Le Punch-out facilite le eCommerce "headless" en B2B, et ça concerne aussi les imprimeurs

 
Selon le dernier rapport de la FEVAD, le eCommerce B2C atteint 103,4 milliards d’euro de CA en France en 2020, avec plus de 200 000 sites qui touchent plus de 40 millions de français en générant 2 milliards de transactions. Partie immergée de l’iceberg, l’eCommerce B2B dépasse les 150 milliards d’euros, avec une croissance de 15% par an. Le cumul des ventes EDI et via sites ecommerce "totalise 19% du chiffre d’affaires total des entreprises de plus de 10 personnes".
L’analyse du rapport de la FEVAD montre que le gros de ces ventes se fait par EDI, et non pas via un site web.
 

(source FEVAD)
 

Le Headless eCommerce, ce géant méconnu

Pour une écrasante majorité de décideurs, eCommerce = site web. Dans le meilleur des cas, ils étendent ce concept aux applis mobiles (m-Commerce) voire aux réseaux sociaux (Social Commerce). Mais la question de l’interface semble rester déterminante… Pourtant, le plus fort potentiel selon moi dans le commerce électronique réside dans le headless e-Commerce, c’est à dire la vente en ligne « sans interface », ou plutôt, depuis une seule interface, celle de votre client.
Mettez-vous deux minutes dans la peau d’un acheteur d’une grande société, histoire de faire un peu de marketing : il passe ses journées sur un ERP ou un logiciel d’achat, à partir duquel il gère les « appros », les ordres d’achat, et dans certains cas, les suivis de stock. Son système informatique est plutôt du genre ultra-verrouillé par sa DSI pour des raisons de sécurité, ce qui signifie concrètement qu’il n’a pas la possibilité de visiter n’importe quel site web… Certaines restrictions l’empêchent d’accéder à ceux de ses fournisseurs. Pratique pour le sourcing…
 
Ajoutez à cela la crise du Covid, et le confinement qui a imposé pour beaucoup dans cette profession du télétravail. Là, ce sont les dizaines de catalogues papier des fournisseurs « à l’ancienne » que l’acheteur n’a pas pu faire suivre chez lui, faute de place… Dans l’idéal, vous comprendrez que ce qui simplifierait vraiment la vie de cet acheteur, ce serait qu’il puisse accéder au catalogue de ses fournisseurs directement depuis son ERP ou sa solution achats, pour créer son panier et lancer sa commande selon les tarifs préalablement négociés. Sauf que pour un fournisseur, rendre son informatique compatible avec SAP, Oracle ou Ariba, ça paraît impossible…
 

Le Punch-Out à la rescousse

 
Le punch-out désigne une technologie qui vient faire l’interface entre « l’environnement d’achat des entreprises et la solution web de leurs fournisseurs » selon l’excellent article du blog des experts achats de Manutan. En agissant comme un connecteur universel, le punch-out permet d’injecter le catalogue du fournisseur et les prix négociés dans la solution achat du client, pour permettre :
  • un sourcing facilité de produits et services
  • l’accès à des descriptions normées dans une interface familière pour l'acheteur
  • une vue temps réel des niveaux des stocks du fournisseur
  • la possibilité de constituer des listes d’achat ou des paniers
  • la possibilité de déclencher des ordres d’achat selon un process unique, propre au client, mais compatible avec l’environnement de vente du fournisseur
Par rapport à un catalogue statique en tableur, le punch-out permet une synchronisation permanente des données, en particulier au niveau des description et des stocks, ainsi que la possibilité des produits sur-mesure ou personnalisés.
 
Pour l’acheteur, les gains sont évidents : gain de temps dans la recherche, le sourcing et l’acte d'achat, gain d’usage dans la consultation des informations dans un environnement familier et normé, facilité de suivi des commandes…
Pour le fournisseur, outre le fait d’offrir un meilleur service à ses clients, le punch-out facilite aussi la synchronisation et automatise le traitement des commandes des grands comptes, grâce à cette interface standardisée.
 

Pour le B2B, pensez au Punch-Out Web-to-print

 
Dans l’imprimerie, je pense que la majeure partie du business se fait en B2B. Or clairement, le B2B est le parent pauvre du web-to-print, dont les interfaces sont pensées avant tout pour de la vente aux particuliers ou aux « pros » tels que les revendeurs. Encore trop peu d’imprimeurs en ligne proposent des API ou des systèmes d’interfaçage avec les grands comptes, selon mon étude de marché de janvier, ils sont moins de 10% à avoir développé ce type de services.
 
 
Le punch-out peut donc tout à faire apporter une nouvelle solution pour faciliter l’achat d’imprimé dans les grandes entreprises, en complément du dispositif eCommerce des imprimeries. Un exemple de cette complémentarité est apporté par l’éditeur de web-to-print OnPrintShop, de Radix, qui vient de lancer un partenariat avec Punchout2Go, un des leaders dans ce domaine. L’image ci-dessous illustre toutes les fonctionnalités apportées par le PunchOut pour un acheteur B2B : 
 
 
Sources :

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