAds de Viadeo.
Un écosystème de services intégrés pourra ainsi permettre de produire des publicités contextualisées, puis de rebondir vers la page Google + d'une entreprise ou d'un commerce, pour engager la discussion.

Dès lors que l'adhésion des utilisateurs va se faire - ce qui ne manquera pas, l'engouement pour les nouveautés étant toujours très fort - Google + va devenir "the place to be". Ce qui risque par là-même de ringardiser Facebook. Et à partir de là, les gros annonceurs disposeront enfin d'un interlocuteur unique (Google) pour mettre en place des stratégies de publicité multicanal sur des réseaux sociaux, de façon bien plus simple et rapide qu'aujourd'hui. En gros, une seule interface pour piloter sa pub sur le web et les réseaux sociaux, voilà qui est alléchant.

A moins que l'enquête antitrust qui s'est déclenché aux Etats-Unis ne vienne chambouler tout ça.
Ils sont forts ces ricains...

La revue de presse : c'est fini !

Un petit message pour celles et ceux de mes lecteurs qui avaient pris l'habitude de lire ma revue de presse : par manque de temps, je vais arrêter de la rédiger. C'était trop contraignant. Je vous invite plutôt à me suivre sur Twitter, je relaye quotidiennement les infos qui me paraissent pertinentes.

Pour me suivre : @martinludovic

lundi 11 juillet 2011

Google + : j'ai testé !!

J'ai eu la chance ce week-end de pouvoir être invité à découvrir Google + (merci Bertrand).
J'ai pas mal joué avec, et je dois dire que je suis plutôt impressionné par le résultat. Non pas que je sois un grand fan des réseaux sociaux privés... je n'aime pas particulièrement Facebook, et mon "réseautage" se limite essentiellement à Viadeo et LinkedIn, en usage purement professionnel.

Mais piqué par la curiosité, j'ai creusé ce nouvel outil. La prise en main est aisée, l'interface répondant aux canons ergonomiques de Google. Du coup, on n'est pas du tout dépaysé, tout semble se fondre avec les autres outils de la marque. On retrouve beaucoup de commandes similaires à d'autres réseaux sociaux, mais avec la touche de sérieux et de sobriété de Google. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, mais on retrouve la capacité de partager des photos, de publier des messages sur son mur (à moins que la terminologie soit différente pour Google Plus ?), de partager des vidéos... Bref, tout ce qu'il faut pour les accros du réseau.
Ce qui m'a vraiment bluffé, surtout pour sa qualité ergonomique, ce sont les notions de cercles, qui permettent facilement et visuellement d'organiser ses contacts et par voie de conséquence, de bien contrôler la diffusion de l'information. Plus de risque donc de balancer sa sextape à ses collègues de travail (en théorie).

Bref, j'aime bien, même si je ne poursuivrais probablement pas l'expérience au-delà : je n'aime pas publier des infos sur ma vie privée, une telle concentration de données personnelles ayant plutôt tendance à m'effrayer.

Toutefois, il faut reconnaître que Google est en train de réaliser un beau tour de force. A ceux qui disent que Facebook est en train de concurrencer Google, je serai tenté de répondre que Google + n'est pas qu'un réseau social. Il est l'une des composantes d'une offre ultra-complète de services très complémentaires, qui ont séduit bon nombres d'utilisateurs dans le monde :

  • une messagerie internet et un chat
  • une offre complète d'édition et de partage de documents en mode collaboratif
  • une plateforme de partage de photos (Picasa)
  • une plateforme de blogs (Blogger)
  • une plateforme de partage de vidéos (YouTube)
  • une régie publicitaire
  • des outils d'analyse et des outils pour les webmasters
  • un navigateur qui séduit de plus en plus d'utilisateurs
  • un OS
  • une plateforme virtualisée d'impression
et plein d'autres outils.

Au-delà de la simple comparaison Google Plus / Facebook, je pense qu'il faut voir plus loin : avec un tel écosystème, Google tient les clés d'une offre globale pour les particuliers, mais surtout les entreprises.
Là où Facebook a échoué à pénétrer la sphère de l'entreprise, Google Plus a toutes les chances de réussir à convaincre les PME et les sociétés de plus grande ampleur de créer facilement leurs réseaux sociaux internes. La notion de "cercles" révèlerait alors tout son potentiel.

Imaginez la possibilité de créer des cercles par équipes, services, ou groupes de projet : il serait possible de partager facilement de l'information, chatter à plusieurs, collaborer autour de documents... tout cela au travers d'une interface unifiée.

Un joli tour de force en perspective...

Après, il ne faut pas trop imaginer tout ce que Google pourrait faire des masses de données qu'elle va collecter, tant sur les plans professionnel que personnel. Amis, comportements de recherche, analyses, photos, géolocalisation... même dans ses versions mobiles, Google sait tout de vous.

Je suis sûr que dans ses délires les plus fous, Orwell n'aurait jamais imaginé un tel cas de figure.
Mais c'est un autre débat :o)

jeudi 7 juillet 2011

Militer pour un Cloud 100% Européen

Je ne m'en cache pas, je suis un fervent supporter d'une forme de patriotisme économique, en particulier pour tout ce qui a trait aux applications critiques et à la conservation des données.
L'Union Européenne commence à s'interroger sur la question, notamment pour tout ce qui a trait aux données stockées sur des services cloud : l'explosion des plateformes "as a service" amène de plus en plus d'entreprises européennes à stocker une partie de leurs informations sur des systèmes hébergés à l'étranger.
Hors suivant leur localisation, leurs éditeurs peuvent être soumis à des législations très intrusives, du type Patriot Act aux USA.

Cela pose en effet un vrai problème de confidentialité et de préservation des données critiques, qui peut nuire à la compétitivité de nos entreprises sur des marchés internationaux.

Il devient donc urgent à mon avis de réfléchir à ce que l'Union Européenne ou, à défaut, les instances nationales, imposent une réglementation qui contraignent tous les services Cloud destinés au marché européen à se soumettre aux lois du pays du client, et non pas de l'éditeur.

Fred Cavazza : une définition brillante du Web 3.0

Cela fait un petit moment que je n'ai plus publié de revue de presse, j'en suis bien désolé, mais le temps me manque cruellement.
Toutefois, je voulais attirer votre attention sur un très bel article de Fred Cavazza consacré aux leviers d'innovation du web pour les 5 prochaines années. De manière très didactique, il explique les caractéristiques du web 1.0, 2.0, squared... et donne un définition que je trouve très pertinente du web 3.0

Voici le schéma qui illustre cet article, j'espère qu'il ne m'en voudra pas de le reproduire.
Donc damoiselles et damoiseaux, je vous conseille fortement de lire cet article et de le diffuser intensivement à vos contacts. Un must read !



Source : http://www.fredcavazza.net/2011/07/07/les-leviers-dinnovation-du-web-pour-les-5-prochaines-annees/

mercredi 6 juillet 2011

HTML 5 pour les nuls : après Adobe, c'est Aquafadas qui s'y colle !

© Mac4Ever.com


L'animation pour le web, que ce soit en Flash ou en HTML 5, a généralement le don d'exciter les graphistes autant qu'elle peut les horripiler. Prenons mon cas (au hasard) : ancien graphiste, je connais bien Photoshop, et j'ai longtemps pratiqué le montage vidéo sous Final Cut Pro. Donc tout ce qui est timeline, enchaînements, déplacement de calques, habillage vidéo, trucages divers et variés... ça me connaît. Je connais aussi le rythme qu'il faut donner à une animation, bref, je sais ce que potentiellement, j'aimerais réussir à faire.

Sauf que comme je l'expliquais dans un précédent article, pour arriver à un tel résultat destiné au web, il faut désormais changer de casquette, pour troquer celle du graphiste contre celle du développeur.
Hors dans 99% des cas, les graphistes ne sont pas des développeurs, et vice-versa.
En ce qui me concerne, je me sens totalement perdu dans Flash aujourd'hui, alors que j'utilisais sans problème cet outil au début des années 2000 pour produire de l'animation.
C'est d'ailleurs pour cela que le métier de "motion designer" a été créé, à mi-chemin du graphisme et du dév ; mais à ma connaissance, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une fonction très active et très reconnue ?

Il existe pourtant beaucoup d'occasions de créer une belle animation sympa, destinée à être publiée sur le web : bannières, splash screen, présentation produit... hors, définitivement, Flash est aujourd'hui trop lourd pour cela.

Heureusement, le HTML 5 débarque. Mais pas le HTML version "qui sent du code sous les bras".
Je parle du bel HTML 5 bien sexy, facilement animable, et compatible avec les grapheux qui comme moi, détestent mettre les mains dans le code. Mais ne sont pas moins exigeants sur le résultat final pour autant.

Adobe a déclenché le premier tir il y a 3 semaines en dévoilant le projet Edge de ses labs.
Et là, voici que les petits génies montpelliérains d'Aquafadas révèlent qu'ils bossent sur "Motion Composer", un logiciel d'animation Flash ET HTML 5.
Quant on connaît la facilité d'usage, l'efficacité et la productivité de leurs précédents produits, cela laisse particulièrement rêveur !
Pour l'instant, on ne dispose que d'une capture d'écran, mais j'espère bien avoir l'occasion de jouer avec l'outil.

Quoiqu'il en soit, ces 2 initiatives révèlent bien que les graphistes ont une vraie place à retrouver dans la chaîne de la publication : ils vont pouvoir à nouveau disposer d'outils capables de produire facilement du beau, du fluide et du joliment mis en page, qui pourra ensuite être poussé sur tous les types possibles de terminaux de lecture, le papier en faisant partie.

Aquafadas semble l'avoir bien compris : après s'être associés à Quark pour intégrer des fonctionnalités de publication sur tablette à Xpress, puis après avoir proposé un plugin similaire pour Indesign, voici qu'ils se lancent dans l'animation de contenu en HTML 5. A suivre...

Source : http://forum.mac4ever.com/motion-composer-les-animations-html5-selon-aquafadas-t66667.html

samedi 2 juillet 2011

e-Commerce : l'avenir est-il aux e-revendeurs ou aux e-fabricants ?

En matière de commerce électronique, il est une question qui me taraude : les années 2000 ont vu les e-revendeurs prendre la mainmise sur la vente de produits en ligne. Boutiques généralistes telles qu'Amazon ou spécialisées, comme Sarenza par exemple, ce sont eux qui ont donné le "la" car ils maîtrisaient concepts, marketing et technologies.
Aujourd'hui, il devient de plus en plus difficile de distinguer un e-revendeur d'un autre : les produits proposés sont souvent similaires, les tarifs s'alignent, et finalement, ce qui fait la différence, c'est essentiellement le notoriété de la marque du revendeur, sa capacité à rassurer et les habitudes des utilisateurs.
Pour les années qui viennent, je me demande si finalement, le pouvoir ne va pas changer de main : il est désormais facile de bâtir une stratégie e-commerce, le terrain est balisé. Dans ce contexte, si les fabricants se lancent massivement dans cette aventure, ils seront en mesure de maîtriser toute la chaîne, de la fabrication à la livraison, en passant par le transport. Une bonne manière de reprendre le contrôle de la clientèle et le leadership sur les tous-puissants revendeurs.
J'ai le sentiment qu'après la décennie des e-revendeurs généralistes et capables de tout vendre, nous allons assister à l'émergence d'un nouveau circuit de type "du producteur au consommateur", avec des prix privilégiés et une relation particulière entre le consommateur et "sa" marque.
Cela ne sera probablement pas le cas pour du tout-venant, mais pour des produits de qualité ou assez spécifique, je suis convaincu que cela aura du sens, surtout si les e-fabricants réservent certaines gammes de produits à leurs clients directs. Apple a ouvert la voie avec son Apple store, mais à des échelons plus modestes, je vous invite à regarder par exemple, le site de la marque de vêtements Aigle : http://store.aigle.com/fr/
Très ciblé, très bien fait, très cohérent avec l'image de la marque.
Il est donc probable que les aficionados d'une telle marque prennent l'habitude de s'approvisionner à la source plutôt que chez des revendeurs sans identité particulière.
Le e-Commerce, une nouvelle façon de rétablir une relation directe et privilégiée entre les marques et leurs clients ?