Accéder au contenu principal

Playmobil : le catalogue papier comme vecteur principal de promotion de sa marque

Nous les trentenaires, nous sommes de la génération Playmobil. Ou Lego, au choix. C'est comme en musique, on est soit Rolling Stones, soit Beatles. NTM ou Iam. Rarement les 2.
Qui se souvient de pubs TV de Playmobil ? Pas grand'monde je pense.
Par contre, le petit dépliant glissé dans chaque boîte et qui présente jouets complémentaires et nouveautés de l'année, celui-là tout le monde s'en souvient. Avec émotion.
Certains enfants les collectionnent même.
A l'heure du web, de smartphones et des spots TV, Playmobil continue de privilégier le papier. Mini dépliant dans les petites boîtes de jouet, grande affiche dans les grosses boîtes, catalogue A4 de 60 pages (!) distribué librement dans les magasins de jouets et mini-catalogue d'articles complémentaires.
La mise en page est toujours aussi léchée, les photos toujours aussi bien travaillées, les accessoires mus en judicieusement en valeur... Playmobil utilise le papier pour faire rêver les enfants. Et bien que la marque allemande dispose d'une page Facebook et YouTube et de spots TV, je pense qu'ils n'ont rien trouvé de mieux pour assurer de longues heures de rêverie aux enfants. Ni pour faciliter la liste au Père Noël ! Même adulte, on prend du plaisir à feuilleter ces catalogues.

Une belle preuve que le print n'a parfois pas d'égal pour consolider et entretenir une image de marque dans le temps, de générations en générations.

Comme le disait Ogilvy, votre clientèle n'est pas une armée figée au garde-à-vous. C'est une armée qui défile. Les mêmes recettes publicitaires peuvent fonctionner des années voire des décennies si elles sont bien faites.


Commentaires

  1. "Comme le disait Ogilvy, votre clientèle n'est pas une armée figée au garde-à-vous. C'est une armée qui défile. Les mêmes recettes publicitaires peuvent fonctionner des années voire des décennies si elles sont bien faites."

    Très belle phrase !

    Haaaa, la nostalgie de ces bons vieux catalogues playmobil que je feuilletais, découpais et collais des pages blanches pour faire ma liste au père noël.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Chers lecteurs, n'hésitez pas à laisser un commentaire sur cet article !

Posts les plus consultés de ce blog

Importer les données d'un tableau Excel dans Indesign [actualisé]

Une question qui revient souvent sur les ondes concerne l'automatisation de l'import de tableaux Excel dans Indesign. C'est un aspect très utile dans la vie d'un graphiste, et globalement mal appréhendé par la plupart d'entre eux. Il faut reconnaître qu'Excel n'est pas l'outil naturel du graphiste, c'est même plutôt un sujet de détestation et de moquerie.
Or force est de constater qu'Excel est utilisé par un grand nombre de clients pour travailler leurs données produits et leurs grilles de prix.
En d'autres termes, Excel est au marketeurs ce que Photoshop et Indesign sont aux graphistes : leur compagnon quotidien.

Lorsqu'un client vous soumet des données Excel à mettre en forme, deux options s'offrent donc à vous pour monter votre mise en page :
copier / coller les contenus et faire une mise en page “en dur”… méthode la plus courante mais qui comporte de nombreux inconvénients : perte de temps, répétition de tâches fastidieuses, aucu…

RGPD : la gestion des cookies au service du marketing éthique

Depuis l’entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données en mai dernier, la plupart des sites se sont ornés de bannières ou de bandeaux sur la protection de la vie privée. Je dis la plupart, car dans le eCommerce en particulier, pas mal de sites sont à la traine...
Malheureusement, qui dit bannière d’information sur la gestion des cookies ne signifie pas pour autant un respect de la réglementation, et au-delà, du consommateur. Il est important d’informer, mais aussi de permettre de doser finement ce que le client veut accepter ou non. Et que ce dosage soit véritablement suivi des faits.
La difficulté pour les marketeurs, c’est que la gestion des cookies signifie souvent pour eux une baisse d’activité, ou du moins de rentabilité de certains dispositifs de webmarketing. Le choix court-termiste de marketeurs ou de e-Commerçants consiste alors souvent à faire le minimum syndical : informer vaguement sans faciliter le libre-choix du consommateur.
Je pense sincèrement que ce…

Les Deliveroo de l’imprimerie débarquent à Paris

L’imprimerie express, livrée dans la journée, cela fait deux ans maintenant que l’on connaît dans quelques grandes villes de France. C’est un service proposé par les grands noms de l’imprimerie en ligne. 
Ce qui est nouveau, ce sont de jeunes startuppers qui transposent à l’imprimerie et à la reprographie le concept des repas livrés à domicile en vélo, comme Deliveroo. Deux startups françaises proposent ce service : Prynnt et Copees  Leur promesse ? Un service ultra rapide, moins cher que votre imprimante...
Je ne sais pas ce que ça va donner, en tout cas je plains les pauvres livreurs qui vont se trimballer une dizaine de rapports sur le dos... mais c’est intéressant de voir que de nouveaux modèles peuvent encore émerger dans le monde de l’imprimerie.
Amis imprimeurs, sachez vous inspirer de modèles issus d’autres secteurs !